jeudi 12 octobre 2017

Salon du Rhum 2017 - "Behind the stand"

Salon du rhum - logo
A croire qu'à chaque évènement se déroulant à Spa, je me sens obligé de trouver un titre à rallonge.
C'es pas faux.
Mais pas que.

...

Parce que, oui, cette année, le salon je l'ai vécu de l'autre côté du stand !
(ok, pas en intégralité mais quand même toute la journée de samedi et un tout petit peu dimanche.)

Explications sur ce premier week-end d'octobre qui - avec le mois de novembre - n'est ni plus ni moins que le mois du challenge pour mon foie (vous comprendrez, laissez moi juste le temps d'une part, de participer à tout ce que j'ai prévu et, d'autre part, de vous en faire un retour).

On va passer en vitesse sur la masterclass Ferroni du vendredi, le sujet n'étant pas là.
Promis on en discutera un peu (on a quand même dégusté 14 produits différents en à peu près une heure et demi. Rassurez-vous les doses étaient petites donc on a survécu ; par contre au vu de la rapidité d'enchainement des produits les notes ont pris un sale coup).
Mais sachez déjà que son pastis millésimé est terrible !

Bref, le début de l'aventure remonte à une dizaine de jours avant le Salon du Rhum quand je reçois un mail un rien énigmatique de la part de Ludo Martin (de la boutique "Le chemin des vignes" à Stockel) me demandant de le recontacter urgemment par téléphone.
L'intitulé du mail n'était pas plus précis : "Contact urgent - rhum Samaroli".
Mais c'était engageant (ben oui, y avait quand même Samaroli écrit dedans).


Intrigué je l'appelle et là, tout de go, il me balance les infos suivantes que mon cerveau a quand même du mal à assimiler :
- les italiens ont oublié qu'ils avaient une master-class au Salon du Rhum ;
- ils n'ont personne pour la présenter en français ;
- ils ont oublié d'envoyer les bouteilles ;
Vous noterez quand même une certaine logique sous-jacente à cette situation complètement whatthefuckesque (ce terme là aussi je marque-dépose ^^).
- il a pensé à moi pour assurer la master-class susdite ;
- est-ce que je suis intéressé ?

Il m'a - à mon avis - fallu 2 dixièmes de seconde pour dire : "Ok, je vais le faire". Ou une autre phrase suicidaire dans le même genre :'-D
Non, parce que, sérieusement, trouver des infos sur Samaroli c'est galère, vous n'imaginez pas à quel point (le truc où j'en ai trouvé le plus - et que j'ai recoupé quand même, histoire de faire ça bien - c'est dans ce que l'on peut qualifier "d'hommage nécrologique" ...).

Je vous passe la préparation de la master-class et la découverte des produits y présentés pour en revenir à ce côté plus "organisationnel".
Ben oui, j'ai déjà un texte tout fait avec de belles notes de dégustation (y a plus qu'à ajouter des photos et à remettre en page), ça me ferait mal de ne pas l'utiliser pour un autre article. Non mais hein bon :p

Et là, commence alors la longue attente des bouteilles nous venant d'Italie...
Et quand je dis longue, c'était carrément affreux et un rien stressant : à un moment j'ai envisagé un nouveau concept "la dégustation sans dégustation" où, en gros, je parle de choses et d'autres (Samaroli, le rhum, la notion d'embouteilleurs indépendant, ...) sans présenter un seul des produits. Avec un public bobo, ça peut le faire, avec des amateurs ben ... un peu moins ...
Le miracle arrive le jeudi 5 octobre (c'est quand même deux jours avant le salon) après un (ou deux, je ne sais plus) problème dans l'acheminement des bouteilles, un blocage imprévu à Leipzig et une attente qui n'en finissait plus (qui allait de paire avec un stress allant crescendo) : Ludo a récupéré les bouteilles !
Et pour ne rien gâcher, une seule bouteille est manquante ; on savait qu'il y avait eu de la casse mais sans plus d'info ...

