mardi 16 octobre 2018

Mon Salon du Rhum 2018 … « Spa si mal si on fait abstraction des tokens »


Salon du Rhum - logo

Eu égard à un emploi du temps relativement chargé, cette année, le Salon du Rhum ça n’aura été que le samedi.
Mais quel samedi !

Et cette année, on n’était pas venu pour la dégust’ (c’est paradoxal, je sais).
On a bien fait … (explications après)

En fait, ce salon-ci, va – pour moi et, je pense, sans trop me mouiller, pour quelques autres amateurs – devenir « Le Salon des Copains ».
Parce que oui, le but de la journée c’était de croiser des gens, de discuter avec eux, de passer un bon moment, de rire en ensemble, … bref tout plein de choses gaies et joyeuses dignes d’un monde de bisounours.
Je sais, ça dégouline de bons sentiments (D’ailleurs, ça va ? Vous avez chié une licorne, je peux reprendre ?) mais c’était clairement le but (ok, j’ai fait un long pit-stop mezcal mais c’est parce que je les ai ratés à Bruxelles).
Et sur ce point, on peut dire que le contrat est rempli. Tout le monde était là, tout le monde était content (visiteurs, exposants, organisateurs, … tout le monde j’ai dit).

On a donc dégusté, un peu, et discuté, beaucoup.
Après, il y en a qui :
- ont failli se retrouver à poil (dire qu’il m’a proposé de rentrer avec lui, brrr :p) ;
- se sont fait engueuler quand ils ont osé dire que le mezcal c’était du jus de cactus ;
- ont tenté de faire sourire Richard Seale (ça a marché moyen) et de lui faire boire du Caroni (pareil, le résultat était bof) ;
- ont senti leurs oreilles siffler toute la journée (du moins, je l’espère) à cause d’un running gag stupide que j’ai initié (« SOUS LA TAAAAAABLEEEEE !!! » … bisous Nico ;-) ) ;
- ont bu autre chose que du rhum (bah oui, fallait pas nous tenter hein) ;
- ont fait une (trois en fait) MC « SDF » … comprendre sans table, sans chaises, … oui, assis à terre au milieu du salon quoi ^^
- se sont fait arrêté à la sortie car en possession d’une bouteille de bas-armagnac sortie de nulle part (je l’avais prévu, c’est arrivé. Du coup, je vais utiliser mes nouvelles capacités précognitives pour les numéros du Lotto :-D ) ; au fait, merci de m’avoir « sauvé » Vincent ^^ ;
- … et sûrement d’autres trucs chouettes que j’ai zappé.

La journée (soirée en fait) s’est terminée dans un resto tout proche (même si on est plusieurs à être passé à côté sans le voir. Heureusement qu’on a repéré Luc, notre « phare humain ». La faute au t-shirt hein).
Une trentaine de cinglés tant belges que français réunis autour d’une passion commune et d’un burger (ou de pâtes pour ceusses qui n’aiment pas la viande), tous à l’humour plus ou moins bancal.
Une soirée mémorable (et je ne suis pas resté jusqu’au bout vu qu’on venait me récupérer) !
Mais vous n’en saurez pas plus car … ce qui se passe à Spa, reste à Spa (et, au vu de la tête de certains sur les photos en train de circuler, c’est peut-être pas plus mal ^^).
Ok, juste pour vous faire plaisir : y en a qui ont reçu une Favorite Créole. Ben elle est morte. Mais avec du citron et du sucre. A noter, que les trois citrons verts et le sucre, ils sont arrivés après avoir fait un kilomètre à pieds, trois cafés et un paki.
On est des mecs  déterminés. Et un peu barges aussi. Beaucoup en fait.
Pour la suite, il fallait être là ;-)

Une photo des belges dans la place  quand même ?
les belges au resto
Copyright Cédric (sinon il va encore m’engueuler :p)
Vivement le prochain « rassemblement » ! (moi je propose qu’on n’attende pas un an pour se revoir hein).

Ça c’est la partie « pourquoi c’était bien ».

Niveau dégustation, c’était pas mal non plus.
À noter que j’étais en mode « Whisky Live » ou « Rhum Fest » (ça vous parle peut-être plus vu l'événement dont on cause), comprendre je déguste des trucs, ok mais je ne crache pas un seul token (cette immonde monnaie locale commune à tout salon belge qui finira par causer leur perte).

Du coup, il y avait quoi de bon ?
Et bien :
- Compagnie des Indes : la fournée de cette année est pleine de surprise et vraiment bien foutue (bien meilleure que les embouteillages présentés au Rhum Fest ; avis purement personnel hein). Et Florent est toujours aussi sympa ;
- Stand Mezcal, Tequila, Pisco, Cachaça : alors non, ça n’a rien à faire au Salon du Rhum (sauf la cachaça) mais j’étais content qu’il soit là et c’était très chouette ;
- JM, embouteillage du Salon : stupéfiant … le fait qu’il soit gratuit ;-) ;
- Stand Kintra – Rum Mercenary : comme toujours avec Jurgen, c’est top !
Alors oui, tout était payant sur le stand mais, je n’ai rien dégusté de ce qu’il y avait sur le stand :-D un bas-armagnac juste topissime, un superbe mezcal (je regrette juste que mon palais – à ce moment – n’ait plus été au top car ce produit était d’une finesse incroyable) et un Foursquare détonnant ;
- Dr Clyde : rien de bien neuf si ce n’est une bouteille toute noire … qui renfermait son futur « high ester ». Gouté en fin de salon, j’ai samplé pour retester au calme. Ça promet du lourd ! Vivement !

