lundi 12 novembre 2018

Les bières du Plat Pays ^^


Moment chauvin :-D

Aujourd’hui, on va causer non pas d’une mais de deux bières faites de par chez moi !
Donc je ne vais pas vous parler de destination exotique (bien que, pour certains, Waremme se trouvant de l’autre côté de la Meuse et presqu’à la frontière d’ouskon parle bizarre, c’est limite exotique ^^) mais d’une petite brasserie hesbignonne de la région liégeoise : La Brasserie du Plat Pays !
(Même si vous vous appelez François Pignon, vous pouvez continuer à lire cet article).

On en avait déjà un peu discuté lors de mon bref retour sur le Salon de la bière de Hannut sans toutefois trop entrer dans les détails.

Il est donc temps de se rattraper et de parler Quadra !


On va faire ça bien et commencer par la blonde (qui titre à 4,2%) avant de passer à l’ambrée (plus forte avec ses 6,4%) :

Quadra – Blonde :

Quadra – Blonde
Vous noterez que j’ai progressé niveau verre de dégust’ pour la bière --‘
Visuellement, c’est joli, c’est jaune doré, légèrement trouble avec une fine mousse blanche qui disparaît relativement vite.

Le nez est super frais, sur de grosses notes d’agrumes accompagnées d’une très fine amertume houblonnée.
C’est rafraîchissant.

En bouche, on va rester sur ces notes d’agrumes, citron en tête. Une légère amertume est également de la partie ainsi que quelques notes plus « florales ».
Ça reste très frais, c’est facile à boire, les bulles sont fines juste ce qu’il faut. C’est très agréable quoi.

La finale, moyenne, est très marquée par cette amertume citronnée. On notera un fin retour de l’amertume en toute fin de dégustation.

Place au « moment boulet » de la dégustation : même deux mois après la DLC (je vous laisse comprendre …), c’est toujours très chouette !

Perso, je suis fan (parce que c’est fait près de chez moi sans doute mais je m’en fiche, je suis tout sauf objectif de toute manière ^^ … ben oui, je vous parle quand même de mon ressenti personnel non ? Du coup, question objectivité, on repassera).
Et puis, je trouve ça hyper agréable comme « bière de tonte » (comprendre quand j’ai grand soif après avoir tondu la pelouse en plein soleil). Sinon, plus sérieusement, ça passe tout seul de manière générale hein :-D

La blonde, c’est fait, on va donc enchaîner sur l’ambrée.

Quadra – Ambrée :

Quadra – Ambrée
Et ici, vous noterez la différence de forme au niveau de la bouteille. Ça aide à ne pas se tromper ^^
Ici, on va directement partir sur un truc plus « foncé » (ok, on est loin d’un stout ou d’un porter mais comparé à la blonde ben voilà quoi). Oui, c’est ambré mais c’est quand même plus sombre encore. On part plus sur de l’auburn à reflets orange profond (je reconnais que ça ne veut pas dire grand-chose mais ça me parlait bien quand je l’ai écrit dans mon carnet --‘). Une ambrée intense quoi. A la mousse d’un blanc cassé assez ferme.

Au nez, c’est – ici aussi – de suite plus soutenu. C’est bien plus fruité mais également plus « houblonné ».
Le produit conserve une certaine fraîcheur avec quelques touches sucrées en plus.

En bouche, c’est plus sucré avec une légère amertume en arrière bouche mais un côté plus typé sucre roux s’impose avec de légers fruits en fond déjà relevés au nez.
 C’est également finement pétillant et très agréable.

La finale est plus sèche en apparence : on retrouve ce côté « sucré » au début avant de passer vers une amertume légère mais plus sèche et de fines notes plus « acidulées » typées fruits frais.
C’est assez long et ça va ensuite nous offrir un côté bien plus rond avec un retour du sucre roux perçu en bouche.

Y a bon ! Et ça me plait encore plus que la dernière fois que je l’ai goûté (oui, chauvinisme encore mais je m’en fiche :p).


Rhum n’ Whisky

vendredi 9 novembre 2018

Velier, clap 2 – Back to black aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 5"


Whisky-Live Paris - Logo

Comme annoncé, retour aux « mythiques » bouteilles noires avec une nouvelles série de  Long Pond, un rhum que l’on risque plutôt de retrouver du côté de chez Plantation dorénavant ;-)

Ici, impossible de faire un comparatif totalement objectif dans le sens ou les deux premiers ont été dégustés le dimanche dans la Rhum Gallery et les deux derniers le lundi dans l’espace VIP.
Ça ne m’empêchera toutefois pas de vous faire part de mon avis en toute partialité !

N’ayant pas connu la grande époque Demerara (enfin si mais juste en sample et seulement pour certains, le prix des bouteilles étant devenu complètement con), je n’ai – à ce jour – été vraiment conquis que par une « black bottle » récente de chez Velier : le Caroni 1996 Full Proof (appelé par certain « Trespassers »).
Ah oui, et aussi par le Destino sorti pour les 70 ans de la maison mais dans le genre licorne, il se pointe aussi lui. On va éviter de causer du nouvel embouteillage tout naze hein.

Donc je me fais gentiment à l’idée que la grande époque Velier est maintenant révolue et que nos braves amis italiens nous gratifierons désormais de produits au rapport qualité/prix/plaisir allant de bof à sympa (pour autant qu’on arrive à choper lesdites quilles au prix de sortie hein) avec parfois quelques fulgurances.

Qu’en est-il donc de ces Long Pond au tarif somme toute « raisonnable » (par rapport à certaines récentes sorties Velier s’entend) ?

Réponse tout de suite (étant rappelé que pour les deux premiers, on avait toujours droit à cette perturbante odeur de caoutchouc brulé dans la Rhum Gallery …) :

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006 :

12 ans de vieillissement tropical (en Jamaïque) et embouteillé à 62,5%. Niveau esters, c’est léger : 150 à 250.

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006
Niveau design, ben, c’est du Velier hein. En noir et blanc. Et, non, la « bavure » n’est pas d’origine.
Visuellement, c’est ambré à reflets dorés.