Du coup, après le boulot, je plante tout ce que je devais faire et direction Stockel pour aller récupérer ce qu'initialement je croyais être six échantillons (histoire de pouvoir un peu parler des produits que je devais présenter).
Arrivé sur place, première impression c'est tout petit :
Le chemin des vignes - Stockel
Merci GoogleMap pour la photo ^^
Ca c'est l'impression avant d'entrer.
Parce qu'une fois à l'intérieur, c'est juste incroyable, c'est une véritable caverne d'Ali Baba.
Et je ne vous parle même pas du nombre de bouteilles en dégustation sur place.
Un endroit fabuleux d'où on ne sortirait pas surtout que Ludo est quelqu'un de vraiment sympa.
En un mot comme en cent, allez-y ! (ok, ça fait deux)

Je vous passe les détails de notre conversation pour en arriver au moment où je m'apprête à repartir et où Ludo me propose de reprendre quelques caisses si ça va pour moi (ben bien sûr, pourquoi est-ce que ça n'irait pas ?) avant de se rendre compte que j'ai un sacré grand coffre.
Conclusion :
chargement du coffre
Dans ces cas là, tu pries pour qu'on ne vienne pas te rentrer dedans pendant le trajet ...
Les mêmes mais à la maison dans le hall (parce que ça représentait quand même une certaine somme d'argent et que ça me stressait un rien de laisser le tout dans le coffre) mais sans la boîte des bouteilles de la masterclass :
On fait du stock pour l'hiver
Quand je vous disais qu'il y en avait beaucoup ...
Ah oui, j'avais du Kill Devil aussi ^^

Jeudi 5 octobre, 21 heures 45' (soit 20 minutes après mon retour à la maison, vidange du coffre, pause manger et pause pipi compris), je commence la dégustation des produits que je devais présenter le surlendemain.
La dégustation se terminera à 1 heure 20', soit un peu plus de 30 minutes par produit. Un mini-marathon rhumesque.
J'ai ressenti un certain soulagement à la fin de la dégustation pour deux raisons :
- j'aurai des choses à raconter pour la master-class ;
- j'ai pu gouter dans de bonnes conditions (ok ça s'est gâté sur la fin mais ça aurait pu être pire quand on sait que depuis deux jours c'était mal de gorge, nez bouché, sofrasolone, brufen, sinutab, spray, pastilles pour la gorge qui te grillent les papilles gustatives et grog au Smith & Cross).

Je vous fait grâce de ma journée du vendredi si ce n'est pour vous dire que j'ai assez mal dormi vu que :
- j'étais déjà à Spa (ben oui, on nous a annoncé 10 rhums à déguster donc j'ai prévu de dormir sur place moi. Vu la quantité, j'aurais pu rentrer après avoir mangé un bout mais comme j'avais déjà réservé une chambre ...) ;
- il n'y avait pas de parking (donc voiture dans la rue, non visible depuis la chambre) ;
- les bouteilles étaient dans le coffre (Ludo n'estimant pas utile de tout entreposer dans la chambre - ce n'était effectivement pas super discret - et en plus ce n'était pas vraiment possible vu la taille de la chambre ...).

Ma journée du lendemain a bien commencé quand j'ai vu que la voiture était toujours là, intacte, et son contenu aussi.

Du coup, après un bon petit déjeuner, direction le Salon du Rhum.
Il était à peu près 11 heures.

Chance, il y a une place juste devant l'entrée (note mentale à moi-même : après avoir déchargé, dégage ta bagnole histoire qu'un crabe à moitié déglingué en fin de salon ne vienne pas se vautrer dessus et/ou gerber dessus).
Pas de bol, la porte "livraison" est plus bas. Bon ben on va porter les caisses du coup.

