jeudi 13 octobre 2016

A Spa, on boit de l'eau ... mais pas que (aka 'Mon Salon du Rhum 2016 - partie1')

Comme annoncé dans le dernier article, j'y étais :

Salon du rhul- Spa 2016
Pour commencer, ce qui n'a pas été (oui, je suis comme ça, direct le point qui fâche ^^) : le vigile qui avait un complexe capillaire posté à la sortie qui se prenait pour le garde du corps de président des USA... Un mec d'une courtoisie et d'une sympathie hors du commun, vraiment (autant quand on passait devant lui - même pour aller aux toilettes, fallait vider son verre, je plains ceux qui avaient un grand besoin et qui avaient un brut de fût à terminer cul sec ... - que quand il mettait les gens dehors manu militari à la fin du salon).
Il devait être jaloux parce qu'on avait des cheveux.
Voilà.
C'est tout.
Vraiment.

Pour le reste, c'était juste ENOOOORME !!!!
(je suis sûr que vous avez flippé un peu quand même)
De l'organisation à la dégustation, il n'y avait vraiment rien à redire. Un super salon qui semble-t-il pourrait faire plus que de l'ombre au Rhum Fest de Paris (mais ça, je laisse juger ceux qui y étaient, moi je n'en ai pas eu l'occasion).

Je vais essayer d'être pratique dans la présentation de la chose (et donc le moins bordélique possible mais je ne promets rien).
 

Le Salon du Rhum - Avant :

Ah si , il y a un autre truc qui n'a pas "bien fonctionné" mais rien de dramatique et ça a débouché sur une bonne surprise en plus :
Je vois le programme de l'année : ticket normal, Master-Class annoncées mais pas encore connue et ticket collector mais uniquement disponible par internet.
Je check autour de moi et ni une ni deux, après avoir eu confirmation de la présence de mes fidèles "alcoolytes", je m'inscris et réserve mes places.
Et là, le drame (bon je ne me souviens plus bien des détails, ça date déjà) mais en substance, ça a bien merdouillé au niveau de l'enregistrement du compte et de la commande.
Conclusion, j'envoie un mail à l'équipe organisatrice et, si pas dans la journée (je pense que si, ça n'a pas duré longtemps avant d'avoir de leur nouvelles), très peu de temps après, je reçois un coup de fil de Vincent Thill himself pour faire le point et me dire que tout va bien, pas de stress, c'est juste un souci technique, tout rentre vite dans l'ordre et mes réservations sont faites :-)
D'une part, me voilà rassuré, d'autre part ben ... merde alors (oui, pardon pour ce côté vulgaire mais c'est vraiment ce qui m'est venu à l'esprit après avoir raccroché), vous en connaissez beaucoup vous des gens qui vous rappellent aussi vite (alors qu'il aurait pu prendre son temps et répondre par mail) pour faire le point et vous dire que tout est ok, qui plus est quand il s'agit du chef en personne ? Non hein ? Moi non plus en fait.
Personnellement (ce n'est que mon vis mais je le partage et si vous êtes là c'est que ça vous intéresse quand même un peu), je trouve 1/ ça génial et super sympa et 2/ que ça démontre que malgré l'ampleur prise par le salon (comme dit au-dessus, ça risque de devenir un évènement plus qu'incontournable dans le "petit" monde du rhum), la personne à la tête de tout ça a su rester simple (dans le meilleur sens du terme) et, a fortiori, le salon garder une "taille" humaine :-)
Voilà. Coup de cœur numéro un, check (et pourtant, on n'y est même pas au salon dis donc).

Je vous passe les détails sur la partie "je guette l'annonce des noms pour les Master-Class et quand je lis Vélier, je ne réfléchis même pas (un peu quand même mais pas longtemps hein)" ou celle "je fais la liste des trucs à goûter cette année et, comme de règle, j'en mets trop et je vais de toute façon goûter autre chose" ou encore "Comment ça Neisson n'est pas là, c'est une rumeur hein oui hein oui (en fait non malheureusement)".

Tout ça pour dire que dans notre esprit malade à germer une idée aussi tordue que la création de ce blog : "Et si on y allait avec des polos à notre nom ?"
...
Si, on l'a fait, la preuve :
polos Rhum n' Whisky
Et là ma femme m'a dit : "On dirait une équipe de joueurs de bowling américains"
...
Ca claque hein oui ? :-)
L'avantage de ce type de polo, c'est que si tu bois trop et que tu ne sais plus qui tu es, il y a toujours quelqu'un qui pourra te renseigner (bon si t'es asocial et que tu dois aller aux toilettes pour vérifier ton nom, c'est un peu la merde parce qu'au final à la place Jérôme tu va lire Emôréj - oui, j'ai osé - mais bon la question n'est pas là).
Parfois je me dis qu'on va trop loin ;-)

Enfin, nous voilà équipé.
En route pour le premier jour (oui, en noir samedi et en bleu marine dimanche).
Et là, je dis un grand merci à la Confrérie qui m'a permis de revendre la place de mon beau-frère qui m'a laissé en plan pour des raisons diverses et variées. Vous êtes tops les gars !

Voilà, ça c'était avant.
Il est temps de passer aux choses sérieuses maintenant.

Le Salon du Rhum - Pendant :

Samedi 12 heures 30', devant les portes du Centre Culturel de Spa (L'entrée de service du Casino quoi ^^), on reconnaît les soiffards (pour ceux qui se posent la question, oui ça ouvre à 13 heures).
Etrangement, beaucoup de Liégeois. Notre réputation n'est donc pas une légende.
Dès ce moment là, tu es déjà dans l'ambiance, tu rencontres des gens sympas, tu retrouves des gens que tu apprécie (parce que oui, pour passer de "dealer de jus de canne" à "bon pote dont tu prends des nouvelles quand il a l'air d'avoir disparu" (une petite voix me dit quelque part au fond d'un jacuzzi ... Pas frapper, pas frapper ^^), faut apprécier les gens quand même :-) Il se reconnaitra, hein oui Mr RFR (on ne va pas balancer des noms tout de suite non plus, c'est pas le style de la maison).

