vendredi 27 avril 2018

Dès qu’on arriva à Orbais, la soirée Demerara sous les meilleurs auspices ...

Oui, je suis en forme ^^
 
Donc ce vendredi 20 avril, la délégation  des Gentlemen’s Rummer au grand complet (oui, gentlemen et pas gentleman, on était quatre quand même) prenait la route pour Orbais afin de participer à une soirée organisé par Cédric (histoire de ne pas le nommer) aka « Mr Amis des amis du rhum » placée sous le signe des rhums du Demerara.
Les amis des amis du rhum - logo
Ca c’est du logo qui claque !
Problème : pour arriver jusqu’Orbais quand tu prends la E42 (ami non belge, ne t’inquiètes pas, nos péripéties autoroutières ne vont pas durer longtemps) – parce que oui, on venait de la région liégeoise quand même avec pour idée de conquérir ce petit territoire du Brabant wallon. On a renoncer quand on a vu qu’il n’y avait pas de réseau :p –  ben il faut bifurquer à un moment sur ta droite pour prendre la sortie menant à la E411.
Le seul truc qu’on n’avait pas prévu c’est qu’à la DGO1 (pour Direction Générale Opérationnelle Routes et Bâtiments), ce sont des mecs facétieux … Du coup ils font des travaux sur l’autoroute, te propose d’aller sur la bande de droite ou de gauche en fonction du poids de ton véhicule et te foutent une berne centrale en plein milieu.
Jusque-là rien de grave si ce n’est qu’on a pris la bande de gauche et qu’on a vu la bretelle pour prendre la E411 se rapprocher de plus en plus et la berne centrale ne pas s’arrêter…
Bref on est arrivé en retard (mais dans la bonne humeur quand même).
 
Une fois sur place, après avoir dit bonjour, le trafic commence. Comprendre : l’échange de samples et/ou de bouteilles.
 
Ah oui, on a été accueilli par un cocktail à base de … je ne sais plus trop quoi mais il y avait un morceau d’ananas dedans et c’était sympa et rafraichissant ;-)
 
Une fois installé (à la table du papa du maître des lieux, qui a dû nous prendre pour une belle bande de tarés ^^), la dégustation pouvait commencer.
line-up
Une photo du line-up, histoire de savoir à quelle sauce on allait être mangé.
Et avant de souper, on a eu droit au premier rhum de la soirée.
Ne nous voilons pas la face, celui-là, il était destiné à nous « préparer le palais » (oui, j’ai pas aimé plus que ça.
 

El Dorado – 8 ans :

DDL, El Dorado, on en a un peu parlé par ici donc je vous y renvoie.
Il s’agit d’un des blends « de base » de la marque.
El Dorado – 8 ans
Et, oui, c’est un vrai 8 ans.
Laissons-lui ça, il est joli à regarder et nous offre une belle couleur automnale. Pour ceux qui veulent du concret, c’est or orangé avec de beaux reflets dorés intenses. Mais je trouve ça moins poétique.
 
Au nez, ben on ne m’aurait pas dit qu’il faisait 40%, je lui en aurais donné bien plus dis donc …
Sinon, c’est assez basique (mais on savait et ceux qui ne savaient pas avaient été prévenus) : caramel/mélasse et épices.
 
En bouche, il se fait beaucoup plus épicé tout en restant sur ces notes caramélisées.
En cherchant bien on y repère un peu d’orange mais faut creuser hein (et j’aime bien El Dorado donc j’essaie de lui trouver autre chose que du caramel et des épices).
In fine, c’est quand même assez plat et – paradoxalement – assez piquant (oui, on a déjà vu meilleure intégration de l’alcool).
 
Pareil pour la rétro-olfaction : caramel, épices et alcool.
 
La finale fait « pschiit » et nous offrira brièvement des notes caramélisés plus épicées et une légère amertume.
 
Assez monolithique en fait. Et pas super bon.
Mais ça doit bien marcher en mixologie.
 
Après cette « mise en bouche », il était temps de passer au repas qui nous avait été préparé par Road Cook directement depuis son food truck.
food truck
L’angle de prise de vue est tout pourri, je sais. Mais je me soigne ^^
En plat, nous avons donc eu droit à un burger artisanal composé d'un pain « maison », de cochon confit à la sauce barbecue, de coleslaw, de mayonnaise au vinaigre de riz (ah, soirée saké?) et de frites fraîches.
Ben top quoi :-D
Le dessert (avant ou après l'Enmore, je ne sais plus trop ; avant, de mémoire) était une crème chocolat au lait avec chantilly et mascarpone. Bien bon aussi.
A noter que le food truck était raccord avec le thème de la soirée vu qu'un des électro (je ne sais plus lequel et j'ai oublié de photographier) était floqué « Diamond » ;-)
 
Après ce chouette repas au cours duquel je m'en suis foutu plein les doigts et Marc a inventé le concept de « rhum-frites » (bisous Marc ;-) ), entrons vraiment dans le vif du sujet avec un second blend mais non des moindres !
 