Une photo du coup de cœur ?
Attention, ce n’est pas du rhum ^^
coup de coeur
Non, l’année n’y est pour rien ;-)
Bon, si on passait maintenant à la partie « foutage de gueule ». Car non, malheureusement, il n’y a pas d’autre mot.
Et attention hein, là aucun reproche n’est à faire à l’organisation mais bien aux exposants qui sont seuls responsables de la situation.
On va bien évidemment causer token …

Comme dit plus haut, j’avais une approche du salon dite « sans token » parce qu’honnêtement, quand vous faites le Rhum Fest ou le Whisky Live Paris, certes l’entrée est plus chère mais la gamme proposée est sans commune mesure. Le tout sans aucun token. Que dalle. Nada.
Ca donne à réfléchir.
Après, très honnêtement, je m’étais dit que je pourrais envisager de lâcher deux-trois pièces pour découvrir la gamme Rasta Morris (le pendant rhum de chez … Asta Morris). J’ai vite déchanté.

Quelques exemples que je qualifierais de « n’importe quoi » :
- le stand Neisson et ses blancs à 1 token pour moins d’un centilitre … ça fait cher le 52,5° hein. Euh, on parle quand même de votre entrée de gamme hein les mecs ;
- Rum Nation et ses nouveautés payantes … c’est subtil ça. Vraiment ;
- le top du top maintenant : JM. Alors de manière assez stupéfiante, le single cask édition salon était gratuit. C’est stupéfiant car à part le Macouba, le reste (oui, même le VSOP) était payant. Je ne savais pas que la canne à sucre se fumait mais ça doit clairement être de la bonne pour oser afficher des tarots pareils … ;
- le stand Nectar où, à part un ou deux trucs « tout-venant » le reste était payant (comprendre les IB intéressant et les nouveautés). Alors, eux, c’est cocasse : au Whisky Live, tous leurs embouteillages maison sont gratuits. Par contre il suffit qu’ils repassent la frontière pour essayer de nous sucer le sang. Autant dire que je vais également avoir beaucoup de mal à lâcher des tokens au Spirits in the Sky qui se profile à l’horizon ;
- El Dorado et ses rares cask à 6 tokens chacun ou son 25 ans à 15 tokens (saluons l’effort, on a quand même perdu 10 tokens depuis l’année passée) ;
- HSE et la grande majorité de ses finish payants (j’ai pas regardé le reste de la gamme, je voulais juste me faire une idée des tarots) ;
- LMDW qui en vient à réclamer deux tokens pour ses blancs Habitation Velier, … ;
- et, pour ne pas épancher ma bile plus longtemps, ma plus grande frustration du salon mais également une grosse claque dans la gueule : Rasta Morris.
« Nouvel » embouteilleur indépendant belge, présent pour la première fois au salon pour faire « découvrir » sa gamme. Enfin, découvrir, c’est un grand mot hein : à part le blend Maman Brigitte, rien en dessous de 3 tokens et ça montait jusque 8 tokens.
Certes, j’aurais pu les goûter en passant par la bande (Merci Magali, merci Itsel) mais je ne trouve pas ça hyper honnête pour les pauvres gens qui vont passer après moi et cracher plus ou moins 30 tokens pour se faire la gamme complète.
Alors oui, j’ai beaucoup entendu depuis lors « ah mais j’ai rien payé chez Rasta Morris ».
Du coup, je m’interroge : si tu veux faire une dégust’ gratuite, pourquoi tu affiches des étiquettes avec un nombre surréaliste de tokens ?
Perso, j’étais pas en mode négociation-discussion donc j’ai simplement zappé les stands où il fallait payer. C’est peut-être un tort (et le tort tue, je sais ^^’) mais c’est le concept même du truc qui me scotche quoi.
Je suis donc frustration (de ne pas avoir goûté) et tristesse (de la manière de procéder … et de ne pas avoir goûté surtout).

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit non plus : certains trucs étaient gratuits (voir plus haut) mais c’était pas nécessairement super bandant non plus (sérieux, les Turquoise Bay et autres Anacaona sont sans intérêts. Pas goûtés mais je fais confiance à Benoît).

