jeudi 20 décembre 2018

Quartet de Buxton


Oui, je l’admets, je me repenche avec le plus grand intérêt sur la bière.
Après, c’est pas ma faute, j’ai un caviste qui propose des trucs si pas à tomber mort, complètement « ouatzefeuquesk’ ». Du coup, c’est un peu dur de résister.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, on va encore causer bière.
Anglaise pour être précis.
En effet, les quatre produits qui suivent nous viennent tout droit de chez Buxton Brewery, des gens qui – pour ce que j’en ai goûté – arrivent à produire des trucs démentiels.

La preuve :

Buxton Brewery – Trolltunga

Ok, ici, ce n’est pas que Buxton vu qu’il s’agit d’une collaboration avec Lervig Aktiebryggeri (à vos souhaits. Il s’agit d’une brasserie norvégienne).
Bref, nous avons droit à une Gooseberry Sour IPA (et, oui, gooseberry, c’est bien pour groseilles à maquereaux) titrant à 6,3%.
Sinon, Trolltunga est le nom d’une falaise située au-dessus d’un lac norvégien et signifierait « langue de troll » (d’où l’étiquette).

Buxton Brewery – Trolltunga
Une étiquette de folie !
Visuellement, c’est certes bien doré mais également bien « transparent ». La mousse est blanche et retombe assez vite.
Remarquez le fait que les canettes font 44 cl, ce qui remplit « légèrement » le verre.

Au nez, on relève d’emblée une légère amertume fruitée (alors, c’est peut-être bien psychologique mais je dirais sur la groseille … et, surtout, sur des notes de pamplemousse) ainsi que de fines notes sucrées.
C’est assez prégnant et ça fait clairement passer le côté houblon/malt au second plan avant qu’il ne tente de revenir lutter avec ces saveurs fruitées amères.
Bon, une sour, c’est une première pour moi et, du coup, il ne fallait peut-être pas commencer par quelque chose de si spécial mais voilà. Et puis j’aime encore bien.

En bouche, bah, c’est écrit en grand dessus hein : sour. Et ce n’est pas un mensonge. C’est donc  relativement surisse (aigre si on veut traduire ça comme il faut) avec d’importantes notes citronnées.
À noter qu’initialement, on a droit, de manière très éphémère, à des notes « forestières » (sur la résine, le pin) avant que cette sensation citronnée n’arrive très rapidement pour s’imposer encore plus vite.

La finale nous fera voyager : d’abord portée sur ce côté surisse extrêmement citronné, elle évoluera vers des notes résineuses pour ensuite nous offrir de fines touches sucrées avant qu’un aspect houblonné/biscuité beaucoup plus doux (sur des notes douces-amères quand même) et hyper agréable ne vienne conclure la dégustation.

Alors autant le nez et la finale (surtout la finale) sont très sympa, autant en bouche c’est un peu trop trash à mon goût.
Ça reste toutefois une très chouette expérience … que je retenterai avec grand plaisir (oui, je suis dans la merde, je sais ^^’)

Omnipollo & Buxton – Original Double Vanilla Ice Cream IPA

Encore une collaboration entre cette sympathique brasserie anglaise et des collègues des pays nordiques vu qu’Omnipollo est une brasserie “itinérante” suédoise.
La chose titre à 8% et contient du lactose.

Omnipollo & Buxton – Original Double Vanilla Ice Cream IPA
… Très honnêtement, il m’a fallu le temps pour comprendre que c’était une « soft ice » avec des pieds. Parce qu’initialement, le visuel m’avait clairement fait penser à autre chose …
Alors, soit j’ai loosé sur le service (ce qui est fort possible), soit la mousse est hyper fine (je ne suis pas convaincu).
À part ça, la robe est dorée jaunâtre et un peu trouble.

Le nez est très doux, sur la vanille (si, je vous jure !!), légèrement fruité et avec quelques notes de houblon en fond.
Ça fait vraiment dessert et au plus le temps passe, au plus le côté « glace vanille » va s’imposer.
C’est super gourmand dis donc !

En bouche, ben … oui, c’est très vanille (et pas d’un peu).
On notera la présence de quelques épices (juste pour dire), de fines notes florales (si, si, je vous promets) ainsi qu’un peu de fruits à la vanille (on balance entre fruits jaunes et vanille).
Les 8% se sentent plus ici et nous offrent ainsi un produit typé dessert glacé alcoolisé.
Maxi miam !

La finale est longue (très), crémeuse et vanillée. C’est toujours très dessert même si on a une petite amertume sous-jacente (qui reviendra à la fin, accompagnée de fines épices).
Le côté « alcoolisé » du produit va aller en se développant encore un peu pour nous offrir un « café liégeois sans café ».

Alors oui, c’est assez monolithique mais bordel que c’est bon !
Roooolala :-D

Buxton Brewery – Imperial Black India Pale Ale

Buxton et rien que Buxton cette fois avec cette Imperial Black IPA titrant à 7,5% et considérée par certains comme une des meilleures de sa catégorie (rien que ça).