Samaroli Demerara Vertical 02-04 – Blended rum :

Embouteillé en 2016, il s'agit donc du « grand-frère » de celui que j'ai présenté lors de la masterclass au Salon du Rhum cette année. Le 2017 contenait du Diamond et celui de l'Enmore. Mais, comme d'habitude avec Samaroli, on n'en saura pas plus.
Il a été embouteillé – comme de règle – à 45%.
Je dois avouer que j'ai triché pour celui-ci : pas de prise de notes en live mais bien de la récup' de notes non encore publiées (donc ça compte quand même ^^).
Elles seront donc fatalement un peu plus complètes.
Samaroli Demerara Vertical 02-04 – Blended rumSamaroli Demerara Vertical 02-04 – Blended rum
Un autre concept de la bouteille noire (et comme j'ai fait ça chez moi, j'ai fait une photo du verre aussi^^).
 
La couleur tranche radicalement avec le précédent : paille on ne peut plus léger, limite transparent.
La magie du vieillissement continental ?
 
Le nez est d'apparence léger mais ...
Un côté floral et fruité s'entoure de notes nous emmenant plus vers la Jamaïque (légères notes de solvant) ainsi que d'un aspect assez pâtissier sur des notes de massepain.
Des notes végétales passent leur nez à la fenêtre et amènent un peu plus de complexité (et d'amertume) à l'ensemble.
Nous sommes donc face à un Demerara tout en subtilité, relativement éloigné des gros Demerara à la mélasse qui plaque chers à plusieurs d'entre nous.
 
En bouche, il sera d'entrée plus sec avant qu'un côté « sucré » difficilement identifiable  se manifeste.
Des notes toastées et grillées sont également bien présentes.
Un fruité exotique légèrement épicé se laisse également apprivoiser avant que les épices ne se fassent de plus en plus imposantes, tirant vers le poivre ; de fines touches mentholées (fines j'ai dit) amènent un peu de fraîcheur face à toutes ces épices.
 
La rétro-olfaction nous offre des notes toastées (voire fumées) qui vont prendre le dessus sur le reste.
Étrangement, c'est à la fois surprenant et agréable.
Un côté assez végétal est toujours bien présent.
 
La finale, moyenne (bien qu'immensément plus longue que l'El Do 8 ans ...) reviendra sur ce côté fruité perçu au nez (et plus légèrement en bouche) avant de faire la part belle aux notes toastées tendant même vers le tabac (et donc vers une légère amertume).
Le produit laissera une impression « huileuse » en bouche.
 
Incontestablement, c'est bien fait. Ce n'est pas un produit qui entrerait dans la liste de mes Demerara préféré mais c'est bien fait. Et bien meilleur que le précédent.
 
Aucun rapport avec les dégustations mais qu'est-ce qu'on s'amuse bien (du moins à notre table ^^).
 
Les blends c'est fini, passons aux différentes itérations que peut nous offrir le territoire du Demerara.
Et elles sont nombreuses.
 

Duncan Taylor – Single Cask Rum – Guyana – Uitvlugt – 18 ans (novembre 1997 – février 2016) – 53,5% :

On quitte un embouteilleur indépendant italien qui fait vieillir ses fûts en Ecosse pour retrouver un embouteilleur indépendant écossais qui ... Nenni hein, il ne fait pas vieillir ses fûts en Italie. Bande de malins va !
 
Vous noterez également qu'on parle de Uitvlugt, la distillerie au nom imprononçable pour les français (oui, nous on a quelques facilités néerlandophones. Faut bien en tirer avantage de temps à autres ^^).
Duncan Taylor – Single Cask Rum – Guyana – Uitvlugt – 18 ans (novembre 1997 – février 2016) – 53,5%
Duncan Taylor, c'est plein d'infos mais qu'est-ce que c'est moche dis donc ... (même si c'est quand même plus classe que Cadenhead)
La robe est d'un beau doré.
 
