mardi 27 février 2018

Mon Rhum Live 2018

Gné, « Rhum Live » ?
...
Bah oui, quand je vais à un salon spécialement dédié au whisky, j'arrive à squatter trois jours au stand Worthy Park …
Whisky-Live 2018
Parce que oui, c'est bien de ça dont il s'agissait ^^
Oui, oui, Worthy Park, la distillerie dont j'ai déjà goûté un tas d'embouteillages indépendants.
Worthy Park Estate
 Alors fatalement, quand tu arrives audit stand, que tu checkes les produits présents et que tu te diriges directement vers l'overproof, ben ça surprend l'exposant, surtout quand il se rend compte que tu apprécies :-D
 
Du coup, longue discussion entrecoupée de dégustation fort agréables mais sans prises de notes et fin de la première journée du Whisky-Live au stand Worthy Park.
Le deuxième jour, je repasse et finis derrière le stand (cooool ^^) durant la pause clope de Joshua (l'exposant en question avec qui j'ai sympathisé).
Troisième jour, je repasse et on échange des samples (en gros, je lui amène de l'Hampden et de je repars avec le line-up complet qui trônait sur le stand exception faite de la crème de rhum. Échange de bons procédés somme toute).
 
Worthy Park, j'en ai déjà un peu parlé la dernière fois donc on va se concentrer sur la partie dégustation.
Et le Whisky Live dans tout ça ? Ben j'y reviendrai quand je parlerai whisky. Ca me semble un chouia plus pertinent ;-)
 

Rum-Bar – Silver :

Rum-Bar – Silver     Rum-Bar – Silver
Je sais, la bouteille ne casse pas trois pattes à un canard mais ...
 
Niveau couleur, c'est assez simple : que dalle.
 
Le nez est clairement jamaïcain mais tout en retenue : c'est végétal à souhait, un peu sur le solvant et des fruits amènent de la rondeur (et on voyage du fruit rouge – si !! - aux fruits exotiques).
On y trouve enfin un peu d'agrumes et de légères notes douces ramenant un peu de sucrosité.
 
La bouche est bien plus herbacée, les épices sont quant à elles plus sur l'aspect « funky » du produit et on garde ce côté citronné.
 
La rétro-olfaction est plus chaude. Le côté solvant se fait plus présent, tout comme la banane. Les sensations herbacées et citronnées retrouvées en bouche sont toujours là et amènent une agréable fraîcheur.
 
La finale est chaude, assez longue et revient sur ce côté fruité sucré et végétal.
Les agrumes sont toujours présents, ce qui donne fraîcheur et vivacité au produit.
 
Un produit parfait pour découvrir « gentiment » le monde des gros jamaïcains blancs qui tachent :p
 

Rum-Bar - Gold :

Le même mais vieilli durant quatre ans en fût de bourbon.
    
Ok, celui-ci n'est pas plus engageant non plus ...
 
La robe est de couleur paille à reflets dorés.
 
Au nez, après le Silver tellement jamaïcain, c'est un peu « décevant » : il perd toute sa puissance et son caractère après avoir vieilli en fût de bourbon.
On est en plein sur la vanille accompagnée d'épices douces, de notes à la limite « céréalières » avec un léger côté herbacé-mentholé rafraîchissant.
En fait c'est plus floral qu’herbacé. C’est également pâtissier.
Sympa mais très (trop?) loin de mes standards jamaïcains (les gros qui tachent ou les subtils au caractère bien trempé).
 
En bouche, c'est gentil : Légèrement boisé, relativement floral, pas mal vanillé avec de fines touches épicées (poivre, piment).
 
La rétro-olfaction est plus chaude et plus épicée (sur le poivre mais pas le noir qui t'arrache la tête, non, un poivre plus subtil. Mais vous dire s'il est blanc, rose, vert ou que sais-je ben vous repasserez ^^).
C'est également herbacé, limite végétal.
 
La finale est assez chaleureuse mais très moyenne sur ce côté toasté vanillé agrémenté de quelques touches herbacées.
Bah, où qu'ils sont les fruits ? Et cette petite touche de solvant ? Et cet aspect archi-végétal que j'affectionne tant ?
 
C'est bien trop « gentil » à mon goût. Mon impression à la maison est la même qu'au salon : c'est assez plat en fait.
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ça enterre pas mal de rons faits à la va-vite mais niveau jam' voilà quoi …
 

Worthy Park – Single Estate Reserve 45°:

Un blend de rhums âgés de 6 à 10 ans.
Worthy Park – Single Estate Reserve      Worthy Park – Single Estate Reserve
Tout de suite, la bouteille a plus de style. Rien à dire.

La robe est d’un bel or intense tendant vers le cuivre aux reflets dorés.

Le nez est légèrement acidulé, relativement pâtissier et floral, et démarre sur des notes de vanille et d’amandes.
Derrière tout ça, on sent quelques notes de fruits exotiques ainsi que des touches d’agrumes.
Un très très léger côté mentholé rafraichissant est également de la partie.
C’est engageant mais c’est loin d’être un « jamaïcain puant ».
À noter qu’un aspect plus « animal » va se développer par la suite.

En bouche, le produit a une consistance assez liquoreuse/huileuse.
Ce qui marque d’emblée, c’est le côté fruits exotiques accompagné de fines épices et d’un léger boisé (ceux-ci étant englobés par ce beau fruité bien mûr).
Une légère touche sucrée ainsi que quelques notes de réglisse complètent le tableau.

Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, sur un boisé humide-amer à tendance réglisse avec quelques notes de fruits exotiques épicés.

La finale, moyenne, chaude, épicée et boisée va progressivement se rafraîchir sur le côté fruité et mentholé (avec quelques notes de réglisse de-ci de-là).
Les fruits exotiques vont continuer de nous accompagner et – à nouveau – un côté plus intense va se manifester, cette fois sous la forme de notes légèrement toastées.
Les arômes pâtissiers et floraux vont également faire leur réapparition, tout comme les notes d’amandes.

C’est sympa. Le mètre-étalon Worthy Park ?
 

Worthy Park - Marsala Finish 60° :

Worthy Park - Marsala Finish     Worthy Park - Marsala Finish
La bouteille "coup de cœur"
 
Celui-ci a vieilli quatre ans dans les habituels fûts de bourbon avant de terminer son vieillissement durant un an en fût de Marsala (un vin liquoreux sicilien).

Il est un peu plus foncé et présente une robe cuivrée à reflets orangés.