Buxton Brewery – Imperial Black India Pale Ale
A nouveau, une étiquette de folie !
Ici, on est sur un truc bien noir. Après, c’est écrit aussi. La mousse est de couleur blanc cassé relativement intense à tendance beige claire ;-)

Le nez est fruité (sur les agrumes) mais également sur des notes de houblon ainsi que des notes « forestières » (épines de sapin, résineux).
Déjà là, j’ai pris une claque : c’est super frais et bien moins lourd que ce qu’il n’y parait.
Et derrière tout ça, on gagne déjà une fine amertume torréfiée et quelques notes sucrées.
C’est assez déconcertant au vu de la couleur du truc !

En bouche, on conserve les agrumes et les notes résineuses (sapin) mais le café et l’amertume (un rien contrebalancée par quelques touches sucrées) vont dominer les débats.
On aura ici un profil bien plus porté sur le café amer qu’au nez tout en gardant un côté houblonné bien présent.
C’est à la fois frais et très intense.
C’est vachement bon ça !

La finale, à nouveau très, très longue démarre sur une grosse amertume torréfiée avant que des notes d’agrumes orangées n’amènent un peu de fraîcheur et de douceur à la chose avec quelques pointes sucrées.
Moment Barney Gumble, le petit rototo est « résineux » ^^’

Wow ! Très honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel retour de l’amertume au vu du nez, quelle claque !
Et c’est le genre de produit que au plus que tu le goûtes, au plus que ça te goûte hein !
Miam quoi :-D

Buxton Brewery – Sound of Islay – Imperial Stout

Bah oui, vous pensiez vraiment échapper à un stout ou un porter ? Sérieusement ?
On est face à une bière titrant fièrement à 13% (oui, rien que ça) et ayant subi un vieillissement de plus d’un an en fût ayant contenu du Laphroaig.
L’étiquette, sublime, nous dit, en anglais dans le texte ; « Single Scotch Whisky Barrel Aged » ainsi que « Aged for over a year in barrels previously holding one of the most intensely peaty whisky from Islay ».

Buxton Brewery – Sound of Islay – Imperial Stout
Quand je vous disais que l’étiquette était superbe.
Bon, la photo rend mal (comme ça vous êtes prévenus) : la mousse (hyper fine) est brune et la robe noire. Mais noire noire.

Au nez, la première impression est juste « wow ! ». Ici, on l’a le whisky. Clairement. Parce que tourbe il y a ! Et pas qu’un peu !
Mais on notera également une belle présence typée bière (logique direz-vous, je vous le concède) plus portée sur le houblon.
Le reste va totalement passer au second plan.
Par la suite, d’autres arômes viendront nous chatouiller les narines et notamment un beau café tourbé (oui, c’est boulversifiant, je sais) légèrement sucré (caramélisé ?) des plus agréable qui va s’imposer de plus en plus.
Et au plus le temps passera, au mieux l’ensemble sera fondu.
Tuerie en perspective.

En bouche, on aura droit à ce petit côté acidulé/surisse (légèrement fruité) finement caramélisé typé stout avec, en arrière-plan, quelque chose plus orienté cendre froide que tourbe. Cet aspect whisky est passablement intense.
On confirmera ensuite la sensation de fruit mais les notes de café vont aller crescendo avec une pointe d’alcool lui donnant un air d’Irish Coffee tourbé (ouh, … c’est à creuser ça !)
On notera la présence de très fines bulles.
C’est donc toujours très miam !

La finale est extrêmement fumée (voire cendrée), tendance fût cramé. Les watts se sentent et on a un petit côté stout sous-jacent très agréable (acidulé, sucré mais surtout café).
Il va sans dire que c’est immensément long sur ces notes de café fumé incroyables. C’est sans fin !
Juste wow quoi.
Une claque monumentale !! Y a bon maxi miam là :-D
Et c’est le premier Laphroaig que j’apprécie ^^’

Sinon, autant les 13% passent nickel pendant la dégustation, autant on les sent passer après.

Vous l’aurez compris, Buxton, j’aime beaucoup !
Vivement les autres !


Rhum n’ Whisky

mercredi 19 décembre 2018

Whisky World Spa 2019 … Vers l’infini et en deçà !

Whisky World - logo
Un design un peu bling-bling ; généralement ça ne présage rien de bon … et ça va se confirmer …
Dernièrement, un ami m’a informé qu’un événement « maltesque » devrait avoir lieu à Spa en février 2019.
Vu l’arrêt du Whisky-Live Belgium après la 15ème et dernière édition (arrêt notamment dû au décès de Jacky Busch, organisateur de l’événement et personne remarquable), j’étais assez sceptique.
Mais mon interlocuteur étant bien introduit, j’ai creusé.
Il n’en savait pas beaucoup plus : Nectar l’a informé qu’un « nouveau » salon du whisky serait organisé à Spa en février.
Affaire à suivre donc …

Et là, depuis quelques jours, une page facebook intitulée Whisky World - Spa a vu le jour.