Bref, comme beaucoup, j’en viens de plus en plus à penser que cette méthode du (quasi) « tout payant » risque bien de conduire les salons belges (du moins ceux qui fonctionnent de la sorte ; donc la grande majorité …) à leur perte ou, à tout le moins, à se voir déserter par les gens qui viennent vraiment pour découvrir et déguster des produits qui sortent du tout-venant.
Pourquoi ?
Simplement car les gens commencent à se déplacer de plus en plus pour leur passion et qu’en s’y prenant suffisamment tôt, le Thalys ben, c’est pas cher (et vu les trucs « goutables » à Paris, le prix du billet est vite remboursé si on pense au nombre de tokens qu’on devrait raquer de part chez nous) mais aussi parce que les gens en ont marre d’imaginer le tube de vaseline à côté des bouteilles présentées sur le stand.
Autre chose : les distributeurs qui râlent sur le fait que les salons ça fait beaucoup de quilles ouvertes pour pas beaucoup de retour sur investissement (des achats immédiats quoi) … pensez juste à un truc : si vous ne nous donnez pas spontanément l’occasion de goûter vos produits ben … on ne les achètera pas. Point.
Pour rappel, le Salon du Rhum, c’est – initialement – un salon axé sur la découverte du produit, pas un endroit où les distributeurs doivent faire du bénéfice. En effet, pour ceux chez qui ça ne percute pas, ce type d’évènement, oui ça vous vide des bouteilles mais ça permet également de faire voter pub. Pas du bénéfice. Alors, ok, eu égard aux quilles ouvertes, ça peut - à court terme (sur la durée de l’événement quoi) - revenir cher MAIS ça peut également engendrer de belles retombées à long ou moyen terme (achat de quilles qui ont bien plu).
Comme discuté également, et toujours dans cette optique « découverte-opération com’ », faire les quilles au prix de vente/35 pour obtenir le coût de 2 centilitres, c’est pas très malin non plus. Un salon, c’est censé être convivial et permettre la découverte de nouvelles choses. Si c’est pour nous faire payer à prix coutant le produit, on finira toujours par trouver un sample ailleurs hein. Et ça permettra d’échanger avec un passionné (car oui, parfois, on tombe sur un commercial très peu compétent).
À bon entendeur …

La seule solution « viable » du point de vue des gens comme moi (et là, je ne parle pas des multiples personnes qui se côtoient dedans ma tête mais bien de vrais gens), c’est l’augmentation du ticket d’entrée avec un accès free aux bouteilles (et un espace VIP si vous voulez, on s’en fout).
Après, faut juste voir si c’est tenable financièrement. Concernant le Salon du Rhum, n’oublions pas que c’est organisé par une ASBL (et vu le taf qu’il y a derrière, respect) donc il est clair que les distributeurs et autres exposants de tout poil devront jouer le jeu.
Je tiens juste à préciser que certains exposants jouent déjà le jeu du tout gratuit hein. Donc ça doit être tenable financièrement (oui, les tokens, c’est quand même les exposants qui les empochent si vous vous posez la question) car dans ceux qui nous permettent de déguster toute leur gamme ben il y en a qui n’ont pas nécessairement les épaules aussi large que Nectar, Cinocco et consorts. Et ce sont généralement ceux qui sont le plus amoureux de leurs produits (pensée spéciale pour Florent, Pierre-Yves et Oliver, Cédric même si je ne me suis pas arrêté chez lui cette fois et quelques autres).
À méditer …

C’est pas avec ça que je vais me faire des amis mais comme c’est mon blog, que je n’ai mes entrées nulle part (oui, je m’entends bien avec quelques exposants mais pas plus que tout autre amateur averti), et bien comme dirait un grand philosophe belge à la crinière rougeoyante : je m’en bats les c******* !
I’m a fucking independent :-D

Mais comme j’aime quand même bien revoir tous ces gens dont on vient de parler (ou que je suis masochiste, allez savoir), ben je reviendrai l’année prochaine mais pareil hein, pas de tokens, juste des amis avec qui discuter.
Après, faut se méfier aussi, on a organisé (enfin, on, c’est un bien grand mot, on a surtout suivi) un resto post salon … il se pourrait qu’on organise une journée « entre amis » (mais avec tout plein d’amis) où on discute, on mange et on déguste les quilles apportées par chacun de nous. Là ça remettrait clairement en question ma participation à ce type d’évènement.

C’était la partie coup de gueule du salon. Qui peut malheureusement s’appliquer à pas mal de grands évènements belges.

Hormis ce « léger problème de gestion économique », on s’est vachement bien amusé !!

tous au resto
La preuve ! (crédit : je sais plus qui ^^)

Rhum n’ Whisky

P.S. : Nico, si tu me lis : « SOUS LA TAAAAAAABLEEEEEE !!!!! »

mercredi 10 octobre 2018

Moments agricoles à la Rhum Gallery aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 2"


Whisky-Live Paris logo

Maintenant que vous en savez un peu plus sur le déroulement de l'événement, il est temps de passer à la partie dégustation (le gros du "dossier" quoi).

Ayant fait le Rhum Fest, on s'était dit que l'on passerait en coup de vent à la Rhum Gallery (enfin "on", Francis et moi surtout ^^).
On est finalement resté "un peu" plus longtemps que prévu.

Premier arrêt, directement à l'entrée, le Stand Neisson.
Là, j'ai cru que c'en était fini de Cédric et qu'on le reverrait seulement que quelques heures plus tard pour terminer la journée chez Savanna mais en fait non ^^ (bon, il a squatté un peu plus que moi quand même).

Alors Neisson ben, j'ai jamais vraiment accroché. Du coup je me suis dit que je ferais l'impasse cette fois et que quand j'aurais vraiment envie de m'y remettre ben je me pencherai avec plus de concentration sur la chose.
Le hasard (sabotage diront certains) fait que le matin même je récupérais un sample de Profil 105 (heureusement qu'on avait dit pas de samples à Paris :p).
Et comme le Profil 107 squattait sur la table, ben ... j'ai testé !