Le nez part un peu dans tous les sens sur des notes de solvant et de fruits exotiques (beaucoup) tout en restant beaucoup plus frais que le Demerara Vertical.
Ca bouge beaucoup comme truc car, par la suite, on aura droit a des notes chocolatées légères qui vont se développer avec un petit côté torréfié sous-jacent.
On notera également un fin boisé avant qu'un côté plus pâtissier (oui, encore) à tendance beurré limite acidulé ne se développe.
C'est particulier tout ça. Mais intéressant.
 
La bouche nous ramène en terrain plus connu avec des notes caramélisées avant de nous balancer un monstrueux shoot mentholé accompagné d'une légère amertume boisée, de quelques épices et de l'un ou l'autre fruit.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est fatalement mentholé, finement boisé et tendant vers une amertume plus typée chocolat noir.
De manière assez surprenante, c'est malgré tout assez rond.
C'est également chaud et épicé.
 
La finale est moyenne sur ce côté caramel chocolaté (ou chocolat caramélisé, faites votre choix) aux notes boisées.
On notera un retour des fruits accompagnés de fines épices.
 
On se rendra compte à la fin de la dégustation qu'il titrait gentiment à plus de 50%. Une seule conclusion s'impose : c'est vachement mieux intégré que sur l'El Dorado ^^
 
Atypique. Mais très sympa.
 

Transcontinental Rum Line – Diamond 2003 – 57% :

Ah, la gamme LMDW. Celle qui – jusqu'à présent – ne m'a pas encore fait forte impression (ok, je n'en ai pas goûté beaucoup mais ça ne me motive pas nécessairement à continuer) .
Va-t-on renverser la tendance ici ?
Transcontinental Rum Line – Diamond 2003 – 57%
Ou va-t-on, une nouvelle fois, couler façon Titanic (après, l'étiquette est un rien prémonitoire aussi hein) ?
Niveau coloris, c'est sensiblement pareil : un joli doré.
 
Le nez nous réservera une surprise de taille (et un fou rire encore plus grand. Oui, les liégeois étaient dans la place ce soir là :p) sur des notes de « vieilles chaussettes » dixit Marc qui passe doucement mais sûrement de docteur es moules à expert en linge sale :-D
Reconnaissons quand même que des notes peu agréables se manifesteront au début avant – heureusement – de laisser place à des choses plus agréables. Par exemple, de l'amande, un côté fruité assez rond et – encore une fois – un aspect plus pâtissier que ce à quoi on s'attendait (un gros truc bien caramélisé et torréfié quoi). On aura droit ensuite à quelque touches salines (une voix au fond de mon cerveau dérangé me dit que c'est à cause du trajet en paquebot ... Ok, je sors, je sors :p).
En cherchant bien, on finira par les trouver nos chères notes torréfiées. Enfin, ça c'est la version optimiste. Le mec pragmatique dira que le produit est légèrement toasté ;-)
Ca devient du coup un peu plus sympa mais c'est pas encore ça.
 
En bouche, on a droit à un boisé humide, de l'amertume pas nécessairement agréable (Port Mourant, sort de ce verre !) avant de repartir sur des notes d'anis (si, le Diamond Pastis ! Je vais vendre le concept à Guillaume Ferroni), de réglisse (là, ça fait de suite plus Diamond tiens) et de citron (c'est assez léger ça par contre).
L'ensemble est relativement piquant.
 
La rétro-olfaction est chaude, épicée, piquante (encore) et amère.
 
La finale est très anisée et sur la réglisse.
Un fin boisé et une légère amertume sont à nouveau de la partie.
 
Ben oui mais non en fait. J'ai pas accroché.
 

Rum Nation – Small Batch Rare Rums – Enmore – 1997-2016 – 58,7% :

Oserais-je dire que je ne suis pas objectif (et que j'en ai une bouteille à la maison --') si j’affirme haut et fort qu'il s'agit d'une tuerie et qu'il éclate sans forcer le reste du line-up ?
...
Oui, clairement, je confirme tout ça. Ce truc est une tuerie.
Rum Nation – Small Batch Rare Rums – Enmore – 1997-2016 – 58,7%
Et pour ne rien gâcher, je trouve que les bouteilles de cette gamme de produits là sont vraiment chouettes, visuellement parlant.
D'une couleur orange intense tirant vers l'acajou à reflets orangés, il vend déjà du rêve rien qu'au visuel.
 
Au nez, ça sent bon, c'est lourd à souhait, l'alcool est bien intégré, on est en plein sur des notes torréfiées, les fruits noirs (prune entre autre), le caramel et la mélasse.
C'est à la fois tout en douceur (si, je vous jure) et d'une intensité monstrueuse avec ces notes de cuir torréfié et épicé.
Vraiment top.
On pourrait y rester des heures car il ne cesse d'évoluer mais il faut lui laisser le temps. On repart alors sur des notes torréfiées, limite fumées mais avec un gros fruité sous-jacent.
 