Le nez est assez alcooleux. Une fois cette sensation passée, on découvrira quelques fruits pour finalement nous offrir un profil assez doux avec l’une ou l’autre touche de vanille accompagnée d’une pointe de caramel.
Quelques épices amèneront un peu de peps à l’ensemble et on gagnera en finesse.

En bouche, j’ai dû y aller comme un bucheron parce que la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est « Bordel, ça tape ! ».
Après cette désagréable impression (tout comme une impression plus piquante qui va également diminuer avec le temps), on est assailli de fruits confits mais également de notes on ne peut plus toastées (qui vont toutefois aller en diminuant). Le tout sera accompagné de notes de réglisse assez intenses.

À la rétro-olfaction, on conserve ces notes toastées et fruitées (toujours sur le fruit confit, si, si) que surplombe la réglisse.

La finale est persistante et conservera sensiblement le même profil.

Le verre vide nous offrira plus d’épices et de fruits secs.

C’est bon mais sans plus.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005 :

On gagne un an de vieillissement tropical ainsi qu’une puissance aromatique plus élevée (de 150/250, on passe à 550/700) avec un voltage équivalent.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005
Oui, il y a un petit cœur entre le C et le E (après y a pas grand-chose à dire sur le packaging non plus hein --‘)
La robe est d’un bel or intense.

Directement, le nez est plus sympa même si toujours assez alcooleux.
On retrouvera des notes fruits exotiques et des épices avant que le caractère boisé du produit et des épices bien plus intenses ne prennent le dessus.
Et il y a un truc sur lequel j’ai buggé du coup mes notes sont limitées à « arôme difficile à définir » (on me souffle pâtissier à l’oreille, possible ^^). Voilà, voilà …

En bouche, l’alcool est bien mieux intégré que sur le précédent et ça part un peu dans tous les sens. Je m’explique : ce côté difficilement définissable est hyper prégnant (pas de chance) mais il y a bien d’autres choses qui font que cette dégustation-ci est bien plus agréable que la précédente avec, dans le désordre, des notes de solvant assez particulières, des fruits exotiques bien mûrs, des épices pleine de peps ainsi que des notes mentholées très fraiches et quelques touches herbacées relativement agréables.

La rétro-olfaction passera des fruits exotiques largement épicés et enrobés d’un léger solvant aux notes bien plus herbacées relevées en bouche.

Pour la finale, longue aussi de mémoire, j’ai été un peu moins précis car, problème des salons (ou avantage enfin, tout dépend comment on voit les choses : sur le moment, c’est top mais pour retranscrire ses notes, c’est pas pratique), on rencontre des gens et on discute beaucoup ^^’
Bref, c’est épicé tout en restant relativement doux avant que les notes herbacées ne se développent.
Désolé, vous n’en saurez pas plus …

Pour les deux suivants, les retours sont à prendre avec des pincettes car peut-être inversés (bah oui, on nous en a servi un puis vidé de suite car il fallait prendre l’autre, … bref, on n’a pas tout suivi mais je pense que c’était dans ce sens-là).

Velier – Long Pond (TECC) – 2007 :

On continue d’aller crescendo niveau profil aromatiques (1500/1700) avec onze ans de vieillissement tropical. On reste sur du 62,5%.

Oui, on a visiblement démarré par le plus trash. Etrange, je sais …

Velier – Long Pond (TECC) – 2007
C’est parce que j’ai pris pour habitude de mettre une légende hein parce qu’honnêtement, sur les bouteilles Velier, à part discuter de la couleur de l’étiquette et de la typo employée, y a pas grand-chose à dire …
Sa robe est orangée à reflets dorés.

Le nez ne trompe pas, on bien en Jamaïque.
On notera la présence de notes acidulées relativement agréables, de fruits exotiques à foison ainsi qu’un léger solvant.
On évoluera ensuite vers des fruits plus secs avec des notes plus caramélisées, voire torréfiées.
Le tout se calmera pour faire place à des épices à la fois plus fines et plus exotiques.

En bouche, c’est chaud, les 63% tapent pas mal mais vu que j’étais en grand discussion, j’y suis allé sans trop faire gaffe. Ben sanction du coup hein …
On retrouve des fruits exotiques en folie, limite confits, accompagnés de légères notes de solvant et d’épices avec un boisé toasté en arrière fond.

La rétro-olfaction reste sur la même trame : chaude, ave de beaux fruits exotiques limites confits, des épices (poivre en tête) et des notes toastées.

La finale sera longue, sur les fruits secs et les fruits confits avec un léger aspect fumé/archi toasté.
En fait, c’est même hyper long et on y relèvera une sympathique sucrosité sous-jacente.

Alors celui-là, il est top !

Velier – Long Pond (TECA) – 2003 :

Alors oui, on gagne quatre ans de vieillissement par rapport au précédent mais on diminue en puissance aromatique (1200/1300). On va gagner légèrement en voltage vu qu’on passe ici à 63%.

Velier – Long Pond (TECA) – 2003
… et sur les deux derniers, y a que les chiffres qui changent en plus :p
On reste sur un produit à l’apparence orangée à reflets dorés (et j’ai écrit autre chose mais je ne sais plus me relire).

Comparé au 2007, le nez est plus porté sur le solvant tout en restant assez léger sur cet aspect. Il est également plus boisé. On y retrouve par contre moins de fruits exotiques même s’ils sont toujours présents.
Et ce qui marque le plus c’est ce côté animal (un peu dans le style cuir ?) si particulier et si prégnant.
On notera également quelques notes toastées qui se développeront par la suite.

La bouche sera plus marquée par le solvant et les fruits exotiques archi murs, le tout accompagné d’épices (poivre et autres trucs exotiques) avec des notes sous-jacentes de cuir.

La rétro-olfaction est chaude, intense, épicée et passablement animale. Je dirais même fauve ^^

Enfin, la finale est – comme on pouvait s’y attendre – longue sur ces notes intenses et animales avant de repartir sur les fruits exotiques.
On y relèvera enfin une certaine amertume.