Au nez, on sent bien que derrière il y a quelque chose de pâtissier et d’hyper fruité mais c’est écrasé par autre chose. Quelque chose de très différent : c’est floral er fruité mais ça reste relativement différent du précédent (sur le raisin ???).
On y retrouve de douces notes de miel ainsi que des fruits à coque et des notes assez liquoreuses.
Et les 60°, et bien, ils sont vraiment bien intégrés.
Le côté pâtissier initialement ressenti finira par faire son apparition tout comme quelques notes mentholées (très légères ici aussi).
Mais il y a encore un truc assez intense qui se planque derrière tout ça …

En bouche, c’est toujours assez huileux (niveau consistance donc).
Au niveau du goût, c’est beaucoup plus intense : tant au niveau des watts qu’au niveau des saveurs. Le côté jamaïcain caractéristique revient en force (solvant, fruits exotiques – ananas archi-mûr en tête) tout en conservant cet agréable côté fruits secs perçu au nez.
Et, ici aussi, on va repérer un truc super puissant mais inattendu qui va libérer tous ses arômes à la rétro-olfaction … (oui, je fais du teasing dans mes notes de dégust’, j’ai honte de rien ^^).

La rétro-olfaction est … « caroniesque » sur des notes de caoutchouc (voire bitume) brulé accompagnées d’épices et de fruits exotiques.
Inattendu mais vraiment bien.

La finale est longue, chaude, à la fois sur le côté jamaïcain (fruits exotiques) et le côté marsala (fruits secs, boisé) avec même une petite touche chocolatée.
De fines épices amènent un léger peps à l’ensemble tout comme ce côté Caroni assez particulier.

Le verre vide se fait plus frais avec un côté floral, herbacé et cacaoté.

Une tuerie !
 

Worthy Park – Madeira Finish – Cask 2017 #07 – 65° - 4 ans :

Celui-ci devrait arriver sur le marché en mars 2018 si tout va bien.
De mémoire (parce que je n'ai brillamment pas pris de notes …), c'est vieilli quatre ans en fût de bourbon avec de subir une finition de quelques mois en fût de madère (un vin doux naturel portugais cette fois).
Worthy Park – Madeira Finish     Worthy Park – Madeira Finish
La bouteille « sous le comptoir » :-D
 
La robe est un rien plus intense que le précédent (on part sur un truc cuivré à reflets … cuivrés ^^).
 
Au nez, le voltage se sent plus mais ce n'est que passager. On repart vie sur le côté acidulé, floral et pâtissier du Single Estate Reserve, amandes en tête, ainsi que sur quelques épices que l'on qualifiera de plus exotiques.
C'est également légèrement fruité mais ça reste discret, tout comme les fruits secs.
Un aspect plus « poussiéreux » (ou épicé très étrange) apparaît également (en fait, ça fait un peu meuble ancien mais ça reste léger).
Il est un rien plus alcooleux et plus astringent que le Marsala Finish.
 
En bouche, le premier ressenti est : « BAM ! » (amis des onomatopées, bonjour!), on démarre en trombe sur les fruits à coques avec des fruits exotiques en arrière fond et des épices bien plus intenses.
Les degrés se sentent bien ici aussi.
A nouveau, légèrement astringent et boisé malgré un petit côté plus doux à tendance sucré et vanillé.
 
La rétro-olfaction est bercée par les épices, une sensation de chaleur, une légère acidité, des notes de fruits exotiques et de fruits  coques, une légère touche de solvant ainsi que des notes boisées et légèrement torréfiées qui se partagent le devant de la scène.
 
La finale est longue, sur des notes de fruits à coques englobées de fruits exotiques caramélisés.
Un côté plus intense tendant vers quelque chose de toasté/cacaoté va se développer.
Le côté floral accompagné de fines touches de réglisse revient par la suite.
 
Bien aussi mais je lui préfère le finish Marsala.
 

Rum-Bar – Overproof :

On termine par la « bête ». Alors, certes, cet Overproof perd deux degrés par rapport au précédent mais il est tellement aromatique que c'est délicat de le placer avant.
Rum-Bar – Overproof      Rum-Bar – Overproof
Alors oui, la bouteille est moche mais dites vous que pour le prix, c'est juste incroyable !
 
Retour sur un blanc donc niveau couleur … ben rien quoi.
 
Le nez est hyper végétal (tellement qu'on en sentirait la canne alors qu'il s'agit quand même d'un rhum de mélasse ^^), sur des notes citronnées et de solvant.
Des notes fruitées (avec, par moment, l'impression de dévier sur des fruits rouges 'Oo) viennent contrebalancer ce côté végétal.
L'alcool est super bien fondu et les 63° n’agressent pas les narines.
 
En bouche, et bien ça s'évapore directement (après, ce n'est pas le cas si vous en prenez un grosse gorgé mais ai-je besoin de préciser que ce n'est pas nécessairement la chose la plus subtile que vous puissiez faire ?).
Le produit reste « très doux » tout en étant à la fois archi-puissant ! En gros, ça veut dire que les notes végétales s'en donnent à cœur joie tout en se réservant une certaine sucrosité (toujours cette impression d'être sur la canne), les agrumes apportent une belle fraîcheur, le côté solvant balance une grande claque à la chose et le tout est ponctué par un côté banane bien mure assez stupéfiant.
Miam. Tout simplement.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est – certes – toujours végétal mais aussi beaucoup plus terreux et plus épicé.
C'est, sans surprise, hyper chaud tout en gardant cette agréable sucrosité.
 
La finale est extrêmement longue et très gourmande. On ne peut plus fruitée (banane), elle reste très douce avec cette agréable sucrosité qui nous aura accompagné tout au long de la dégustation ; on y repère également un petit côté amande.
 
Une tuerie aussi celui-ci. Très clairement.
 
Il ne manquait que le Finish Sherry pour compléter la série des OB Worthy Park mais celui-ci n'est pas disponible en Belgique (quelle idée stupide soit dit en passant).
 
S'il fallait faire un classement (deux en fait), ça serait assez simple :
Côté blanc, l'Overproof enterre très clairement le Silver mais il faut reconnaître qu'il n'est pas fait pour tout le monde (la faute à ses 23° en plus peut être ^^).
 
Côté vieux :
1. Marsala Finish
2. Madeira Finish
3. Single Estate Reserve
4. Rum-Bar – Gold
 
Ceci conclut notre deuxième (et pas seconde, parce qu'il y en aura encore :-D) incursion chez Worthy Park.
 