En bouche, on ressent à nouveau une fine pointe de solvant légèrement piquante avant de faire la part belle aux épices, aux notes de cuir, aux arômes torréfiés et fumés.
C'est toujours très lourd et très intense.
Les fruits noirs et la réglisse reviennent nous faire coucou par la suite.
 
A la rétro-olfaction, les épices sont les reines d'un produit tout en chaleur et surfent sur un beau boisé aux notes fruitées caramélisées.
 
La finale est extrêmement longue et reste sur ces notes toastées et ces arômes de cuir, de fruits et de caramel épicé.
La réglisse et les fruits font un retour fracassant sur la fin.
Même après un verre d'eau, ces notes fruitées et boisées sont toujours extrêmement présentes.
 
A noter que plus le produit évolue, plus il y a des fruits dans tous les sens. C'est terrible.
 
Pour les rabats-joie, oui, c'est un produit qui reste sur sa ligne directrice – soit un truc assez stable – du début à la fin et qui n'est pas nécessairement l'Enmore le plus subtil du monde mais bordel que c'est bon et bien fait.
 
Il fallait une sacré dose de culot ou une qualité incroyable pour passer après celui-ci.
Ou un voltage puissant enfin...
 

Kill Devil – Single Cask Rum – Guyana – Versailles – 12 ans – 63,9% :

Bon, maintenant, vous savez. On a opté pour un voltage plus important ;-)
Sinon, je suis hyper choqué : j'étais persuadé que c'était un château moi Versailles !
(même pas honte d’abord …)
Kill Devil – Single Cask Rum – Guyana – Versailles – 12 ans – 63,9%
Chez Kill Devil, c'est toujours la même étiquette mais je la trouve sympa donc je m'en fiche ^^
Après un rhum au visuel aguicheur, on repart sur un truc assez clair nous présentant une robe d'un or relativement léger.
 
Malgré les watts dégagés, il parait beaucoup plus léger que le précédent. Le nez est pâtissier (sur l'amande) et assez doux.
On y repérera également des notes florales et légèrement végétales, quelques épices (du poivre notamment) ainsi qu'une impression plus sucrée.
Après l'Enmore, ça fait très, très plat.
 
En bouche, et bien, BAM ! Là, les presque 64% tu les sens et pas qu'un peu !
Outre l'alcool, on notera quelques touches sucrées, la présence d'aromates et d'épices (poivre et notes salines).
Ah oui, c'est chaud à crever ...
 
La rétro-olfaction est plus intéressante (l'alcool se sent un peu moins) et démarre sur les aromates, des notes boisées, de fines épices, une légère amertume et un tout petit peu de fruits.
C'est toujours très (trop) chaud.
 
La finale sera plus « sucrée », sur les aromates, le bois et quelques notes sucrées.
C'est long aussi.
 
L'anesthésie buccale ne plaide pas en sa faveur. Trop d'alcool tue l'alcool je trouve (ou alors faut que l'intégration soit réussie). Du coup, je n'ai pas vraiment été transcendé et les notes s'en ressentent.
Bof quoi.
 

Cadenhead Rum – Guyana – MPM (Port Mourant) – 14 ans (2003-2017) – 59,1% :

Vous reprendrez bien un peu de jus de bois humide pour la route ?
Le rhum du Guyana adoré ou haï, il ne laisse pas indifférent et principalement en raison de ces notes caractéristiques de bois humide.
Est-ce le cas ici aussi ?
Cadenhead Rum – Guyana – MPM (Port Mourant) – 14 ans (2003-2017) – 59,1%
Quand je vous disais que le packaging était tout pourri ...
Avant de démarrer la dégustation, je vous dirais juste que contrairement au Kill Devil, ici, l'alcool est bien intégré. Et rien que ça, ça fait beaucoup.
 
On reste sur un produit assez clair avec des nuances d'or léger.
 
Au nez, force est de constater que l'on se trouve face à un Port Mourant que je qualifierais de « léger ». Il ne pue pas l'amertume et le bois humide quoi.
On a bien un côté humide mais ce n'est pas vraiment le morceau de la coque du bateau qui a traîné des mois dans la rivière du coin, non, ici, c'est plus subtil. On est plutôt face à des notes forestières typées mousse.
On trouve également une certaine douceur sous-jacente et il se fera – à nouveau – pâtissier avec de légères notes d'amandes et une pointe acidulée.
C'est assez inattendu en fait. On se rapproche plus du Port Mourant de chez Excellence Rhum que d'un gros Velier qui tache.
 