Sympa aussi mais je préférais le 2007 (pour autant que la dégust’ ait bien eu lieu dans ce sens là --‘)

Après ces quatre dégustations, s’il fallait établir un classement, ça serait :
1. Long Pond 2007, sans contestation aucune
2. ex-aequo : Long Pond 2003 et Cambridge 2005, deux profils différents mais très intéressants 
4. Vale Royal 2006, bah oui, c’est celui qui m’a le moins plu

Sinon, d’un point de vue plus général, un très chouette embouteillage à prix « raisonnable » (pour du Velier s’entend), deux produits intéressants mais quand même fort cher et un quatrième sans grand intérêt.
Tout cela n’étant que mon avis hein, j’en connais beaucoup qui souhaitent ardemment choper un Vale Royal ;-)

Ceci conclut donc la partie « rhum » de ce Whisky-Live.


Rhum n’ Whisky

lundi 5 novembre 2018

Du Velier en bouteilles transparentes aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 4"


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Je l’avais annoncé, place aux derniers « retours rhum » du Whisky-Live.
Histoire de faire ça bien, on va le faire en deux parties : la première consacrée aux produits « blancs » (sans connotations négatives hein ^^) avant de passer aux dernières bouteilles noires.

Sinon, Velier au Whisky-Live, c’est quand même sacrément généreux hein !
Sur le plateau principal, il y avait outre la gamme des clairins et les nouveaux Habitations Velier (notamment un HERR blanc mais j’ai pas voulu me flinguer le palet tout de suite donc j’ai passé mon tour …), le Caroni Replica ainsi que deux des quatre embouteillages Long Pond.
Pas mal du tout pour du « gratuit »
Niveau Espace VIP, il y avait, les deux autres Long Pond, les deux nouveaux Caroni (oui, ils étaient toujours là le lundi mais vu qu’on y est passé en début de journée ben … là-dessus aussi j’ai fait impasse. Histoire de pouvoir encore un peu profiter de mon salon ^^) ainsi qu’une grande partie de la gamme de mezcals sélectionnés par un certain Luca G. himself ;-)
Pas mal du tout non ?

Sans compter que le stand Foursquare offrait la possibilité de goûter au Principia ainsi qu’au nouveau Destino (la grosse déception, on ne reviendra pas là-dessus). Je ne saurais plus dire s’il y en avait d’autre (genre Tryptruc).

Bon, notez bien qu’ici, outre le fait qu’il s’agisse de retours de salon, une crapuleuse odeur de caoutchouc brûlé embaumait la pièce. On n’a pas bien compris le concept des travaux le dimanche lors d’un événement où tes sens olfactifs sont censés être employés mais bon, faisons abstraction. Mais c’était tout bonnement intenable hein …

Sur ce, intéressons-nous aux deux produits non vieillis testés le premier jour, soit un clairin et … un Long Pond !

Clairin Communal :

Un blend des quatre clairins « officiels » de chez Velier (soit Sajous, Vaval, Casimir et Le Rocher) embouteillé à 43 %.

Clairin Communal
Perso, je préférais le packaging des quatre autres.
Au visuel, ben … il ne se passe pas grand-chose, fatalement.

Le nez est très porté sur la canne. On notera également la présence de quelques épices essayant de lui donner un peu plus de peps ainsi que de quelques notes plus fruitées.
On va dire que c’est gentil.

La bouche se fait plus herbacée. Plus « fermentée » également avec des notes plus orientées sur la levure et autres choses du genre. L’ensemble est toutefois assez sucré.
C’est pas mauvais mais c’est pas folichon.

À la rétro-olfaction, ça devient un peu plus surprenant. Après un passage « épices-sucrosité », on aura droit à des notes plus fumées, voire légèrement iodées. Un peu dans le style agave (mais pas à ce point-là quand même).

La finale restera sur les mêmes notes tandis que le verre vide se révèlera plus « fermier ».

Alors ce n’est pas mauvais hein, loin de là mais c’est le moins surprenant et, a fortiori, le moins intéressant de la gamme (étant toutefois précisé que je ne me suis pas encore penché sur les éditions « World Championship »).

Habitation Velier – Long Pond – STCE – 62,5% :

Une des nouveautés de l’année. Destinée comme une grande partie de ses comparses à la mixologie bien que certains tordus les destinent à la dégustation pure (je fais partie des deux catégories).

Habitation Velier – Long Pond – STCE – 62,5%
En ce qui me concerne, je trouve le nouveau design des bouteilles très moche (les bouteilles, pas les étiquettes).
On va faire abstraction de la couleur pour directement nous pencher sur le nez du produit.
Sans surprises, c’est très jamaïcain :-) Outre les notes de solvant typées de la région, on relèvera la présence de fruits (un peu) mais également d’un côté à la fois plus pâtissier mais aussi plus végétal.
L’alcool est relativement bien intégré.

En bouche, les fruits confits sont dominés par des notes très sucrées mais aussi très épicées.

Si ce n’est une certaine chaleur, la rétro-olfaction ne va pas modifier la trame perçue ci-dessus.

Il en ira de même pour la finale. Longue, elle est dominée par les épices, les fruits confits ainsi que par une sucrosité omniprésente.

Le verre vide est passablement poivré.

Comme base de mixologie, ça peut être pas mal du tout. En dégustation pure, bah, tant qu’à faire, à tarif moindre, autant reprendre un Rum Nation Worthy Park blanc (oui, je sais, c’est pas pareil mais à un moment, il faut bien faire des choix).

Sur ce, on se retrouve bientôt pour faire le point sur les nouveaux Long Pond de chez Velier (bête que je suis, je n’ai pas testé ceux de chez Plantation. Bah oui, …).


Rhum n’ Whisky

lundi 29 octobre 2018

Quand jolie tortue ne rime malheureusement pas avec bon perroquet … aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 3"


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Avant de passer à la dernière étape rhumesque de ce Whisky-Live (si vous voulez du teasing, c’est Velier. Et si vous voulez du double teasing, non, je n’ai pas goûté les Caroni), on va parler d’un truc que je ne pensais jamais goûter mais dont je n’attendais finalement pas grand-chose.

Chance, je l’ai goûté. Chance bis, je n’en attendais pas grand-chose.