Ca y est, j'y suis, plus de deux heures avant l'heure où j'aurais dû entrer. Grisant ? ... Un peu quand même ^^
Je me dirige vers nos stands (un pour Samaroli et un pour Kill Devil) où je retrouve Ludo, son épouse et Monsieur X qui se trouve en fait être Daniele de chez Samaroli.
Pas de bol bis, Daniele ne parle pas français mais coup de pot, il parle anglais : au moins on pourra communiquer :-)
On termine de décharger avec Daniele, on sympathise (oui, j'ai révisé en live mon anglais, et franchement, y a des fois, c'est dur) et on prépare le stand.

Ah oui, entretemps, on a chacun récupéré notre bracelet ainsi que le précieux sésame : le badge exposant !

Vu qu'il nous restait des releases de 2016, on a même pu proposer aux gens de faire des comparatifs 2016-2017 (et sur certains produits, l'évolution est flagrante, donc c'est super intéressant).

Personnellement, je trouve que nos stands avaient de la gueule :

stand Samaroli        stand Kill Devil
Il y avait du choix, vous ne trouvez pas ?

Alors oui, il n'y a pas beaucoup de décorations mais les bouteilles sont Légion !

Je dis bonjour à quelques exposants habituels surpris de me retrouver là (coucou Bruno, coucou Dimitri, coucoule Monsieur de chez Cinoco dont je n'arrive décidément pas à retenir le prénom ...) ou pas (coucou Itsel), à deux trois membres de l'organisation (coucou Vincent, coucou Jacky, bon coucou tout le monde en fait ^^) puis on va manger un bout avant de revenir pour l'ouverture.

Le ventre bien rempli, nous voilà de retour au Salon.

Avant que le salon ne soit assailli par les visiteurs, je passe vite faire un tour parmi les stands (hyper rapide en fait : j'ai fait un pit-stop chez Nectar où des samples du Hampden Berry Bros et du Enmore Silver Seal ont finis dans la besace) avant de passer à l'espace collector (j'avais mes tickets) où je me suis fait plaisir et suis reparti avec mes 10 samples de 2 cl (oui, j'avais deux tickets ... je suis un grand malade ? Un peu oui).
A l'occasion, j'ai évité à "Monsieur Whisky-Live" de se faire lyncher par une foule d'amateurs en furie vu que les seringues étaient graduées en millilitres et pas en centilitres. Et croyez moi, 1 ml, ça fait mesquin dans un verre (du coup j'ai un super blend (ou pas) Enmore '95-Hampden Wild Parot (proportion 2ml/1cl) vu que ça nous a tout perturbé Jacky :'-D
espace Collector
Mr J concentré sur le remplissage de samples
Bon, maintenant que les courses sont finies, passage chez Longueteau pour redécouvrir (ou pas) le Genesis (on en reparle dans le prochain billet) histoire de bien lancer la journée avant un retour au stand pour accueillir les gens.

Vu que tous les produits étaient payants (à l'insu de mon plein gré ^^), ça en a refroidit certains.
Et puis les amateurs sont arrivés et la présentation des produits a débuté.
Histoire de ne pas être complètement à la ramasse, j'ai quand même goûter en vitesse (au rythme sénatoriale de plus ou moins un par heure) les six derniers produits de la gamme 2017 (je suis brillamment arrivé au Hampden vers 19h15 ...).