Ah oui, souvenir du Whisky Live avec l'exposant le plus sympa du salon :

 
Rhum n' Whisky

vendredi 23 février 2018

Spirits in the Sky 2017 – part 2 : "Mezcal Time !"

Spirits in the Sky - logo
Juste histoire que vous sachiez où on est ^^
Retour au Spirits in the Sky (pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe, allez jeter un coup d’œil par là) pour nous focaliser le temps d'un bref retour sur un tout nouveau Mezcal distribué en Begique par The Nectar.
 
En fait, je suis passé à plusieurs reprises devant le stand mais pendant un certain temps, il était fort vide.
Puis je croise Itsel qui me dit qu'il faut absolument goûter. Ben c'est l'idée mais oùkilest l'exposant ?

En fait,le pauvre a eu quelques soucis pour arriver jusqu'au salon mais une fois sur place, la découverte commence.
 

Amores

Parce que oui, c'est comme ça que ça s'appelle ;-)
Mezcal Amores - logo
Amores est fondé par un groupe d'amis, en 2010, qui avait dans l'idée de faire découvrir le mezcal hors du Mexique.
Non seulement l'idée est louable mais en plus le concept est sympa niveau écologique : pour chaque agave récoltée, ils en plantent dix (après, quand on sait le temps qu'il faut pour que ça arrive à maturité, c'est plus que légitime). Ça permet d'une part de créer de l'emploi dans la région mais – surtout – de protéger et d'entretenir l'écosystème.
Rien que pour ça, il est bon de saluer l'initiative.
 
Au Mexique et en Amérique latine, la population a la chance de pouvoir découvrir quatre produits : Espadin Joven, Espadin Reposado, Cenizo Joven et Cupreata Joven.
Dans le reste du monde, on doit – pour l'instant - se contenter des deux produits suivants :
 

Amores – Espadin Joven :

Les agaves (Espadin donc) utilisées ici sont âgées de 7 à 10 ans et l'alcool produit titre à 41°.
Il s'agit d'un mezcal « artisanal » à comprendre – sauf erreur, mes notes ne sont pas hyper clair à ce niveau – dans le sens « ancestral », c'est-à-dire fait « à la main » (et selon mes lectures récentes distillé au moyen d'alambics en argile mais pour celui-ci je ne suis pas sûr parce qu'il semblerait qu'il s'agisse d'alambics en cuivre, ce qui nous mènerait putôt vers une qualification de mezcal « traditionnel »).
La fermentation est 100% naturelle.
Amores – Espadin Joven
Une bouteille toute en sobriété.
Qui dit mezcal non vieilli dit pas de couleur ;-)
 
Le nez m'a paru assez typé mezcal (bon, après j'avais déjà gouté d'autres produits totalement différents donc les retours du Spirits sont à prendre avec les précautions d'usage hein), c'est-à-dire sur le côté rance et acidulé de l'agave cuite (ce n'est pas l'aspect du produit que j'affectionne le plus) avec un petit côté salé.
Il m'a semblé également percevoir quelques notes caoutchouteuses qui revenaient par la suite.
Assez particulier en fait.
 
En bouche, c'est beaucoup, beaucoup plus rond sur des notes fruitées relativement agréables. Celles-ci vont toutefois repasser vers cet aspect acidulé et salin perçu au nez.
A noter également : de légères notes fumées assez sympa.
 
Niveau rétro-olfaction c'est salin et acidulé.
 
La finale est moyenne. Elle revient sur la rondeur perçue en bouche et ce côté acidulé qui nous aura accompagné depuis le début de la dégustation.
 

Amores – Cupreata Joven :

Les agaves utilisées sont différentes (Cupreata) et plus âgées (de 8 à 13 ans) et le produit titre à 43°.
J'ai oublié de le préciser ci-dessus mais les deux mezcals présentés ici font l'objet d'une double distillation
Amores – Cupreata Joven
Sobriété toujours mais avec un aspect plus végétal (ok, c'est juste plus "vert" mais j'aime bien).
Niveau couleur, c'est pareil : que dalle.
 
Ce qui m'a directement choqué au nez, c'est ce côté parmesan. Oui, je sais, ça surprend mais il semblerait que cet aspect « lacté » soit dû à la durée de fermentation (de 18 jours quand même).
De petites notes acidulées accompagnent ce côté parmesan qui m'a scotché. J'ai trouvé ça juste « wow ». Donc, comme pour la « cachaça apfelstrudel », je n'ai pas beaucoup plus de notes (surtout que j'ai beaucoup discuté avec le sympathique exposant à ce moment-là).
 
En bouche, c'est fruité et assez rond mais avec ce côté parmesan sous-jacent.
Des notes légèrement salines et acidulées sont également présentes.
 
A la rétro-olfaction, on est sur un produit chaud et relativement épicé (poivre surtout)


Enfin, la finale restera sur les mêmes arômes que celles perçues en bouche.
Des épices assez puissantes (« chili », poivre) viennent apporter encore un peu plus d'énergie à ce produit plein de surprises.
 
Désarçonnant mais très bien. Mon préféré sur les deux mezcals présentés
 
Deux produits donc deux notes de dégustations.
 
On se retrouve bien vite !
 
 
Rhum n' Whisky

mercredi 21 février 2018

Spirits In The Sky 2017 – part 1 : "Cachaça time"

Euh oui, c'était en novembre ...
Mais je l'ai déjà dit, j'accuse un certain de retard dans mes retours de dégustations.
 
Et pour les gros événements (Spirits In The Sky ou SITS de son petit nom, Whisky-Live, Salon du Rhum ou autre), je pense changer un peu de technique et plutôt revenir sur l’événement en plusieurs articles plus ciblés sur certaines distilleries ou certains produits que de vous faire un gros pavé indigeste qui - de mon côté - nécessite un temps assez conséquent.
Ça me permettrait entre autre de :
- vous parler de l’événement plus ou moins au moment où il s'est déroulé et expliquer pourquoi c'était bien (ou pas) ;
- comme dit plus haut, cibler l'un ou l'autre produit dégusté (il y aura fatalement une partie fourre-tout mais ça c'est un peu logique ^^) ;
- faire d'autres retours de dégustation entre deux articles consacrés à l’événement x ou y ;
- alterner les événements qui – en fonction de la période – s’enchaînent à une vitesse stupéfiante.
- faire sûrement tout un tas d'autres trucs que je n'ai pas encore envisagé.
 
En fait, je n'y pense pas vraiment : j'agis et je commence directement avec celui-ci.
 
