mercredi 15 février 2017

A Spa, on ne boit définitivement pas que de l'eau ... (aka mon Whisky-Live 2017 - jour 1)

Ou "De l'art de recycler les titres déjà utilisés" ...

Et oui, comme tous les ans depuis maintenant quatorze ans (oui, 14!), en février, à Spa, c'est Whisky-Live !

Whisky-Live logo

Fatalement Rhum n' Whisky ne pouvait pas ne pas y être (en même temps, on n'a pas choisi de s'appeler Jus d'orange & Grenadine non plus hein).

Whisky-Live - les préparatifs :


Tout ça a donc nécessité une certaine préparation :
- réunir l'équipe (bon ok, ça ça a pris 2 secondes pour les convaincre) et choisir si - en définitive - on y allait samedi ou dimanche, en mode "normal" ou en "VIP".
Pour des raisons personnelles qui ne regardent que nous (d'abord :p), on a finalement décidé de faire notre descente groupée le samedi en version normale même si le ticket VIP était alléchant. La prochaine fois peut-être.
Etant l'irréductible du groupe, j'y suis également dimanche ^^

- achat des préventes (au dernier moment) sur internet. Histoire de ne pas changer une équipe qui gagne (Rhum Days, Salon du Rhum et maintenant Whisky-Live, ...), ça a évidement planté ^^ Bon maintenant que je connais des gens dans l'organisation, ça simplifie les choses pour résoudre ce genre de problème (merci Vincent) !

- préparer les t-shirts qui vont bien.
Mais si, souvenez-vous :
Polos Rn'W
Au cas où on oublierai notre prénom...
- trouver des samples (au cas où ; on ne m'y reprendra plus) et le sac en bandoulière qui va bien pour les mettre dedans ;

- trouver un "goute à goute" à remplir d'eau (pour, éventuellement diluer son dram mais de manière mesurée) et répondre à la pharmacienne assez étonnée qui demande "Vous préparez vos préparations magistrales vous même ?" "Non, c'est pour mettre de la nitroglycérine pour aller faire le Djihad ..." et la regarder se décomposer pendant les cinq secondes les plus longues de sa vie :p

- vérifier le plan du site pour savoir qui est là et faire une présélection de ce que l'on goutera (même si je sais déjà qu'on s'arrêtera quoiqu'il arrive chez Compass Box).
Croyez-moi, il y avait de quoi faire :
Whisky-Live - plan
Et oui, cette année aussi il y avait moyen de trouver son bonheur parmi les exposants.
Après, comme toujours, j'ai prévu trop de trucs, je ne suis pas passé par l'étape tourbe, j'ai laissé trop de côté - à mon goût du moins - les embouteilleurs indépendants, certaines choses que je voulais gouter n'étaient pas là (d'autres que je n'aurais espéré bien par contre), ... Bref, ça a permis de faire un écrémage même si - au final - on aura quand même gouté des choses non prévues ou si on sera passé à côté de choses présélectionnées ;

- préparer notre trajet car cette fois, on y allait en train !
Donc départ de Waremme à 8h24', arrivée à Liège et direction Pepinster à 9h24', arrivée à Pepinster où on nous laisse quelques minutes pour prendre une correspondance direction Spa.
A 10h10' on était là.
Le salon ouvrait ses portes à midi. C'est là que tu reconnais les gens qui ont soif! :'-D
Bon, pour tuer le temps, on est passé voir la nouvelle boutique Brut & Wine où on a pu admirer la bouteille de rhum Clément (mais si, la réplique avec le gros socle en bronze et l'Habitation Clément sur le bouchon). De vous à moi, c'est certes très impressionnant au niveau du travail réalisé mais le liquide qu'il y a à l'intérieur ne vaut malheureusement pas son prix. La folie de l'envol des prix, tout ça, tout ça...
Et, par un heureux hasard (ou pas ^^), Brut & Wine, c'est juste en-face de chez Poivre & Sel donc, à 11h, direction sandwich !
Après tout ça, il était temps de se mettre en route pour le salon.
Comme d'hab', il faisait froid dehors devant l'entrée.

Whisky-Live - l'arrivée et le "pourquoi c'est bien" :


Niveau accueil, rien à dire, c'est rôdé maintenant : vous donner votre nom (pour ceux qui ont des préventes internet), on vous retrouve, vous avez droit à votre bracelet, vous partez déposer veste et tout ce qui est chaud et encombrant au vestiaire avant de récupérer le verre de dégustation (le carnet et le bic, je m'en fiche, j'en avais déjà) et le sample (en lieu et place des tokens gratuits. Fun) et d'acheter les précieux tokens permettant de déguster les produits que l'on qualifiera de plus "haut de gamme".

Check ?

Alors c'est bon, c'est parti pour l'aventure !!

Mais avant de passer à la partie principale de cet article (oui, ce n'était que l'introduction. Désolé...), un petit retour sur ce qu'il y avait de bien cette année et sur mes coups de gueules.
Si j'ai envie de commencer par les conclusions, je le fais (c'est moi qui écrit après tout).
Commençons tout de suite par ce que j'ai trouvé nul : certaines distilleries dont on n'a jamais entendu parler (qui a dit The Box) et qui étaient là pour présenter leur produit faisaient payer chaque dégustation...
Alors d'accord, jeune distillerie, coût de production certainement élevé, ... tout ça entraine un certain besoin de liquidité. Je peux comprendre.
Mais non di dju, quand tu vas sur un salon pour faire découvrir tes produits dont on n'a jamais entendu parler, tu en proposes au moins un (je n'en demande quand même pas beaucoup, si ?) gratuitement !
Sérieusement les gars, comment on attire le chalant sinon ?
Voilà, c'est tout.
Oui, c'est léger. :-)

Après, les coups de gueule de certains sur la page fesse-bouc du Whisky-Live pour se plaindre et dire que seules 20 dégustations étaient gratuites ben, je ne sais pas, je n'ai pas compté mais d'un ça me semble peu et de deux, la responsabilité n'en incombe pas à l'organisation, c'est aux exposants de jouer le jeu.
Selon moi, oui pas mal de choses étaient payantes mais - comme pour le Salon du Rhum - pas mal de choses ont diminué de prix aussi (notamment Kavalan mais on en reparlera plus tard).
Mais bon, après tout est question de budget aussi hein.