Neisson – Profil 107 :

Profil 107, c'est en rapport avec le type de chauffe des fûts si je ne dis pas de bêtises et c'est toujours un élevé sous bois (ou un ambré si vous préférez).

Neisson – Profil 107
Un design reconnaissable immédiatement.
La couleur du liquide est assez marquée, on est sur des nuances de paille intense à reflets orangés.

Le nez est, d'emblée, relativement frais. Un aspect fruité va vite laisser place à des notes plus boisées et vanillées. Des notes qui vont dominer par la suite.

En bouche, l'attaque est franche et piquante. Tout ça sera suivi d'une certaine douceur vanillée toastée (avec quelques touches de fruits secs ?).

La rétro-olfaction est – sans surprise – boisée, épicée (poivrée surtout avec une très légère touche saline) et toastée.

La finale est relativement longue pour un produit si jeune et restera sur les mêmes marqueurs.
C'est pas mal.

Faudra tester le 105 à l'occasion.

Cédric a fait un retour bien plus détaillé sur la quasi-totalité de la gamme si vous voulez ;-)

On discute, on dit bonjour aux copains, on rencontre de nouvelles têtes puis on effectue un déplacement latéral pour voir de plus près la nouvelle superbe bouteille de chez Longueteau :

 
Longueteau – Genesis ambré (prototype) :

Prototype car celui-ci est spécialement embouteillé pour le Whisky-Live et la version officielle devrait vieillir un chouïa plus si je ne dis pas de bêtises (24 mois en fûts de chêne neufs. Ou alors ça c'est cette version-ci, je sais plus). Quoiqu'il arrive, mes notes ne cloperont plus avec le produit qui sera commercialisé (un peu comme pour celles du Genesisdécouvert à Spa il y a deux ans).

Longueteau – Genesis ambré (prototype)
Alors niveau merchandising, ils ont tout capté chez Longueteau. C'est aussi classe que la version "classique" dites donc (comprendre, ça ne dénoterait pas dans la cave).
La robe est ... ambrée. Oui, c'était à prévoir.

Au nez, comme souvent avec leur produit, l'alcool est hyper bien intégré.
C'est très frais, on conserve de belles notes de canne même si on sent que le fût a craché, et pas qu'un peu (ce qui veut dire que c'est probablement un rien vanillé et boisé. Probablement pare qu'à ce moment-là, je discutais – encore – et que j'ai un vide dans mes notes. La magie des salons en somme).

En bouche, c'est – sans surprises – très chaud. Malgré des notes épicées (sur le poivre) plus intenses, on retrouve pas mal les mêmes arômes que sur le blanc. C'est, du coup, relativement agréable.

A la rétro-olfaction, ça part un peu plus dans tous les sens : épices (du poivre principalement), canne en folie, notes toastées voire légèrement vanillées.

La finale est hyper longue (question de voltage hein) et épicée avec une présence folle de la canne.

Très clairement c'est super bon.
Mais ...
...
... mais ça n'apporte pas énormément au Genesis "de base" et ça sera vendu sûrement bien trop cher.
Du coup, on va malheureusement faire impasse (dommage, c'eut pu avoir de la gueule à côté de la bouteille blanche).

Le reste de la gamme est connu ou en passe d'être dégusté à la maison (magie des samples quand tu nous tiens donc on a continué notre périple).

Ici, on ne s'est pas arrêté (faut bien faire des choix) mais le stand était joli je trouve. Du coup, photo :
Le stand Karukera :-)
Le stand Karukera :-)

A la base, le suivant n'était pas prévu mais on s'est dévoué pour flinguer la bouteille de Bally 2000, les derniers centilitres s'y trouvant nous faisant de la peine.
Bon ici, même si le produit nécessitait une plus grande aération et pas mal de concentration en plus, c'est encore plus soft niveau notes vu que c'est la première fois que je croisais Joshua. Du coup, discussion, dégustation conjointe du produit et, fatalement, diminution de la précision des notes ^^
On a également croisé quelques légionnaires. Oui, c'était clairement pas la dégustation la plus "concentrée" de la journée :p

Bally – 2000 Brut de Fût :

Bally – 2000 Brut de Fût
Histoire de continuer sur la lancée des '98 et '99 hein ;-) (faudra d'ailleurs que je les teste ces deux-là, les samples squattent la cave ...)
Niveau visuel, c'est orangé à reflets dorés (les deux précédents sont – de mémoire – plus foncés).

Au nez, le voltage se sent (plus que sur le Longueteau étrangement) ; après l'aération aurait pu (et dû), comme précisé plus haut, être plus longue.
C'est également pas mal boisé mais on est ici sur un boisé fin et élégant. On notera également la présence de fruits secs ainsi que de fruits noirs qui amènent un peu de rondeur. De fines épices sont également de la partie.

En bouche, les notes boisées sont toujours très agréables et se fondent magnifiquement aux épices (cannelle notamment) et aux fruits noirs. Miam.

La rétro-olfaction est un rien plus chaude et plus épicée. Et ... c'est là que mes notes commencent à partir en cacahuètes.

La finale est assez longue, sur des notes boisées, des épices et – à nouveau – un côté plus fruité bien fondu aux notes boisées.

Le verre vide nous renvoie encore quelques épices et fait montre d'une intensité certaine.

Ca m'avait l'air vachement sympa ça, va falloir retester (si l'occasion se présente) dans des conditions plus "calmes".