Avant de vous dire tout le bien (et le moins bien si besoin est) que je pense de la grand messe Nectar qui a eu lieu les 4 et 5 novembre derniers à Bruxelles, je reviendrais juste un instant sur un truc qui m'a passablement "surpris" dans le petit microcosme des blogs tenus par des amateurs de spiritueux  (je voulais dire "choqué" mais t'es choqué par une catastrophe par exemple, pas par un avis sur un blog spi), raison qui m'a notamment amené à ressortir mes notes sur le SITS (ok, ça date aussi mais je n’ai vu ça qu’il y a peu).
Machin (si tu me lis, j'ai décidé de t'appeler Machin comme j'aurais pu t'appeler truc ou Jean, bref un truc anonyme mais qui se veut sympathique, ne vas pas mal le prendre, il n'y a aucune animosité derrière ça) a donc été au SITS et a été déçu de ne pas se faire offrir plus de verres/samples gratuitement. Bon il ne l'a pas dit comme ça mais si on lit entre les lignes c'est clairement ce qu'il sous-entendait.
Il a également fait jouer le fait que ça privait les lecteurs de plus de diversité.

Perso, et là je parle pour moi mais c'est mon blog donc je fais ce que je veux, quand je vais en salon, exposant ou pas ben j'achète mes tokens, jetons, ... Que je connaisse ou pas les exposants, organisateurs, ... Ça me semble logique.
Après, je le reconnais, ça fait toujours plaisir quand on t'offre un verre gratuit ou quand on te sort la bouteille de sous le comptoir. Mais honnêtement, pour en arriver là, faut montrer un peu d'intérêt au produit, à la distillerie, ... accepter de discuter avec l'exposant, échanger sur son ressenti. Bref faire ce pourquoi tout salon est organisé : partager, rencontrer, prendre du plaisir.
Je reconnais aussi que je suis le premier à râler quand tu n'as pas au moins un produit d'appel sur la table, faut attirer le chaland enfin, c'est la moindre des choses (surtout quand tu vas à un salon pour la première fois et que tu fais tout payer. Oui, je pense à toi nouvelle – plus tant que ça maintenant – distillerie suédoise. Non, pas Mackmyra, l'autre ^^)
Maintenant faire des salons pour choper des samples ou des verres gratuitement, ça peut être un challenge hein. Je sais pas trop, pourquoi pas après tout ?
Alors oui, c'est cher. Mais ça, c'est annoncé sur les bouteilles donc c'est honnête. Parfois c'est abusé (remember Longueteau), parfois c'est justifié. Moi, je me suis toujours dit que ça me permettrait - un jour, quand je l’aurai décidé de franchir le pas du budget violent - de goûter un Port Ellen ou un autre truc vieux, cher et mythique. Mais tu as toujours le choix de goûter ou pas. Et donc de payer ou pas.
Du coup, ça prive certes le lectorat de certains retours sur des nouveautés, des produits d'exception ou des produits normaux mais payants (et ils sont Légion ceux-là) mais ça aussi, ça fait partie du jeu.
Après, même certaines distilleries ou exposants font payer leur caviste/client habituel ; là, je le dis aussi, faut arrêter de déconner quand même.
Sinon Machin, si on se croise en salon, c'est avec plaisir que je te paierai un verre pour discuter avec toi parce que de un, t'as pas l'air d'avoir mauvais goût, loin de là, et de deux, si ça se trouve, il y a autre chose derrière tout ça et j'aimerais savoir ;-)
Bref c'était le moment "carte blanche" pour réagir à un truc plus ou moins d'actualité qui m'a passablement surpris.
 
Bon, le coup de gueule habituel des grands événements étant posé (généralement, c'est le garde à problèmes capillaires mais lui il est à Spa donc fallait bien parler d'autre chose ^^), il est temps d'en revenir au SITS en lui-même !
 
Spirits in the Sky 2017 - flyer
 
Niveau logistique tout d'abord :
- Où ? À Bruxelles, à l’hôtel Thon (oui, je sais, moi aussi ça me fait marrer) pour être précis  ;
- Quand ? Les 4 et 5 novembre derniers (suivez un peu, je l'ai déjà dit plus haut). Et le prochain, c'est les 10 et 11 novembre  ;-)
- Quoi et Comment ? Plusieurs salles de conférence (je suppose) dans lesquelles vous avez droit, dans le désordre, à des dégustations, des master-class diverses et variées (raaaaaah, j'ai raté celle de Dave Broom !!! Mais j'ai pu faire une photo avec lui *joie*), un espace cocktails (super pour Madame ; coucou Jef), des produits divers et variés (de presque tout whisky au début on rayonne vraiment pas mal maintenant), un espace rarities cher (vu les produits proposés, c’est logique aussi) mais hyper bien fourni et j'oublie certainement l'une ou l'autre chose.
 
Et sinon, les trucs nuls c'est quoi ?
- le premier, il faut donner raison à Machin, ben en fonction du stand c'est cher. Mais c'est le jeu (et mes samples de Del Maguey m'ont coûté un bras mais qu'est-ce que je suis content d'avoir payé pour les goûter parce que comme L’Oréal, ça le vaut bien ! Oui c'est bien un teaser dégust' ^^) donc voilà, tu paies ou tu passes ton chemin si ton budget ne le permet pas ou si tu ne veux pas débourser un kopeck.
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il y a tout un tas de produits en dégustation libre (whisky, rhum, porto, sherry, mezcal, cognac, calva, armagnac, ...) Bref c'est un point négatif sans en être un :p
- deux jours c'est trop peu : Sérieux quoi, y a trop de choses à goûter et, ce qui n'arrange rien pour l'organisme, de tout style (voyez plus haut). Attention aux mélanges donc.
- ... euh, je crois que c'est tout. Si autre chose me revient, je ne manquerai pas de balancer ;-) mais dans l'ensemble,je suis quelqu'un qu'on peut contenter facilement niveau organisation donc voilà.
 