13 heures, les portes s'ouvrent : on fait la file, on prend son bracelet, on dépose sa veste, on va chercher son verre, on va cherche des tokens (ou des rhum coins si vous préférez, c'est le bout de plastique en forme de pièce qui permet de goûter ce qui n'est pas gratuit et donc théoriquement meilleur) et on commence par faire un repérage qui amène les conclusions suivantes :
- Salon bleu :
° Kill Devil - faudra passer.
° Dr Clyde - ah, un local :-D
- Grande salle (elle a surement un nom mais j'ai oublié et ai jeté le plan donc voilà) :
° Velier est à l'entrée et les alentours du stand ne ressemblent pas encore à un épisode de The Walking Dead pour les plus jeunes ou à un film de Romero pour les plus vieux/pointus (choisis ton groupe mais généralement, les deux vont de paire).
Oh Put***, y a du Foursquare 2006. On arrête le tour du proprio et on goûte parce qu'il n'y en aura pas longtemps à mon avis (on y reviendra plus tard).
° Neisson n'est vraiment pas là. Sniff.
° Longueteau n'a pas changé de place (sauf erreur) et était bien entouré entre Havana Club (le haut de gamme est chouette mais les bases ben, voilà quoi) et Prohibido ...
° Compagnie des Indes - je ne devais pas m'arrêter mais Florent Beuchet est super sympa et il a des nouveautés qui ont l'air fun en plus (ça ne fait pas 20 minutes que je suis là et je sais déjà que mon programme bien établi va foirer).
° Don Papa est entré et a un stand - Horreur (Il parait que François Longueteau a goûté. Il n'aime pas. Jaurais pas cru :'-D).
° El Ron Prohibido : au cas où, c'est marqué dessus que c'est interdit les gens, faut pas goûter. C'est un conseil, vraiment.
° Issan - celui-ci, faut pas le rater, je veux vraiment tester.
° Lazy Dodo - c'est la nouveauté du salon, faudra passer même si ça ne me branche pas plus que ça.
° Dictador - les hôtesses sont toujours aussi souriantes, quel que soit le salon (mode ironie *off*). En même temps, le rôle de femme objet voilà quoi.
° Foursquare - y a du 2004,on va pouvoir comparer avec le stand de l'autre côté de la porte. Et du Zinfandel.

Avant de passer à la dégustation proprement dite, deux-trois remarques pratico-pratiques :
- chez moi, je suis 30 minutes devant mon verre à le sentir, le goûter, le ressentir, le regarder, le regoûter, ... pour vous pondre un truc qui semble pertinent. Ici j'ai pas le temps (ni l'envie, il y a trop de choses à découvrir) même si la dégustation de certains produits a été plus longue donc ça va rester relativement basique ;
- plus ou moins dans le même genre : on est dans un salon dans l'éclairage est sympa mais tous les rhums que tu bois semble de couleur "fauve", même les blancs (quoique eux tendent parfois vers le vert, le jaune, le rouge, ... tout dépend d'où tu trouves et des éclairages) ... et question nez, si t'es suivi par un crabe qui a oublié de se laver ou qui est tombé dans le pot de parfum ben merci quoi ;
- à partir du moment où le rhum sort par les oreilles, tu peux goûter un truc génial, tu le sauras, ça c'est sûr, mais tu n'en profiteras pas (ça c'est con) ;
- comme une buse je n'ai fait aucune photo (bon fallait déjà tenir le verre, le carnet de note, le bic, sortir les jetons, ... j'ai des excuses non ?) donc pour illustrer les arrêts au stand, on va tenter de piocher les images de-ci, de-là (en gros ExcellenceRhum,  Rhum Attitude et/ou La Maison du Whisky) ;
- comme à chaque fois qu'il y a un évènement de ce type auquel je participe (Whisky-Live, Rhum Days, ...), j'ai la crève et je suis shooté au médoc et au spray nasal. Je dis ça histoire que vous compreniez au cas où une (toutes ?) mes notes de dégustation partiraient en couille ... ;
- Faut que j'arrive à me relire (en général j'écris comme un chien mais là ...) ou alors que je refile mes notes à mon pharmacien.

Maintenant que vous êtes prévenus, on peut y aller !

Stand Velier :

Plein de choses intéressantes : des clairins (ça ce'st pour demain), un Caroni (pas eu l'occasion de goûter et puis commencer par ça ben, ... non en fait, mauvaise idée), un vieux Port Mourant (je ne sais plus pour l'année, pas eu l'occasion de goûter non plus), des Rhum Rhum, pas de Luca mais un Biondi qui va déjà discuter à gauche à droite :-)

Et puis, surtout, le truc que tout le monde veut :

Velier Foursquare 2006 62% :
Comme souvent avec Velier, c'est un brut de fût (qui a dit toujours ?) et il n'était peut être pas pertinent de commencer par ça mais comme exposé ci-dessus, si tu passes ton tour, quand tu reviens, y en a plus (surtout qu'il n'y avait qu'une seule bouteille à la dégustation).
Ici on part sur une double maturation (3 ans en fût de bourbon et 7 ans en fût de cognac).

La bête :
Foursquare 2006 - Velier
La mythique bouteille noire ...
Bon, il est aussi bien que ça finalement ?

De couleur fauve, il donne envie d'approfondir la rencontre.

Ce qui m'a surpris au nez, c'est l'impression de partir sur des notes torréfiés avec un fond relativement doux (sur le caramel ?) avant de prendre un retour très herbacé hyper sympa.

La bouche m'a semblée légèrement fumée avec un aspect "mousse" (comme le lichen quoi et, non, je n'ai jamais léché un caillou pour tester ...) donc herbacé et terreux assez perturbant mais original.

La finale est très longue (toujours cet aspect terreux) avec un retour de la douceur (sucrée) en finale.

Au plus on progresse dans la dégustation, au plus on sent l'influence des 62 %.

Bon, je vais sûrement me faire incendier parce que ça n'a pas du tout ce goût là ou que j'ai raté les marqueurs principaux du truc mais c'était la deuxième dégustation de la journée (je n'aurais pas dû commencer par là et préparer mon nez et mon palais pour l'apprécier à sa juste valeur mais j'avais  9 chances sur 10 qu'il n'y en ait plus donc j'ai fait un choix).