Suite à cela et pour éviter toute amalgame (car amalgame il y a, j’y viens), les anciens organisateurs du Whisky-Live (que l’on nommera WL par après) postait le message suivant sur leur page FB :
« Chers amis du Whisky-Live Belgium ! En espérant que vous allez bien ! En ce lundi soir, il nous paraît important de clarifier une situation: nous ne sommes PAS les organisateurs du "Whisky World - Spa".
L'aventure "whisky" est définitivement terminée pour nos 50 benevoles et nous-memes après 15 ans de loyaux services. Cette organisation n'est donc pas du tout de notre ressort mais bien à l'initiative d'une société privée... même si l'endroit et les dates que nous utilisions habituellement peuvent amener à confusion...
Nous leur souhaitons bien entendu bonne chance dans leurs activités... et pour notre part, notre équipe vous retrouvera avec sourire et énergie en octobre pour notre Salon du Rhum Belgique »

Pourquoi ce message ?
Simplement parce que la page FB du WWS (histoire de ne pas devoir retaper World Whisky Spa à chaque fois) renseignait en annonce :
« Depuis 15 ans un salon de référence dans le domaine!
Découvrez très prochainement les exposants présents et lancement de la billetterie avant noël! »

Dans le genre « je me fais passer pour le WL histoire de profiter de leur notoriété », on a rarement fait mieux.
Un moyen comme un autre de remplir l’endroit le jour J. Passablement malhonnête je trouve.
Vu la date de l’événement (identique à celle du WL), le lieu (itou) et e concept (pareil), il est plus que probable que le commun des mortels (comprendre pas vous, en train de lire ceci, vu que vous êtes intéressés par le sujet (et que je n’ai pas une visibilité démentielle) mais les gens qui n’ont des contacts que plus ou moins diffus avec le monde des spiritueux) pensent en toute bonne foi qu’il s’agit du même événement mais après lifting.
Or il n’en est rien …

Et depuis le 17 décembre, on a droit – chaque jour – à une « nouveauté » concernant le salon.

Très pragmatiquement, on peut faire deux constats :
- certes, de nouveauté c’est le cas car c’est un nouveau salon et non le 16ème WL donc tout ce qui sera organisé sera nouveau ;
- d’un point de vue pratique, c’est tout sauf des nouveautés (horaires (…), espace VIP et ultra VIP, masterclass, …) … rien de bien neuf, ni de révolutionnaire hein.

Enfin, relevons le summum du mauvais goût de la dégustation : le tumbler mis à toutes les sauces.
Pour celles et ceusses qui ne le sauraient pas encore, c’est ça :
tumbler
oui, oui …
Niveau dégustation, on peut rapprocher ça d’un verre Amora (n’importe lequel hein, celui avec des Schtroumpfs – spéciale dédicace à Cédric L. –, celui avec la Reine des Neiges, …), tant que c’est le petit verre Amora, ça vous donnera le même résultat niveau perception des arômes.
Encore une fois, on pense inconscient collectif sans même réfléchir aux personnes intéressées par la dégustation en tant que telle.
Beau.

Mais bon, je m’étais dit que tout ça faisait partie du jeu, genre on surfe un peu sur la vague WL puis on remet bien les choses au clair.
Ça en serait resté là, ça ne m’aurait  pas posé trop de problèmes.

Tout comme les réponses aux questions posées par moi ou d’autres.
Questions pertinentes relatives à l’accueil des professionnels, à l’emploi ou non des tokens et – dans l’affirmative – au système de fonctionnement de ceux-ci ainsi qu’à son contrôle, …
A chaque fois la même rengaine : « Tout sera expliqué »
Ok coco, tout sera expliqué mais à presqu’un mois de l’événement, faudrait penser à développer un peu plus hein. C’est bien beau de faire de grands effets d’annonce sur fesse-bouc mais encore faut-il qu’ils soient un minimum suivi quand quelqu’un aborde un sujet intéressant.
À nouveau, mettons ça sur la fougue de la jeunesse et une méthode de com’ un rien pourrie. Ça peut arriver. C’est cependant plus étonnant quand ça vient de la part d’une société spécialisée dans l’événementiel …

Enfin, cet article n’aurait pas vu le jour sans ce qui suit, ce qui m’a le plus choqué et profondément dégouté.
Rappel des faits de ce jour (ça remonte à quelques heures).

Un ami (oui, le Cédric S. de la photo et, non, pas celui des pots de moutarde), se permet de commenter le statut du WWS en soulignant ironiquement le fait que ce n’est en rien un 16ème salon car pas un WL mais bien un tout nouveau salon sans aucun rapport avec le autres.
Bref il remet l’église au milieu du village, peut-être de manière un peu abrupte (perso j’ai pas trouvé mais j’ai mes côtés ours aussi hein) mais de manière on ne peut plus réaliste.