Et pourquoi c'est bien du coup ?
- le plus important à mes yeux (surtout depuis que je me diversifie massivement niveau spiritueux) c'est le choix de produits disponibles (à nouveau, voyez plus haut) :niveau diversité c'est juste top !
Et pour ne rien gâcher, y a moyen de goûter à pas mal d'entre eux sans débourser un token. Que demande le peuple ? Après tu montes en gamme, tu paies mais c'est logique (et surtout, c'est à peu près partout pareil en Belgique) ;
- il y a de l'eau à tous les stands (et du ravitaillement en bas, c'est non négligeable). Oui, depuis le Gin-Experience, ça me tient à cœur de le souligner :p
- les exposants sont super sympas :-D Qu'ils viennent de la distillerie (que ce soit Amores, Drouin, Montesquiou, Augier, Graham ou d'autres que j'aurais oublié), qu'ils bossent pour Nectar (coucou Itsel, coucou Pierre ^^), qu'ils soient « juste » exposants (coucou Didier, coucou Stijn) ou bartender (coucou Jef), ce fût un plaisir d'échanger avec eux !
- c'est fun de voir Itsel faire des « visites guidées » et de voir la tête des gens goûter le clairin ;
- j'ai parlé des « gens du salon » mais il y a aussi les « gens qui sont venus pour le salon ». Et c'est aussi grâce à eux que je passe de chouettes moments (oui, parfois, je parle avec des gens au lieu de boire. Et le pire, c'est que ça arrive de plus en plus ... heureusement que je prends des samples avec moi ^^). Et donc, coucou Magali, Coucou Gaëtan, coucou Michael, coucou Vincent et tous les autres que j'aurais honteusement oublié ;
- parce que c'est le premier salon que j'ai fait avec Madame :-D (il y avait du porto, ça l'a convaincu ^^).
- sûrement d'autres choses que j'ai oublié depuis lors (honte à moi ...).
 
Voilà voilà.
 
Il est temps de parler un peu dégustation maintenant non ?
 
Direction le Brésil du coup pour nous plonger au plus profond de la cachaça !
Un grand merci à Stijn pour ses explications et ses conseils, ce fut un très chouette moment :-D
SITS 2017 - cachaça
La table à cachaças. Y avait de quoi faire ^^

Cuca Fresca – Ouro :

Celle-ci nous vient de Sao Polo. Je pourrais vous dire qu'il s'agit de la cachaça de Snoop Dogg mais ça fait moins rêver ...
Après avoir subi une double distillation, elle a vieilli durant quatre ans en fût de jequitiba, une essence locale qui – si mes notes sont correctes – ne devrait pas avoir trop d'influence sur le produit tant au niveau du goût que de l'odeur si ce n'est qu'il en réduirait l'acidité et aiderait au développement des notes végétales (ça a donc, in fine, une influence ^^).
Cuca Fresca – Ouro
Une bouteille qui ne paie pas de mine.
Sa robe est de couleur paille.

Le nez est d'abord végétal et assez plat avant de passer sur quelque chose de plus doux et sucré.
Ça m'a fait pensé à un « gentil » rhum agricole (le côté canne, tout ça, tout ça), très facile d'accès.
Quelques épices pointent le bout de leur nez par la suite.
 
En bouche, on démarre sur une douceur mielleuse qui va vite laisser place à des notes plus végétales.
A nouveau, les épices arrivent par la suite.
 
Niveau rétro-olfaction, on est sur un produit beaucoup plus épicé et herbacé.
 
La finale, assez brève, restera sur ces notes végétales (canne, canne, canne) et épicées.
 
De par sa rondeur, c'est super facile d'accès.
 

Magnifica – Tradicional :

Direction Rio de Janeiro. On est face ici à un produit vieilli deux ans en fût de bois Ipê, une autre essence locale.
Magnifica – Tradicional
On reste dans la sobriété.
Deux ans mais c'est fort fort clair. Limite incolore.
 
Le nez est quant à lui hyper végétal (sur la canne) mais aussi extrêmement intense (sur le moment, j'ai pas réussi à en dire plus). C'est assez stupéfiant, surtout comparé au premier produit dégusté.
 
En bouche, ça reste très intense (c'est végétal en plein et à la limite légèrement caoutchouteux) mais très bien intégré avec une rondeur sous-jacente sur les fruits exotiques.
Celui-ci m'a plus fait pensé à un clairin par exemple.
 
À la rétro-olfaction, on reste sur les notes végétales qui nous guident depuis le début de la dégustation ainsi que sur des notes plus épicées qui commencent à apparaître.
 
La finale, moyenne, s'adoucit (sur des notes plus sucrées) tout en conservant une certaine chaleur.
 
Plus jeune mais beaucoup plus sympa.
 

Sapucaia – Velha tradicional :

Retour à Sao Polo pour découvrir une partie de la vaste gamme Sapucaia.
On commence avec un produit vieilli cinq ans.
Si je ne raconte pas de bêtises (et que je comprends mes gribouillis), la canne utilisée est cultivée uniquement trois mois par an.
Sapucaia – Velha tradicional
Sobriété toujours mais avec un code couleur cette fois ...
A nouveau, c'est très, très clair.
 
Au nez, il ne se passe pas grand chose en fait : canne, notes végétales, rondeur et – en cherchant bien – un peu d'épices.
 
En bouche, on a droit à une déferlante d'épices (principalement sur le poivre).
On reste sur la canne pour le côté rond du produit.
Étrangement, ça m'a quand même paru un peu « fermé » (ok, c'est perturbant dit comme ça mais c'est l'effet que ça m'a fait ^^)
 
Niveau rétro-olfaction, c'est doux et épicé, légèrement sucré mais aussi – et de manière plus surprenante – fumé.
 
La finale est moyenne, sur le poivre et la canne.
 

Sapucaia – Reserva da Familia :

La même mais avec cinq ans de plus (ce qui nous donne effectivement un total de dix ans).
Sapucaia – Reserva da Familia
Quand je vous parlais d'un code couleur ;-)
Ca y est, on fonce. Mais légèrement hein. On en arrive à une robe paille très claire.
Pour du dix ans, c'est soft.
 
Le nez ressemble pas mal à la version précédente (canne, végétal, rondeur, légères épices) mais est plus rond, présentant ça et là quelques notes plus vanillées.
 
En bouche, on repart sur un produit plus végétal et épicé enrobée d'une rondeur vanillée et – peut-être – de quelques notes fruitées.
 
Pour la rétro-olfaction, il se fait plus doux que le précédent tout en restant assez épicé.
 
La finale est plus longue cette fois, toujours épicée (mais c'est plus en retenue ici) et légèrement fruité.
 
Malgré les cinq ans de plus, je n’ai pas vraiment trouvé de différences flagrantes entre les deux derniers produits.
 