Personnellement, je trouve que c'est bien foutu et hyper agréable mais que ça ne vaut pas plus de 100 euros (prix initial alors qu'il est maintenant vendu à minimum deux fois ce prix sur internet. La magie des bouteilles noires, souvenez-vous).
Pour la moitié du prix on peut avoir un Foursquare 2004 (on en parle plus loin, voir dans l'article suivant) produit dans des quantités largement plus importantes et qui tient toutes ses promesses (qui n'en fait aucune en fait mais qui te scotche quand même).
Autant je peux "comprendre" l'engouement sur les vieux Demerara (ils sont juste exceptionnellement délicieux mine de rien) vu que c'est rare, il n'y a plus de fûts, Luca ne peut plus aller se servir directement ... Mais ici, Foursquare, ça existe toujours non di djû ! Et ça produit plein de bonnes choses qui, je trouve, se suffisent à elles-même !
Vous l'aurez compris, mon choix est fait.

En fait, j'ai d'abord goûté ce produit ci mais ça plantait un peu mon intro donc je l'ai fait dans le désordre :

Rhum Rhum Blanc PMG 56° :
Oui, je suis comme ça moi, direct je mets mon palais KO. Mais avec un produit qui vient de Marie-Galante (c'est écrit dessus : "Pur Marie-Galante"), un Bielle Velier donc ... rien que dit comme ça j'ai les yeux qui pétillent (et, non, je n'avais pas encore bu, médisants va).
Celui-là, ça fait longtemps qu'il me fait de l'œil. A Côté, on trouvait le petit frère (41°) mais quand on vous laisse le choix, il est vite fait non ?

Rhum Rhum blanc PMG 56
Emballage sobre mais ...

Bon, on va vite passer sur la couleur (y en a pas, c'est un blanc ce qu'il y a de plus pur). Voilà.

La dégustation commence vraiment avec le nez qui est très gourmand présentant des notes de canne fraîche hyper présentes et qui cachent le petit côté fruité présent en arrière plan. Génial.

En bouche, on sent que l'alcool est super bien intégré et ça permet de partir sur un produit doux malgré un haut voltage. Le tout avec un aspect floral et herbacé du tonnerre.

La finale réchauffe la gorge mais ne brûle pas et reste sensiblement sur les mêmes notes que la bouche.

En un mot, EXCELLENT ! Premier coup de cœur du salon.
On entend de plus en plus parler de "blanc premium", souvent à tort d'ailleurs. En voici le parfait exemple.

Stand Compagnie des Indes :

A la base, je n'avais pas prévu de m'y arrêter, jusqu'à tomber sur l'annonce Oktober Rum qui avait attisé ma curiosité.
Bon, au final, j'en aurai testé trois (mais c'est pas de ma faute, Florent Beuchet est super sympa et si je l'avais écouté, j'en aurais essayé beaucoup plus !!)
Petit récapitulatif :

Long Pond Single Cask 12 ans :
Ah, un jamaïcain, chouette alors.

La couleur m'a paru d'un or très très léger (preuve, une nouvelle fois que CDI n'ajoute rien dans ses rhums pour les rendre plus "sexy", contrairement à d'autres ...).

Au nez, on sait que l'on est sur un jamaïcain mais très loin de notre dernière dégustation jamaïcaine quand même : pas de fruits pourris, ni de solvant qui brûle le nez, juste des fruits exotiques mures (bananes) avec un retour sur le solvant (mais léger cette fois). Un nez on ne peut plus appétissant.

En bouche, c'est doux, toujours sur les fruits exotiques mais avec des notes boisées en plus.

La finale est toujours sur les fruits (j'ai noté "explose sur le fruit" mais j'étais euphorique ^^) avec une plus forte présence des épices.

Un chouette petit produit. J'en pense toujours autant de bien moi de cette petite société !

Ah oui, clic-clac kodak :

CDI Long Pond 12 ans
Perso, je suis fan des boites

Après cette sympathique mise en bouche, place aux deux nouveautés et à leur design perturbant (oui, les deux sur la même photo, j'ai pas trouvé mieux que celle disponible sur la page de la Confrérie) :
CDI Oktoberum et Boulet de canon 3
Ach, z'est orichinal nein ?
Oktoberum :
Grosse déception, Florent n'était pas habillé en Tyrolien (le lendemain non plus malheureusement).
Petite explication pratique, le rhum en question a subi un triple vieillissement :
- 5 ans en fûts de Macvin et de vin de paille (Jura) ;
- 7 ans en fûts de whisky du Jura ;
- xx en fut de Barley Wine (de la bière comme son nom ne l'indique pas).
Euh, oui "xx" parce que - honte sur moi - mes notes sont lacunaires sur ce point...

La couleur tend vers un or trouble assez gras (ce qui est dû au fait que la lie du fût de bière a été laissée pour la macération du rhum)

Au nez, c'est doux et fruité (Jura, tout ça, tout ça).

Bon elle est où la bière ?
En fait, elle vous prend à revers dès la première goutte en bouche avec d'importantes notes de houblon. Le rhum présente également un aspect sucré et doux, sur la cannelle.

La finale reste sur le houblon et le sucre d'orge.

Alors, oui, c'est bizarre mais moi j'aime vraiment beaucoup !
Ne serait-ce que pour l'originalité de la chose, il faut le tester !

Boulet de Canon 3 :
Fin des vieillissements en fûts de whisky tourbé, place à l'infusion de rhum au Lapsang Souchong et au Tiger Tea, deux des thés les plus "fumés" au monde.
Le but de la gamme "Boulet de Canon" étant d'obtenir des rhums à typicité fumée, on est en plein dedans (une gamme "saucisse fumée" est en préparation, affaire à suivre ^^).
Mais sinon, ça donne quoi cette dernière version ?

Une nouvelle fois, on est face à un liquide d'un bel or léger.

Au nez, le thé a clairement fait son effet, c'est fumé dis donc, y a pas à dire, avec des notes de cuir (et d'autre chose mais je ne sais plus me relire ... je vous avais prévenu).

En bouche, on a une impression de saucisse fumé assez surprenante et on est ici sur une fumée "pure" ; j'entends par là "non tourbé". Et bien ça change tout !

La finale reste sur ces notes fumées mais elles sont bien moins longues que sur le Boulet de Canon numéro 2 et revient légèrement sur des notes plus sucrées pour terminer.