Les points positifs maintenant (tout de suite, il y en aura plus), outre le fait, bien évidemment, de participer à ce type d'évènement entre amis :
- l'équipe qui organise ça est top : serviable, souriante, à l'écoute (qui a dit lèche-bottes ?). Sérieusement, c'est chouette, et même mon ami le sorteur (mais si, celui de la dernière fois, qui n'a pas beaucoup de cheveux et qui était super "sympathique" ... Remember le Salon du Rhum) a esquissé un sourire. Moi je dis "progrès" (bon ses collègues étaient tous plus sympa que lui mais ça viendra, j'en suis sur ^^) ;
- je commence à connaître des gens et c'est sympa de les revoir (dans les exposants et l'organisation j'entends) et de discuter avec eux ;
- on rencontre plein de gens agréables (amis ou non, dans les visiteurs donc) et, l'alcool aidant - ... -, on a l'occasion de discuter avec eux ;
- les exposants n'hésitent pas à remplir vos samples et ça c'est chouette ;
- les toilettes sont toujours aussi propres (j'y tiens, je sais) ;
- le panel des maisons représentées était plus que suffisant (reportez-vous au plan) malgré quelques absents de marque ;
- Kavalan !!
Voilà voilà.
Il y avait surement plein d'autres trucs biens mais comme ça, je ne sais plus ^^'

Petit état des lieux (relatif à certaines choses qui m'ont marqué) avant - enfin - de passer aux dégustations :
- quelques absents de marque tout de même : Glenmorangie (grosse déception pour moi mais en même temps l'année dernière il ne proposait que leur 10 ans d'âge donc voilà), Arbeg (tout de suite ça me perturbe moins), Chivas et Suntory (... eux aussi leur gamme était basique l'année dernière donc l'un dans l'autre ...) ;
- je n'ai pas vu le stand Sortilège (normalement au même endroit que BenRiach) : dommage, un whisky canadien aromatisé au sirop d'érable (un "whisky-lacquemant" donc), ça tentait bien (juste pour le fun mais quand même) ;
- deux des distilleries que j'apprécie particulièrement étaient là et bien représentées au niveau des produits (Arran et Compass Box) ;
- Macallan a eu la décence de nous présenter autre chose que sa version Amber ;
- il y avait du rhum aussi :
° les hôtesses "souriantes" de Dictador étaient donc bien présentes (je présume - vu que je ne ma suis pas arrêté - qu'elles ne connaissent toujours pas leurs produits) ;
° j'ai eu mes samples de Caroni ;
° j'ai dégusté un Hampden de 33 ans (si je ne dis pas de bêtises) de chez Berry Bros. & Rudd. C'était juste génial et c'était une dégustation "plaisir" et donc égoïste car rien que pour moi sans prise de notes. Mais je peux vous dire que c'était divinement bon !
- les "p'tits belges" n'ont pas à rougir face à certaines maisons écossaises ;
- rien de neuf chez Nikka (et surtout rien de bien transcendant, que les produits de base). Après, soit ils n'ont plus leur version âgée, soit on aurait cracher au bassinet de manière assez phénoménale s'il y avait eu des trucs âgés ;
- j'arrive toujours à poser les questions qui fâchent chez les exposant (genre "Vous avez du Sazerac ?" ou "Et le Teapot Dram, il est en dégustation ?") qui amènent malheureusement une réponse négative ;
- Kavalan !! Enfin, je m'explique. Autant l'année dernière, l'exposant était antipathique, autant cette année, les deux petites dames qui venaient visiblement de là-bas étaient super gentilles ! Et grâce à elles, j'ai pu repartir à la maison avec des samples de quasi toute la gamme (de la base aux Solist, si, si). En gros, je n'ai pas pris ceux que j'ai à la maison et le Solist Manzanilla (parce qu'il n'y en avait pas assez même si au final on me l'a proposé mais je n'avais plus de samples :'-( ) que j'ai toutefois pu prendre plaisir à déguster deux fois. Le tout à un prix inavouablement bas au vu du nombre de tokens annoncé sur les bouteilles. Un tout grand merci à elles donc.

J'oublie surement plein de choses mais bon, j'espère avoir fait état du plus important.

Whisky-Live - le Salon :


Enfin, les dégustations !

En fait non, d'abord quelques petites remarques d'ordre générale (pas trop longues, promis).

Je vous l'ai déjà dit pour le Salon du Rhum et, comme on est au même endroit et que l'éclairage est identique, ça sera pareil cette fois : la couleur du liquide se trouvant dans ton verre lors d'un salon est quand même largement influencée par l'éclairage (oui, parfois, tu peux boire du jus de Schtroumpf :p) donc on ne va pas trop s'attarder sur l'aspect visuel du produit qui - dans le meilleur des cas - sera quand même un minimum faussé.
Soit.
Niveau dégustation, c'est pareil : histoire de rentabiliser son temps, on va un peu plus vite donc c'est moins précis et fatalement moins aéré... mais ça permet déjà de sortir certains marqueurs principaux sans toutefois entrer dans les détails (en gros, on passe de 30 minutes-1 heure de dégustation par produit à 20-30 minutes max par produit).
Ensuite, l'accumulation de dégustations n'étant pas non plus la manière la plus propice de garder un palais neutre, au plus on avance, au plus les papilles sont grillées ;-)
Enfin, histoire de ne pas changer une équipe qui gagne, j'étais shooté à la Sofrasolone suite à mon "rhume des salons" (j'ai décidé de l'appeler comme ça parce que je suis enrhumé à chaque fois que je vais à une dégustation depuis qu'on a lancé le concept Rhum n' Whisky).

