mercredi 18 octobre 2017

Salon du Rhum 2017 - journée détente et bonne humeur

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Promis, c'est la dernière fois ... cette année ^^
 
Bon, je vais être honnête avec vous directement : j'ai un peu merdouillé dans mes notes cette année et, très franchement, la visite du salon a plus été orientée dans le sens plaisir et détente que prise de notes et prise de tête.
Ca change, je sais.
Et croyez moi, c'est sympa aussi :-)
Mais rassurez-vous, il y aura bien quelques notes succinctes (quand même), histoire de justifier mon billet.

Bref, la "mise en garde" (ça fait sérieux dit comme ça) étant posée, allons-y pour le résumé de la journée qui a - en fait - commencé le jour avant ...
Ben oui, vidange de la super sacoche (celle dont mon épouse se fout mais d'une force vous n'imaginez pas mais qui est d'un pratique : bics, mouchoirs, étiquettes, facilement 20 samples, carnet de notes, ... et elle n'a même pas de couleur flashy ! Que demande de le peuple ?) dès le retour à la maison histoire de compléter la liste des samples (pour ne pas faire double emploi, ça me parait logique - j'arrive à quasi 200 donc une liste m'a paru nécessaire ... il faut aussi que je les boive, je sais) et préparation de ladite sacoche pour le lendemain (retour au collector, tout ça, tout ça).

Soit, time to dodo pour être en forme.

Pas de train cette année mais un méga co-voiturage : on récupère Arnaud (mon collègue Rhumnwhiskyen) en route puis Francis et Pascal à Barchon (non sans déjà se faire remarquer en faisant de grands signes à un Monsieur que j'ai brillamment pris pour Pascal ... Me suis planté de SUV ...) avant de repartir vers Spa.
Arrivée en ville, place de parking tranquille, direction le point chaud histoire d'avoir un truc consistant dans l'estomac pour attaquer cette journée.
Déjà à quatre on faisait le nombre mais en plus on y a retrouvé Marc et Christophe (mais si, les deux autres "GR") qui ont mangé avec nous avant de croiser Yohan.
Conclusion : les week-ends alcoolisés, ils font une bonne journée au Point Chaud ^^

Le ticket d'or badge exposant aidant, j'entre au salon par une porte dérobée quelques minutes avant mes acolytes (non sans avoir récupéré leurs cartes d'identité), je passe déposer mes affaires derrière le stand Samaroli et en profite pour dire bonjour à tout le monde (Daniele, Ludo et son épouse) avant de continuer mon petit tour des exposants pour enfin aller récupérer mon verre et mon bracelet qui sera accroché à mon bras gauche par un membre de l'organisation (pourquoi suis-je si précis ? Vous comprendrez plus tard).
Et puis, je récupère les tickets de tout le monde (soyons pratique quoi, c'est-à-dire collector, master-class et entrées classiques), le tout dans la bonne humeur, le personnel à l'accueil (sécurité compris, mon copain à problèmes capillaires n'étant pas là cette année) étant super sympa et super gentil (comme tout le reste de l'équipe organisatrice d'ailleurs ... sauf un mais ça j'y reviendrai plus tard ^^).

Les portes s'ouvrent, la distribution des bracelets a lieu (au bras droit comme indiqué à l'accueil) et les choses sérieuses peuvent enfin commencer !

Maintenant que je vous ai fait mon petit blabla habituel du comment on en est arrivé là, place à ce qui a été et à ce qui n'a pas été.

Et pour ne pas déroger à la règle, passons directement à ce qui n'a pas été (on bave au début histoire de mieux profiter après).
Deux points seulement et totalement indépendants de l'organisation, je tiens à le préciser :