Bien franchement, autant les deux premiers ne m'avaient pas laisser un souvenir mémorable (tourbe, tout ça, tout ça ...) autant je trouve celui-ci relativement chouette.
Si vous avez l'occasion de goûter, n'hésitez pas !

Sinon, comme d'hab, un Florent Beuchet super sympa, à l'écoute, disponible, ... En un mot top le garçon !

Stand Issan :

Ca va paraître mesquin mais celui-ci on en parlera plus en détails dans un prochain article parce que j'ai tellement accroché que j'ai tapé la discute avec David pendant un temps certain pendant les deux jours.
C'était super enrichissant et en plus le rhum était délicieux !
Oui, en blanc, c'est le méga coup de cœur du salon, vraiment (et oui, encore un blanc, comme quoi).
Ca mérite donc quelque chose de plus long que ces quelques lignes que je pourrais rapidement coucher ici.
Ca a été expédié dites donc.
Mais promis, on y revient bientôt.

Une petite photo quand même pour vous mettre en appétit ?

Issan

Stand Karukera :

Ici aussi ça a discuté sec (quand je disais à mes proches que ça avait été studieux, personne ne me croyait mais si enfin, c'était très pro comme journée !) avec un exposant super sympa qui connait et apprécie ses produits (oui, j'aime insister là-dessus, parce qu'aux Rhum Days, y en avait, ils étaient sympa mais même avec une connaissance plus que basique ben, parfois on en savait plus qu'eux. Triste :p)
Donc pour ne pas changer une équipe (je suis large donc je me compte pour deux si je veux) qui gagne, on part sur un blanc :

L'Intense :
Oui, encore un blanc et encore un brut de fût (60,3°pour celui-ci) mais qui a la particularité d'être élaboré à partir de cannes bleues arrivées à pleine maturité, récoltées en juin 2015.
Titrant à 78° en sortie de colonne, il a été réduit progressivement lors de son passage en cuve en inox (9 mois) par l'adjonction très très lente d'eau fraîche osmosée (amis des aquariums bonjour !)
Parce qu'avec une photo, c'est toujours mieux :
Karukera - L'Intense
Un packaging assez classe

Encore une fois, la couleur est ... ... oui, translucide.

Au nez, on est de nouveau en plein sur la canne avec des notes florales et d'agrumes ; super sympa.

Une fois en bouche, je trouve que les 60° se font bien plus sentir mais, comme souvent avec un produit bien maitrisé, ça ne brûle pas. Et une nouvelle fois, le tout est dominé par la canne.

La finale, moyennement longue réchauffe la gorge et, pour faire dans la continuité, reste sur la canne avec quelques notes épicées qui font surface.

Vous l'aurez compris, la canne a donc dominé de bout en bout et ce, de manière assez intense.
...
Ok, je sors.
Plus sérieusement, encore un très très chouette produit.

Rhum Vieux - Réserve Spéciale :
On part cette fois sur un rhum vieilli 5 ans avec une partie du vieillissement effectuée en fûts de cognac.

Karukera réserve spéciale
Tout de suite, c'est plus foncé

Il présente une jolie couleur ambrée à reflets dorés (oui, ça change des blancs).

Bien qu'annoncé comme épicé au nez, je l'ai trouvé fort sur le fruit et relativement doux.

En bouche, il se fait légèrement plus sec (le travail du fût ?) avec des notes "sucrées".

La finale est plus épicée avec des notes légèrement boisée.

Juste une remarque, contrairement à la Martinique, la Guadeloupe n'a pas d'AOC (le cahier des charges étant relativement lourd) mais bien une Indication d'origine.
Mode culture 'off'.

Après Karukera, on passe à la distillerie "sœur".

Stand Longueteau :

Vous savez déjà tout le bien que je pense du VSOP de chez eux ainsi que de la distillerie en elle-même donc je n'y reviendrais pas (sinon, c'est que ça se passe).

Sur ce, passons aux choses sérieuses :

Sélection Parcellaire n° 9 :
Alors une sélection  parcellaire, pour faire simple c'est une cuvée réalisée à partir d'une sorte de canne cultivée sur une parcelle précise de terrain.
En l'occurrence la parcelle numéro 9 où est cultivée de la canne rouge et qui située en pleine terre et entourée de rivières dans un climat relativement humide donc. Ce qui donne un rhum assez "gras".

Pour la petite histoire, la parcelle numéro 1 présente des notes plus salines. Les cuvées parcellaires sont donc différentes l'une de l'autre.

La Sélection parcellaire n° 9 a été distillée en 2014 et mise en bouteille 12 mois plus tard après un séjour en fût en inox.

Sinon, j'aime bien la bouteille :
Longueteau - Sélection Parcellaire 9
Moi j'aime bien  leurs flacons, ils sont toujours très classe.

Ah oui, canne rouge mais rhum blanc (un truc pour les supporters du Standard quoi ^^) donc oui, couleur translucide.

Au nez, on est - une fois encore - sur de la canne fraîche et sur le fruit (mais fort léger), le tout avec des arômes végétaux.
C'est super bien foutu !

En bouche, la canne domine toujours avec des notes fruitées. Le tout se passe tout en douceur malgré les 55° du bestiau.

La finale nous emmène plus sur le fruit avec un retour logique sur la canne.

Encore un super rhum blanc (oui, autant l'année dernière j'ai surtout gouté des rons autant le registre a complètement changé cette année).

Il semblerait que l'association avec du roquefort soit démente. Il va falloir tester !!

XO :
XO mais de compétition s'il vous plait : c'est un blend composé de rhum âgé de 9 à 12 ans d'âge! Oui, l'info qu'on trouve partout est plutôt 70% de 8 ans, 20% de 9 ans et 10% de 10 ans mais je suis sur d'avoir compris ce qu'on m'a dit. Perturbant tout ça.
Quoiqu'il arrive, c'est un XO de compét' qui, comme tous les vieux de la maison a été vieilli en fûts de cognac.
Il est composé pour moitié de canne bleue et moitié de canne rouge.
Longueteau XO
Oui, encore plus classe que l'autre
La robe est d'une jolie couleur fauve.

Le nez quant à lui est extrêmement fruité avec quelques touches boisées.