Ah oui, toujours pas d'appareil photo pour immortaliser les produits dégustés donc les jolies zimages illustrant les dégustations qui vont suivre proviendront principalement du site de La Maison du Whisky ou de celui des distilleries elles-mêmes.
A ma décharge, avec un appareil photo en plus, j'aurais vraiment été chargé comme un âne...

Het Anker Distillerie :

Commençons directement par du local avec cette brasserie malinoise qui, depuis cinq générations, régalent les amateurs de Houblon (oui, la bière Gouden Carolus, c'est eux).
Désireuse d'étendre son public, elle distille depuis quelques années maintenant un single malt belge à partir du moût de leur Gouden Carolus Tripel (de la bière donc pour ceux que j'ai déjà perdu).
Le whisky produit vieillit d'abord en fûts de bourbon avant de terminer son vieillissement en fûts Het Anker ce qui lui donne son caractère si particulier.

Maintenant qu'on sait de quoi on parle, on goute ?

Gouden Carolus Single Malt :
Gouden Carolus Single Malt
Un design différent. Classe aussi.
Celui présente une jolie couleur dorée.

Au nez, c'est très fruité (fruits blancs - pommes surtout - et jaunes - abricots pour ce coup-ci -) et légèrement épicé.
On y trouve aussi quelques notes pâtissières assez agréables (vanille).

En bouche, c'est directement plus épicé mais plus le temps passe, plus la douceur se fait présente. Quelques touches biscuitées et maltées viennent recentrer le tout.

La finale est moyennement longue, de nouveau plus sur les épices (vanille, un peu de cannelle (?), ...) avec de très légères touches boisées.

Sans chauvinisme aucun, je dirais qu'il s'agit d'un très chouette produit et d'une belle entrée en matière.

Distillerie Filliers :

Comme Filliers on en a déjà parlé ici (mais si, souvenez-vous enfin ! Il commence à y avoir de la matière sur le blog mais pas tant que ça quand même ^^), on va directement passer au produit du jour.

Sunken Still :
Filliers étant généralement "à la pointe du progrès", il s'agit tout simplement du premier Rye Whisky belge ou whisky de seigle, sorti à 2.050 bouteilles "seulement" (un second batch est prévu pour 2020), distillé dans des cuves en cuivre.

Le Sunken Still serait un hommage aux ouvriers de chez Filliers qui - durant la Première Guerre Mondiale - ont purement et simplement coulé la cuve de distillation dans la rivière afin d'empêcher l'ennemi de la démanteler pour se servir des matières premières dont elle était composée.
Coup marketing ou véritabe hommage, le fait est que le buzz est là.

Allons-y pour une expérience gustative hors des sentiers battus !
Sunken Still
Je suis fan du packaging (surtout la grande affiche avec le poisson).

La couleur est très claire (or pâle).

A partir de là, on pense qu'on quitte le Whisky-Live et qu'on arrive au salon du gin...
Explications :
Le nez est très fruité (fruits rouges) et épicé (poivre, baie de genévrier, clous de girofle, cannelle, et encore tout un tas de trucs) mais dans un style très gin. En lieu et place d'épicé, on devrait plutôt dire floral et herbacé. Ca "clope" tout de suite beaucoup plus avec le ressenti.

La bouche, après toutes ces sensations olfactives, est d'une sécheresse assez étonnante.
Sèche et épicée donc (ce qu'on a retrouvé au nez ne pouvait logiquement pas disparaître comme ça). Et, une nouvelle fois, cette impression de se trouver nez-à-nez avec un gin.

La finale est relativement courte et sur les mêmes notes que la bouche.

Très clairement une des grosse attente du salon en ce qui me concernait et, malheureusement, une des plus belles déceptions.
Après ce n'est pas mal fait, loin de là. Et ce n'est pas mauvais non plus.
C'est juste qu'après avoir fait quasi jeu égal avec certains whiskys écossais (remember Goldlys), j'espérais que Filliers vienne titiller les grands Rye américain.
Après, ça sera peut-être pour la prochaine cuvée !
(ou peut être que je suis passé complètement à côté de ma dégustation mais on était quand même plusieurs à penser la même chose.)

Glenfarclas :

De deux choses l'une, il s'agit d'une distillerie qui - à l'heure actuelle - est toujours ce que l'on peut qualifier de "distillerie familiale" dans le sens où cinq générations de Grant s'y sont succédées (et pas familiale dans le sens mirco-entreprise hein) et il s'agit bien d'un whisky du Speyside contrairement à ce qu'indiqué sur l'étiquette !

Une des caractéristiques principales de Glenfarclas est de procéder au vieillissement de ses whiskys dans des fûts de sherry de premier remplissage, ce qui leur donne une patte immédiatement reconnaissable !

Glenfarclas 25 ans :
Soyons clair, ce n'est probablement pas le meilleur Glenfarclas qui peut nous être proposé mais après le Sunken, étant fan de vieillissement en fût de sherry il m'a juste semblé top.
Après, le 15 ans est également très très bien (et, de mémoire, plus sherry encore avec un prix bien inférieur) donc à  re-tester en "face-à-face" avec les 15 et 21 ans.
Glenfarclas 25 ans
Sobriété un jour, sobriété toujours.

La robe est cette fois d'un or soutenu.

Au nez, le changement de registre est radical : on repart directement dans l'univers du sherry et je ne suis plus objectif du coup.
Plus sérieusement, outre les notes typiques de sherry oloroso, on y retrouve du fruité (pommes, légères touches d'orange, ...) et de la douceur, marquée par quelques notes de chocolat.

En bouche, sans surprise, c'est sherry. Mais c'est également doux (miel, caramel) et épicé (cannelle, vanille, ...). Le tout est enveloppé dans un léger voile boisé très agréable.

La finale est quant à elle relativement longue, sur le chêne, les épices douces, de nouveau le chocolat noir, ...