Sepucaia – Real 18 anos :

On est ici face à la cachaça la plus vieille du Brésil (toujours selon mes notes hein).
Le vieillissement a eu lieu pendant dix ans en fûts de chêne et, en raison d'une part des anges de l'ordre de 70 %, quatre fûts ont été regroupés en un seul et même fût pour terminer calmement le vieillissement durant huit ans.
Pour les fans de chiffres, des 1.000 litres de départ, on est arrivé à 280 bouteilles. Au Brésil aussi les anges sont gourmands (ou alcooliques enfin).
Sepucaia – Real 18 anos
Je le reconnais, je n'ai pas trouvé de photo correspondant à la bouteille exposée. Du coup, c'est le format 75cl.
Et bien, ça y est, on a de la couleur : c'est bien doré !

Au nez, l'influence du fût se fait immédiatement sentir : c'est hyper vanillé. C'est presque trop « bonbon ».
Quelques notes de fraîcheur mentholée viennent un peu rééquilibrer la chose.
 
En bouche, c'est rond, c'est doux, c'est vanillé, on a l'impression d'aller se promener en Barbade.
J'aime bien mais je trouve que – comme pour les mezcals vieillis – ça dénature un peu le produit brut, on perd tout ce côté végétal agréable.
 
La rétro-olfaction, comme pour me contredire, va nous offrir un retour des notes herbacées.
 
La finale est longue sur le côté doux et sucré toutefois contrebalancé par ces arômes herbacés qui viennent tout juste de se manifester.
 

Weber Haus - Amburana :

Comme son nom l'indique, celle-ci a été vieillie en fût d'Amburana (une autre essence locale).
Le produit fini est cependant totalement différent de ce qui a été dégusté jusqu'à présent parce que le climat du lieu où a été effectué le vieillissement est différent (on se trouve cette fois dans les montagnes), tout comme la macération et les levures employées.
Bref, c'est pas pareil.
Weber Haus - Amburana
Oui, ici, il y a un travail sur le packaging.
On reste dans un produit « coloré » avec une jolie robe d'un or léger.
 
J'ai annoncé la couleur plus haut et là je confirme : le nez n'a aucun rapport avec les autres produits. On est clairement sur une cachaça « dessert » !
Les notes pâtissières sont à la fête et les épices douces s'en donnent à cœur joie, cannelle en tête. On peut également relever des notes de pain d'épice ainsi que quelques touches à tendance spéculoos.
Ben c'est sympa mais limite écœurant quand même (et on n’en est qu’au nez dites donc !).
 
Le choc se produit toutefois en bouche. D'un coup, tu te dis que tu bois un apfelstrudel (si, si, je vous jure). Cette impression serait due au type de bois employé pour constituer le fût (l'Amburana donc).
Ne vous attendez pas à plus de notes de ma part, quand on bugge sur « apfelstrudel », c'est fini, on ne sait plus rien trouver d'autre.
 
La finale est « plaquante » et va rester sur les mêmes notes douces, rondes, pâtissières et limites écœurantes perçues jusqu'à présent.
 
Et ben c'était surprenant !
 
Ceci conclut la partie cachaça de mon premier Spirits In The Sky.
Une expérience très intéressante qu'il serait sympa de reproduire au calme dans mon chez moi.
 
Ne me demandez pas un ordre de préférence, je n'ai rien noté à ce sujet et ça fait maintenant trop longtemps que je les ai dégustés (même si je pense avoir un penchant pour la Magnifica).
 
 
Rhum n' Whisky

mardi 20 février 2018

Hannut, ça commence par H ... comme Houblon ^^

Après l'avoir annoncé sur "fesse-bouc", je devais quand même vous faire un petit retour de notre périple au Salon de la Bière.
 
Pratiquement parlant, après une "lasagne maison" (ne sachant pas trop à quoi nous attendre, on a préféré avoir quelque chose de consistant dans le corps avant d'affronter la soirée), nous – c'est-à-dire Pierre et moi – nous sommes dirigés vers le marché couvert de Hannut où avait lieu le 4ème (si je ne dis pas de bêtises) Salon de la Bière.
 
Salon de la Bière - flyer
 
Celui-ci se déroule sur trois jours et permet – au travers une flopée d'activités sympathiques comme une brocante brassicole, des balades gourmandes, des quiz et autres activités – de découvrir le monde des bières artisanales.
 
Et c'est bien ?
 
C'est pas mal mais …
Comme d'hab, on va se pencher sur l'aspect bien/pas bien de l'événement.
 
Les points négatifs :
- le coût « traître » du salon : le site annonce une entrée gratuite mais la nécessité d'acquérir un verre à 3 euros permettant de déguster des bières diverses et variées. Jusque là, rien d'alarmant, ça nous fait une entrée à 3 euros et un joli verre de 15 cl.
Le problème se fait jour quand on arrive sur place où – après la pancarte verre/3€ - on tombe nez à nez sur la pancarte qui dit que toutes les bières sont à 2€.
Déjà, c'est assez fourbe comme technique. Autant jouer franc jeu direct et l'annoncer sur le site comme ça pas de mauvaises surprises. Et puis 2€ les 15cl, ben pour pas beaucoup plus cher j'ai une 33cl en magasin ;
- au bout d'un moment, tu te crois en festival. Pas que ça pue la bière et qu'il y a des gobelets partout, non. C'est juste que l'acoustique est un peu naze et que le son allait un peu fort donc pas le choix, il fallait un rien parler fort (comment ça « crier »?) pour se faire entendre.
 
Pour le reste, la salle fait le taf, le manger à l'air sympa, il y a un château gonflable pour les enfants, des manges debout ainsi que des tables avec bancs et un shop.
Aucune remarque à ce sujet, on n'a rien testé à part les manges debout.
On n'a même pas visité les toilettes. Quel scandale !
 
Les points positifs maintenant :
- 20 brasseries présentes avec un ou plusieurs produits, c'est chouette, ça permet de découvrir tout un tas de produits ;
- les exposants sont super sympa (du moins ceux avec qui on a discuté) ;
- le format du verre : 15cl pour découvrir/déguster ben c'est pas mal du tout en fait. À la fois suffisamment grand pour goûter et pas trop grand pour ne pas être complètement rempli après deux verres.
 
Après, nous ne sommes pas non plus restés très longtemps et, l'air de rien, on a pas mal parlé avec les exposants (et un revenant inattendu dites donc ^^) donc c'est difficile d'avoir un regard plus critique sur la chose.
 
Juste une question : comment ils font les gens pour tenir sur la longueur ? Parce que, sérieusement, même à 15cl, ça remplit la bière hein ! Nous on saturait vraiment sur la fin.
 