C’est là qu’arrive la réponse du visiblement chargé de com’ du WWS.
Je ne reproduis pas celle-ci entre guillemets parce que sinon vous ne me croiriez jamais … d’où print-screen (yep, certains pensent à tout, merci Ced) :

Y a du level hein … Si vos yeux saignent, c’est normal.
Vu que dans mes articles, je fais au mieux pour conserver une certaine honnêteté, j’aurais bien fait un print-screen de ma réponse mais comme j’ai été bloqué (bah oui, j’ai émis un avis divergent … rooooh dictature), je vais faire ça de mémoire.

Eu égard à cette réponse dégueulasse, scandaleuse, complètement pourrie, irrespectueuse au possible pour tous les membres du WL mais plus encore pour Jacky et ses proches, j’ai gentiment fait savoir à ces « organisateurs » que :
- il y avait intérêt à ce que leur salon soit à la hauteur car sinon j’allais les démonter dans mon retour ;
- qu’au lieu de faire des effets d’annonce inutiles, il serait pertinent de faire attenssion a l’aurtaugraf ;
- que c’était pas un bon plan de toucher aux copains …

À ce moment, je me suis dit que je jugerai sur pièce. Et que je serai cinglant.

Puis j’ai été bloqué. Ced aussi. Ainsi qu’un ami qui a osé liké des commentaires dissidents.
Bravo la démocratie.
Et j’apprends qu’ils ont brillamment bloqué un caviste. Beau les gars, vraiment.

Quant à l’équipe plus pro et plus expérimentée, faudrait déjà envisager d’acheter un pack de Bescherelle (ils font les trois, orthographe, grammaire et conjugaison, pas de soucis) et de différencier un tumbler d’un verre à dégustation à proprement parler.
Parce qu’honnêtement, là vous donnez juste l’impression de vouloir faire du fric en profitant d’un truc qui marchait très bien AVANT vous et qui était organisé par des gens professionnels et passionnés qui – en plus – avaient un profond respect pour les participants, exposants, …

Donc bon, votre logo bling-bling, faudrait penser à le remplacer par un trou noir.
Ça permettrait d’y faire disparaître la connerie abyssale que vous venez de faire.

Pour ceux qui voudrait savoir où, quand, comment a lieu l’événement, désolé mais démerdez-vous, je boycotte totalement ce truc.
Donc pour le retour vous jugerez sur pièce.
Pour autant que vous estimiez pertinent de soutenir (et de payer hein) des gens sans aucun respect pour un événement historique belge niveau spiritueux, pour tous ceux qui ont œuvré à son succès mais pire encore, pour un homme incroyable et tous ses proches.

J’invite donc tout qui a un tant soit peu de sympathie pour le WL ou pour les personnes qui ont gravité autour de son organisation à boycotter purement et simplement cet événement.

Et pour revoir toutes ces personnes géniales, n’oubliez pas de venir au Salon du Rhum en octobre 2019. Vous y ferez vraiment de belles rencontres.


Rhum n’ Whisky

PS : Vu que chez WWS, ils ont l’air d’apprécier les dièses, pardon, les hashtags, en voilà l’un ou l’autre : #soutienauxcopains #jaimepasquandontoucheauxcopains #respect #boycott

vendredi 14 décembre 2018

Des piments dedans ma bière ?!


Watzefuq dirait l’autre ! Mais si, aujourd’hui, on va causer bière épicée, pardon, pimentée !

La chose, qui nous vient tout droit du Danemark, de la Brasserie Mikkeller pour être précis, est en fait un porter brassé avec une préparation de piments Jalapeños séchés et fumés. Rien que ça.
Niveau voltage, on est sur du 6,6%.

Bon, on va se lancer hein :-D

Mikkeller – Chipotle Porter

Mikkeller – Chipotle Porter
Que c’est kitsch et laid :’-D
Visuellement parlant, c’est pas foncé, c’est noir. On voit que dalle si ce n’est du noir. Et une mousse beige foncée/café crème.
On notera la présence de très fines bulles.

Sans surprises (et tant mieux parce que j’aime ça ^^), le nez est très porter : les arômes de café y côtoient des notes légèrement fumées/grillées et le tout est très « lourd » (mais vraiment).
On notera déjà un beau côté épicé.
Le tout va rester assez stable d’un point de vue aromatique mais chacun des aspects cités plus haut va aller en s’intensifiant.
J’aime bien.

En bouche, on va commencer par des notes de café torréfié et des notes fumées avant d’être emporté par des envolées épicées et pimentées démentielles (la chose qui vient à l’esprit à ce moment-là est tout simplement « Oh, bordel … ! »).
On relèvera un léger aspect fruité acidulé mais qui ne fera qu’un bref passage avant de laisser place à ces importantes notes épicées (poivre, piment, …).
C’est violent dis donc !
Quelle claque !

La finale conservera fatalement les notes pimentées relevées en bouche avant que le côté torréfié, fumé et chocolaté plus typé porter ne vienne se rappeler à nous avec quelques touches toastées.
C’est long. Long, long, long hein. Et pimenté !