Normalement, là je suis sensé vous parler du stand Velier mais vu que j'ai intitulé le truc "moments agricoles ...", on va directement passer au dernier pur jus de la journée.
Vincent voulant tester les nouveautés Admiral Rodney (des finishs si je ne m'abuse), on s'est dirigé vers les JM. Après avoir donné mon avis (pas hyper valorisant) sur leurs finishs, on a parlé gamme classique, millésimes et blancs (ce qui m'emballe beaucoup plus) pour enfin poser notre choix sur :

JM – Joyau Macouba :

JM – Joyau Macouba
Après le "Jungle", place au "Joyau".
Comme le précédent Macouba, c'est un blanc donc pour la couleur, on repassera ;-)

Le nez est logiquement porté sur la canne fraîche. Il m'a semblé que l'on sentait un peu plus l'alcool que sur la version précédente (mais tout ça peut être une question d'aération hein). Il est très végétal et nous offre de légères notes d'agrumes.

En bouche, c'est hyper végétal, sur la canne en plein accompagnée de notes poivrées.
C'est chaud et agréable.
Vraiment bien.

Niveau rétro-olfaction, c'est chaud végétal et poivré.

La finale est longue, sur des notes très végétales, la canne, les agrumes et quelques notes poivrées.

Alors oui, c'est assez monolithique mais c'est bien fait. C'est très JM en fait.
J'aime bien :-)

Ceci conclut donc cette première salve de notes du Whisky-Live.

To be continued comme on dit :-D


Rhum n' Whisky

mardi 9 octobre 2018

Voir Paris et ... boire un whisky. Ou deux. Ou trois. Ou tout plein d'autres choses en fait ! aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 - partie 1"



Je sais, j'ai annoncé les retours du WL puis ceux des nouveaux embouteillages Worthy Park et là je reviens sur le Live. Mais pourquoi ?
Parce que je suis un gros lourd ^^
Tout simplement parce que – comme de règle à cette époque de l'année – j’ai choppé un rhume et je me vois mal déguster un spiritueux avec un nez qui ressemble à un chou-fleur...
Bref, l'occasion de se poser pour écrire « quelques lignes » retraçant le début de ce qu'on peut qualifier d'épopée.

Et puis, ça permettra de rebondir sur deux évènements spiritueux belges d'envergure :
- Le Whisky-Live Belgium dont la 15ème édition - qui a eu lieu début d'année - était donc la dernière. Tout un tas de raison on ne peut plus valable ont été annoncées mais on ne m'enlèvera pas de l'esprit que le décès de Jacky Busch, qui portait tout ça sur ses épaules, a mis un coup au moral de l'intégralité des membres de l'équipe.
C'est dommage, c'est la vie. Qu'on oublie les éventuels ratés pour nous souvenir uniquement des bons moments. Et il y en a eu, croyez moi.
So long !
- Le Salon du Rhum de Spa qui, pour une grande majorité d'amateurs belges, arrive à un tournant.
En effet la plupart d'entre nous y sera pour une bonne raison et ce n'est pas nécessairement pour goûter du rhum : on y va parce que tous nos potes alcooliques épicuriens pardon sont là et qu'on a envie de passer un bon moment ensemble (le resto post salon annonce déjà un grand moment de déconnade).
Mais c'est quoi qui pose problème à Spa ? Tout simplement ce qui commence à ronger de l'intérieur la grande majorité (la totalité?) des salons belges : les tokens.
Pour en avoir discuté dernièrement avec plusieurs personnes, on trouve tous que certains ne jouent pas du tout le jeu et nous prennent clairement pour des vaches à lait. Et, désolé d'être un peu cru (après vous êtes habitués si vous suivez un peu le blog), ça fait chier.
Parce que payer un euro un blanc pour ne pas avoir les 2cl réglementaires dans ton verre, ben c'est un peu du foutage de gueule. Et oui, à Spa, les 2cl sont importants parce que tu la paies ta dégust' donc tu as le droit d'en avoir pour ton argent.
Comparons ce qui pourrait sembler comparable : El Dorado 25 ans. La dernière fois que j'ai testé la chose (il y a 3 ans à peu près, avant que je ne commence à polluer la sphère internet donc), j'ai raqué 25 euros. A Paris, certes, il n'y a pas 2cl mais si tu aimes, tu peux en reprendre. Et, surtout, c'est gratuit. TOUT EST GRATUIT à Paris !! Qu'il s'agisse donc de l'El Dorado 25 ans du Rhum Fest ou du Vallein Tercinier lot 40 (77 ans de fût à peu près) au Whisky-Live (j'ose pas imaginer le nombre de tokens demandé en Belgique pour celui-ci).
Faites le compte, l'entrée (plus chère à Paris) le trajet en Thalys (pour peu que vous vous y preniez assez tôt), voire la nuit d'hôtel peuvent vite être « remboursés ». Pour goûter la même chose à Spa, ça fait cher (très, très cher) le week-end.
Alors il est clair que ce n'est pas nous qui allons faire changer les choses mais il ne faut pas s'étonner si les amateurs qui vont à Spa se contenteront dorénavant de boire du gratuit voire l'un ou l'autre truc payant grand max et se réserveront pour faire des dégustations sous des cieux plus cléments.
Après, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je continuerai d'aller à Spa (quoique l'année prochaine il risque d'y avoir « Tequila & Mezcal Fest » au même moment … cruel dilemme) mais comme dit plus haut, ça sera principalement pour aller discuter avec les amis, les exposants, … Bref pour passer un bon moment à faire autre chose que de boire du rhum en fait. Du coup, on peut dire que, pour certains, l'objectif du salon a un peu foiré.
Qui vivra verra comme dit l'autre.
Fin du « rebondissement » et retour aux affaires.