Un très chouette whisky où les marqueurs Glenfarclas sont clairement reconnaissables (certains diront du coup "sans surprises").

The BenRiach Distillery :

L'histoire de BenRiach étant particulièrement mouvementée ("abandon", fermeture, réouverture, rachat, ...) on se contentera juste de dire qu'il s'agit d'une des seules (si pas la seule) distilleries écossaises détenue pour partie par des sud-africains.

Sinon, on est toujours dans le Speyside.

Initialement je voulais gouter le 16 ans, fini en fût de Sauternes (encore un truc à peu près introuvable ...) qui n'était fatalement pas proposé en dégustation.
Je suis donc parti sur quelque chose de légèrement plus vieux (euphémisme ...) et plus "exotique" :

BenRiach 22 ans Moscatel Wood Finish :
BenRiach 22 ans Moscatel Wood Finish
Regardez la bien, vous risquez de ne pas la croiser souvent ...

On passe doucement mais surement vers quelque chose de plus foncé : la robe de celui-ci se fait plus cuivrée.

Le nez est à la fois doux et vineux avec un légère touche d'épices.
Pour le détail c'est assez porté sur les fruits cuits avec un peu de vanille et de cannelle.
Les arômes vineux découlent logiquement du mode de vieillissement sélectionné et sont également assez doux.
Ca change pas mal de ce qu'on peut d'habitude trouver.

En bouche, c'est doux (miel et chocolat) avec un aspect liquoreux assez surprenant. C'est également assez chaud avec quelques touches boisées.
C'est, je trouve, encore plus plaisant qu'au nez.
Le tout sera relevé de plusieurs notes de fruits rouges qui se fraient un chemin à travers cette douceur omniprésente.
A partir de là, ça devient vraiment très intéressant !

La finale, longue tout en restant sur cette douceur retrouvée en bouche, amènera le petit plus qui faisait peut-être jusque là défaut avec quelques épices au rang desquelles un peu de poivre et de la cannelle déjà présente au nez.
Le boisé finement intégré sera présent tout du long.

Si on résume : une belle couleur, un nez sympa, une bouche géniale et une finale juste comme il faut.
Que demande le peuple ? Ah si, le prix. Moins cher et ça serait tout bonnement incroyable.

Nantou Distillery :

Juste histoire de prouver qu'à Taïwan il n'y a pas que Kavalan (même si les deux distilleries ne jouent actuellement pas dans la même cour).

Produisant quand même du whisky depuis 2008, la distillerie Nantou fait partie du groupe "Taiwan Tobacco and Liquor Corporation" ou, en abrégé, "TTL", ce qui explique les initiales sur l'étiquette.

Une dernière remarque sur le nom du whisky : "Omar". Aucun rapport avec votre ami marocain ou avec une erreur orthographique concernant le crustacé, ça voudrait juste dire "ambré" en gaélique.

Omar Bourbon Cask :
Des deux versions proposées (sherry et Bourbon), j'ai pris le bourbon histoire de pouvoir plus ou moins évaluer la chose par rapport au Kavalan.


Omar Bourbon Cask
Alors oui, c'est moins classe que Kavalan. C'est moins cher aussi ^^
Qui dit bourbon cask dit généralement couleur or pâle. Bingo !

Au nez, c'est très frais, très sur la vanille (fût de bourbon aussi hein). Un nez relativement doux et sucré (miel) qui est certes sympathique mais presque anecdotique après le BenRiach.

En bouche, on n'est malheureusement pas beaucoup plus étonné.
C'est rond, doux et sucré. Assez porté sur la vanille (ben tiens), on y trouve toutefois quelques notes fruitées (assez douce et passe-partout comme la banane, un peu d'orange) mais pas de quoi grimper au rideau non plus.

La finale est courte et chaleureuse, toujours sur la douceur mielleuse et ... oui, un peu de vanille.

Un produit super facile d'accès qui souffre malheureusement de la comparaison avec ceux dégustés juste avant et juste après.

Petite remarque qui a son importance : contrairement au stand d'à côté (The Box pour ne pas le nommer) qui lui aussi était là pour faire connaître sa marque et demandait un nombre de tokens hallucinant pour un truc inconnu, ici c'était certes payant mais pour un token, on ne va pas faire la fine bouche non plus ^^

The Irishman Whiskey :

Comme son nom l'indique, on part cette fois en Irlande où une société initialement créée pour vendre de l'irish coffee en bouteille (si si, y a que les irlandais pour flinguer la préparation rituelle de l'irish coffee et de le proposer déjà mélangé en bouteille. Je dis déjà mélangé parce que je sais pertinemment que toi, là, au fond, derrière ton écran, quand on t'a préparé difficilement ton irish coffee au resto en prenant bien soin de séparer toute les couches tu vas demander une cuillère parce que c'est meilleur mélangé ... Je le sais). (Je fais pareil :p)

Finalement, suite à un accord avec Irish Distillers, ils se sont constitué un stock de whisky leur permettant de lancer un blend puis le produit qui nous intéresse pus particulièrement ici :

Writer's Tears Cask Strength :
Version brut de fût et limité de l'édition classique, celle-ci est produite à plus ou moins 2.000 exemplaires par an. Il y a donc moyen de mettre la main dessus.
Writer's Tears Cask Strength
Ca c'est bon (et il est possible que ceux qui n'ont pas lu "Cask Strenght" laisse couler une petite larme :p).
La couleur est d'un or intense.

Au nez, c'est juste extra : la légère note alcooleuse du début fait très rapidement place à d'importantes notes fruitées (fruits blancs) et pâtissières (principalement sur la pâte au beurre).

En bouche, c'est d'abord assez puissant avant de repartir sur la douceur avec ces notes fruitées (sur les fruits jaunes cette fois, pêches et abricots en tête) et sucrées (caramel, miel, amandes, ...).

Enfin, la finale - longue et chaude - vient donner un coup de peps à tout ça avec quelques épices en restant toujours sur les mêmes notes que la bouche.

Personnellement, je suis fan !

