vendredi 16 juin 2017

Escapade italienne - troisième et dernière étape

Et bien voilà, on arrive doucement mais sûrement à la fin de notre escapade découverte au pays de la grappa.
Et, très honnêtement, ce fût une très belle surprise (ok, sauf pour le portefeuille qui va morfler encore un peu plus du coup mais bon ...), ne serait-ce que pour la rencontre avec les gens derrière Villa de Varda !


En route pour la fin de la dégustation :

Grappa Moscato Riserva :

Un produit 100% Muscat donc, vieilli longuement - à nouveau sans plus de précision - dans des "petits" fûts de chêne français de 225 litres légèrement toastés.
Grappa Moscato Riserva
Jusqu'au bout cette bouteille vous aura suivi !
La couleur est différente, si, si : or intense (j'irai même jusqu'à dire "à reflets orangés").

Le nez est fruité, principalement sur les agrumes (citron) et un peu sur le raisin.
Puis, ça part sur des notes florales (là, il y avait une odeur particulière que je n'ai pas su identifier mais c'était assez net, ça ne partait pas dans tous les sens) qui amènent une incroyable fraicheur à l'ensemble.

La bouche présente un côté floral assez doux (fleur de sureau) avant de partir vers les fruits exotiques (ananas et fruits de la passion) de manière assez intense avant, enfin, de laisser place aux agrumes.
Quelques épices très légères amènent une touche de peps intéressante.

Niveau rétro-olfaction, les arômes sont constants par rapport aux notes ci-dessus (douceur florale et fruits) avec un bref début plus alcooleux.

La finale est longue, dominée par les agrumes et le fruit exotique. Tout du long, on y percevra une certaine douceur sous-jacente.

Une belle évolution de la grappa Moscato blanche découverte plus tôt.

"Brandy" Acquavite di Vino :

Ah non, pas de grappa pour terminer mais une eau-de-vie de vin (Teroldego, Merlot et Cabernet) vieillie 10 ans dans des "petits fûts" d'essence diverses (et arrêtez de vouloir en savoir plus aussi hein :p).
"Brandy" Acquavite di Vino
Et même quand on "change" de produit, elle reste :-D
Niveau couleur, on repart sur un jaune doré.

Le nez, et bien, il est complètement différent de tous les autres !
On a l'impression d'être sur un produit beaucoup plus "bonbon fruité caramélisé" au premier nez avant d'avoir l'étrange sensation de retomber en enfance (du moins, moi) avec cette odeur familière de gâteau aux fruits confits.
C'est assez désarçonnant !
Avec un peu plus de concentration (et pour autant qu'on arrive à faire abstraction de ce qui précède), on y trouve du fruit jaune bien cuit (abricots), des amandes et un rien de vanille. Comment ça, "Frangipane !" ?
Ca évolue enfin sur des notes pralinées.

La bouche reste sur ce fruit cuit (qui colle bien avec le nez) mais avec des arômes plus typés cacao et fruits secs (noisettes).
Il y a un peu d'épices aussi.

La rétro-olfaction confirme cette impression perçue en bouche avec l'impression de déguster une liqueur de noisette aux notes fruitées.

La finale est plus sèche, relativement longue, sur les notes perçues en bouche.
Ca sera donc moins "écœurant" que le ressenti du nez (et ce n'est pas plus mal).

Pour moi, le moins bien des huit. Après, je n'ai jamais vraiment réussi à me défaire de cette impression "gâteau aux fruits confits" donc ça a dû jouer (une bonne excuse pour regouter :-D) et ça a donc été difficile à décrire ...
Notez bien, le nez que je qualifierais de "peu engageant" a toutefois été bien sauvé par la bouche et la finale donc, dans l'ensemble, c'est pas mal.

Ca y est, cette fois c'est vraiment fini.

Mais des produits Villa de Varda, il y en a encore plein d'autres donc il n'est pas impossible qu'ils fassent un prochain retour sur le blog (faudra "juste" mettre la main dessus, c'est tout).

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire ces quelques notes "hors sujet" que moi à les déguster (bon, là c'est pas sûr mais on peut rêver ^^).

Et, encore une fois : Grazie Michele !


Rhum n' Whisky

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