Pour ceux que le titre n’aurait pas mis sur la voie, on va discuter du dernier embouteillage du perroquet sauvage :

Wild Parrot – Uitvlugt 1997-2018 :

Deux remarques :
- niveau design, c’est super beau. Non franchement, c’est splendide. Mais tant qu’à faire, autant directement acheter un tableau à Mademoiselle Ronchetti.
Niveau beauté visuelle du packaging, on est bon donc, c’est de l’art. Y a pas à discuter ;
- ma main à couper que c’est un Port Mourant en fait. Ou alors un très mauvais Uitvlugt continental dont le fût serait tombé dans la rivière du coin et les gars de chez WP s’en seraient rendu compte fort, fort tard (comment ça, j’ai pas aimé ?). Et pourtant, j’aime les Port Mourant bien charpenté hein.

Ah oui, moment sympa, c’était servi par le grand Pietro (non mais en fait il n’est pas grand, c’est juste un géant). Cool :-)

     
Quand je vous disais que c’était superbe !

Bon, sinon, de manière plus pragmatique, l’affaire est de couleur paille. C’est archi clair ce truc.

Au nez, c’est – comment dire ? – très continental quoi : un peu de solvant, quelques notes fruitées un rien herbacées (sur les aromates), de légères épices ainsi qu’une fine amertume boisée.
Moui.

En bouche, on se prend  par contre la grosse claque de la désillusion : les quelques notes fruitées perçues au nez s’éclipsent pour laisser place à quelque chose de super toasté et on ne peut plus amer.
Ca restera herbacé (ce qui, d’un coup, présentera plus d’intérêt qu’au nez, c’est déjà ça) mais ces quelques notes seront en bataille avec des notes sucrées que l’on qualifiera de non maîtrisées. Bon, c’est du sucre brûlé quoi. Point barre.

En fait, là, on s’est regardé avec Francis et on n’a pas trop compris ce qu’il nous arrivait et on est entré dans le jeu des comparaisons. Je vous assure qu’il en a pris plein la gueule le perroquet …

Du coup la suite des notes est fort bof : la rétro-olfaction est amère et herbacée (gros shoot d’aromates, c’est assez particulier) et la finale suit la même trame.
Oui, on aurait pu être plus assidu mais on n’en avait clairement plus envie en fait …

Vu le tarif (annoncé à Paris pour une somme de l’ordre de 350 euros, si pas plus), c’est clairement un viol.
Dans le même style, on trouve des Port Mourant ou Uitvlugt chez d’autres IB à bien moins cher.

Après, Wild Parrot tente peut-être de nous refaire l’arnaque du siècle hein, c’est possible aussi.
Ou alors, le coût de l’œuvre d’art devient tellement cher que la qualité du jus mis en bouteille s’en ressent.

Bref, en un mot comme en cent et même si ce type de « retour salon » est à prendre avec des pincettes, j’ai clairement trouvé ça pas bon.

Next !


Rhum n’ Whisky


NB : à leur décharge, au moins, eux, ils mettent du rhum dans leur bouteille hein :-) (bah oui, Don Papa aussi c’est joli mais c’est un infâme truc chimique …)

mercredi 24 octobre 2018

Révolte silencieuse …



Certains l’auront sans doute remarqué, certains passeront complètement à côté mais il me parait  utile de faire un point sur la situation qui se passe actuellement sur pas mal de groupe fesse-bouc dédiés au rhum (de toute taille et de tous horizons hein).

Pour faire simple, les gens (amateurs, connaisseurs, … bref, tous les amoureux du jus de canne) en ont marre de l’augmentation incessante des prix de leur produit favori et ont décidé de le faire savoir.

Ainsi, outre la bannière que vous pouvez voir ci-dessus, figure également un des deux messages suivants sur les groupes concernés :

« Bonjour,
Afin de faire prendre conscience à tout le monde de ce que nous vivons actuellement, vos groupes de rhum se mobilisent suite à la récente flambée des prix. Nous souhaitons exprimer notre déception tout en sachant que cela n’y changera rien et que nous avons clairement notre part de responsabilité là dedans à force de demander toujours plus à coup de brût de colonne, de séries limitées, bouteilles numérotées ,… Nos groupes servent à créer l’envie et la publicité qui y est réalisée joue inconsciemment en notre défaveur en engendrant des prix toujours plus délirants les uns que les autres.
C’est pourquoi, un collectif de groupes FB spécialisé dans le jus de canne a décidé de fermer temporairement ses pages pour tenter de faire réagir tous les acteurs de cette inflation. Nous avons voté pour une fermeture de 3 jours de nos groupes respectifs avec en plus des actions communes régulières afin d’éveiller les esprits.
En espérant que ce message soit compris de tous afin de continuer de faire vivre la passion que nous portons au rhum et sans que cela ne devienne réservé à une élite. 
Vos groupes FB »

ou 

« Nous, représentants de groupes Facebook spécialisés dans le rhum, sommes réunis aujourd’hui pour vous exprimer notre sentiment de ras-le-bol.
N’avez-vous jamais eu le sentiment qu’à chaque nouvelle sortie ou annonce d’une bouteille le prix annoncé est plus élevé que la sortie précédente ?
Cette constatation, nous l’avons faite sur un grand nombre de sorties ces derniers mois. Les exemple sont légion mais nous ne sommes pas là pour pointer du doigt l’une ou l’autre marque.
Nous voulons simplement montrer aux producteurs/distributeurs que non, nous ne sommes pas aveugles.
Oui nous avons vu cette hause progressive et non, nous ne voulons pas que le Rhum suive la voie qu’a suivi le Whisky.
Nous voulons aussi montrer aux consommateurs moins attentifs que oui, cette hausse existe et elle s’amplifie et non, elle n’est pas justifiée dans tous les cas.
Pour montrer notre mécontentement et faire prendre conscience à tout le monde que consommateur ne veut pas dire pigeon nous avons décidé, d’un commun accord, de tous réagir en même temps sur nos groupes respectifs.
Ceci est une première action. Elle est temporaire et ne restera sans doute pas isolée.
Ceci est le premier poing levé. Il ne tient qu’à vous, professionnels, qu’il reste comme étant le seul. Il ne tient qu’à vous, consommateurs, qu’il ne soit pas vain. »

Je ne pense pas qu’il y ait besoin d’épiloguer. Ça a le mérite d’être clair.