A noter qu'une nouvelle version baptisée Red Heat (probablement en hommage à son immonde bouchon rouge :p) vieillie en fût de sherry Oloroso a récemment vu le jour.

Pulteney Distillery :

Retour dans en Ecosse et plus précisément dans les Highlands pour faire plus amplement connaissance avec "the martime malt" qui porte bien son surnom !

Old Pulteney 17 ans :
Après un brut de fût, il fallait soit aller manger un bout, soit changer complètement de registre histoire de gouter encore quelque chose.

On a choisi (du moins moi) la seconde option.

Old Pulteney 17 ans
Dans le genre bouteille immédiatement reconnaissable, on fait difficilement mieux ...
La robe est - au vu de son âge - relativement légère (oui, influence du fût de bourbon).

Au nez, c'est extrêmement léger (mais ça c'est peut-être le brut de fût qui fait encore des siennes) : on part sur le miel, la vanille et - déjà -quelques touches salées et iodées. En fond (mais très loin), quelques notes citronnées amènent du peps à tout ça.

La bouche est une véritable claque pour les papilles : l'image sur la bouteille ne ment pas, on est clairement sur un produit marin. C'est iodé et salé de bout en bout.
Alors oui, il y avait autre chose derrière tout ça (des notes plus douces notamment) mais cette note salée était tellement présente que je me suis à peu de chose près arrêté à ça.
Attention pas que je n'ai pas aimé, loin de là, le produit était super bien foutu et très agréable. C'est juste que passé l'effet de surprise, il ne restait plus grand chose dans le verre pour pouvoir repérer les autres notes --'

La finale, tout comme la bouche, est portée par une vague marine assez persistante mais qui est tempérée par une douceur plus présente qu'en bouche.

Celui-là, il faudra vraiment que je le teste à nouveau.

Et si vous voulez un chouette whisky iodé et salé, n'hésitez pas, il est vachement bien foutu (bien plus que le Jefferson's Ocean où la salière - au sel marin - est manifestement tombé dans la bouteille).

Tuthilltown spirits Distillery :

Où comment, en quatre verres, passer de Taïwan aux Etats-Unis en faisant escale en Irlande et en passant par l'Ecosse ...
On va ainsi s'intéresser plus particulièrement à une micro-distillerie qui, outre son idée saugrenue d'embouteiller ses produits dans des flacons de 35 cl, n'est autre que la première distillerie légale (ce dernier mot à son importance) fondée depuis la Prohibition à New York (à Tuthilltown donc. En gros dans la vallée de l'Hudson à un jet de pierre de Manhattan. 100 kilomètres quand même. Comparativement parlant, en Belgique, ça fait long).

Hudson Baby Bourbon :
Hudson Baby Bourbon
Oui, ça ressemble au flacon vendu par votre pharmacien. Je sais ...

Présentant une robe cuivrée, son aspect est engageant.

Au nez, on change directement de registre : c'est épicé (sur le poivre principalement), assez sec et surtout très boisé (et là j'hésite entre dire bois toasté ou note végétale et le fait de l'avoir regoûté ne change rien à ma perplexité).

La bouche est bien plus douce et légère que ce que le nez laissait présager.
On est certes toujours sur le bois mais des notes de caramel adoucissent tout ça et les épices m'ont semblées se faire plus discrètes.

Comme pour le nez, la finale est boisée et assez sèche (une fois encore, j'hésite entre bois toasté et note végétale ... ça ne va pas vous aider, je sais ...) à la limite du légèrement amère.

Hudson Manhattan Rye Whiskey :
Hudson Manhattan Rye Whiskey
... Celui-ci aussi.
Celui-ci tire plus vers l'or cuivré.

Au nez, c'est - par rapport à celui qui précède - très légèrement boisé. Ici, l'influence du fût se remarque plus sur les notes de vanille.
Le nez est donc assez doux, tirant légèrement vers des notes fruitées.

En bouche, c'est beaucoup plus épicé (les notes poivrées prédominaient avant de laisser place à des touches plus fines) mais ça reste très doux (comme on est proche du Canada, on va dire sur le sirop d'érable ^^). Le boisé était toujours là (toujours cette impression de bois toasté) mais, comme pour le nez, de façon plus légère.

La finale, épicée, laissait plus de place aux notes plus fines évoquées ci-dessus, cardamome en tête. Le côté doux était également présent (on pouvait y déceler des notes de sucre roux).

Un chouette petit produit !

Gordon & MacPhail :

Tout simplement le plus ancien embouteilleur indépendant d'Ecosse, portant le nom de ses fondateurs : James Gordon et John Alexander MacPhail.
Ou comment passer de la petite épicerie fine d'Elgin à la plus grande maison de négoce écossaise.
A noter : leurs stocks sont tellement incroyable que les distilleries qui leur ont - en son temps - vendu des fûts tentent de les racheter !
Deux infos "intéressantes" (ou pas, c'est selon) :
- Gordon & MacPhail a racheté Benromach en 1993 ;
- le Mortlach de 70 ans, c'est eux (un superbe flacon dont le prix doit atteindre des sommes stratosphériques et qui doit - probablement vu l'âge du truc - relever plus du jus de bois que d'autre chose. je dis ça parce que je sais que je n'aurais jamais l'occasion de le goûter et que je suis aigri hein :p).

Cask Strength Caol Ila 08.12.2014-27.01.2016 - 59,3% :
L'avantage des embouteilleurs indépendants c'est que - en général - rien qu'à la lecture de l'étiquette on sait déjà à peu près tout ce qu'il y a à savoir sur le liquide qui se trouve dans la bouteille (à part le goût qu'il a mais bon, pour ça, il suffit de gouter).

Cette année, finalement, pas de tourbe si ce n'est celui-ci (bon, ok, et le Machrie Moor cask strength. Mais c'est Arran aussi hein, faut me comprendre ...)
Grand bien m'en a pris, ce fut une véritable tuerie !
Gordon & MacPhail - Cask Strength Caol Ila 08.12.2014-27.01.2016 - 59,3%
Quand je disais que tout était écrit sur la bouteille.
La robe est légèrement dorée.