Pour ceux qui l'espérait, pas de prise de notes ici. Juste une soirée sympa avec un ami et  - quand même – un petit repérage pour plus tard ;-)
 
Mais histoire de rentabiliser un peu l'article (et pour ne pas juste dire « j'y étais »), on va revenir un rien sur les produits dégustés :
 
- la Quadra (blonde et ambrée) : ici, c'était un passage obligé ! Non seulement, c'est brassé « juste à côté de chez moi » mais en plus c'est brassé par des amis de mon collègue de dégustation et ami Francis. Deux raisons pour s'arrêter au bord du terrain de volley … pardon, devant le stand (comprenne qui pourra ^^).
Quadra
Deux bières à déguster, ça tombe bien, on a fait moitié-moitié.
Conclusion : une blonde super fraîche sur des notes d'agrumes surprenantes et une très agréable ambrée.
Va falloir que j'en choppe une de chaque prochainement pour faire un retour plus approfondi (et un pack de blonde pour le plaisir parce qu'à mon avis, ça descend tout seul cette petite chose) !
 
- la Sainte Nitouche : même si l'affiche de la Tits était plus affriolante, on s'est arrêté au stand d’à côté pour découvrir cette bière en provenance de Beyne-Heusay et – à nouveau – déguster deux produits différents.
La « blondinette » : très honnêtement, après la Quadra ambrée, ben juste non en fait. C'est plus que fade.
La « brunette » : qui, comme son nom ne l'indique pas, est une blonde ^^ Une amertume plus intense et un voltage plus élevé que sa petite sœur la rende immédiatement plus agréable. Sympa mais sans plus.
 
- la Bière tombale – la der' des der' : Très clairement, un arrêt obligatoire au vu de l'étiquette (là, c'est le fils de marbrier-tailleur de pierre qui aime se promener dans les cimetières quand il va en vacances qui parle ^^)
Bière tombale – la der' des der'
Alors même si je n'ai pas fait de photo lors du salon, le visuel de celle-ci devait absolument figurer sur le blog ! C'est juste génial.
Non seulement, elle fait partie des bonnes surprises de la soirée mais qu'est-ce qu'on s'est bien amusé !
Sérieusement, on n'imaginait pas un seul instant parler boulot ce soir-là mais si (non mais franchement, un juriste qui travaille à l'administration fiscale, un clerc de notaire et des « brasseurs amateurs » qui discutent succession sur un salon de la bière, et qui se bidonnent en plus (!), vous y croyez vous ? Et ben nous on l'a fait!)
Délire :-D
Sinon la Bière Tombale, c'est juste une tuerie ! Mais elle doit être fourbe parce que les 9,5°, ils ne se sentent mais pas du tout !
 
- l'Herbièriste : ici on n'a pas été conquis, loin de là, bien trop sur les aromates cette Phrodisiaque. Le look plus ou moins steam-punk c'est sympa mais ça ne fait pas tout malheureusement.
 
- Les Barons de la Bière : passage obligé ici aussi. Après tout, c'est un peu à cause d'eux que je me suis lancé dans la dégustation de bières ^^
Comme je suis un gros crabe, j'ai tout fait à l'envers en commençant par une Brown Sugar au fût.
Ben c'est chouette mais ça m'a paru un peu trop froid et moins agréable qu'en bouteille.
La Ferrusienne ensuite. Tout de suite après la Brown Sugar, c'est plus plat mais quand même assez agréable. A retester donc.
Et pour terminer, la dernière bonne surprise de la soirée : la Wallifornian Pale Ale. Top top top. Il m'en faut aussi de la comme ça !
Wallifornian Pale Ale
 
Les trois bonnes surprises de la soirée, dans l'ordre de la dégustation : Quadra blonde, Bière Tombale et Wallifornian Pale Ale.
(Oui, c'est celle dont j'ai mis le logo, ça égaie un peu non ?)
 
Voici pour le bref résumé de cette bien bonne soirée !
 
A refaire (ou alors – maintenant qu'on a deux verres de 15cl – on va acheter les bouteilles et on fait ça tranquille à la maison. Le concept est lancé, je dis ça, je dis rien ^^).
 
 
Rhum n' Whisky

lundi 19 février 2018

Je reste Fidel à la quinzaine …

Ceux qui savent de quoi traite cette nouvelle quinzaine trouveront vraisemblablement ce jeu de mots pitoyable.
Les autres comprendront après (et le trouveront pitoyable aussi, rassurez-vous).
Perso, j’en suis assez fier ^^
 
Alors, même si elle n’est pas finie (et même si je n’ai – pour l’occasion – pas uniquement dégusté ce qui suit), il me parait utile de faire le point sur cette icone cubaine (c’est bon, vous avez percuté pour le titre ?) qu’est … Havana Club !
Havana Club - logo
Oui, j’ai osé …
En bref, l'histoire de Havana Club remonte à 1878 (quand même), date de la fondation de la distillerie.
À part ça, pas grand chose à raconter si ce n'est qu'elle est "nationalisée" suite à la révolution cubaine et qu'en 1993, grâce à un partenariat avec Pernod Ricard, la marque décolle à l'international (rien que ça).
A noter que l'on parle quand même de la quatrième marque de rhum au monde alors que le marché américain lui était fermé jusque début 2016 (je n'ai toutefois pas suivi l’évolution de la chose et ne peux donc affirmer que la marque est maintenant distribuée aux USA mais suite à la levée de l'embargo, cela semblait être le cas).

On va démarrer par deux « expériences scientifiques » avant de passer à produit taillé pour la dégustation.
 
Pour la Science (avec un grand S) du coup !
(et un peu pour la quinzaine aussi)
 

Havana Club Anejo Blanco :

Un "blanc âgé" ... ça a sûrement dû vieillir plus ou moins un an avant d'être filtré au charbon pour avoir cette couleur limpide.
Havana Club Anejo Blanco
Ca fait rêver hein oui ^^
Niveau coloration, même si c'est "âgé" ben c'est –sauf erreur – filtré au charbon donc que dalle, transparence totale ;-)
 
Le nez est fruité (sur le fruit rouge) et légèrement végétal (sur la canne, si, si).
C'est très doux, assez vanillé.
C'est tout. Après, vous reconnaîtrez que c'est déjà pas mal :p
 
La bouche est sucrée mais c'est contrebalancé par une petite amertume végétale. C'est également un peu alcooleux (oui, même à 37,5° ...) et légèrement épicé.
 
Niveau rétro-olfaction : épices et alcool se partagent le monopole avec quelques touches végétales.
 
La finale va rester sur les notes épicées perçues à la rétro-olfaction avec ça et là quelques notes fruitées rappelant le nez ainsi que sur de légères notes toastées.
C'est assez bref.
 