En bouche, c'est doux. Mais pas écœurant comme certains produits à tendance hispanique, juste agréablement doux avec des notes fruitées qui viennent encore arrondir tout ça.

Enfin, la finale reste dans la  même lignée : longue et toute en douceur avec un léger retour épicé.

C'est un produit hyper harmonieux qui confirme tout le bien que je pensais de la maison.
Plus cher que la moyenne des XO mais plus vieux aussi.
Personnellement, j'adore. Un coup de cœur ? Oui et non parce que, bien franchement, je m'y attendais un peu :-)

Après, quand tu discute avec les gens et que tu sympathise, on te propose parfois des trucs qui ne sont pas présentés à la dégustation, ou - du moins - pas gratuitement.
Ca fait toujours plaisir (même si j'en ai eu très très peu, ce qui ne m'a pas vraiment permis d'approfondir la dégustation).

Dans l'ordre et de manière très brève donc :

Grande Réserve :
Longueteau Grande Réserve
Et hop, une image en provenance de la distillerie
Une robe fauve et un nez sur la canne et les fruits (mais sec les fruits) annoncent un produit sympa.

Confirmation en bouche où c'est fruité et super doux avec quelques notes épicées qui viennent réveiller vos papilles.

La finale est longue sur des notes sucrées (caramélisées ?) et torréfiées.

Conclusion : j'aime bien !

Brut de colonne :
Longueteau - Brut de Colonne
Copyright Rhum'art - Un grand merci au confrère qui a pensé à faire une photo de la bête !
Bon, on avait les bruts de fût, voilà le brut de colonne soit un produit embouteillé directement à la sortie de la colonne au très léger degré de 73,5 !
On faisait partie de la deuxième série de cobayes de cet ovni poétiquement baptisé "Genesis".

Alors, c'est bon ou ça rend aveugle ?

Pour faire bref et au vu du peu que j'ai eu le plaisir de déguster : c'est une tuerie ce truc !!

Fatalement, il est translucide. Par contre au nez il faut y aller doucement et là on profite d'une flopée d'arômes qui t'envoient de la canne dans tous les sens. Top.

En bouche, c'est fort (tu m'étonnes) mais dieu que c'est bon ! Il ne brûle pas, balance des notes de canne et de fruits en veux tu en voilà avant de gentiment s'évaporer sur ta langue dans une finale looooooooongueeeeee.

Bon, ben voilà, il m'en faut une maintenant !

Encore un blanc et encore un gros coup de cœur !

Stand HSE :

Tiens, encore de l'agricole.
(Oui, je m'étais dit que j'allais garder les mélasses pour le lendemain et notamment les mélasses hispaniques fort appréciées des mes deux accompagnateurs mais, finalement, le super programme du lendemain a un peu merdouillé pour diverses raisons. Ca c'est du teasing !)

HSE ? Hématome Sanglant Enivrant ?
Nenni hein Biêsse, HSE pour Habitation Saint-Etienne et un retour en Martinique.

Là je croise Ruben pour la première fois depuis la file à l'extérieur et on tape la discute (oui, plus que sur les autres stands, on rit, beaucoup, on médit, un peu mais c'est légitime ...) et, surtout, on goûte :

Cuvée 2014 :
Allez, pour changer, on commence par ... un blanc mais millésimé cette fois et embouteillé en 2014 (là mes notes partent en cacahuètes vu que j'ai noté "récolté en 2002" ... Pas possible !)
Sauf erreur, sur ce type de cuvée, il y a un brassage de l'ordre de deux ans avant un an de repos en cuve inox (et c'est déjà pas mal). Du coup, je vous laisse faire le calcul ;-)

HSE blanc millésimé
Je n'ai pas trouvé de photo mais les bouteilles ont toujours la même tête donc changez le chiffre mentalement ^^
Je dois encore vous préciser qu'il est translucide ou ça ira ?

Au nez, on part sur la canne mais surtout sur une explosion de fruits hyper sympa.

En bouche, le fruité est toujours là et l'alcool est super bien intégré.

Et la finale ? Eh bien, la finale, elle vient terminer le travail. Voilà voilà (oui, je ne sais plus me relire, c'est bon hein. Pour info, je lis "note four (?!?) et salée" mais je suis sceptique :'-D)

Mais rassurez-vous, il était très bon !

Small Cask 2004 :
Là on passe aux choses sérieuses du côté de chez HSE avec cette petite bouteille orange :

HSE Small Cask 2004
Petit contenant (50 cl)
Pour la petite histoire, il est vieilli en mini-fût de chêne (55 litres) du Limousin ce qui lui donne un caractère incroyable.
Distillé en 2004 et embouteillé en 2013, ce petit bonhomme affiche fièrement 8 ans au compteur.

Ah, du changement au niveau de la robe, en voilà une bien jolie couleur fauve à reflets ambrés.

Au nez, malgré les 46° on ressent une forte présence d'alcool mais avec des notes épicées et boisées qui vous donnent envie d'aller plus loin. Les fruits suivent pour adoucir la chose (et à mon avis, le fait de l'avoir ouvert juste à ce moment là a masqué pas mal de choses et a amené une dominante alcoolique qui ne devrait pas être là en temps normal).

En bouche, c'est épicé (cannelle et vanille) et boisé (en même temps, ça serait triste vu le fût employé) donc assez sec mais il y a un retour sur le fruit qui vient adoucir tout ça.

La finale est longue avec une certaine persistance sur les épices tout en restant "gourmande".

Et bien le voilà mon coup de cœur en vieil agricole !
(Du moins celui auquel je ne m'attendais pas parce que comme dit ci-dessus, le Longueteau XO, je me doutais qu'il serait terrible.)

Single Cask 2003 :
Bouteilles numérotées, fût unique (400 litres) et vieillissement de 11 ans (2003-2015). Alors c'est bien ?

Et bien, plus on vieillit, plus on fonce dites : on part sur une couleur fauve foncée qui tient en fait plus du cuivre (j'aurais pu dire cuivre tout de suite mais ça retranscrit moins bien mes notes bordéliques ...).

Au nez, c'est surtout épicé (arômes torréfiés, tabac (?), sucre roux, ...), c'est plus subtil que la majorité des choses goûtées jusqu'ici et le nez me plait mieux que celui du Small Cask ci-dessus.