Les choses sérieuses ont donc commencés et les discussions entre amateurs aussi.
Je ne vais pas vous parler de mon art maitrisé du versage du centilitre (si tu paies la moitié des tokens demandés, ton verre est rempli de moitié, CQFD - solution pratique pour comparer les gammes 2016 et 2017 ; une autre technique consistait à venir avec un pote et de prendre chacun deux centilitres) ou des deux centilitres, ça risque de moyennement vous passionner.
Non, l'avantage d'être derrière le stand quand - comme moi - on n'a aucun lien avec la distillerie et que l'on est juste passionné c'est :
- qu'on peut dire ce qu'on pense des produits, en bien ou en mal. Et croyez moi, j'aurais été installé au stand Don Papa, j'en aurais dit du mal. Mais comme j'étais au stand Samaroli, à part le fait de constater le prix élevé des bouteilles (ce qui est le jeu de chaque embouteilleur indépendant et distributeur), j'ai surtout parlé en bien de ce que je présentais (c'est quand même plus sympa) et comme c'était des produits que j'avais vraiment apprécié, je n'ai pas eu besoin de me forcer (sérieux, les gens chez Don Papa, ça doit les user de dire à longueur de journée que leur produit est superbe en sachant que c'est tout sauf le cas. Promis, après, j'arrête avec Don Papa :p) ;
- qu'on rencontre tout un tas de gens super sympas et intéressants avec qui on peut discuter pendant qu'on leur présente les produits. Citons en vrac : les Légionnaires, L'homme à la poussette (Laurent dans la vraie vie et, comme à chaque fois, sans poussette ; y a des choses qui se perdent), les Gentleman's Rummer, les Bruts de Fût, Yohan, Roger Caroni (encore un Laurent en fait), Pierre, ... bref vous tous qui avez fait un arrêt au stand !
Et toutes mes excuses à ceux que j'ai zappé (je suis sûr qu'il y en a :s) parce que j'ai vraiment vu plein de monde ce jour là. Mais sachez que même si j'oublie de vous citer, j'ai passé un super moment à discuter avec vous !
Visiblement, y en a plein avec qui j'ai déjà parlé par fesse-bouc interposé que je n'ai pas reconnu donc coucou à tous et sans rancune :-) (oui, Cédric, tu en fais partie et, à mon avis, Jean-Louis aussi après mûre réflexion ^^).

Et je ne vous parle pas de la bonne ambiance avec Ludo, son épouse et Daniele : Top top top !

Le temps passe, les dégustations s'enchainent, les rencontres aussi et la pression commence doucement à monter vu qu'il est maintenant 17 heures 45', soit 15 minutes avant la master-class Samaroli.
Je reconnais qu'à ce moment là, je suis plutôt passé de "c'est la fête du slip" à "essaye de ne pas faire dans le slip" ... c'est poétique, je sais mais c'était vraiment l'état d'esprit (vous n'imaginez pas comment il est plus facile d'écrire un truc derrière son clavier que de parler en public, surtout quand on déteste ce genre de chose ... À la question "Pourquoi tu as dit oui alors ?" je n'ai pas vraiment de réponse ; l'euphorie du moment peut-être).

Le pire c'est quand tu te rends compte que :
- ta master-class est sold-out (contrairement à certaines où seules une ou deux personnes s'étaient inscrites) ;
- tu connais à peu de choses près tout le monde (au minimum de réputation) et que tu sais qu'ils ont quand même un certain niveau (après c'est un peu logique aussi hein, tu ne fais pas de masterclass Samaroli si tu n'en touches pas une en rhum mais bon) ;
- du coup, tu vas t'en prendre plein la g***** si tu n'assures pas un minimum.

Le feed-back de la masterclass suit dans un prochain article, pas d'inquiétude.

Conclusion ?
Il me semble que ça s'est relativement bien passé, l'assemblée a été super sympa et une fois le stress passé (20 minutes quand même, il faut ce qu'il faut), j'ai vraiment passé un chouette moment !

Après tout ça, discussion avec l'un ou l'autre des participants et retour au stand pour terminer le salon calmement (dégustations, rencontres, discussions donc).

Fatalement, on a eu droit au mec un peu éméché qui ne voulait pas comprendre que c'était fini et qui s'est gentiment fait mettre dehors par la sécurité avant de clôturer cette journée comme il se doit par un bon resto.

Pour la suite, c'est retour maison, dodo et préparation de la journée du lendemain (un rien plus ordinaire).

Une super journée et une expérience totalement autre !

Si on me propose de le refaire, je signe tout de suite :-D
Exposant !!
En fait, c'est comme le ticket d'or de Charlie et la chocolaterie. Mais en mieux :-)
Rhum n' Whisky

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