Sinon, j'ai également vendu ça à mes collègues comme une étude sociologique sur la psyché et le comportement d'un groupe d'immigrés belges perdus dans une grande métropole française au milieu d'un espace rempli de tentations le temps d'un week-end.
Ça faisait tout de suite plus sérieux que "Bah oui, je prends – encore – congé pour aller boire de l'alcool avec des potes" ^^.

L'équipe - en patrie
La preuve. On n'a pas l'air tout chose là ? (Sont manquants, ceusses qui squattaient déjà l’espace VIP)
De mon bled perdu (y a pire mais y a mieux niveau transport en commun hein) à Paris, je vous ai déjà détaillé tout ça dans lepériple du Rhum Fest donc je vous y renvoie.
Sachez juste que ça implique :

- un trajet maison-gare en voiture ;
- un trajet Waremme-Landen (ceux qui ne connaissent pas, allez voir sur une carte, ça va vous faire marrer) en train ;
- une « escale » imprévue à Landen ^^ ;
- un trajet Landen-Bruxelles Midi en train ;
- un trajet Bruxelles Midi-Paris en Thalys ;
- un trajet en métro pour enfin arriver à destination (avec quelques mètres à faire à pieds).
Rien de bien passionnant en somme si ce n'est :
- un arrêt achat biscottes à Bruxelles histoire de se réinitialiser les papilles ;
- les retrouvailles avec un futur immigré sur les quais du Thalys (coucou Cédric) ;
- l'inquiétude de voir le troisième de nos immigrés rater le train (sérieux Francis, faire confiance à la SNCB...:p) ;
- pour certains d'entre nous, l'apprentissage rapide du japonais (ou du mandarin, ou du cantonais, je sais pas) dans le Thalys bicoze beaucoup d'asiatiques en mode tourisme ;
- une dégustation sandwich américain martino le long des quais du métro parisien. Le rêve de tout gastronome.
Bref, comme je l'ai dit, rien de bien passionnant ;-)

Il est donc temps d'arriver à la « Citée de la Mode et du Design », là ousk'on retrouvera nos amis déjà présents sur place (tickets VIP, entrée une heure plus tôt, tout ça, tout ça ; moi j'étais là en place presse donc j'ai pris ce qu'on me donnait sans rien réclamer ^^ Parfois ça a des avantages d'écrire des carabistouilles sur internet).

WL tickets
Les tickets d’or ^^
Maintenant qu'on sait comment on est arrivé jusque-là, si on parlait un peu du comment pourquoi c'est bien ?

Déjà parce que ça a été fait en groupe !
Le premier jour, avec mon complice de toujours pour les périples longue distance, j'ai nommé Francis, ainsi que Vincent. Ben c'était super chouette !
Le deuxième jour, on s'est un peu plus dispersé et, devant rentrer une heure plus tôt que les autres, on a principalement fait ça à deux, Francis et moi.

Cité de la Mode et du Design
C'est donc ici que l'on va passer deux jours :-D

D'un point de vue général :
- pour le belge lambda, ce qui choque le plus c'est que TOUT (oui, TOUT!!!) est gratuit. Faut juste arriver à se gérer et ne pas craquer devant les trouzemille trucs à goûter ^^ Ca change de ce qui se pratique de par chez nous (scrollez vers le haut si vous ne vous ne voyez pas de quoi je parle) ;
- c'est des petites doses. Mais on s'en fiche car d'un c'est suffisant pour se faire une idée du produit (du moins en salon) et de deux, c'est gratuit donc si tu n'as pas assez, tu en reprends ;
- le choix est démentiel : whisky (ben tiens), rhum, cognac, armagnac, calvados, eau-de-vie de fruits, gin, mezcal et j'en passe. Et il y a du level hein ;
- les stands : ils sont petits (ok, certains sont beaucoup plus grands) mais on ne se sent pas écrasés par les gens autour de nous ;
- ce qui m'amène au point suivant, l'affluence : ben autant il y a du monde, autant ce n'est pas dérangeant (sauf la Cocktail Street en fin de salon où c'est un souk sans nom ^^) ;
- le lundi : journée pro, elle voit pourtant se cotoyer des pros (logique), des journaleux ou blogueurs de tout bord (autant j'estime que moi et certains autres avons une certaine « légitimité » – et encore, moi je prends plus ça comme une chance voire un honneur – à être présents, autant la présence de la fille de chez Marie-Claire (par exemple :p) me laisse sceptique. Comme la fosse) ainsi que des invités amateurs éclairés ou juste touristes (du coup, la présence des « touristes » est moins pertinente aussi). En bref, il y a plus de monde que le dimanche et il y a peut-être bien plus de dérives que le week-end (on a d'ailleurs repéré une petite dame qui – alors qu'on goutait notre troisième whisky du jour – en était déjà à son douzième et commençait en devenir un peu mauve avec un regard vitreux ^^)  mais c'est bien moins pire que ce qu'on m'avait annoncé ;
- il y avait des masterclass mais je n'en ai pas fait. Pas le temps --' ;
- il y a des toilettes tout partout (ça change du Rhum Fest :p). Elles sont propres. Sérieux, vous pensiez vraiment qu’on n’allait pas causer WC ? ^^ ;
- enfin, le plus important : un tas de rencontre. Et comme en plus de ne pas être physionomiste, j'ai une mémoire de mer** à ce niveau, je vais éviter de les nommer mais le cœur y est :-D ;
- coucou la Légion ^^ (car oui, on croise vraiment des belges partout) ;
- … parce que j'ai sûrement oublié plein de choses mais retenez qu'en substance, c'est top !