1. les tokens : autant, j'estimais qu'il y avait eu un gros effort à ce niveau de la part des exposants l'année dernière, autant cette année, j'ai eu l'impression que l'on retombait dans les travers d'il y a deux ans.
Exemple type : Longueteau !
Bien qu'il s'agisse d'une maison que j'adore (et dont je me faisais une joie de déguster le parcellaire numéro 4), les remarques ont toutes abondé dans le même sens et je les résumerai par cette tag-line un rien triviale : "Bienvenue à la fistinière !"
En effet, tout ou presque était payant ! Ca commençait à 1 token les parcellaires (y en a trois, ça pique déjà un peu=), 2 le Genesis (ça fait déjà 5 euros et on n'en est qu'à leurs blancs, voilà, voilà). Je ne vous parle pas du VSOP et du XO.
Mais le pire dans tout ça, c'est qu'à ce tarif là, vos 2 cl de rigueur (qui par exemple, chez Samaroli, autre stand ou tout était payant, était bien servis ; je le sais, samedi c'est moi qui servais ^^) ben vous vous les mettez profond !
A 2 euros le centilitre (et je suis gentil) de Genesis, moi je crie au scandale !
Calculez, ça fait gentiment 140 euros la quille. Voilà, voilà ... (pour info, elle se trouve à plus ou moins 65 euros sur internet ... Belle marge pour un salon où la découverte est logiquement de rigueur).
J'espère sincèrement que les exposants se rendront compte de ce problème assez vite s'ils ne veulent pas voir les salons se vider comme neige au soleil parce que ça dégoute un rien les amateurs. Et je le comprends.
Attention, il est normal que l'on réclame une participation pour un rhum d'un certain prix, c'est logique et habituel mais à un moment, faut arrêter de déconner.
Pour rester dans le sujet des tokens, j'évoquerais juste encore le cas Don Papa : leur rare cask à 6 tokens !! Mais What the fuck ??!! quoi !
Très honnêtement, je voulais être objectif avec eux et après avoir été un rien virulent dans un précédent article, je me suis dit qu'il fallait leur laisser une chance avec leur nouveau produit qui serait semble-t-il moins mauvais (j'ai pas dit bon hein). Grand prince, j'allais donc - pour vous - tester cette chose.
Puis j'ai vu le prix.
Et donc non. Vas pas me faire croire que ce truc vaut plus que le Demerara Dark de chez Samaroli proposé à 4 ou 5 tokens !
Bon le cas Samaroli maintenant : oui, j'étais derrière le stand hier (et un peu aujourd'hui) et oui tout était payant mais :
- ce n'est pas moi qui fait les prix ;
- les produits présentés (contrairement à certains autres trucs payants) étaient quand même d'un certain "standing" nous allons dire.
Après, j'aurais trouvé chouette de pouvoir proposer gratuitement l'un ou l'autre rhum en "produits d'appel" (par ex le Panama et un Demerara) pour inciter les gens à découvrir la gamme mais comme dit plus haut, ce n'est pas moi qui décide, désolé.
Solution ? Aucune idée : mettre l'entrée plus cher et proposer tout gratuitement comme au Whisky-Live Paris c'est la porte ouverte aux beuveries donc ...
Ah oui, pour ceux qui n'auraient pas percuté, c'est l'exposant qui choisi le nombre de token alloué à chaque dégustation et non l'organisation du Salon.
Soit, les tokens, c'est fait.

2. le "frustré" : parce que, oui, à chaque fois il y en a un et on tombe dessus (on a un aimant à casse-couilles - et je reste gentil dans l'emploi des termes - j'ai nommé Arnaud ^^).
Explications : on se dirige vers l'accueil afin de vérifier où a lieu la master-class LMDW (pour "La Maison Du Whisky") et là, on entend - à l'attention d'Arnaud donc - "Vous là, venez ici !"  sur un ton éminemment sympathique et empli de politesse, cela va sans dire.
Le petit roquet (très franchement j'ai bien envie de dire autre chose mais ça ne serait pas correct) commence sa crise de gamin pourri gâté en gesticulant dans tous les sens parce que les bracelets d'Arnaud sont au mauvais bras, c'est scandaleux, tout ça, tout ça.
La sympathique dame de l'accueil suivant la chose de manière assez surprise vient gentiment à notre rescousse et se fait également engueuler comme de la merde par ce ************* (j'ai pas compté les astérisques, remplacez les par ce que vous voulez, le nombre de lettres ne correspond à rien) parce qu'elles font mal leur job, alors que pour les premiers visiteurs elles n'avaient reçu aucune info.
Je ne vous dis pas le scandale quand il s'est rendu compte qu'on était six à avoir nos bracelets au mauvais bras.
Sauf moi mais juste pour l'entrée (le collector et la master-class étant également placés au bras droit ^^), d'où la question : "Et pourquoi vous avez un bracelet du bon côté et pas les autres ?" suivie de ma réponse directe "Bah les exposants l'ont à ce bras là ..." ...
Oufti quelle erreur, il est devenu encore plus rouge et m'a asséné un gentil "NON, ils ont un badge les exposants !" 
...
Je reconnais avoir pris un certain plaisir à lui répondre "Je sais, je l'ai autour du cou ..."
Aucune excuse, rien si ce n'est un "Ah, vous êtes exposant vous ?"
Non, je suis le Pape et j'attends ma sœur, bête type ... (référence cinématographique culte inside).
Histoire de calmer le petit nerveux on lui dit qu'on va remettre les bracelets à l'autre bras, ce sur quoi, il crise encore une fois sur la pauvre fille de l'accueil avant de se barrer sans une excuse.
Vu notre caractère un rien sanguin à tous, je suis encore stupéfait qu'on ne l'ai pas balancé par dessus le comptoir pour lui apprendre la politesse ...
Parce que sérieusement, ça lui aurait fait un deuxième trou de balle (oui, je deviens vulgaire mais voilà, merde quoi) de nous sortir une phrase de manière posée du style "Excusez moi Messieurs mais vos bracelets sont du mauvais côté, c'est plus embêtant pour assurer le contrôle, pourriez-vous en remettre à l'autre bras ?" ... Une phrase, un sourire et on n'en parlait plus mais non.
Bref on a tous récupéré un jeu de bracelet pour notre autre bras et on se serait cru à Werchter (ou au Graspop, tout dépend de vos préférences) avec dix ans de moins : des bracelets partout, en train de lever les bras à chaque "contrôle" festival-style ... On est con, je sais ^^