En bouche, c'est boisé,épicé et « miracle » sur une amertume humide plus typée Port Mourant.
Pas beaucoup de notes, j'ai beaucoup parlé à ce moment-là. Désolé --'
 
La rétro-olfaction m'a donné une impression étrange avec d'un côté des épices, une certaine amertume, le tout étant assez chaud mais contrebalancé de l’autre côté par de légères notes mentholées et quelques notes plus douces, plus sucrées.
 
La finale nous offrira un étonnant côté fruité amer qui sera rejoint par des notes de bois, des épices et quelques touches mentholées.
 
Il eut pu être « plus Port Mourant » mais voilà.
 
Bah voilà, c'est fini.
 
Un classement personnel ?
1. Enmore (sans surprises)
2. Uitvlugt
3. Demerara Vertical
4. Port Mourant
5. Diamond
6. Versailles
7. El Dorado
 
Est-ce que je vous ai dit que chaque rhum avait droit à sa petite présentation, que quelques photos agrémentaient les explications et que des fiches de dégustation étaient fournies ?
Non ?
Ben voilà, c'est réparé.
 
Outre le fait que ça faisait longtemps qu'on n'avait plus fait une sortie groupée des « GR », cette soirée aura été agréable à plus d'un titre et notamment parce qu'elle aura permis :
- de revoir des gens qu'on ne croise qu'en salon sans devoir attendre mi-octobre ;
- de croiser de nouvelles personnes toutes aussi sympathiques les unes que les autres ;
- de pouvoir – enfin – mettre un visage humain sur divers contacts fesse-bouc (et rien que pour ça, c'est juste top) ;
- ...
« ... » parce que je suis plus ou moins sûr d'oublier l'un ou l'autre truc, comme d'hab' quoi.
 
Vivement la prochaine !
 
 
Rhum n' whisky

jeudi 26 avril 2018

Vous prendrez bien un verre (trois ?) pour la route ? Aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 8 »

Rhum fest Paris - logo
C'est la dernière fois que vous voyez cette image ;-)
Bienvenue dans le monde magique de Cédric Brément ou tout ce qu'il touche (du moins ce que j'ai goûté jusqu'à présent) se transforme ... Nenni hein pas en or, en rhum arrangé hein, suivez un peu.
Mais c'est des rhums arrangés de classe mondiale dis donc.
Et en plus le concept est chouette (voyez ici pour plus d'infos). 
rhums de Ced' - line-up
Le pomme poire on n'a pas testé. On aurait dû mais bon. A un moment, il faut bien s'arrêter ;-)
Et voilà ti pas (c'est facile, je sais), que le Monsieur se lance – avec succès – dans le bio : 
 

Ti Ced' – Orange Citron – bio :

Attention, tuerie. Celle-là va finir dans la cave d'ici peu !

Ti Ced' – Orange Citron – bio
La bouteille des arrangés de Cédric, immédiatement reconnaissable elle aussi.
Au visuel, comme souvent, c'est assez trouble. Niveau coloration, on tend vers une robe paille.

Le nez est simple mais on ne lui en demande pas beaucoup plus notez bien. Et il respecte clairement son appellation : Orange et citron en plein.
Mais c'est d'une fraîcheur !
Sans mentir, rien qu'au nez c'est enivrant. Et tout ça en restant sur l'orange et le citron.
Une tuerie je vous dis.

En bouche, c'est super rond mais pas trop sucré car l'ensemble est contrebalancé par des notes d'oranges amères et une belle fraîcheur citronnée.

La finale est longue, sur l'orange amère.

C'est juste génial. Gros coup de cœur !
 

Ti Ced' – Ananas – bio :

A la base, je n'avais pas prévu de le goûter celui-là.
Mais bon, puisque j'étais là (et comme j'aime vraiment bien les différentes déclinaisons de son arrangé ananas …) :-D
Ti Ced' – Ananas – bio
Oui, les bios, c'est écrit dessus, pas moyen de se tromper.
Le visuel est – de mémoire (je n'ai pas de notes) - sensiblement équivalent : paille (voir un peu plus foncé) et trouble.

Alors j'annonce la couleur tout de suite : c'est beaucoup plus ananas et ce à tout point de vue que celui « de base ».

Le nez est hyper rond, limite confit (voire ananas en conserve ; mais si le truc qui dégage des arômes bien sucrés quand on l'ouvre). On démarre sur un truc tellement sucré et agréable qu'on est déjà conquis.
L'alcool ? Quel alcool ?