Au nez, même si on s'attend à quelque chose d'extrêmement tourbé et bien pas vraiment.
Certes, c'est fumé mais ça part surtout sur le cuir. J'ai trouvé ça très "animal".
En arrière-fond des fruits jaunes (tropicaux ?) font leur apparition.

En bouche, la consistance était "huileuse" (ça m'a ici particulièrement frappé) et présentait des notes assez douces, principalement sur les fruits (abricots, passion, ...).
Il est bon de noter que tant pour le nez que pour la bouche les 59,3° sont parfaitement bien intégrés : le produit ne vous brûle pas directement les narines et ne vous grille pas les papilles. C'est vachement bien foutu !

Enfin, la finale, très longue repartait sur des notes fumées que l'on rapprochera ici plus de la cendre que de la tourbe pure et dure.

Gros, gros coup de cœur.
Problème : petit embouteillage donc probablement plus (du moins plus longtemps) de stock. Dommage.

The Glenfiddich :

A peu de choses près la plus connues des distilleries écossaises et des distilleries de whisky au monde (bon d'accord, les pubs William Lawson's sont tops mais c'est pas bon ^^).

Glenfiddich, en termes de moyen et d'organisation, c'et juste impressionant : la distillerie possède sa propre tonnellerie, son unité d'embouteillage (pour les "collectors") et, plus courant, un centre d'accueil avec resto et magasin "souvenirs".

Enfin, Glenfiddich, pour ceux qui ne savent pas c'est aussi The Balvenie et Kininvie.

Ah oui, Speyside again.

Initialement, je voulais gouter l'IPA. Il n'y en avait pas.
Ensuite, après le Caol Ila (même avec une maitrise parfaite du voltage), autant dire que le choix de dégustation s'annonçait osé (un truc fort en goût et qui reste longtemps avec en plus un degré hyper élevé face à un gentil Glenfiddich) ... Les aléas des salons de dégustation :p

Project XX :
Il s'agit d'une "expérience" de Brian Kinsman, Master Distiller de Glenfiddich, qui aurait réuni 20 experts (XX donc) provenant de 16 pays (c'est con, il aurait pu les choisir dans 20 pays, on aurait alors appelé le bousin XX² ...) qui ont chacun choisi un fût dans les chais de la maison.
De ces 20 fûts serait né ceci :

Glenfiddich - Project XX
Rocco's whisky (ami du bon gout, bonjour !)

La couleur, tout en restant d'un bel or, m'a semblée plus tirer vers l'orange.

Au nez, c'est doux. Très Glenfiddich on va dire : beaucoup de fruits et un très léger boisé lui donnent un profil très doux et agréable.

En bouche c'est - sans surprise - très Glenfiddich aussi. Après pourquoi changer une équipe qui gagne ?
La douceur initialement présente a toutefois laissé de plus en plus de place aux notes épicées, cannelle en tête. Le tout est assez chaleureux.

la finale était quant à elle très douce, tirant vers le caramel, avec quelques épices ça et là pour rehausser le tout.

Voilà voilà. Alors celle-ci, elle est à prendre avec du recul parce que la dégustation précédente à nécessairement dû laisser des traces et l'appel du sandwich se faisait de plus en plus entendre.

Pause sandwich donc.

Springbank Distillers Ltd :

Eux aussi on en a déjà parlé (bon ok, j'avais goûté du Hazelburn mais allez relire l'article, vous comprendrez).
Passons donc de suite à la dégustation (précisons juste que l'on se trouve dans la région de Campbeltown).

Springbank 10 ans :
Springbank 10 ans
ici aussi on mise sur la sobriété (même si la couleur du S change d'une version à l'autre).

Sa robe or pâle est propre à son "jeune" âge.

Le nez est doux et engageant : on ne peut plus fruité (tirant vers les fruits compotés) avec quelques touches d'épices et une présence discrète de notes de caramel au beurre salé.

La bouche est, de manière surprenante, légèrement (très légèrement hein) tourbé et assez épicée avant de faire place à un retour de la douceur (toujours les fruits).

La finale se poursuit tranquillement sur les arômes de la bouche.

Alors ici le verre était très très petit (mais gratuit aussi hein, ceci expliquant cela, je n'avais qu'à en reprendre un autre) donc les notes sont succinctes.
Tout ce que je peux dire c'est que pour une entrée de gamme ça m'a l'air vraiment bien fait et qu'il méritera que l'on s'y repenche de manière plus approfondie.

Compass Box Whisky Company :

Place au gros morceau de la journée (qui - en ce qui me concerne - a, à peu de choses près, conclu ma première journée) !

Compass Box, on en a déjà un peu parlé ici avec le Peat Monster (que je n'ai donc pas regouté aujourd'hui) donc on ne va pas s'étendre.
Au niveau de la gamme proposée, tous les produits "de base" étaient là.
J'ai juste fait l'impasse sur le Peat Monster et les deux blends Great King Street. J'ai également laissé de côté une ou deux versions spéciales/collector.

Whisky de Table :
Création spéciale pour les 60 ans de La Maison du Whisky.
Compass Box - whisky de table
A défaut d'être superbe, l'étiquette est fun ^^
Il s'agit bien évidemment encore d'un produit "foutage de gueule" propre au caractère atypique de John Glaser :-D

La couleur est pâle, très pâle, très très pâle.
C'est très très jeune aussi (3 ans à peu près).

Le nez est très fruité tendance bonbon. Oui ça peut surprendre dit comme ça.
C'est également très vanillé.

La bouche est très fraîche, douce et sucrée (sur le bonbon au fruit toujours). Une légère touche d'épice est là mais pas de quoi fouetter un chat.
A noter qu'une touche de menthe fait son apparition au fur et à mesure de la dégustation et que c'est très sympa.