Ben voilà, c'est tout pour les coups de gueule.
Ca a l'air long mais c'est parce que j'aime m'étendre parfois (comment ça, souvent ?) mais ça ne change rien au fait qu'ils ne sont qu'au nombre de deux :-)

Allez, un dernier reproche ? 13 heure - 18 heure, c'est un peu court quand il faut caser une master-class et un collector.
Mais c'est vraiment tout.

Sinon, c'était bien ?
OUIIIIIIIIII !!!!
Et pourquoi ?
PARCE QUEEEEE !!!

...

Ok, plus sérieusement, c'était bien pour tout un tas de raisons :
- déjà c'est une sortie entre amis qui a débuté dès le trajet et s'est poursuivie durant tout le salon. Et on s'est sacrément bien amusé !
- ensuite, j'ai rencontré des gens que je n'avais pas vu le jour avant (coucou Salva ^^), voire que je n'avais jamais vu (Magali et son époux de chez Distillicious par exemple) ;
- enfin, j'ai revu une grande partie de ceux qui étaient déjà là hier (mais allez donc relire les articles précédents si vous ne savez plus de qui je parle :p).
Bref rien que pour ça c'est génial.
Mais pas que :
- l'organisation est au top et l'équipe - abstraction faite du frustré - est plus qu'au top (gentil, serviable, ... mettez ici tout adjectif sympathique qui vous passe par la tête) ;
- on revoit les mêmes exposants qu'hier (mention spéciale à Céline du stand 1, vraiment super sympa) et c'est toujours très chouette ;
- c'était fiesta hier soir et visiblement certains l'ont mieux supporté que d'autres (mention spéciale à Florent B. qui a, malgré tout, tenu bon jusqu'au bout même si ça avait l'air plus que difficile :p) ;
- un bref passage derrière le stand pour faire découvrir quelques produits Samaroli aux amis et redevenir exposant. Décidément, je kiffe ^^
Le plus fun là dedans c'est quand tu fais découvrir des produits à Gaëtan de chez Hesby-Drink (mais si le Rhum Discovery v.1 et v.2 et le Whisky Discovery, c'est lui ; et le Gin Discovery aussi ^^).
Ah oui, et les toilettes sont toujours aussi propres ;-)

J'oublie sûrement un tas de choses mais, vraiment, c'est top et si vous n'avez pas encore eu l'occasion de le faire, n'hésitez pas.
En plus, l'année prochaine c'est les cinq ans du Salon.
On aura sûrement droit à quelque chose de spécial (ou pas, on verra bien).