En bouche, c'est encore plus rond, encore plus sur l'ananas.
Et, à l'heure d'écrire ces lignes, ça me surprend mais j'ai noté « limite notes chocolat » oui, oui …

La finale va – sans surprise – rester sur l'ananas tout en ramenant de la fraîcheur.

Très, très bien mais bien moins surprenant que le précédent.
 

Ti Ced' – GwaMaRé :

Derrière ce nom bizarre, on retrouve un blend de rhums nous venant de Guadeloupe (Longueteau paraît-il) et de Martinique auquel a été ajouté des citrons galets de La Réunion et du gingembre brésilien.
Ti Ced' – GwaMaRé
La grosse nouveauté avec les arrangés bios.
Le verre se pare d'une couleur qui n'est pas sans rappeler un limoncello relativement clair.

Au nez, c'est hyper frais, à fond sur le citron. L'impression du visuel se confirme : on a vraiment l’impression de se trouver face à un incroyable limoncello.

En bouche, on conserve ces agréables notes citronnées auxquelles s'ajoutent une légère amertume et un peps stupéfiant que l'on doit au gingembre.
Si, au nez, le gingembre était relativement absent, ici, il amène ce truc en plus au produit qui fait toute la différence.

La finale sera citron, citron, citron avec une légère amertume.

Top aussi. Limite, celui-là je le prendrais bien pour Madame qui n'aime pas le rhum (mais bien le limoncello) : elle kifferait ^^

Donc en résumé :
- une tuerie ;
- un concentré d'ananas ;
- une alternative au limoncello extrêmement agréable (mais un cran en-dessous du génial orange citron pour moi).

Ben voilà, le Rhum Fest c'est définitivement fini.

Pour les curieux, non, sur 35 produits dégustés, je n'ai rien recraché. Et je trouve que niveau retour je ne m'en suis pas trop mal sorti parce que ça fait longtemps que je n'ai plus goûter autant en si peu de temps (histoire de comparer, le Whisky-Live de cette année c'était une trentaine de produits en trois jours. Voilà, voilà). Après les doses sont plus petites aussi mais comme expliqué dans le premier article, c'est largement suffisant.

Je n'ai qu'une chose à dire : Vivement l'année prochaine !
 
 
Rhum n' Whisky

mercredi 25 avril 2018

Coups de cœur en série chez 1423 S.B.S aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 7 »

Rhum Fest Paris - logo
1423 S.B.S …
A la base, pour Francis, Marc et moi, c'est l'achat – à trois – d'une bouteille d'Enmore pas donnée mais terriblement bonne :-D
Après, en ce qui me concerne, c'est une super rencontre au Whisky-Live (qui pour l'occasion s'est muté en Rhum-Live) avec un exposant super sympa : Joshua.
Enfin, c'est la découverte de leur nouvelle gamme – tout récemment embouteillée – lors de ce Rhum Fest.
 
Sinon, 1423 S.B.S (que j'appellerai – par facilité – S.B.S par la suite) c'est un embouteilleur indépendant danois dont l'existence remonte à 2008.
 
Pour ceux qui ont suivi, on était tranquillement en train de déguster le Clairin Le Rocher quand on s'est tourné vers le stand d'en face et, surprise, que l’on voit Joshua qui nous faisait de grands signes.
 
Du coup, direction le stand Esclavo ou « Mr S.B.S » nous dit qu'il a quelque chose (plein de trucs en fait) à nous faire goûter et sort, de sous le comptoir, les mignonnettes de la nouvelle gamme de chez S.B.S.
On parle quand même là de cinq produits géniaux sur six (dans le désordre  trois coups de cœur, une super bonne surprise, un ron bien plus sympa que ce qui se fait d'habitude et un produit un peu plus consensuel) au voltage non négligeable.
Et c'est super sympa de nous en avoir gardé un peu :-D
1423 S.B.S - line-up 2018
Photo de famille
Et oui, petit échantillon donc petit verre, ça fait partie du jeu :-)
 

S.B.S Venezuela – 2004 – 14 ans – 58,9 % :

L'heure du comparatif douloureux pour l'embouteillage de chez Compagnie des Indes
S.B.S Venezuela – 2004 – 14 ans – 58,9 %
Vous remarquerez vite que les bouteilles de chez S.B.S sont facilement reconnaissables ;-)
Le verre se pare d'une belle robe cuivrée.
 
Le nez est – sans surprise – d'abord sur le caramel/la mélasse mais pas que !
En effet, on y trouvera également des notes de fruits secs et d'agrumes (orange principalement) accompagnées de quelques épices.
On notera également le beau travail sur l'intégration de l'alcool.
 