Wow ! Ca dépote ça !
Génial, gros kiff :-D

Par contre, goûter un truc après, c’est un peu mort hein --‘

Je dois encore avoir l’une ou l’autre « bière pimentée », vivement !


Rhum n’ Whisky

jeudi 13 décembre 2018

DDL qui brille …


Chance inouïe, la dernière #quinzaine en date du BRC (enfin, plus trop mais bien à l’époque où j’ai commencé la rédaction de l’article …) proposait un thème on ne peut plus sympathique dédié aux bouteilles oussekilyaécrit « Diamond » dessus.
L’occasion d’écluser l’un ou l’autre sample qui traînait à la cave et de faire le point sur ces rhums du Demerara parfois sans trop de précisions quant à leurs origines.

… Le fait que je sois à l’origine de cette quinzaine n’est qu’un heureux concours de circonstances ^^
(et, oui, il y a déjà plein de Diamond chroniqués sur ce site ; je vous invite d’ailleurs à checker le listing pour y voir un peu plus clair quant à ce).

On démarre en partant aux Pays-Bas, chez un embouteilleur indépendant qui nous a dernièrement offert un superbe Hampden bien violent et qui est en passe de nous sortir un Foursquare brut de décoffrage top moumoute :

Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%

Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%     Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%
Bon, visuellement, les quilles de chez Kintra, c’est pas de la haute décoration mais après tout, est-ce bien utile ?

Sa robe est cuivrée à reflets automnales (c'est poyétik’ hein oui ^^).

Le nez est un rien alcooleux, sur des notes de café et de chocolat assez typées dark demerara. On relèvera également une certaine acidité et, déjà, une fine amertume.
Un petit côté sucré sous-jacent est également de la partie avec de la mélasse grillée.
Les notes toastées vont, au fur et à mesure, se faire plus torréfiées.
Enfin, quelques fulgurances pâtissières complèteront le tableau.
C'est assez constant et les quelques touches de fruits noirs (pruneau ?) ne vont pas y changer grand- chose.
En fait, c'est passablement "lourd" comme nez.

En bouche, c'est directement beaucoup plus épicé, légèrement piquant avec une forte dominante des pruneaux (mais pas que... Orange aussi ?) et de la mélasse qui amèneront un côté plus "doux" à un produit assez relevé.
Un aspect plus beurré sera de la partie en entrée de bouche et quelques touches florales et mentholées amèneront un peu de fraîcheur.

La rétro-olfaction nous offrira une amertume boisée et végétale avec un sucre torréfié/grillé sous-jacent, le tout accompagné de quelques notes fruitées mais également de notes mentholées qui, ici aussi, amèneront de la fraîcheur au produit.

La finale est moyenne, sur ces notes de sucre/mélasse torréfiée mais aussi sur les fruits (pruneau) relativement sucrés.
Derrière ça, on relèvera l'amertume déjà repérée plus haut.
On terminera enfin sur des notes torréfiées à tendance mentholées.

Un Diamond assez lourd, pas désagréable mais pas transcendant.

Après un passage chez nos amis nollandais, direction l’Ecosse !

Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%

Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%     Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%
Eux, leurs bouteilles sont rapidement reconnaissables (et sans boite. Private Joke inside ^^)

Visuellement parlant ben, c'est clair hein. On va dire paille.

La première chose qui vient à l'esprit quand on s'avance vers le verre c'est "Ouch, c'est herbacé ça !". On est plein sur les aromates accompagnés d'un fin boisé et de notes sucrées sous-jacentes portées sur le fruit à chair blanche.
On va évoluer par la suite sur des notes plus pâtissières tout en restant sur ce côté "aromatique" avec une légère salinité et on gagnera un côté plus typé "sucre brun"
Si ce n’est le voltage, bien foutu, je ne suis clairement pas emballé ...

En bouche, c'est d'entrée bien plus épicé (poivre en plein, fin côté salé, ...) tout en restant sur les aromates accompagnés de notes boisées plus présentes.
Le côté "sucré" perçu au nez est toujours là mais se fait plus écœurant avec une amertume sous-jacente pas des plus emballantes qui va aller crescendo.
On notera également un "instant fraîcheur" dû à des notes florales et à quelques touches de réglisse.

La rétro-olfaction restera très épicée, légèrement torréfiée (cet aspect va s'imposer) avec une amertume boisée sur la réglisse et quelques notes sucrées plus caramélisées (toujours ce fruit à chair blanche) pour contrebalancer l'amertume.
On a l'impression que le produit pourrait être bien plus gourmand mais qu'il est bridé par ces notes particulières.

La finale, assez longue, nous offrira tout d'abord de brèves notes torréfiées qui passeront vite vers quelque chose que l'on qualifiera de « sucre aux aromates » accompagné d'épices qui va aller en s'éteignant pour faire la part belle à une amertume boisée, légèrement toastée (un aspect qui va lui aussi passablement évoluer), pleine de réglisse.
Quelques notes florales tenteront d'amener de la fraicheur à l'ensemble, sans trop de succès, avant que l'on ne se retrouve face à d'importantes touches salées surprenantes.