La finale laisse enfin place à une légère touche fumée qui vient rehausser cette douceur persistante.

Oak Cross :
Compass Box - Oak Cross
Le packaging Compass Box par excellence. Claaaasssse.
Pour les âges des whiskys entrant dans la composition du présent blend (et des suivants), on repassera (il suffit toutefois d'envoyer un petit message à Compass Box en passant par la fiche du produit sur le site : un bouton spécifique y est dédié. Fuck la SWA donc :p).
Par contre, je peux vous dire ce qu'il y a dedans :
- 60% de Clynelish ;
- 20% de Dailuaine ;
- 20% de Teaninich.

Une nouvelle fois la robe est pâle mais moins que celle du précédent whisky (faut pas déconner non plus).

Au nez, c'est de nouveau très doux (sur la vanille et le miel) et fruité (abricots). Un produit assez doux - dans le sens fruité - correspondant à certains whiskys des Highlands. Logique donc.

En bouche, cet aspect doux et fruité est toujours présent mais en arrière plan afin de laisser plus de place aux épices pour s'exprimer (cannelle et poivre en tête).
Ca claque tout de suite beaucoup plus.

La finale m'a semblé fort sur les épices et relativement longue (oui, j'ai un peu foiré mes notes sur la fin de dégustation...).

Asyla :
Compass Box - Asyla
Même quand c'est plus sobre, c'est beau.
Ici, on a droit à 50% de whisky de grain provenant de Cameron Bridge.
Les 50% restant sont composés comme suit:
- 5% de Glen Elgin ;
- 23% de Teaninich ;
- 22% de Linkwood.

On prend cette fois la direction du Speyside mais on reste dans les couleurs légères avec une robe or pâle (rapport zéro, je sais mais ça faisait une jolie accroche).

Au nez, on démarre sur des épices (différentes de l'Oak Cross, rassurez-vous) au rang desquelles figurent cette fois des notes de réglisse et d'anis.
Une douce présence fruitée est également de la partie.

En bouche, les épices sont toujours là et l'anis et la réglisse laissent place au poivre et à la cannelle. On monte en intensité donc.
C'est toutefois toujours très doux et relativement fruité (fruits blancs surtout).

La finale est relativement longue, toujours sur les épices (les notes de fruits disparaissant de plus en plus).

Spice Tree :
Compass Box - Spice Tree
Classe un jour, classe toujours.
Compo semblable au Oak Cross :
- 60% de Clynelish ;
- 20% de Dailuaine ;
- 20% de Teaninich.
Le vieillissement est tout autre par contre.

Bon, ici, le nom du produit annonce directement la couleur (ou plutôt, les arômes) : ça va défourailler les papilles !

Niveau couleur, on change - enfin - en partant sur un joli doré.

Le nez est - sans surprise - très épicé : piment, poivre, cannelle surtout, vanille, gingembre et muscade un peu, touches boisées pour faire bien.
Ca change très clairement de ce qu'on a bu jusque là.

La bouche est très cannelle (les autres épices sont toujours là, rassurez-vous) avec en arrière-plan quelques touches de fruits venant adoucir le tout.

La finale est assez courte mais relativement épicée (tu m'étonnes...).

Celui-ci aussi il faudra le regouter au calme histoire de se refaire une idée de la chose après une bonne dose d'aération.

Hedonism :
Compass Box - Hedonism
Sérieusement, pas mal de distilleries devraient s'en inspirer niveau packaging.
Ah, que des whiskys de grain :
- 66% de Cameron Bridge ;
- 32% de Port Dundas ;
- 2% de Port Dundas (non, je n'ai pas bu, le type de fût est différent, c'est tout).

On repart une nouvelle fois sur quelque chose d'assez pâle.

Au nez, c'est très agréable, relativement doux sur des notes pâtissières (céréales et vanille en tête).
Une touche fruitée (fruits blancs) fait ensuite son apparition avec quelques épices, très légères, pour rehausser tout ça.

La bouche est d'une extrême douceur. On pense partir sur un truc style caramel avant de se rendre compte qu'on est plus sur des notes de sucre d'orge et d'orange. Les épices (poivre en tête) bien que légères viennent ensuite apporter un petit coup de peps à l'ensemble.

La finale, dans un premier temps épicée s'adoucit dans un style pâtissier très frangipane pour terminer.

Flaming Heart :
Compass Box - Flaming Heart
Vous ai-je déjà dit que j'aimais bien leur packaging ?
S'il s'agit bien de la 5ème édition, alors elle est composé comme suit :
"- 27,1% de Caol Ila 30 ans
"- 38,5% de Caol Ila 14 ans
"- 24,1% de Clynelish 20 ans
"- 10,3% de mélange de Clynelish, Dailuaine et Teaninich"
Oui j'ai mis des guillemets parce que les infos viennent du très très bon blog wallon sur le single malt ; les infos relatives à sa composition ne figurant plus sur le site de Compass Box (ou alors j'ai cherché comme un pied, ce qui est possible aussi).

Une robe dorée laisse présager du meilleur.

Au nez, on fait face à une explosion de saveurs : c'est légèrement tourbé, relativement fruité, assez doux et un peu épicé. Et ça évolue !
En vrac on trouve des notes de citron, de la fumée (cendre), de la muscade, un peu de miel pour arrondir les angles, ...

La bouche est au diapason. Cette note tourbée présente au nez est toujours là mais ne vient pas couvrir l'ensemble de manière inopportune, elle prend légèrement une tournure marine avec quelques notes salées ça et là.
Des touches de fruits (jaunes et blancs) bien juteux englobent le tout.
Et toujours ce miel qui rend l'ensemble très onctueux.

La finale est d'abord douce (sur le sure d'orge) avant de se faire plus fumée, sur la cendre. Le sel est lui aussi toujours de la partie.

Un mot ? Top !

Voilà qui conclut l'escapade Compass Box.