En bouche, c'est épicé, doux et boisé à la fois mais on se prend un retour des fruits (frais et sec) au bout d'un moment et ça surprend (en bien).

La finale est longue et épicée.

Alors oui, on pourrait croire que j'ai accroché "à mort" mais en fait non, à part le nez, je trouve que le 2004 lui est supérieur. Après, tout est question de goût hein.

Hey ! On allait oublier la photo :
HSE Single Cask 2003
Ah oui, la couleur de l'emballage est plus sympa que le Small Cask aussi (en même temps, les goûts et les couleurs)

Stand Rhums de Ced' :

Toujours de l'agricole (blanc en plus) mais on change doucement de registre avec un passage par les rhums arrangés de Cédric Brément.
Cédric, c'est un peu comme Florent, tous les deux ils peuvent te parler de leur produit pendant des heures et c'est super intéressant. En plus ils sont sympa.
Et surtout, ils font vraiment de bonnes choses.
Mais - il y a toujours un "mais" - leur gamme est trop large et il faut donc faire des choix sinon on ne goûte rien d'autre !

Donc cette fois j'ai jeté mon dévolu sur :

Banane-Cacao :
Alors, non, il n'est pas translucide. Bien essayé.
Relativement clair, la robe est trouble (macération oblige).

Au nez, on sent bien la banane et surtout le cacao qui domine tout ça. C'est donc super gourmand !

En bouche, c'est juste à se taper le cul par terre. Très loin d'être un "rhum-Nesquik", il tapisse bien la bouche de ses arômes de bananes et de cacao (en même temps, il gouterait la fraise, ça serait louche ...) et l'alcool apporte un plus indéniable à la chose.

La finale est toute en cacao.

Oui, moi j'aime bien les rhums de Ced' donc je ne suis pas hyper objectif non plus.

La photo où ça macère :
Rhum de Ced' - Banane Cacao
'Ti Victoria :
C'est la nouveauté du moment. Déjà que j'étais super fan de l'arrangé à l'ananas Victoria, il fallait absolument que je goûte celui-ci (en plus le packaging est top) !

Rhum de Ced' - 'Ti Victoria
En bas à droite le nouveau packaging qui claque.
Pour la petite histoire, il y a trois macérations d'ananas Victoria à des degrés d'alcool différents pour permettre de multiples extractions d'arômes, le tout est ensuite vieilli 18 mois en fût de Sauternes mais à un degré plus élevé que la version "de base" ce qui apporte un côté moins sucré (si si) mais plus de rondeur.

Encore une fois, arrangé-macération donc couleur trouble, assez clair.

Au nez, on sent moins l'ananas que dans la version "originale" me semble-t-il, ce qui est probablement dû au degré plus élevé (et donc on sent plus l'alcool aussi).

En bouche, c'est effectivement moins sucré mais toujours aussi bon et gourmand sur les ananas (après si on n'aime pas les ananas, c'est un autre problème).
L'alcool est effectivement plus présent aussi et c'est sympa (non, ce n'est pas un arrangé brut de fût mais ça pourrait arriver).

La finale est beaucoup plus chaude (encore une fois, le titrage plus élevé y est pour beaucoup) et, fatalement, sur les ananas.

J'adore et je dirais même qu'il est meilleur que la version initiale.

Stand Centenario :

Changement drastique de registre avec un passage dans le mode du ron et un des plus "sucrés" en plus.
Heureusement que je suis passé par les Rhums de Ced' avant sinon, le choc des cultures aurait été terrible ...

Centanario 30 :
Oui 30 et pas 30 ans parce que vieillissement en système de Solera avec tous les avantages et inconvénients que ça peut apporter mais surtout ce problème de mention d'âge sur les bouteilles.
Et, oui, autant taper directement dans le haut de gamme parce que je ne comptais pas m'étendre non plus.

D'un premier abord, le visuel est extra : on est face à une très jolie carafe qui fait bien sur son étagère ou dans sa cave (pour autant qu'on la sorte de sa boîte).

Centenario 30
C'est assez classieux non ?
Il présente une couleur très foncée (acajou).
... Qui a dit ajout massif de caramel ??

Au nez, il m'a semblé que l'alcool se faisait plus présent que sur le Centenario 20. SInon, comme souvent avec les mélasses à tendance hispanique et bien, on part sur le caramel et la vanille qui écrasent quand même le reste (un peu de fruits et d'épices).

Sans surprise la bouche est extrêmement douce et sirupeuse. C'est hyper agréable (pour autant que cet aspect "sucré" ne vous dérange pas).

La finale n'est pas ce qu'il y a de plus long et intense mais a le mérite de rester dans la même veine que la bouche sur des notes douces et sucrées avec un très léger retour des épices en toute fin.

Soyons clair.
L'année passée, j'aurais trouvé ça juste délicieux et en aurait fait un de mes objectifs principaux point de vue achat.
Ca c'était l'année passée. Maintenant, je suis plus nuancé.
Certes, c'est un beau produit (un super produit si on aime ce style de rhum) qui fait le travail dans sa catégorie.
Il est indéniablement supérieur aux Centenario 20 et 25 mais son prix aussi. A partir de là, on commence doucement à réfléchir.
Il est sympa et ça ne me déplairait pas d'en boire de temps en temps mais de là à aller claquer +/- 130 euros pour acheter une bouteille, non.
Mais vous pouvez me l'offrir, pas de soucis, j'en ferai bon usage et en profiterai bien !
Ah oui, j'ai eu un gros gros verre :-)

Stand Lazy Dodo :

On y est enfin arrivé : la grosse nouveauté du salon, présentée en première mondiale et en provenance directe de l'Île Maurice.
Pour les curieux, oui, il y a visiblement un gros lien avec New Grove (ils étaient même l'un à côté de l'autre).

Le packaging est fun (oui, j'ai toujours trouvé cet oiseau disparu pittoresque. Que voulez-vous ?) :
Lazy Dodo
Moi je trouve ça sympa. Après le Dodo, je l'ai toujours trouvé fun ^^
D'accord, c'est chouette mais ça vaut quoi ? Parce que moi "Île Maurice" ça rime malheureusement avec "Arcane" (qui lui rime avec "banane Haribo" ...) (Oui, il y a New Grove, je sais mais avant aujourd'hui je n'avais pas encore goûté. Ne me jetez pas de cailloux !!)