Alors, non, ce n'est clairement pas un rhum de dégustation. Loin de là.
Mais c'est finalement moins terrible que dans mes souvenirs (et que ce à quoi je m’attendais).
 
(NB : utilisé uniquement en mixologie à la maison, sauf aujourd'hui où il a été "dégusté" pur à des fins scientifiques ^^)
 
...
 
Ben je ne pensais pas écrire un truc si long là-dessus.
 

Havana Club Anejo Especial :

En gros, un blend de produits pouvant aller jusqu'à cinq ans nous offrant un rhum « âgé spécial ».
Il aurait subi un double vieillissement (d'abord en fût de bourbon puis en fût de whiskey irlandais. (oui, rien que ça, encore) … Une subtile manière de nous vendre ça comme s'il s'agissait d'un produit d'une douceur incroyable.
Sont forts niveau marketing chez Pernod Ricard ^^
Havana Club Anejo Especial
Ici on gagne 2,5° (et j'ai glissé en me servant vu la dose de goret que je me suis servi ... pour la science je vous dis ...)
Bon ben déjà niveau couleur, c'est tout de suite plus sympa vu qu'on est sur un truc présentant une robe d'un bel or intense.

 
Le nez part directement sur des notes de bois toasté, de la vanille à foison, des notes caramélisées en veux-tu en voilà, ...
Ca fait un peu cliché hein oui ? ;-)
Mais derrière tout ça, on sent qu'il y a un peu de fruits (alors fruits rouges ou fruits exotiques, je ne sais pas trop, c'est juste très caramélisé et je vous invite à faire le test par vous-même. Histoire que je ne sois pas le seul masochiste de la bande :p) mais c’est léger hein, ne vous attendez pas à un truc incroyable…
On y repère également quelques notes torréfiées.
 
En bouche, c'est assez monolithique : léger boisé toasté, caramel, vanille.
Y a pas grand chose de plus.
 
Niveau rétro-olfaction, on prend direct un gros shoot épicé et le toasté part plus vers des notes fumées.
Une vague impression de repérer des céréales passe également par là pour nous perturber encore plus.
De fines notes mentholées amènent un peu de fraîcheur à la chose.
 
La finale est un peu plus longue que l'autre (pas dur en même temps) et va rester sur ce léger boisé épicé avec quelques rémanences fumées/toastées avant de repartir vers des notes plus écoeurantes (soyons honnêtes et appelons les choses par leur nom) sur le caramel et la vanille.
 
A nouveau - et pour être très honnête - c'est bien moins pire que ce à quoi je m'attendais (ben oui, celui-ci aussi il ne sert que pour les cocktails à la maison et encore ça doit dater de très très longtemps parce que depuis pas mal de temps je me sers d'autre chose comme base :p)
 
Bon, je veux bien qu'il faut donner de sa personne pour la #quinzaine mais on va arrêter les conneries hein.
 

Havana Club - Seleccion de Maestros :

Alors là, je cite le site de chez Havana Club tellement c'est beau : « Havana Club Seleccion de Maestros représente l’expression ultime de l’extraordinaire collaboration entre les membres de la confrérie des Masters of Cuban Rum, dirigée par le talentueux Don José Navarro. »
Quand je vous disais que c'était beau ;-)
Sinon, en gros, les Maetros Roneros se réunissent pour choisir les rhums âgés « les plus fins et les plus exceptionnels » (je cite toujours). De là, il y a blend et nouveau vieillissement pour – à nouveau – choisir les rhums arrivés à maturité (sauf erreur, ils devaient déjà y être au premier tour mais bon, on ne va pas chicaner hein:p) pour – c'est la que ça se complique – à nouveau les mélanger ? Ben oui, il y aurait trois vieillissements, le site parlant de blend final mis en bouteille directement à partir du tonneau à 45°.
 
Et si on terminait par une petite phrase choc pour la route ?
Soyons fous !
"Et d'après les Maestros, il faudra le servir de préférence avec un grand cube de glace. Tandis qu'il fond, il dégage son onctuosité exceptionnelle et toute une gamme de saveurs."
Y a pas à dire, sont funs chez Havana ^^
Havana Club - Seleccion de Maestros
Déjà, celui-ci, il donne bien pus envie. Ne serait-ce que niveau packaging ou voltage.
Sa robe est d'un bel or orangé (et les reflets aussi soit dit en passant).
 
Le nez est déjà bien plus complexe que les deux autres (ce n'est pas étonnant mais c'est utile à souligner).
Alors oui, c'est légèrement boisé, il y a du caramel et de la vanille mais pas que.
Les épices (cannelle en tête) sont présentes dès l'ouverture des débats et Il y a également une certaine fraicheur tendant vers la réglisse, des notes torréfiées mais aussi des fruits secs.
Enfin, un petit côté cuir/tabac intéressant est également de la partie.
Très sympa. Vraiment beaucoup plus intéressant que l'anejo especial.
 
En bouche, tout de suite, ça a plus de peps.
C'est épicé juste ce qu'il faut, le caramel, la vanille ainsi que qu'un boisé bien intégré sont toujours de la partie ; tout comme le côté cuir/tabac perçu au nez.
Un petit côté toasté/caramel brûlé se développe avec le temps.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est épicé, boisé, vanillé et torréfié.
Rien que des choses très normales vous allez dire.
Mais ... il y a une jolie arrivée de fruits caramélisés hyper gourmands qui vient encore arrondir la chose.
 
La finale est plus longue que les deux derniers (après ça reste moyen hein, c'est pas un Caroni non plus).
Elle démarre sur un fin boisé, de légères épices ainsi que sur le caramel et la vanille sans que cela ne soit écoeurant comme le précédent.
Et le coté fruité (fruits exotiques et fruits secs) perçu ci-dessus va nous accompagner jusqu'à a fin.
Il sera rejoint par les notes toastées qui s'étaient manifestées plus tôt.
 
Bon ben clairement, y a pas photo, c'est vachement mieux que les deux autres et c'est taillé pour la dégustation (ok, c'est un peu le concept aussi).
Moi ça me plait toujours autant et pour les "débutants" (rien de négatif dans le terme hein) c'est vraiment un chouette produit (bon, c'est peut-être un peu cher mais là n'est pas la question) : facile d'accès et agréable tout en réservant une certaine complexité/subitilité qui s'offre à qui veut bien approfondir la chose.
Top ^^
 
 
Rhum n’ Whisky