Après ça, le produit suivant allait certainement paraître assez fade. Ce fut effectivement le cas et je le passerai volontiers sous silence (bon, c'était quand même un Macallan Sienna que j'ai trouvé sans grand intérêt ... Par acquis de conscience, j'ai retesté le lendemain. Vous verrez, finalement je n'étais pas si grillé que ça).

Highland Park :

Direction les Orcades et les saveurs tourbées au miel de bruyère !

Pour ceux qui ne le saurait pas encore, Highland Park fait désormais partie de l'écurie ... Coca-Cola. Oui, dis comme ça, ça fait mal. Laissons leur toutefois le bénéfice du doute et espérons qu'avec les moyens dont ils disposent, ils nous pondent des trucs aussi bien que le produit qui suit :

Highland Park 18 ans :
Highland Park 18 ans
Dans un autre style mais tout aussi reconnaissable

Encore un produit qu'il faudra - à nouveau - tester dans de meilleures conditions (et avec un palais un peu moins entamé ...) parce qu'il m'a vraiment laissé un bon souvenir (mais au prix où on trouve la bouteille actuellement, il faut être sur de son coup).

Une couleur or ambré. On n'en attendait pas moins d'un produit annonçant fièrement 18 ans d'âge.

Au nez, eu égard au 12 ans, c'est assez surprenant : ça semble relativement léger, sur le sherry et les amandes fraiches. Un peu de  miel de bruyère fatalement et quelques épices.
Pas de notes tourbées venant directement dire bonjour (bon après, mon nez n'arrivait peut être plus à suivre non plus ...), elles prennent calmement le temps d'arriver.

En bouche, toute de suite, c'est quand même plus "festival de saveurs" parce qu'avec tout le bien que j'en ai entendu, le nez m'a un peu laissé sur ma faim.
Là vous vous contenterez de mes notes qui disent : "doux et épicé, relativement complexe, très riche, touches de tourbe".
Quand je disais qu'il faudrait que je le goûte à nouveau.

Pas de note sur la finale qui, de mémoire, tendait plus vers la tourbe et la fumée.

Fin de journée hein, les notes ne sont plus ce qu'elles étaient! :p

Mackmyra Distillery :


Je sais, je vous dois un article sur le Living Cask. Il suivra, promis.

Par la même occasion, je vous parlerai du Vinterdrom, leur whisky vieilli en fût de rhum Plantation (oui, j'a repris un sample aussi ^^).
Mackmyra Vinterdom
Un jour on en parlera ... promis !

J'en profiterai pour vous faire un petit focus sur la distillerie ... Et oui, ce n'est donc pas encore aujourd'hui que je vais en parler ^^

Bruks Whisky - The Swedish Whisky :
Mackmyra - Bruks Whisky - The Swedish Whisky
Le whisky en kit à monter soi-même (même les couleurs sont raccord !)
Il présente une robe relativement pâle.

Au nez, c'est extrêmement frais, très fruité (fruits blancs surtout) et floral.
Il s'agit vraiment d'un produit très agréable.

En bouche, on reste sur quelque chose de très fruité (des fruits bien juteux où pommes et poires figurent en bonne place). Les agrumes - peu présentes - rehaussent le tout.
Il a également un aspect assez doux.

La finale m'a semblée plus épicée (sans plus de détails) et assez longue.

Une très belle entrée de gamme !

Svensk Ek :
Mackmyra - Svensk Ek
Tout de suite, c'est plus sobre (mais moins fun ^^)
Et pour terminer, un produit à la robe ... or pâle !

Une nouvelle fois, on est sur un produit présentant un nez très léger et facile d'accès.
On y retrouve des fruits, quelques agrumes et quelque chose qui vient adoucir le tout (miel ?).

La bouche est - à nouveau - très fruitée (fruits blancs, poire en tête), légèrement épicée (j'ai entendu certains dire "curry". Pour ma part, je n'en étais plus à ce niveau de précision et de bizarrerie, on se contentera donc "d'épicée" :p).
Par moment, ça m'a également semblé légèrement terreux (pas dans le sens tourbé, loin de là mais plutôt dans le sens végétal), ce qui - étrangement - était assez aréable.

La finale était moyennement longue, plutôt à tendance épicée (poivre).

Encore un très chouette produit !

Whisky-Live - La fin (du 1er jour) :



Et bien voilà, ceci conclut notre journée (la première en ce qui me concerne) au Whisky-Live (ok, on s'est arrêté chez Kavalan et mes acolytes ont apprécié - un des deux du moins - mais, personnellement j'ai fait l'impasse : à trois, en goutant tous des trucs différents - même si tout le monde n'a pas gouté à tout tout le temps - ça entame quand même sérieusement le palais, surtout que ça tape plus que le rhum ^^).

Un petit listing des produits dégustés et particulièrement apprécié ?
- Carolus : un bonne surprise bien de chez nous ;
- BenRiach 22 ans Moscatel : une tuerie, ni plus, ni moins ;
- Writer's Tears Cask Strength : cette année a confirmé tout le bien que j'en pensais ;
- le Caol Ila de Gordon & MacPhail : juste incroyable ;
- Compass Box : dois-je m'éterniser sur les explications ?
- Mackmyra : jamais déçu jusqu'à présent, tout simplement !

Voilà voilà.

Je vous fais grâce du retour en train, de la pizza de souper, ...
Et vous donne rendez-vous pour le compte-rendu de dimanche où *spoiler alert on* on parlera de Kavalan, Arran (ah quand même !), d'un whisky de maïs (si si), d'un fabuleux Auchentoshan, des blends "bons marchés" de Douglas Laing et d'une surprenante distillerie jamaïcaine française ... mais pas que ! *spoiler alert off*

Au fait, nous trois au Whisky-Live avant que tout le monde n'arrive (merci à Patrick Outers de Black Box Photo !) :
nous
Le faux écossais, c'est Dimitri (exposant de son état ;-) ), puis moi, Arnaud et, avec son polo sous son pull (roooh lui hé), Pierre. Une équipe de choc quoi !



Rhum n' Whisky

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