La couleur est légèrement ambrée (tirant vers l'orange).

Au nez c'est très très fruité (mais pas chimique, c'est déjà un bon point).

En Bouche, les fruits sont toujours là (surtout les agrumes). Ce n'est pas désagréable du tout.

La finale est de nouveau dominée par les fruits.

Oui, ça fait très fruits tout ça. Il y avait des épices aussi mais ça ne m'a pas secoué plus que ça.
Bon ce n'était pas désagréable, loin de là. Et par rapport à mon point de comparaison initial, c'est juste top. Mais ce n'est pas non plus le meilleur truc du salon ou une super découverte.
C'est gentil quoi. Après j'ai peut-être raté quelque chose, c'est possible aussi.
A réessayer plus calmement mais il n'y a rien qui presse.

A noter, la petite dame qui présentait son produit s'est parfaitement bien intégrée au pays qui l'accueillait : elle buvait de la Jupiler ^^

Ah oui, de nouveau une rencontre avec Ruben (et la Légion (en partie du moins)) d'où discussion ;-)

Stand New Grove :

On reste donc à l'Île Maurice pour découvrir une distillerie qui, étrangement, ne m'a jamais attiré (bon, d'accord, j'ai goûté l'Arcane avant, ça doit venir de là et j'ai sûrement généralisé), et dont je n'ai - jusqu'à présent - goûté aucun produit.
Quelle idée !!

Deux remarques :
- le temps commençait à dangereusement passer donc si je voulais finir mon tour, il fallait accélérer ;
- le rhum, à ce moment, commençait à me sortir par les oreilles etj'ai fait une pause sandwich/eau pétillante. Mais après. J'aurais dû la faire avant histoire d'apprécier ce que j'allais goûter à sa juste valeur. Crotte.

Donc oui, je regrette de ne pas m'y être plus attardé mais ça me fait au moins une bonne raison (si seulement il n'y en avait qu'une) de revenir l'année prochaine !

Single Barrel 2005 :
Tant qu'à en goûter un seul, autant partir sur un brut de fût.

Une petite photo de la bête :

New Grove Single Barrel
Oui, je sais, ce n'est pas la bonne année mais je n'ai pas trouvé de photo du 2005
Il présente une belle couleur ambrée.

Au nez, l'alcool est super présent et masque le reste des arômes (fruits et épices ?).

En bouche par contre, c'est bon. C'est même très très bon ! Très fruité avec des touches "piquantes", c'est super agréable.
Ca réchauffe mais ne brûle pas. Une belle maîtrise du produit.

Et la finale est longue, plutôt sur les épices.

Et j'ai - encore - écrit un truc que je qualifierais d'illisible à l'heure actuelle ...

Comme dit plus haut, il faudra vraiment sur pencher plus sérieusement sur le cas New Grove, ils font des trucs extra !

* pause sandwich *


Stand Dos Maderas :

Mettons tout de suite les choses au clair. Le prochain caviste qui me dit : "c'est vieilli en fût de Madère, c'est écrit dessus !", je lui pète les deux jambes.
Voilà.
Faut lire les gars avant de dire des conneries, c'est écrit dessus : "Dos Maderas" pour "deux bois" donc vieillissement dans les Caraïbes puis en Espagne en fût de Pedro Ximenez.

Ceci exposé, passons à la dégustation.

Luxus 10 + 5 :
Un bien bel objet si vous voulez mon avis :

DOs Maderas Luxus 10 + 5
De fait, un bien bel objet avec un bien joli coffret
La robe est acajou. Ajout de caramel ? Pas sûr, vieillissement 5 ans en PX quand même, ça colore. Mais c'est quand même fort foncé...

Au nez, bien, comment dire, venant de faire face à un méchant retour du rhum, pardon, du rhume, c'est fort flou. Moi j'ai senti du caramel surtout (et du spray nasal aussi, ça n'a pas aidé).
je présume qu'il doit y avoir pas mal d'épices sinon, le fût de sherry ayant dû apporter quelque chose quand même.

En bouche, sans surprise, c'est doux. Vraiment très doux. L'influence du fût de PX est présente mais relativement limité (oui bon, il ne fallait pas s'attendre à se retrouver face à un Sherry Monster non plus mais un peu déçu quand même).

Pour la finale par contre je suis sceptique : outre le caramel qui domine (mais de manière très courte), j'ai trouvé qu'il présentait des notes de bois humide (??!) fort peu agréables.
Oui, c'est bizarre, je sais.

Ou alors, j'étais complètement à côté de mes pompes à cause de ce fichu rhume (et pas du rhum, suivez un peu que diable) ou alors il a vraiment un profil particulier celui-ci.
Même si la bouteille est jolie, et que le concept est sympa, il faudra vraiment que je prenne la peine de le tester une nouvelle fois parce que je suis sceptique face à cette finale (et à ce nez mais ça c'est logique vu la situation).

Stand Depaz :

Le spray a fait effet, mon nez est redevenu normal. On peut repartir.
Stand Depaz mais pas que. Il y avait DIllon aussi. J'aurais bien goûter le hors d'âge grenadier de chez eux mais il n'y en avait pas.
J'ai donc demandé à l'exposant super sympa (déjà rencontré aux Rhum Days et lors d'une dégustation Rum Nation) ce qu'il conseillait chez Depaz.

Réponse cash et directe : le VSOP, un rapport qualité/prix imbattable.
Ok, c'est parti alors.

VSOP :
Une bouteille qui ne paie pas de mine mais qui réserve bien des surprises :

Depaz VSOP
Ca ne casse pas trois pattes à un canard de l'extérieur mais à l'intérieur ...
Une couleur dorée nous fait face.

Au nez, on part sur des notes légèrement boisées avec une flopée d'épices qui nous sautent dessus de toute part.

En bouche, on sent la canne qui sans être trop présente est parfaitement fondue dans les notes boisées et épicées du produit.

La finale est dans la même veine, assez sèche, sur le bois et les épice (vanille surtout).

Dis comme ça, ça peut sembler basique mais il n'en est rien. C'est un chouette produit, hyper bien maitrisé et super agréable à boire.
Comparativement parlant, le Clément VSOP, c'est du jus de bois à côté (mais il est top pour faire des 'Ti Vieux ^^).