Oui mais non en fait. 
Alors PM pour l'amertume ou Versailles pour les aromates ? Ou blend des deux ?
Notez bien, Wild Parrot a sorti un Uitvlugt qui n'en est pas un selon moi à quasi 400 boules et ici Duncan Taylor nous offre un Diamond qui n'en est pas un non plus à moins de 80 euros (du moins à l'époque). A choisir (mais vraiment s’il faut), je laisse le perroquet s'envoler ;-)

Suite du tour du monde et direction la France.

Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%

Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%     Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%
Moi j’aime bien leurs bouteilles chez « ER », c’est joli et c’est plein d’infos.

Bon ici, on annonce tout de suite la couleur, le mark c'est MPM (ce qui chez un pote équivaut généralement à "Merde, Port Mourant" ... Trompe me je ?)

On continue dans les trucs sans trop de couleurs avec un produit dont la robe est on ne peut plus claire. Paille again quoi ...

Le nez est assez doux, fruité (toujours ces fruits à chair blanche accompagnés ici de quelques fruits exotiques) et floral. On est loin d'un gros PM qui tache donc.
On y trouvera également des épices, poivre en tête, ainsi que quelque chose de plus prégnant et, déjà, de plus amer. Cette amertume va aller en s'intensifiant et sera accompagnée de notes salines qui, elles aussi, vont aller crescendo.
On conservera toutefois une certain sucrosité sous-jacente qui va offrir un surprenant contraste sucré/salé.
Un Port Mourant très continental somme toute. Alors c'est fin, y a pas à discuter, mais ce n'est pas vraiment le profil que je recherche.

La bouche est beaucoup (mais alors beaucoup, beaucoup hein) plus épicée, sur des notes de poivre, voire de piment, et de sel également (la suite logique du nez donc). 
Arrive ensuite les notes plus typés Port Mourant : un boisé plus intense, de la réglisse et une amertume bien présente (sur le bois humide) qui écrase un peu ses comparses.
Les notes florales et sucrées sont toujours de la partie mais elles s'inclinent face aux notes susdites.
Niveau voltage, autant au nez, c'est tip-top, autant ici, on sent bien les 60,1%. Ca envoie.

La rétro-olfaction sera chaude, épicée et sur des notes "amères humides" caractéristiques qui seront toutefois contrebalancées par une certaine fraicheur mentholée sucrée quasi toastée (!).
Un petit côté fumé sera même de la partie.
Ça commence à devenir plus intéressant.

La finale est – comme de règle avec Port Mourant – trèèèèèèès longue, sur cette amertume humide accompagnée d'épices (un léger poivre mais une salinité prégnante cette fois) et de réglisse.
Ces petites touches sucrées et florales relevées plus haut sont toujours là mais – à nouveau – écrasées par le reste des arômes.
Alors qu'on pense que la réglisse amère, les notes de menthol et cette touche fumée perçue à la rétro-olfaction vont terminer la dégustation, voilà t'y pas qu'on passe sur des notes plus lactées !
Un truc lacté-fumé... qui a dit agave ? :-D

Bon, j'ai testé l'embouteillage 2017 après le 2018. Le reproche du 2018 c'était qu'il n'était pas assez "tropical". En fait, c'était le digne successeur de celui-ci.
C'est donc loin d'être mon PM favori mais c'est un chouette Port Mourant continental. Et c'est une nouvelle fois un peu ça le problème en fait ^^'

La France, c’est fini, on part chez nos amis allemands car, oui, après le perroquet sauvage de nos copains italiens, place au perroquet teuton.

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 61,2% - “White”

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 61,2% - “White”
Honnêtement et objectivement, c’est toujours très laid comme étiquette … (du coup, je ne vous mets pas la quille en vrai à côté ^^)

Visuellement, c’est clair encore une fois : paille à fins reflets dorés.

Le nez est passablement herbacé et floral (fleur de sureau entre autre),  un rien sur la réglisse et il présente – d’entrée – une certaine sucrosité.
Même si les watts tendent à se faire sentir, le voltage est bien fichu et ne nous crame pas le visage.
On va continuer sur un produit herbacé et végétal à tendance « foin » avec des épices (notamment des notes salines, iodées) planquées en embuscade mais dominées par la réglisse et une fine amertume.
Tout ça fait gentiment penser à un PM hein ^^
Par la suite, on restera avec une certaine constance sur un boisé amer « caramélisé » accompagné de quelques rémanences florales et réglissées avec un côté mentholé poudreux.

En bouche, on se prend une gifle épicée (sur le poivre en plein avec quelques relents salins) mais l’amertume boisée est également de la partie.
Derrière tout ça, de manière très discrète, il y a quelques fruits blancs, voire jaunes mais c’est histoire de dire hein parce que, déjà, la réglisse ainsi que quelques fulgurances mentholées vont dominer ce côté plus rond.

Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, épicé (poivre, piment), sur la réglisse mentholée et l’amertume boisée relevée plus haut est toujours bien présente.
En fond, on notera quelques notes florales.