Que dire d'autre ?
- que je n'ai pas trouvé l'espace Rarities (après j'ai pas nécessairement beaucoup cherché mais il n'avait pas l'air d'être à la place prévue) ? J'ai bien vu un Trois Rivières '53 à 35 tokens mais c'est à peu près tout ;
En fait, il s'avère qu'il n'était - visiblement en raison de circonstances personnelles - purement et simplement pas là. Ceci explique cela.
- que la master-class LMDW était finalement un peu "décevante" (niveau produits présentés) ? Mais il est vrai que l'on devient un rien (juste un rien hein) difficile ;
- que j'ai goûté bien moins de choses que d'habitude ? Ceci s'explique par le fait qu'on ait beaucoup discuté mais surtout que le timing était serré !
La preuve :
° 13 heure - 15 heure 30' : salon ;
° 15 heure 30' - 16 heure 30' : master-class LMDW ;
° 16 heure 30' - 17 heure (+/-) : collector (bu une flibuste et Arnaud un Bielle et un Foursquare Tryptich avant de faire remplir le reste avec des samples) ;
° 17 heure - 18 heure (fin quoi) : repasse au stand 1 et chez Samaroli puis dire au revoir à tout le monde.
Une journée chargée somme toute ;
- que mes notes sont encore plus limitées que d'habitude ? Mais ça je l'ai déjà dit non ?

Un peu plus de détails ?
Ok mais dans le désordre alors :
 

Espace Collector :


Y a pas à dire, La Favorite c'est bon mais un retour plus précis suivra :p

Sinon à l'ouverture, samedi, ça ressemblait à ça :
escpace collector
Oui, je réutilise mes photos, que voulez-vous ...
Et on a ramené des samples :
samples
Je devrais dire "plein" de samples
Je suis donc susceptible de vous parler d'un tas de truc sympa au rang desquels figurent parmi les "top choix" :
- du Velier : Enmore '95, Diamond & Versailles (oui, oui, la nouveauté) et Foursquare 2006 ;
- Demerara 2002 finish Caroni du Giust' ;
- La Favorite - La Flibuste '88 ;
- Hampden Wild Parrot '98-'17 ;
- du Bielle (2001 et 2004) ;
- English Harbour '81 ;
Mais aussi : Marabuna, Reimonenq (A'Rhum), Renegade Grenada '98, Courcelles vieux, Saint Nicholas Abbey brut de fût 5 ans, Berry Bros Sainte-Lucie 11, Père Labat '97, Neisson '05, Libération full '15.

Sinon, la table bien remplie se compose également des samples suivants (glanés hors espace collector) :
- Berry Bros Hampden '82 (34 ans ... *bave*) ;
- Enmore Silver Seale '86 (21 ans ... *re-bave*) ;
- de la fin de la gamme Samaroli 2017 (soit Hampden, Over the World, Demerara Vertical, Jamaica Rhapsody, Trinidad et Carribea) histoire de pouvoir vous fournir des notes complètes sur la gamme !

Y a plus qu'à déguster tout ça.
Et ça hein, c'est une autre histoire ...


Master-Class La Maison Du Whisky :


Ou LMDW pour les intimes.
C'est pas que c'était pas bien hein mais on en attendait sûrement trop. beaucoup trop en fait.
Cette année c'était les 60 ans de LMDW et les 70 ans de Velier, ce qui fait que toute une flopée d'embouteillages incroyables ont été sortis pour l'occasion.
Les prix de ces derniers étant au diapason, je ne m'attendais donc pas à retrouver que ça mais un ou deux produits sortis pour les 60/70 ans, ça aurait fait plaisir.

Au final, on a eu droit à ça :
Master-class LMDW line-up
sensation mitigée ...
Petit débrief rapide avant les - très - brèves notes de dégustations :
- la gamme Transcontinental : ok c'est spécial LMDW mais on n'a clairement pas eu le meilleur, loin de là. On est resté sur deux produits assez monolithiques sans beaucoup de surprises ;
- la gamme Habitation Velier : le Last Ward, je l'espérais (jamais gouté) ben il a fini en sample parce que bien trop alcooleux à mon goût ; à retester de manière plus posée. Le Worthy Park 151° ben, j'en ai déjà parlé ici et donc je connaissais déjà.
A noter qu'à partir de là, on a perdu Marc qui devenait de plus en plus rose :p
- le Clairin Casimir : j'aime bien, c'est le batch 3 donc il est peut être (sûrement ?) différent de celui goûté l'année dernière mais nom dî dju, pourquoi balancer le WP juste avant si ce n'est pour nous tuer les papilles ???? Bref il m'a semblé plus rond mais je n'étais clairement pas en état d'enchainer là-dessus (il eut été plus judicieux de passer au Hampden HLCF de la gamme Habitation Velier, un des seuls trucs pouvant rivaliser en puissance avec ce WP sans complètement disparaître) ;
- Caroni Velier 21 ans : la bonne surprise (bon, j'ai un sample de 5cl un gros de 70cl à la maison mais on s'en fiche, le geste est là), clairement. MAIS (oui, je vous agresse en CAPS LOCK) pourquoi bon Dieu ne pas le servir directement ? Ce truc a sacrément besoin d'aération et il a été servi juste avant sa dégustation (lui aussi a donc fini en sample, en plus je comptais encore goûter l'un ou l'autre produit donc ...).
Conclusion : mitigé, comme dit plus haut.