Perso, faisant un groupe avec moi-même, je vois cette action avec un certain détachement mais également avec un certain respect.
En effet, la plupart des groupes français (pour les copains du pays, je ne sais pas si les distilleries vous soudoient, enfin à part Roger qui reçoit des samples de chez Excellence Rhum ^^ C’est pour chambrer hein Roger ;-)) participant à l’action risque bien de voir leur bon contact avec les distilleries – qui, de temps à autres, les approvisionnent pour certaines soirées ou événements – fondre comme  neige au soleil.
Alors non, ce ne sont pas des super-héros mais des gens passionnés par ce qu’ils font et qui en ont marre. Marre de cette hausse constante des prix. Marre à un point tel qu’ils osent risquer de remettre en cause leurs « avantages » afin de faire entendre leur voix et de faire un geste pour la communauté « rhumesque » dans son ensemble.
Je trouve ça beau (pas juste ce que j’ai écris, hein, le concept en lui-même aussi :-)

La question que tous se posent légitiment est : « Est-ce que ça aura un impact ? »
La vague de contestation venant d’être lancée, il m’est totalement impossible de répondre objectivement.

Je me permettrai toutefois quelques observations purement personnelles :
- je plussoie l’action, le prix de certaines cuvées devenant clairement démentiel et totalement déconnant mais afin d’être impartial et de donner à chacun la chance de s’expliquer, ne faudrait-il pas directement  en faire état auprès des distilleries, des Antilles et d’ailleurs (du moins, les gens fréquemment en contact avec elles) et ce, au risque de recevoir une réponse bateau hein, je n’en disconviens pas ?
- le timing choisi loose un peu (la faute à un article à connotations fiscales, tout ça, tout ça) ;
- certains pourraient y voir la remise en cause du travail effectué par les distilleries. Il n’en est rien. Pour la plupart, la qualité est toujours là et le restera encore longtemps. C’est juste qu’après avoir ouvert la boîte de Pandore en nous gratifiant récemment de produits que l’on qualifieraient de NAS dans le monde du whisky, on continue de se taper une augmentation des prix galopante ;
- et, last but not least, l’absence d’un groupe qui – à lui seul – aurait pu porter ce mouvement (non, pas le RCNA :p). Je parle bien évidemment de celui qui est à l’origine de tous ces groupes faisant aujourd’hui entendre leur voix, de ce groupe qui clame haut et fort agir dans l’intérêt de tous et notamment de ses membres, amateurs de rhums avides de découvertes. La Confrérie du Rhum.
Le fait de ne pas suivre le mouvement car «  ça ne sert à rien » ben c’est clairement comme cracher au visage de milliers de membres en leur faisant gentiment comprendre que bah oui, c’est mon business maintenant, je ne vais pas mordre la main qui me nourrit.
Ce n’est nullement un reproche hein, juste un constat. Mais tant qu’à faire, autant jouer franc jeu.
Car, honnêtement, les grandes marques ne se priveraient pas d’une vitrine comme la Confrérie malgré un ou plusieurs coup de gueule. Ca permettrait même, vu le poids du machin, de démarrer une discussion constructive.
Mais bon, à un moment, certains font des choix plus orientés dans leur intérêt propre que dans celui de leurs membres. Je ne discute pas la chose. C’est leur « objet », ils en font ce qu’ils veulent. C’est juste un peu dommage.
Et même si, dans leur tête, ça ne va servir à rien, il n’est pas vain d’essayer. Ne serait-ce que pour poser un geste fort vis-à-vis de tous leurs membres. L’esprit confrérie quoi.
*Addendum en fin d'article*

Bref.

Le timing maintenant. M’est avis que là, ça a un peu merdouillé car les gens vont faire l’amalgame entre hausse du prix du rhum et hausse des taxes dans les Antilles (sinon, pour ceusses qui ne suivent pas, on fait du rhum ailleurs aussi hein).
Il s’agit d’un problème tout autre sur lequel nous n’aurons clairement aucun impact. À moins de procéder à un boycott massif des achats de spiritueux mais j’y crois moyen.

Et sinon, l’impact à court terme ? Bah à mon avis, pas grand-chose hein. Si nous, nous décidons de ne plus acheter, d’autres ne se priveront pas (quand on voit le prix que certains sont prêts à débourser pour boire de la m****, j’imagine pas ce qu’ils pourraient donner pour boire quelque chose de bon).
S’il continue à suivre le chemin du whisky, le rhum se positionnera alors clairement sur un marché dit de luxe. Oui, de luxe, car contrairement au whisky, tout se passe à une vitesse phénoménale ici.
Les véritables amateurs n’auront ainsi plus accès qu’à des rhums blancs hors de prix et seuls les investisseurs pourront s’offrir une bouteille de Trucmuche 6 ans d’âge. Pour ne pas la boire.
Là se posera alors un cas de conscience pour les distilleries : fait-on du rhum pour qu’il soit bu ou pour que les gens investissent dedans ?
Certaines ont déjà clairement choisi la voie du produit d’investissement hein, ne nous voilons pas la face.
On peut cependant espérer que d’autres garderons à l’esprit que si elles en sont là, c’est un peu grâce à « nous », nous petits amateurs qui – pour certains – les soutenons depuis très longtemps maintenant.
Bon après, je vous rappelle qu’on vit dans un monde un rien capitaliste et non chez les Bisounours hein …

Mais soyez sûr d’une chose, les copains ils n’ont pas trop envie de passer pour des bouffons donc ils ne vont pas en rester là parce que c’est bien beau de faire entendre son mécontentement mais si c’est un one-shot, ça ne va pas servir à grand-chose.
Du coup, Force et Courage les gars !

En espérant avoir un peu éclairer la lanterne de certains sur les événements actuels.
Ça aurait pu être plus long et plus fouillé mais bon, faut parfois coller à l’actualité donc, on limite ses propres réflexions (et, s’il vous plait, pardonnez l’orthographe, je n’ai pas pris la peine de relire. Honte sur moi).