La bouche est pleine de peps. On y retrouve – dans le désordre – des épices (cannelle et poivre en tête), du menthol et ce côté caramel si typé « ron ».
 
Ce qui est assez stupéfiant, à la rétro-olfaction, c'est que c'est hyper frais, épicé et très rond sur ce côté caramel/mélasse.
 
La finale est assez longue (bien plus longue que toute une flopée de rhums de tendance hispanique juste « sucrés ») sur une fraîcheur « douceureuse » (le menthol, encore lui, se fond à des notes de caramel épicé).
 
Ah ben très, très bien dites donc.
Un Vénézuélien qui explose le « roi » Diplomatico et qui renvoie dans les cordes le triste embouteillage de chez CDI.
« S.B.S twelve points » comme dirait l'autre.
 

S.B.S Trinidad -1991 – 26 ans – 66,3 % :

Il semblerait qu'il soit finalement embouteillé à 66,2 %.
Alors très honnêtement, c'est celui du line-up qui me tentait le moins parce que ce n'est pas un Caroni. Et du coup, ça vient de chez TDL. Ou Angostura si on veut être réducteur.
S.B.S Trinidad -1991 – 26 ans – 66,3
Très honnêtement, de prime abord, je n'étais pas tenté... et pourtant !
Celui-ci présente une belle couleur or orangée.
 
Aussi étrange que cela puisse paraître, le nez semble – dans un premier temps – assez typé Caroni. On pourrait même croire qu'on a un mix des deux (Caroni et Angostura) tant le fondu des notes fumées et la rondeur des fruits se mélangent harmonieusement.
Avec 26 ans au compteur, c'est fatalement boisé mais c’est tout sauf dérangeant.
On y relèvera aussi quelques épices.
Et les 66,3 % ? Ils passent tout seul ;-)
 
En bouche, on se rend bien compte que ce n'est pas un Caroni.
C'est même le festival du fruit ! Les fruits exotiques s'en donnent à cœur joie et les épices ramènent un peu d'intensité à la chose.
Quoi les 66,3 % ? Ils sont toujours hyper bien intégrés, merci pour eux.
 
La rétro-olfaction fait place à un retour des notes fumées tout en conservant ce côté hyper fruité (toujours dans l'exotisme) et épicé.
 
La finale, d'une belle longueur, nous gratifiera du retour de ces fausses notes caroniesques hyper fruitées.
 
Le verre vide se fait plus empyreumatique.
 
Ah ben ça, c'est une grosse claque dites donc !
Pour ceux qui suivent, il s'agit bien de la « super bonne surprise » annoncée plus haut.
 

S.B.S Belize – 2006 – 11 ans – 64,7 % :

Qui dit Belize, dit Travellers hein ;-)
S.B.S Belize – 2006 – 11 ans – 64,7 %
Le Belize, une destination qui ne m'a jamais vraiment bien convaincu ...
La robe de celui-ci est orangée à reflets dorés.
 
Le nez est pâtissier à souhait, vanillé et sur de belles notes d'orange. C'est hyper doux et, finalement, tenant compte des divers produits de là-bas goûtés jusqu'à présent, assez typé Belize ;-)
 
La bouche est chaude, ronde, toujours très pâtissière et limite chocolatée.
Le côté vanillé-orangé perçu au nez est toujours là et amène encore plus de rondeur au produit.
L'alcool se sent un peu plus ici. Attention, rien de dérangeant non plus hein.
 
A la rétro-olfaction, on va relever de légères épices, de la vanille, des notes plus pâtissières, de la coco et – à nouveau – quelques touches d'orange.
 
La finale est longue sur ce côté orangé et pâtissier.
 
Alors oui, c'est bon mais c'est le moins « marquant » du line-up. Et en plus il passait après une super bonne surprise et avant mon gros coup de cœur du salon.
Dur quoi.
Mais d'un point de vue purement comparatif, il est bien plus intéressant (tant gustativement que financièrement) que certains produits proposés par d'autres embouteilleurs indépendants.
 
Donc, oui, on a fait le tiercé gagnant en dégustant – à la suite – nos trois coups de cœur de la journée.
Rien que ça !
 