La Cocktail Street :
En gros, c'est le marché couvert qui se trouve sous le salon mais au lieu des échoppes de tapenades et de nappes aux coloris douteux, il y a des bars à cocktail en veux-tu en voilà et des food-stand (parce que ce n'est pas des food-truck :p).
C'est également l'endroit où on te fait des cocktails avec des produits Velier. Bah oui, on n'a que le plaisir qu'on se fait ^^
Et on mange bien (du moins où on s'est arrêté ; Merci pour le conseil Gaetan!!)
La preuve :

Cocktail Street - food
Miam miam ++ comme dirait Roger. En plus, ça tient au corps !
Seul bémol : en fin de salon, c'est le bordel intégral hein. Faut pas être pressé pour passer commande et être subtil (comprendre : faire des commandes groupées). Mais titchu que c'est chouette !

Cocktail Street - drink
Santé !

La Rhum Gallery :
Comme je suis sympa, je vous mets le plan du truc qui, comme son nom l'indique est consacré au … rhum (bon, c'était pas trop dur, je l'admets).

Rhum Gallery - plan
Inutile de préciser que la partie verte n'a pas retenu notre attention et l'orange dans une moindre mesure (comprendre que pour la première on est passé en grimaçant et, pour la seconde, on est juste passé ^^).
- tout comme au Rhum Fest, les nouveautés sont présentes ainsi qu'une grande partie de la gamme ;
- on a droit au grand patron himself ou au maitre de chais et parfois à un commercial qui ici sait ce qu'il raconte (parfois pas, ça doit arriver mais on n'a pas fait tous les stands non plus hein) ;
- il y a des trucs dispo ici qu'on pensait seulement trouver en VIP. Terrible ;
- les mademoiselles de chez Dictador font moins prostiputes. On ne va pas aller jusqu'à dire qu'elles sont habillées chic mais il y a du progrès ;
- j'ai croisé mon copain Joshua qui zonait partout sauf derrière son stand. Ca fait toujours autant plaisir de le revoir :-D
- … il y a sûrement d'autres choses à dire mais j'ai dû un rien oublier (et il y a déjà une bonne partie qui a déjà été citée au-dessus).

Un bémol ? Pour vous faire plaisir alors : moins de marques qu'au Rhum Fest mais bon, c'est normal aussi hein ;-)

Le plateau principal :
Whisky-LIve - plan
Le gros morceau du salon donc :-D
- Comme dit plus haut, ici, il y a de tout (sauf du rhum, qui se trouvait à l'étage du bas) : whisky, cognac armagnac, calvados, eau-de-vie de fruits, …
- les exposants sont pour la plupart hyper passionnants car il s'agit des producteurs et/ou embouteilleurs (mentions spéciales à Madame Tercinier, aux gens de L'Encantada et de 30&40). Parfois, c'est les employés de LMDW. C'est parfois moins intéressant/fun/agréable mais ce n'est pas une généralité (heureusement) ;
- ce n'est pas le VIP mais il y a moyen de se faire plaisir : Cognac de 77 ans, eau-de-vie Capovilla, Chichibu, spécial release Compass Box, … des trucs pas nécessairement accessibles au commun des mortels mais en libre dégustation. Le rêve ;
- niveau whisky, on a du whisky écossais, du whiskey irlandais, du bourbon et des trucs plus exotiques (Asie et reste de l'Europe) et le tout décliné en embouteillages officiels et indépendants ;
- j'ai croisé Etienne (moment hibou belge :p) et ai fait découvrir l'un ou l'autre produit à Francis ;
- … comme pour la Rhum Gallery, beaucoup a été dit plus haut.

Un bémol ? Certaines marques qui ne proposaient pas vraiment de trucs originaux (Glenmorangie, Ardbeg, …) et chez qui on retrouvait uniquement la gamme de base (mais vraiment la base hein).

L'espace VIP :
L’endroit réservé, deux jours durant, aux personnes qui ont payé cher et vilain leur accès à cet espace privilégié. Et Open bar le lundi.
Je me suis donc contenté du lundi.
Alors qu'est-ce qu'on a raté ?
Tous les Silver Seal et les Signatory (autant les cadavres des quilles de chez SS trainaient encore sur le stand – raaah ce magnum d'Enmore !!! - autant y avait plus rien chez Signatory).
Pour le surplus, tout le reste était là. Des single casks Chichibu à Velier (les deux nouveaux Caroni, les deux Long Pond absents de la Rhum Gallery, les mezcals, …) en passant par Wild Parrot.
Bref du lourd.
Et puis tu croises un compatriote (coucou Mario) qui fait goûter gratuitement tous les embouteillages Nectar (ça va être psychologiquement difficile de lâcher des tokens au Spirits in the Sky du coup :p).
Très chouette, pas trop de monde (après on a fait ça en début de journée aussi), un panel terrible également.
Top quoi !