Sinon, bonne dégust', profitez-en tant que c’est abordable !
Et comme le dit si bien un ami, grand philosophe contemporain : Rum is fun !

Fin du flash info et retour à des articles plus normaux sous peu ;-)


Rhum n’ Whisky



Addendum
Comme indiqué sur la page FB du blog, mon article a fait réagir Benoit Bail (l'homme à l'origine de la Confrérie du Rhum pour ceux qui l'ignoreraient encore).
De la discussion que nous avons échangé mais qu'il ne souhaite pas voir étaler sur la place publique, je reprendrais juste le fait que je me suis un peu (beaucoup ...) avancé quant à mes considérations sur la Confrérie (après, j'ai honteusement fait au plus vite sans vraiment chercher en profondeur histoire de coller à l'actualité. C'est nul ; je le reconnais).
Je tiens également à préciser que la Confrérie est administrée par six personnes et que la décision de participer ou non à cette action a été prise suite à un vote soumis auxdits admins (4 contre 2).
Enfin, j'ai un peu vite fait l'amalgame en business perso de Benoit Bail et gestion de la CDR. Avec le recul, il n'y a pas de quoi en être fier.
Bref, tout ça pour dire que - même si j'estime que la Confrérie aurait eu toute sa place dans cette action - je revois mon jugement quant à la chose.
Pour le surplus, si son point de vue quant à l'action entamée vous intéresse, il est tout à fait disposé à en discuter avec vous. Pour autant que vous le souhaitiez et en fassiez la démarche.
Sur ce et comme souhaité, le reste de cette discussion conservera donc son caractère privé.

lundi 22 octobre 2018

Des noisettes dedans ma bière ?


Un pur hasard je vous dis … de passage 20 minutes dans le centre-ville avec un but totalement étranger aux spiritueux, voilà ti pas que je passe devant la boutique Watch Smell Taste & Having Fun …
Deux fois. La deuxième a eu raison de moi …
Ni une, ni deux, j’entre choper le calva fini en fût de Hampden.
Et moi voilà reparti avec un calvados … et huit bières noires qui tachent. Faible je suis (mais c’est la faute de Gaëtan, il vend bien ses produits aussi ^^’).

Bref, direction l’Italie (oui !) et, plus précisément, la brasserie Lambrate pour déguster un porter fin et subtil (… nenni hein, c’est un truc bien lourd comme je l’aime) !

Lambrate – Hazelnut Porter :

La bête titre à 5,5%  et t’annonce en grosses lettres qu’il va se passer un truc avec des noisettes.
Lambrate – Hazelnut Porter
La preuve.
Au visuel bah, c’est noir hein mais on gagne en couleur avec une généreuse mousse café-crème persistante.
Déjà, là, c’est juste miam !

Le nez est intense, sur des notes torréfiées ainsi que sur les fruits secs (tiens donc ^^) et le cacao en poudre.
C’est donc bien lourd et profond, comme la couleur de l’affaire en fait.
Derrière tout ça, on aura droit à un sucre brun léger (on reste donc bien dans la légèreté :p) avec, encore plus loin et planqué plus profondément, une fine fraîcheur acidulée (fruitée ??!).
Ça promet.

En bouche, waouh quoi ! C’est doux, c’est cacaoté (cet aspect l’emporte sur les fruits secs perçus au nez), c’est finement sucré et un rien acidulé.
On retrouvera également de légères touches plus « céréalières ».
C’est gourmand à souhait.
Y a pas à dire, je kiffe.

La finale est longue sur de belles notes de fruits secs (noisettes en tête. Vous vous en doutiez, je sais.) avec – à nouveau – des notes chocolatées et torréfiées. On en viendrait même à quelques notes plus toastées encore.

Tuerie !

Ah oui, c’est sans aucun intérêt mais l’intérieur de la capsule est logoté. C’est peut-être très con mais moi j’aime bien ^^
Lambrate – Hazelnut Porter - capsule
Du coup, la photo c’est cadeau !


Rhum n’ Whisky

mardi 16 octobre 2018

Mon Salon du Rhum 2018 … « Spa si mal si on fait abstraction des tokens »


Salon du Rhum - logo

Eu égard à un emploi du temps relativement chargé, cette année, le Salon du Rhum ça n’aura été que le samedi.
Mais quel samedi !

Et cette année, on n’était pas venu pour la dégust’ (c’est paradoxal, je sais).
On a bien fait … (explications après)

En fait, ce salon-ci, va – pour moi et, je pense, sans trop me mouiller, pour quelques autres amateurs – devenir « Le Salon des Copains ».
Parce que oui, le but de la journée c’était de croiser des gens, de discuter avec eux, de passer un bon moment, de rire en ensemble, … bref tout plein de choses gaies et joyeuses dignes d’un monde de bisounours.
Je sais, ça dégouline de bons sentiments (D’ailleurs, ça va ? Vous avez chié une licorne, je peux reprendre ?) mais c’était clairement le but (ok, j’ai fait un long pit-stop mezcal mais c’est parce que je les ai ratés à Bruxelles).
Et sur ce point, on peut dire que le contrat est rempli. Tout le monde était là, tout le monde était content (visiteurs, exposants, organisateurs, … tout le monde j’ai dit).

On a donc dégusté, un peu, et discuté, beaucoup.
Après, il y en a qui :
- ont failli se retrouver à poil (dire qu’il m’a proposé de rentrer avec lui, brrr :p) ;
- se sont fait engueuler quand ils ont osé dire que le mezcal c’était du jus de cactus ;
- ont tenté de faire sourire Richard Seale (ça a marché moyen) et de lui faire boire du Caroni (pareil, le résultat était bof) ;
- ont senti leurs oreilles siffler toute la journée (du moins, je l’espère) à cause d’un running gag stupide que j’ai initié (« SOUS LA TAAAAAABLEEEEE !!! » … bisous Nico ;-) ) ;
- ont bu autre chose que du rhum (bah oui, fallait pas nous tenter hein) ;
- ont fait une (trois en fait) MC « SDF » … comprendre sans table, sans chaises, … oui, assis à terre au milieu du salon quoi ^^
- se sont fait arrêté à la sortie car en possession d’une bouteille de bas-armagnac sortie de nulle part (je l’avais prévu, c’est arrivé. Du coup, je vais utiliser mes nouvelles capacités précognitives pour les numéros du Lotto :-D ) ; au fait, merci de m’avoir « sauvé » Vincent ^^ ;
- … et sûrement d’autres trucs chouettes que j’ai zappé.