Ca sera donc le coup de cœur qualité/prix du salon ;-)

Stand Bielle & Montebello :

Parce qu'il faut bien finir cette première journée quelque part, autant aller où je sais que les produits sont extra !
Premier contact avec l'exposant et conclusion rapide : Dimitri est super sympa. Voilà, ça c'est dit (le lendemain, j'apprendrai que son épouse sert au stand Kill Devil).

Plein d'optimisme, je m'étais dit que je pourrais essayer des trucs de plus en plus rare (le brut de fût 2003) ou originaux (le blanc canne grise). En fait non.
Un BDF 2007 (vous savez ce que j'en pense, sinon c'est que ça se passe), un réduit 2009 (sans intérêt par rapport au précédent), un épicé de mémoire et leur blanc à 59°.

Le choix a été vite fait :

Blanc 59° :
Que les choses soient claires, la bouteille est moche (surtout par rapport aux millésimés) mais bon, tant que le contenu est bon, on peut leur pardonner.
Et croyez moi, le contenu vaut le détour.

L'objet du délit donc :

Bielle blanc 59°
Quand je vous disais que c'était moche
De retour sur un blanc donc translucide. On ne va pas s'attarder plus que de rigueur là-dessus.

Au nez, on retourne aux basiques donc en plein sur la canne fraîche.

En bouche, la canne domine la dégustation et l'alcool se fait sentir sans être brûlant (de nouveau quelque chose de bien intégré). Le produit se fait plus doux au fur et à mesure de la dégustation et des notes fruitées font leur apparition sur la fin.

La finale est dans la continuité de ce qui précède : sur la canne et les fruits.

Très chouette. Quelques crans en-dessous du Rhum Rhum PMG mais très chouette quand même.
En 'ti punch il doit être d'enfer.

Conclusion Day 1 :

(oui, en anglais, ça fait important ^^)

J'ai finalement bu beaucoup d'eau (un verre minimum entre chaque rhum, c'est pas mal).
Etrangement, pas de Chaudfontaine. Bizarre.

On ne va pas revenir sur les coups de cœur et les différents exposants, je pense avoir été suffisamment long et explicite ci-dessus.

Parlons plutôt de l'organisation (pas la mienne hein, celle du Salon) :
- timing au top pour l'ouverture des portes. Ca n'a l'air de rien mais moi je trouve ça important ;
- sauf erreur, le prix de la grande majorité des dégustations a chuté par rapport à l'année passée (et ceux qui estiment avoir eu des petites doses dans les dégustations gratuites n'avaient qu'à en redemander. Bandes de malins va) sauf l'une ou l'autre exception : Quand je vois qu'un vieux Demerara Velier est à 15 tokens ou le Foursquare 2006 à 6 tokens et que le Diplomatico Ambassador est à 10, je ris gentiment... (Pour l'El Dorado 25 ans, je n'ai pas regardé et ne saurait donc pas dire).
Donc, dans tous les stands où je me suis arrêté, j'ai trouvé les prix plus que corrects ;
- j'ai entendu certains se plaindre de la petite taille des "comptoirs" de dégustation. Hum, oui, et si on les fait plus grands, on les mets où les exposants en trop ? Et faire un long comptoir où ils seraient tous regroupés ne me semblent pas judicieux, notamment au niveau de la bonne ambiance du salon et de l'échange avec les exposants ;
- l'équipe a, comme l'année dernière, été au top et se coupe en quatre pour vous (et quand ils ne savent pas, ils vous trouvent quelqu'un qui peut vous aider) ;
- les toilettes sont bien propres. Alors, oui, c'est con comme remarque mais si ça avait été un cloaque infâme certains ne se seraient pas privé pour le faire savoir ;
- le nombre de maisons représentées est plus qu'honorable (à part Neisson, vous avez regretté l'absence de quelqu'un vous ?).

Je crois que j'ai tout dit.

Voilà, ceci conclut ma première journée au Salon du Rhum qui - comme vous avez dû le remarquer - a été géniale à tout point de vue.

ah oui, petite remarque pour les nouveaux : Non, ce n'est pas parce que le contenant est superbe que le contenu est au diapason. Méfiez vous !

Mais avant de passer à la deuxième journée (Kill Devil, Clairin, Montebello, Nation, Trois Rivières, Foursquare, Master-Class Velier, Collector mais dans un autre article, promis), il faut que je vous parle d'un truc "Atrossoriib'" qui m'est arrivé ... 

Le Salon du Rhum - Après :

Madame vient gentiment me rechercher, on passe la soirée chez ses parents et là, à la fin du repas, mon beau-père sort un "cadeau" (qui a dit du poison ?) qu'un "ami" (tu parles pour offrir ça, ça doit pas vraiment être un ami) lui a offert : du rhum de Guadeloupe.

Ben non, en fait, c'était pas du rhum. Mais il faut voir le contenant pour le croire :

Une bouteille cubique (style parfum) avec un bandeau pirate sur le bouchon. bandeau pirate qui cachait ... la toile isolante scellant le bouchon. Siiiii de la toile isolante !
Du rhum vendu par chez Hubo Guadeloupe sans doute ^^ :p

Comme deux photos valent mieux qu'un long discours :


Soyons très brefs :
- la couleur est chimique (on part plus sur une couleur de Limoncello que sur une couleur de rhum) ;
- le nez suit la couleur : fort citronné mais à la rose (oui, la fleur). Bof bof. Mais on ne sait jamais, soyons bon joueur et continuons ;
- en bouche : c'est confirmé, y a peut-être du jus de canne dedans mais c'est tout sauf du rhum. Citron et rose en plus de l'alcool mal intégré cette fois (ça chauffe beaucoup trop dis donc) ;
- la finale, je ne sais pas (ou je ne veux plus savoir enfin), j'ai fini mon gâteau.

Il paraît que c'est artisanal. Ca devrait le rester ...

C'était la partie rhum-kitscho-fun de la journée.
Moralité : Tu vas en Guadeloupe, tu prends du Longueteau. Ou du Karukera. Ou du Bielle (oui, c'est pas tout à fait la même île mais bon ça va hein). Mais pas ça. Non. Jamais.

Rhum n' Whisky

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