La finale nous offrira un retour de la mélasse qui va ici dominer les épices (qui ont toutefois eu le temps de bien imprégner toute la bouche) et l’amertume avant que les rôles ne tendent à s’inverser et que la réglisse et les notes amères ne prennent le dessus.
On garde ces notes florales en arrière-plan.
C’est fatalement assez long.

Autant l’emballage nous fait plus penser à un « Ugly Parrot » qu’au « Coco » italien, autant niveau prix il n’a pas à rougir face à l’Uitvlugt de qui vous savez (parce que bon, honnêtement, je ne suis pas plus emballé que ça ...).

Alors il semblerait que ça soit un Enmore. Si tel est bien le cas ben, c’est pas un bon Enmore ^^
Ça c’est fait …

On reste chez notre perroquet tout moche pour voir ce que nous réserve son jumeau maléfique.

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 62,5% - “Dark”

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 62,5% - “Dark”
Oui, c’est toujours aussi moche. Mais il y a des infos.

Bon ben tout de suite, c’est plus foncé hein ^^’ on part sur quelque chose d’automnale typé cuivre à reflets orangés. C’est bien plus « chaud » et plus engageant que le précédent.

Le nez est pâtissier à tendance florale (toujours sur la fleur de sureau) mais on relèvera surtout une mélasse bien lourde avec des notes caramélisées toastées, limite torréfiées ainsi que quelques incursions mentholées qui amèneront de la fraicheur au produit.
C’est pas hyper évolutif hein, on va rester sur ces notes de bois sucré torréfié avec quelques fruits en arrière-plan.
C’est très « dark demerara » mais c’est pas hyper fin.

En bouche les 62,5% sont puissants (au nez aussi soit dit en passant mais ici c’est pire).
On va garder cet aspect sucre brun / bois torréfié avec une note chocolatée et beaucoup (mais vraiment) d’épices (c’est la fête du poivre en folie dites donc).
C’est chaud et malgré ce côté gourmand, on relèvera une fine amertume. Elle sera toutefois contrebalancée par de légères notes fruitées (agrumes tendant vers l’orange) et mentholées.

La rétro-olfaction est chaude et nous offre une amertume boisée on ne peut plus toastée et torréfiée avec un petit côté réglisse mentholée.
Ca restera toutefois bien plus gourmand que la version « white » avec cette sucrosité typée sucre brun.

La finale, moyenne, fera place à des notes toastées caramélisées et torréfiées chocolatées avec quelques touches florales et fruitées sous-jacentes qui vont progressivement laisser place à une amertume qui va aller crescendo avec une pointe saline qui va écraser tout le côté gourmand du produit.
Cette finale particulière a, à la fois, du bon car sans ça, le produit en deviendrait trop « grossier » mais également du moins bon parce qu’on ne comprend pas trop le pourquoi du truc et ce que ça vient faire ici…

Un Dark Demerara en demi-teinte quoi …

Bon, du pas mauvais, du pas transcendant, … rien de folichon pour le moment.
Ne partez pas tout de suite, c’est ici que ça devient plus intéressant !

On retourne au Royaume-Uni mais côté Angleterre cette fois :

Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%

Pour la petite histoire, il semblerait que ça soit un Enmore (j’en vois déjà un ou deux penser « Cooooool »).

Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%     Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%
Bouteille sobre, jus sombre. C’est con mais je suis confiant … à tort ou à raison ?

On fonce de plus en plus. Ici, on est sur un cuir encore un peu plus intense tendant vers l’acajou avec des reflets orangés profonds.

Ah, ici aussi le voltage on le sent passer.
Après cette première claque, on partira sur des notes boisées typées bois précieux poussiéreux légèrement astringentes, épicées (cannelle, poivre, …) et mentholée.
L’ensemble est relativement toasté et cet aspect un peu « rugueux » est contrebalancé par des notes de fruits cuits (fruits noirs et « rouges foncés » ^^) et de sucre brun. Plus le temps passe, plus tout ça devient gourmand et ce, malgré les notes « poussiéreuses »  tendant maintenant vers l’amande et le noyau avant de passer définitivement aux fruits secs agrémentés de touches de sucre demerara.

En bouche, c’est chaud et piquant. Les épices  explosent, le boisé s’en donne à cœur joie et le sucre brun chocolaté, les fruits secs et … la réglisse légèrement amère tentent tant bien que mal de se frayer un chemin au travers de tout ça.
Réglisse et amertume (si, si !) … oui c’est léger mais ça lui donne un petit côté PM en bouche. Et je ne suis pas le seul à avoir pensé ça.
On notera la présence de fruits noirs là, en dessous des épices.

La rétro-olfaction fait quant à elle la part belle aux fruits cuits ainsi qu’aux fruits secs mais également aux épices fines (cannelle, poivre léger, …), à un boisé subtil et à un sucre brun caramélisé.
L’ensemble est assez puissant.