La journée (soirée en fait) s’est terminée dans un resto tout proche (même si on est plusieurs à être passé à côté sans le voir. Heureusement qu’on a repéré Luc, notre « phare humain ». La faute au t-shirt hein).
Une trentaine de cinglés tant belges que français réunis autour d’une passion commune et d’un burger (ou de pâtes pour ceusses qui n’aiment pas la viande), tous à l’humour plus ou moins bancal.
Une soirée mémorable (et je ne suis pas resté jusqu’au bout vu qu’on venait me récupérer) !
Mais vous n’en saurez pas plus car … ce qui se passe à Spa, reste à Spa (et, au vu de la tête de certains sur les photos en train de circuler, c’est peut-être pas plus mal ^^).
Ok, juste pour vous faire plaisir : y en a qui ont reçu une Favorite Créole. Ben elle est morte. Mais avec du citron et du sucre. A noter, que les trois citrons verts et le sucre, ils sont arrivés après avoir fait un kilomètre à pieds, trois cafés et un paki.
On est des mecs  déterminés. Et un peu barges aussi. Beaucoup en fait.
Pour la suite, il fallait être là ;-)

Une photo des belges dans la place  quand même ?
les belges au resto
Copyright Cédric (sinon il va encore m’engueuler :p)
Vivement le prochain « rassemblement » ! (moi je propose qu’on n’attende pas un an pour se revoir hein).

Ça c’est la partie « pourquoi c’était bien ».

Niveau dégustation, c’était pas mal non plus.
À noter que j’étais en mode « Whisky Live » ou « Rhum Fest » (ça vous parle peut-être plus vu l'événement dont on cause), comprendre je déguste des trucs, ok mais je ne crache pas un seul token (cette immonde monnaie locale commune à tout salon belge qui finira par causer leur perte).

Du coup, il y avait quoi de bon ?
Et bien :
- Compagnie des Indes : la fournée de cette année est pleine de surprise et vraiment bien foutue (bien meilleure que les embouteillages présentés au Rhum Fest ; avis purement personnel hein). Et Florent est toujours aussi sympa ;
- Stand Mezcal, Tequila, Pisco, Cachaça : alors non, ça n’a rien à faire au Salon du Rhum (sauf la cachaça) mais j’étais content qu’il soit là et c’était très chouette ;
- JM, embouteillage du Salon : stupéfiant … le fait qu’il soit gratuit ;-) ;
- Stand Kintra – Rum Mercenary : comme toujours avec Jurgen, c’est top !
Alors oui, tout était payant sur le stand mais, je n’ai rien dégusté de ce qu’il y avait sur le stand :-D un bas-armagnac juste topissime, un superbe mezcal (je regrette juste que mon palais – à ce moment – n’ait plus été au top car ce produit était d’une finesse incroyable) et un Foursquare détonnant ;
- Dr Clyde : rien de bien neuf si ce n’est une bouteille toute noire … qui renfermait son futur « high ester ». Gouté en fin de salon, j’ai samplé pour retester au calme. Ça promet du lourd ! Vivement !

Une photo du coup de cœur ?
Attention, ce n’est pas du rhum ^^
coup de coeur
Non, l’année n’y est pour rien ;-)
Bon, si on passait maintenant à la partie « foutage de gueule ». Car non, malheureusement, il n’y a pas d’autre mot.
Et attention hein, là aucun reproche n’est à faire à l’organisation mais bien aux exposants qui sont seuls responsables de la situation.
On va bien évidemment causer token …

Comme dit plus haut, j’avais une approche du salon dite « sans token » parce qu’honnêtement, quand vous faites le Rhum Fest ou le Whisky Live Paris, certes l’entrée est plus chère mais la gamme proposée est sans commune mesure. Le tout sans aucun token. Que dalle. Nada.
Ca donne à réfléchir.
Après, très honnêtement, je m’étais dit que je pourrais envisager de lâcher deux-trois pièces pour découvrir la gamme Rasta Morris (le pendant rhum de chez … Asta Morris). J’ai vite déchanté.

Quelques exemples que je qualifierais de « n’importe quoi » :
- le stand Neisson et ses blancs à 1 token pour moins d’un centilitre … ça fait cher le 52,5° hein. Euh, on parle quand même de votre entrée de gamme hein les mecs ;
- Rum Nation et ses nouveautés payantes … c’est subtil ça. Vraiment ;
- le top du top maintenant : JM. Alors de manière assez stupéfiante, le single cask édition salon était gratuit. C’est stupéfiant car à part le Macouba, le reste (oui, même le VSOP) était payant. Je ne savais pas que la canne à sucre se fumait mais ça doit clairement être de la bonne pour oser afficher des tarots pareils … ;
- le stand Nectar où, à part un ou deux trucs « tout-venant » le reste était payant (comprendre les IB intéressant et les nouveautés). Alors, eux, c’est cocasse : au Whisky Live, tous leurs embouteillages maison sont gratuits. Par contre il suffit qu’ils repassent la frontière pour essayer de nous sucer le sang. Autant dire que je vais également avoir beaucoup de mal à lâcher des tokens au Spirits in the Sky qui se profile à l’horizon ;
- El Dorado et ses rares cask à 6 tokens chacun ou son 25 ans à 15 tokens (saluons l’effort, on a quand même perdu 10 tokens depuis l’année passée) ;
- HSE et la grande majorité de ses finish payants (j’ai pas regardé le reste de la gamme, je voulais juste me faire une idée des tarots) ;
- LMDW qui en vient à réclamer deux tokens pour ses blancs Habitation Velier, … ;
- et, pour ne pas épancher ma bile plus longtemps, ma plus grande frustration du salon mais également une grosse claque dans la gueule : Rasta Morris.
« Nouvel » embouteilleur indépendant belge, présent pour la première fois au salon pour faire « découvrir » sa gamme. Enfin, découvrir, c’est un grand mot hein : à part le blend Maman Brigitte, rien en dessous de 3 tokens et ça montait jusque 8 tokens.
Certes, j’aurais pu les goûter en passant par la bande (Merci Magali, merci Itsel) mais je ne trouve pas ça hyper honnête pour les pauvres gens qui vont passer après moi et cracher plus ou moins 30 tokens pour se faire la gamme complète.
Alors oui, j’ai beaucoup entendu depuis lors « ah mais j’ai rien payé chez Rasta Morris ».
Du coup, je m’interroge : si tu veux faire une dégust’ gratuite, pourquoi tu affiches des étiquettes avec un nombre surréaliste de tokens ?
Perso, j’étais pas en mode négociation-discussion donc j’ai simplement zappé les stands où il fallait payer. C’est peut-être un tort (et le tort tue, je sais ^^’) mais c’est le concept même du truc qui me scotche quoi.
Je suis donc frustration (de ne pas avoir goûté) et tristesse (de la manière de procéder … et de ne pas avoir goûté surtout).