Quid de la présentation maintenant ? Pour nous (le six crabes d'un côté de la table), ben c'était du déjà entendu donc voilà.
A titre personnel et sans critique aucune parce que je sais oh combien cet exercice est éprouvant, j'ai trouvé notre interlocuteur canadien très tendu et un peu perdu en début d'exposé (il y a eu pas mal de "blancs").
Comme dit par un Légionnaire (alors lui, je le trouve de plus en plus sympa ^^), "Lui c'est son job et voilà tandis que toi c'était pas du tout prévu et tu t'en es bien sorti" ou un truc sensiblement dans le même genre. Y a pas à dire ça fait plaisir et ça rassure sur ma "prestation" d'hier :-D

Sinon, les deux Transcontinental, ils racontent quoi ?
 

Transcontinental - Panama 2010 :

 
Transcontinental - Panama 2010
Perso, je trouve ça juste moche en fait.
La couleur est sympa, on part vers un doré soutenu.

Le nez est doux, très doux, sur les céréales , le maïs, le caramel. Pas grand chose de plus.

En bouche, c'est toujours très maïs et caramel. il y a un peu de vanille en plus. Et un rien d'épices (mais un rien hein, on dira poivre).

La finale est courte, sur les mêmes notes.

Voilà quoi.
Quitte à choisir un Panama, je préfère de loin celui de chez Samaroli :p

Transcontinental - Barbados 2012 :


Transcontinental - Barbados 2012
En rouge aussi je trouve ça moche ...
La robe de celui-ci est moins intense, tirant vers une couleur paille à reflets dorés.

Au nez, ce n'est malheureusement pas plus excitant que le précédent : vanille, caramel, un peu d'épices et de légères notes de coco.

En bouche, on reste hélas sur ces mêmes notes, avec un peu plus d'épices et de coco.

La finale est un peu plus longue que la précédente mais, sans surprise, reste sur ces mêmes notes.

Bon ben ça, c'est fait ...

Bref, entrons dans le vif du sujet maintenant (malgré la faiblesse des notes. Je me répète, je sais. Je vieillis aussi :p) avec la partie dédiée au salon en lui-même.


Le Salon - l'espace dégustation :


Cette année, on était surtout orienté découvertes bien ciblées, nouveautés, ...
J'avais un plan de bataille et tout et tout mais à un moment ça a dû foiré (au début, je pense ^^) parce que ça s'est plutôt transformé en espace détente et rigolade agrémenté de dégustations sympathiques.

Bref, commençons par le stand de notre nouveau zombie préféré, j'ai nommé Florent Beuchet !

Compagnie des Indes :

Petit arrêt (oui, tout sera bref, préparez-vous) sur trois des nouveautés CDI (ah si, j'ai quand même respecté le cahier des charges ; après je n'avais pas prévu d'aller chez CDI vu que j'ai des samples en approche ... mais on s'est vachement bien amusé, c'eut été triste de rater ça ^^) :

Guyana 14 ans - Diamond :
Alors pour ceux qui l'auraient espéré, non ça n'a rien à voir avec le Dark Demerara de chez Samaroli. Du tout.
Compagnie des Indes - Guyana 14 ans - Diamond
Quitte à mettre un bateau sur sa bouteille comme chez Transcontinental autant que ça soit joli. Un peu comme ici en fait.
Sa robe est de couleur paille.

Le nez est très fruité, largement porté sur la douceur (une rondeur sucrée très agréable) mais bien loin de la mélasse plaquante qu'on peut attendre d'un bon gros Demerara des familles.

La bouche nous lance sur une légère touche fumée avec des retours herbacés. Une fine mélasse revient par la suite.

En rétro-olfaction, c'est toujours végétal et ... illisible (mes notes hein. Au choix foin ou fumé, je ne sais plus me relire).
 