Un bémol ? Pour moi aucun, j'ai clairement profité de l'instant.
Pour les pros, peut-être le fait que dès le début de la journée, certains produits n'étaient plus disponibles (Silver Seal, Signatory. Après, comme me l'a dit un ami, quand tu paies 120 euros ton ticket pour accéder au VIP, tu le prendrais un peu mal qu'on garde la moitié de la quille pour le lundi hein ;-)

Notre première journée (Rhum Gallery, Capovilla et Calvados) s'est clôturée par un passage à la Cocktail Street avant d'aller tous poser nos bagages à l'hôtel (on était assez dispersé) pour enfin nous retrouver à la Table du Loup, lieu où le rhum coule à flot (et où le choix ferait pâlir pas mal de cavistes) est et où la nourriture est vachement bonne.
Vu qu'à ce moment de la journée un second ti-punch risquait de me sortir par les oreilles, j'ai décidé de limiter les frais en rentrant gentiment à l'hôtel après le repas. C'est con, la fin de soirée avait l'air épique. Mais au moins j'ai pu profiter de mon dimanche à 100 %.

La seconde journée a débuté par un p'tit déj’ de roi (œufs brouillés, lard, saucisses, baguette, pain au chocolat, café) avant de passer au carré VIP, à la pause miam à la Cocktail street avant d'enchainer sur les cognacs et armagnacs pour terminer sur les nouveautés Compass Box (non « chroniquées » car le palais était un peu mort mais très sympas au demeurant) avant de doucement regagner nos pénates.
Alors si vous en doutiez, le Quick de la gare du midi, c'est vachement dégueu si on repense à ce que l'on a mangé le jour avant à la Table du Loup (c'est clairement un endroit où je retournerai. Y a plus qu'à trouver un prétexte pour aller à Paris ^^).

En un mot comme en cent ? TERRIBLE !!!
L’année prochaine j'y retourne (et, pitêt, je fais les trois jours ^^) !

Bon, histoire de quand même vous gratifier de quelques infos sur l'une ou l'autre quilles testées sur ces deux jours vu que vous êtes arrivés jusqu'ici, passons à la partie de l'article que nous intitulerons « La déception – Le coup de cœur ».

On commence par la déception :

Foursquare Destino (Velier)
Foursquare Destino (Velier)
Si vous pouviez ne pas me jeter des cailloux tout de suite, ça me ferait plaisir.
Pour rappel, le Destino « 70 ans Velier » est le meilleur Foursquare que j'ai goûté jusqu'à présent et l'un des meilleurs rhums que j'ai eu l'occasion de déguster tout court (oui, j'ai raté la grande époque Velier, :'-( ).
Je n'ai pris aucune note en me disant que ça allait dépoter comme le précédent et en fait non. C'est très Foursquare, très sur la coco.
En fait, c'est très bon hein, y a pas à dire (c'est vachement mieux que le Dominus et le Premise), à aucun moment je ne remets en question la qualité du jus mais …
Mais c'est à mille lieux du « 70 ans Velier ». Outre le fait que le « 70 ans » avait une étiquette démentielle (oui, c'est des bêtes gouttes d'eau colorées mais moi j'aimais bien), il avait également plus de caractère, plus de complexité, plus de … plus de tout en fait.
Moi qui voulait absolument chopper une quille de celui-là ben je vais gentiment passer mon chemin. Le banquier est content mais moi je suis tristesse.
La « Gargano's touch » quoi.
Sniff.

Le coup de cœur ensuite :

Vallein Tercinier – Lot 40 « Hommage »
Vallein Tercinier – Lot 40 « Hommage »
Alors qu'avec 77 ans de fût on pourrait craindre un jus de bois, il n'en est rien. C'est juste magique.
Je veux aller visiter le domaine !!!
Et que dire de la gentillesse et la sympathie de Madame Tercinier !
Vivement un séjour dans la région ^^
La note de dégustation suivra avec celles des autres produits de la maison ;-)

Et bien voilà, ceci conclut cela.

Au fait, on vous a dit qu'on allait au Whisky-Live pour tester tout sauf du whisky (enfin, presque ^^) ? ;-)

Juste un truc : j'en ai un peu parlé mais c'est quand même le plus important, sans tous les copains et amis présents avec moi ces deux jours ainsi que les rencontres (où comment tu passes d’un contact fesse-bouc à un visage IRL) effectuées sur place, ces deux jours n'auraient clairement pas eu la même saveur.
Merci à tous !

Les notes de dégust' suivront hein ^^'

PS : les belges qui ne sont pas venus et qui bavent encore de regret, on fait une descente groupée l’année prochaine (genre un wagon complet dans le Thalys et un hôtel complet pour nous) ? :-D

PS 2 : Grand merci à Ced pour les photos "ousk'on voit nos têtes" et "ousk'il y a nos verres dans la Cocktail Street" :-D


Rhum n' Whisky