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit non plus : certains trucs étaient gratuits (voir plus haut) mais c’était pas nécessairement super bandant non plus (sérieux, les Turquoise Bay et autres Anacaona sont sans intérêts. Pas goûtés mais je fais confiance à Benoît).

Bref, comme beaucoup, j’en viens de plus en plus à penser que cette méthode du (quasi) « tout payant » risque bien de conduire les salons belges (du moins ceux qui fonctionnent de la sorte ; donc la grande majorité …) à leur perte ou, à tout le moins, à se voir déserter par les gens qui viennent vraiment pour découvrir et déguster des produits qui sortent du tout-venant.
Pourquoi ?
Simplement car les gens commencent à se déplacer de plus en plus pour leur passion et qu’en s’y prenant suffisamment tôt, le Thalys ben, c’est pas cher (et vu les trucs « goutables » à Paris, le prix du billet est vite remboursé si on pense au nombre de tokens qu’on devrait raquer de part chez nous) mais aussi parce que les gens en ont marre d’imaginer le tube de vaseline à côté des bouteilles présentées sur le stand.
Autre chose : les distributeurs qui râlent sur le fait que les salons ça fait beaucoup de quilles ouvertes pour pas beaucoup de retour sur investissement (des achats immédiats quoi) … pensez juste à un truc : si vous ne nous donnez pas spontanément l’occasion de goûter vos produits ben … on ne les achètera pas. Point.
Pour rappel, le Salon du Rhum, c’est – initialement – un salon axé sur la découverte du produit, pas un endroit où les distributeurs doivent faire du bénéfice. En effet, pour ceux chez qui ça ne percute pas, ce type d’évènement, oui ça vous vide des bouteilles mais ça permet également de faire voter pub. Pas du bénéfice. Alors, ok, eu égard aux quilles ouvertes, ça peut - à court terme (sur la durée de l’événement quoi) - revenir cher MAIS ça peut également engendrer de belles retombées à long ou moyen terme (achat de quilles qui ont bien plu).
Comme discuté également, et toujours dans cette optique « découverte-opération com’ », faire les quilles au prix de vente/35 pour obtenir le coût de 2 centilitres, c’est pas très malin non plus. Un salon, c’est censé être convivial et permettre la découverte de nouvelles choses. Si c’est pour nous faire payer à prix coutant le produit, on finira toujours par trouver un sample ailleurs hein. Et ça permettra d’échanger avec un passionné (car oui, parfois, on tombe sur un commercial très peu compétent).
À bon entendeur …

La seule solution « viable » du point de vue des gens comme moi (et là, je ne parle pas des multiples personnes qui se côtoient dedans ma tête mais bien de vrais gens), c’est l’augmentation du ticket d’entrée avec un accès free aux bouteilles (et un espace VIP si vous voulez, on s’en fout).
Après, faut juste voir si c’est tenable financièrement. Concernant le Salon du Rhum, n’oublions pas que c’est organisé par une ASBL (et vu le taf qu’il y a derrière, respect) donc il est clair que les distributeurs et autres exposants de tout poil devront jouer le jeu.
Je tiens juste à préciser que certains exposants jouent déjà le jeu du tout gratuit hein. Donc ça doit être tenable financièrement (oui, les tokens, c’est quand même les exposants qui les empochent si vous vous posez la question) car dans ceux qui nous permettent de déguster toute leur gamme ben il y en a qui n’ont pas nécessairement les épaules aussi large que Nectar, Cinocco et consorts. Et ce sont généralement ceux qui sont le plus amoureux de leurs produits (pensée spéciale pour Florent, Pierre-Yves et Oliver, Cédric même si je ne me suis pas arrêté chez lui cette fois et quelques autres).
À méditer …

C’est pas avec ça que je vais me faire des amis mais comme c’est mon blog, que je n’ai mes entrées nulle part (oui, je m’entends bien avec quelques exposants mais pas plus que tout autre amateur averti), et bien comme dirait un grand philosophe belge à la crinière rougeoyante : je m’en bats les c******* !
I’m a fucking independent :-D

Mais comme j’aime quand même bien revoir tous ces gens dont on vient de parler (ou que je suis masochiste, allez savoir), ben je reviendrai l’année prochaine mais pareil hein, pas de tokens, juste des amis avec qui discuter.
Après, faut se méfier aussi, on a organisé (enfin, on, c’est un bien grand mot, on a surtout suivi) un resto post salon … il se pourrait qu’on organise une journée « entre amis » (mais avec tout plein d’amis) où on discute, on mange et on déguste les quilles apportées par chacun de nous. Là ça remettrait clairement en question ma participation à ce type d’évènement.

C’était la partie coup de gueule du salon. Qui peut malheureusement s’appliquer à pas mal de grands évènements belges.

Hormis ce « léger problème de gestion économique », on s’est vachement bien amusé !!

tous au resto
La preuve ! (crédit : je sais plus qui ^^)

Rhum n’ Whisky

P.S. : Nico, si tu me lis : « SOUS LA TAAAAAAABLEEEEEE !!!!! »