La finale est assez brève mais sympa.
Ca c'est de la conclusion.
 
Et le pire, c'est que j'ai brodé là sinon vous auriez trois, quatre mots maximum par ligne ...
Quand je vois mes notes par rapport à celles du salon de la tequila et du mezcal (ou même du Gin Discovery) - ça c'est du teasing ^^ - je ne vois qu'une solution envisageable : ce n'était tout simplement pas un bon jour (pas luné pour prendre des notes, envie de m'amuser avec tout un tas gens sympa, ...). Et j'étais peut être complètement à côté niveau dégustation aussi parce qu'il y a des termes que j'ai longtemps cherché sans malheureusement les trouver ...
Au moins, ça prouve que je suis humain et pas juste une machine à prise de notes :-D
 
Boulet de Canon 5 :
Alors celui-là, c'est The Rum from Outer Space quoi ! On est carrément sur un produit dont les fûts ont finit dans des salaisons !
Amis de la saucisse de Morteau, Bonjour !

Compagnie des Indes - Boulet de Canon 5
Parce que sérieusement, elle claque l'étiquette !
Comment ça la gamme Transcontinental me reste en travers de la gorge ?
La robe est dorée, c'est engageant.
 
Le nez est, comme souvent pour les itérations Boulet de Canon, surprenant : on part à la fois sur de la douceur mais aussi sur de la saucisse fumée.
Un truc relativement fin mais dont l'intensité de l'aspect fumé va beaucoup évoluer.
 
La bouche est tout aussi étonnante : rondeur et saucisse de Morteau se rencontrent de manière assez harmonieuse. Le côté fumé se fait encore plus intense.
 
Au niveau de la rétro-olfaction, là, il n'y a pas photo : on est sur la charcuterie en plein et c'est fumé dis donc !
 
La finale, relativement longue, restera sur cette constance gustativo-olfactive.
 
Bon, le produit whatthefuckesque du salon, c'est fait.
 
Jamaica 12 ans - New Yarmouth :
Ou comment Wray & Nephew nous sort un overproof puissant qui n'a pas grand chose à envier à certains Hampden. Rien que ça.

Compagnie des Indes - Jamaica 12 ans - New Yarmouth
Vous ai-je déjà dit que les bouteilles CDI étaient immédiatement reconnaissables ?
On repart sur un produit plus clair avec une robe paille.
 
Le nez vous embarque directement dans la Jamaïque poisseuse et pleine de punch : des fruits exotiques à profusion, une légère touche de solvant, ... Un gros bonbon typiquement jamaïcain.
 
En bouche, ça passe super bien, c'est chaud, toujours sur les fruits exotiques, toujours avec un rien de solvant et enfin quelque chose de plus animal (traduction : encore plus intense).
 
La rétro-olfaction est explosive, sur le solvant et la colle forte (Jamaïque !!!).
 
Enfin, la finale est, elle aussi, relativement longue sur ce côté fruité et animal.
 
Top, clairement un premier coup de cœur.
 
Bon, un retour plus constructif suivra prochainement mais c'est déjà un début.
 
Compagnie des Indes, c'est fini, direction le stand Zacapa où j'avais repéré une bouteille de Reserva Limitida 2015 qui n'était finalement pas dégustable (d'où ma question, pourquoi la foutre bien en évidence dans le "décor" du stand ?). On avait juste droit à l'habituel Solera 23 et au XO (plus cher et bien moins bon que le 2015).
Va chercher à comprendre.
 
Du coup, direction le stand Rum Nation, où - joie - se trouvait un truc que je n'espérais pas trouver ici :

Rum Nation - Small Batch Worthy Park 2006-2017 57° :



Rum Nation - Small Batch Worthy Park 2006-2017 57°
Généralement avec ce type de bouteilles, on est rarement déçu
La couleur est déjà bien sympa avec son bel or intense (la photo est franchement trompeuse, je sais). 
Le nez est juste génial : gourmand, hyper fruité (fruits exotiques fatalement) et foncièrement jamaïcain.
 
En bouche on s'enfonce encore plus profondément dans cette fantastique terre rhumesque  : ça "pète" directement sur des notes reconnaissables entre mille ! Là tu sais que tu es en Jamaïque !
Et ce n'est pas nécessairement un truc bien puant hein : c'est rond, super fruité, assez doux (si, si), légèrement chocolaté avec un retour sur les épices et les agrumes.
 