Enfin, la finale est longue. D’abord sur cet aspect doux (sucré) et fruité (cuits les fruits encore) avant de repartir sur des notes boisées toastées et torréfiées avec une pointe mentholée et, tout du long, ces épices (cannelle, poivre, quatre épices, …) soutenant l’ensemble avant de redevenir on ne peut plus gourmand.

Par rapport aux « perroquets » dégustés le même jour, c’est beaucoup mieux (après, c’est Enmore, je sais …)

On termine enfin avec un embouteillage de « qui vous savez » :

Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%

18 ans de vieillissement sous les tropiques, plus de 78% de part des anges, dernier Demerara embouteillé par Velier … la fin d’une légende quoi (rassurez-vous, Luca est depuis parti jouer avec un certain Richard S).
Et donc, c’est quoi que ça raconte ce produit tant décrié qui, rappelons-le, était – dans un premier temps – vendu à un prix somme toute raisonnable pour un Velier et destiné à la dégustation et au partage entre amis (contrairement à certaines quilles qui ont actuellement une fâcheuse tendance à ressortir à des prix complètement déconnant… Il doit être content le Luca d’ailleurs. Enfin bref…, ça ne va pas nécessairement le motiver à renouveler son geste …) ?

Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%     Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%
Velier, sobriété, ça rime et c’est vert (j’aime bien le vert) et le liquide dedans mon verre est joli aussi

Visuellement, ça donne envie. On fonce encore plus et on a droit à un joli liquide acajou à reflets rougeoyants.

Au nez, d’emblée, c’est « lourd » : il y a du cuir, un petit côté fumé (siiii) mais aussi beaucoup de fruits mais vraiment beaucoup hein (des fruits rouges à souhait, limite confits par moment).
C’est également très doux sur ces notes typiques de sucre brun caramélisé.
L’ensemble est bien fondu et les presque 58% passent comme une lettre à la poste un jour sans grève ….
On se dirigera ensuite vers des notes boisées subtiles, un peu pâtissières (beurrées même !?) sur les amandes, le tout accompagné de fines épices (vanille, cannelle, …)
Avec le temps, le produit se fera plus intense, plus orienté fruits secs avec des notes caramélisées en conservant un aspect « particulier » difficilement définissable (pas fumé, pas toasté mais dans la même gamme de saveurs) qui amène un « truc » au produit.
Par la suite, on aura du tabac, un côté résineux « caoutchouteux » (c’est le truc bizarre cité plus haut) avec de fines notes de réglisse et quelques touches mentholées.

En bouche, le voltage est au top.
Ici aussi le produit se fait légèrement fumé et un rien « caoutchouteux » tout en restant porté sur des notes de cuir.
On continue la dégustation pour évoluer sur des fruits en folie : fruits rouges et noirs (surtout) mais également fruits exotiques séchés (on est en plein sur la figue) ; l’ensemble est accompagné par un sucre cuit limite grillé et un boisé hyper maîtrisé.
C’est gourmand, c’est épicé juste comme il faut, c’est toasté, ça tapisse la bouche de manière harmonieuse.

À la rétro-olfaction, le côté « caoutchouc fumé » Caroni-style se fait plus présent. Attention, c’est subtil hein, on ne vient pas de tomber à Trinidad d’un coup d’un seul mais c’est suffisamment marqué pour être souligné.
Les épices se font plus intenses avec l’arrivée de quelques fruits secs et toujours ce côté sucré toasté pour venir amener un équilibre à l’ensemble qui perd ici un peu de son côté « confituré ».

La finale est longue, sur cette douceur fruitée qui va doucement mais surement aller vers des notes de sucre caramélisé avant que des tout cela ne devienne plus sec avec un côté boisé et épicé qui va reprendre le dessus malgré une sucrosité sous-jacente qui – à nouveau – va lutter contre ce côté toasté/tabac légèrement amer.
In fine, le cuir, le tabac et un fruité sous-jacent (sur les fruits rouges finement boisés, caramélisés et mentholés)  resteront.

Le verre vide conservera des arômes de tabac ainsi que des fines épices et un aspect mélasse mentholé. Ça restera donc assez lourd.

Personnellement, je trouve ça « miam » :-)
Après, on est d’accord, c’est loin d’être le plus grand embouteillage Velier/DDl qui soit sorti hein  (au rayon des trucs que j’ai gouté, le Diamond ‘81 lui met une branlée monumentale avec une main dans le dos par exemple) mais il n’empêche que c’est bon et c’est, je pense, à prendre pour ce que c’est (du moins comme cela a été présenté à l’époque) : un « cadeau » d’un passionné à d’autres passionnés pour conclure cette belle aventure Velier/DDL.
Clap de fin en mode mineur mais clap de fin réussi en ce qui me concerne.

En théorie, je n’ai actuellement plus de samples de Diamond (si ce n’est le <H> mais bon, c’est un registre différent) donc cela conclut ce périple demeraresque (ok, j’en ai d’autres mais c’est des bouteilles ^^)


Rhum n’ Whisky