La rétro-olfaction viendra confirmer tout ça.
C'est juste génial.
 
La finale est longue, bien fruitée et portée un peu plus sur ce côté solvant typique.
Peu de notes (du moins de notes exploitables) mais un tout gros coup de cœur !
 
A ce moment là, on a vu que François Longueteau (un rien blanc lui aussi) était revenu (les paris sont ouverts sur le passage aux toiletes délicat ou pas vu la tête qu'il faisait en partant ^^), on est donc reparti à l'assaut du stand du même nom.
L'idée de base était - du moins pour moi - de comparer les trois parcellaires (car oui, ils étaient là tous les trois) pour finir en apothéose par le Genesis (déjà goûté hier et l'année passée).
Bon, comme exposé ci-dessus, ça nous aurait couté cinq tokens pour des doses de m**** donc je me suis contenté du P4 (l'un ou l'autre a repris du Genesis mais - au vu de la quantité versée - ça a râlé sec ... et je comprends).
 
Bref, il donne quoi ?
 

Longueteau - sélection parcellaire numéro 4 :

Après la canne rouge, place à la canne bleue.

Longueteau - sélection parcellaire numéro 4
Un packaging toujours aussi classe :-)
C'est un blanc donc niveau coloration, je n'ai rien à dire. Au moins mes notes sont complètes ici.
 
Le nez est - sans surprises - très canne à sucre, très végétal avec un douceur qui se développe (un peu d'agrumes ?).
 
La bouche reste sur ces notes très végétales (canne à sucre) toutes en rondeur.
Pareil pour la rétro-olfaction.
 
Pour la finale, j'ai noté "OK ++ -dem" je dois bien admettre que c'est - à ce jour - d'une clarté limpide dans mon esprit ...
 
Tout ça pour vous dire que vu la qualité des parcellaires 1 et 9 (surtout le 9), il faudra le regoûter à tête reposée celui-là parce qu'on a été fort dissipé (on a clairement plus bavé sur la quantité servie et les prix pratiqués que profité du produit dans notre verre).
 
Changement de stand histoire de ne pas faire scandale du coup.
 
Cette année, le Salon nous gratifiait de deux embouteillages spéciaux dédiés à l'évènement.
Une chouette initiative !
Et c'est là que je me dis que j'aurais dû en faire des samples histoire de refaire le point calmement sur les produits, plouc que je suis.
 
Le premier des deux nous viens de chez Neisson (les cinglés qui viennent de sortir des carafes à 2.500,00 euros mais qui font également un superbe blanc à 52,5°).
Je n'ai jamais bien compris l'engouement pour Neisson. Après, je n'ai vraisemblablement pas goûté ce qu'il fallait dans les vieux non plus.
Ce que je peux comprendre par contre c'est qu'on apprécie leur blanc parce que comme dit plus haut, le 52,5°, c'est une tuerie !
Bon, et la cuvée du Salon ? 

Neison 2012-2017 Special Bottilng 4ème Salon du Rhum - 49,2° :


Je le reconnais, j'ai choppé les photos sur la page FB du Salon ;-)

Sa robe est bien dorée. C'est joli.
 
Le nez présente un fin boisé ainsi qu'une rondeur épicée (sérieux mes notes sont hyper limitées, soyez indulgents cette année ...).
En bouche, le boisé est toujours là et aussi sympa qu'au nez. Les fruits à coques passent le nez à la fenêtre et voilà.
J'ai également trouvé que l'alcool était moyennement intégré.
C'est pas mauvais hein, loin de là mais je ne suis pas transcendé.
Il va vraiment falloir que j'ouvre ce sample de la cuvée 3ème millénaire histoire de me fixer définitivement sur leurs produits.
 
La rétro-olfaction est sensiblement identique à ce que relevé plus haut et la finale ben elle arrive à la fin.
Oui, à a ce moment là, on est parti sur le débat du "c'est cher et ça ne vaut pas nécessairement sont prix sauf si tu les achètes sur place" (là on parlait plutôt des prix pratiqués sur les produits La Favorite)
Quand je vous disais que c'était très studieux ...
 
Passons à la seconde "cuvée du Salon" (je l'appelle comme ça si je veux d'abord) :
 

New Grove 2009-2017 Special Bottling 4ème Salon du Rhum - 60° :


New Grove 2009-2017 Special Bottling 4ème Salon du Rhum - 60°
Packaging habituel chez New Grove ; on ne change pas une équipe qui gagne.
La couleur fait très New Grove : orange cuivré.
 
Le nez est hyper fruité, c'est super doux et très agréable (ne serait-ce même un peu trop fruité et trop doux ?). De légères épices arrivent par la suite.
Il m'a d'emblée fait penser au New Grove Single Cask Rum 2007 - 55°, fût 14-07-48 (oui c'est précis mais faut bien que vous arriviez à le retrouver dans l'article où on ne parle que de ça).
Sympa.
 
La bouche m'a paru fort sur le fruit (fruits blancs, fruits jaunes, agrumes) avant qu'on ne recroise quelqu'un d'autre (coucou Francis) et qu'on se disperse au niveau des notes...
Bref vous n'en saurez pas plus.
 
Des deux embouteillages Salon, ma préférence va vers le New Grove mais on ne peut pas vraiment dire que ces dégustations aient été les plus attentives et les plus précises que j'aie faites jusqu'à présent.
 
Petit passage au stand "Velier" ("LMDW" serait plus juste) histoire de voir s'il y avait des choses intéressantes.
Oui et non et comme le brave homme derrière son stand ne voulait pas dire ce qu'il comptait présenter à sa master-class et que je ne voulais pas payer pour un produit que j'allais déguster cinq minutes plus tard, je me suis rabattu sur un Rhum Rhum PMG réduit. Là il a bien voulu me dire qu'il n'était pas dans son line-up. Un rien lourd le mec quand même ...
 
Dégustation en mode frustration due au fait que, pour les 70 ans de Velier et les 60 ans LMDW, il n'y ait rien de spécial en dégustation sur le stand (ok, il y avait un Caroni 21 ans et le 23 ans mais le stand Nectar faisant nettement plus envie par exemple), pas d'embouteillages spécifiques pour l'occasion, rien. Et pourtant ils sont Légion !
Bref ... 

Rhum Rhum PMG 41° :

Après celui à 56° (une tuerie), place au petit frère réduit.


Rhum Rhum PMG 41
Ca donne envie hein ?
Je passe sur la couleur de l'affaire pour m'attacher directement au nez qui est végétal (tu m'étonnes), doux (un côté fruité agréable), léger, frais et citronné.

Le bouche est toute en douceur citronnée avec un retour des notes végétales.
 
On reste sur les mêmes notes en rétro-olfaction avant de terminer sur une finale où le côté rond repasse au second plan.
 
Un beau produit, il faudrait comparer les deux calmement un jour, ça serait intéressant.
 
Et bien voilà, fin des dégustations.
 
De là, nous sommes partis vers la master-class dont question plus haut, on s'est fait arrêté par le petit nerveux dont je vous ai longuement parlé et on a enchainé par le collector avant de repasser chez Nectar (histoire de faire une dégustation plaisir avec l'Enmore Silver Seale) et de retourner chez Samaroli pour - enfin - faire découvrir à mes acolytes du jour les produits avec lesquels je les bassine depuis des jours.
 
Conclusion : fin de salon derrière le stand, présentation d'une partie de la nouvelle gamme Samaroli aux GaetanS (oui avec S parce qu'il y en avait deux : celui de chez Watch Smell Taste and Having Fun et celui de chez Hesby-Drink, la vie est compliquée parfois), passage rapide de Vincent avant de remballer tout, dire au revoir à tout le monde et rentrer calmement à la maison pour manger une pizza bien méritée ;-)
 
Conclusion : deux journées bien remplies, quelques coups de gueules on ne peut plus minimes eu égard au plaisir de vivre ces deux journées intenses, de belles rencontres, de chouettes découvertes, une ambiance géniale, ...
Au final, ce n'est que de bons souvenirs (personnellement, encore plus que l'année dernière) !
Parce que ça fait aussi partie des bons souvenirs (et que j'avais envie de la remettre ^^).
Ah si, le seul truc nul mais qui est arrivé après le Salon : le Salon du Mezcal et de la Tequila en fait c'est top et l'année prochaine ils envisagent de le faire au même moment que le Salon du Rhum.
Ca c'est nul parce qu'il va falloir faire un choix (de base c'était deux jours à Spa puis deux jours à Gand ; là il va probablement falloir faire samedi d'un côté et dimanche de l'autre).
Quand on y pense bien, c'est un problème de luxe en fait :p
 
Quoiqu'il arrive, à l'année prochaine !
 
 
Rhum n' Whisky

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