S.B.S Guyana – 1998 – 19 ans - 62,4 % :

Un Port Mourant si vous vous interrogez (Roger, ne pars pas tout de suite, ça pourrait t'intéresser, ce truc est juste monstrueux ^^).
Sur le salon, j'ai compris 18 ans et affiné 2 ans en fût de Marsala. Au vu des infos reprises sur le site ça serait plutôt 7 mois de finish en fût de sherry Oloroso de chez Montilla Moriles. Voilà ^^
S.B.S Guyana – 1998 – 19 ans - 62,4 %
Il me faut cette bouteille ! Coûte que coûte !
La couleur est d'un bel orange intense et un disque verdâtre apparaît sur le dessus du liquide.
 
Le nez est incroyable : on est clairement sur une belle mélasse du Guyana présentant un superbe boisé (le finish semble vachement bien jouer son rôle ici) et de belles notes de fruits secs.
Ca ne cesse d'évoluer et les fruits secs se font fruits frais (même si c'est assez fugace) et un côté plus « vineux » se fait jour.
Les notes de bois humide propre à Port Mourant sont bien de la partie mais elles sont si finement intégrées que ça devrait quand même plaire à certains réfractaires.
Des notes torréfiées ainsi que quelques touches de réglisse arrivent par la suite.
Ce truc est hyper évolutif et nécessiterait une dégustation bien au calme parce qu'il doit vraisemblablement réserver encore de bien belles surprises.
 
La bouche fait la part belle à ce subtil boisé humide, aux fruits secs, aux notes vineuses et aux épices hyper bien maîtrisées qui amènent juste ce qu'il faut de peps à l'ensemble.
Une amertume douce stupéfiante se dégage également.
C'est bon. Y a pas à dire !
C'est délicieux en fait.
 
La rétro-olfaction colle parfaitement au ressenti de la bouche. Du coup, c'est juste terrible.
L'amertume est peut-être un rien plus intense ici. Mais moi ça ne m'a nullement dérangé.
 
La finale est longue, longue, longue sur ce côté amer vineux et boisé subtil on ne peut plus agréable.
 
Le verre vide dégage des arômes simplement incroyables.
 
Pour moi, c'est tout bonnement LE rhum du salon.
 
Et quand Joshua te dis que maintenant tu vas seulement arriver dans les trucs très, très bien ben tu ne te tiens plus. Surtout au vu de ce qu'on vient de goûter !
 

S.B.S Jamaica – 2005 – 12 ans -58,6 % :

Moi j'ai noté – toujours sur base des explications - « quasi 14 ans ». Je suis perplexe --'
Nous on sait que c'est du Worthy Park (revoyez l'étiquette sur les « samples »). Et vous allez comprendre pourquoi le Worthy Park de chez Excellence Rhum m'a paru « fade » en comparaison.
S.B.S Jamaica – 2005 – 12 ans -58,6 %
Par contre celui qui n'a pas vu les échantillons, il ne saura pas d'où ça vient ^^
Sa robe est dorée.
 
Le nez est pâtissier et on ne peut plus floral (sur la fleur de sureau).
Cette agréable douceur est contrebalancée par une belle dose de fraîcheur mentholée.
Pas plus de notes, j’ai beaucoup discuté à ce moment-là …
Mais c’est top, rassurez-vous.
 
En bouche, on aura droit à une explosion fruitée incroyable (ananas, banane, … de l'exotisme en plein). C'est funky. On goûte bien la Jamaïque !
Les notes pâtissières se feront ici plus discrètes mais resteront bien présentes.
Les épices sont quant à elles juste dosées comme il faut.
Enfin, relevons que l'ensemble reste floral à souhait.
 
La rétro-olfaction donnerait presque l'impression de se trouver face à un produit un rien fumé tout en restant sur ce côté fruité explosif et floral.
 
Il va sans dire que la finale est longue, fruitée, légèrement épicée, florale et intense.
 
En un mot ? Génial.
 
Un Worthy Park qui se classe sans soucis dans le peloton de tête de ceux dégustés jusqu'à présent.
Need one aussi ^^
 

S.B.S Jamaica (New Yarmouth) – 2005 – 12 ans – 67,2 % :

Histoire de vous prouver qu'il n'y a pas que Hampden dans la vie …
S.B.S Jamaica (New Yarmouth) – 2005 – 12 ans – 67,2 %
On parle quand même d'un truc qui présenterait un taux de 1100-1200 esters hein oO
Il s'agit du rhum le plus clair de tous ceux dégustés : or léger à reflets dorés.
 
Le nez est – pour comparer – très « Hampden style » : solvant, colle forte et notes acidulées se fondent avec bonheur à de brillantes notes d'exotisme fruitées nous offrant ainsi une explosion de saveurs.
L'alcool se sent mais ne brûle pas.
 
En bouche, ce truc vous scotche littéralement, c'est terrible !
Une bonne grosse dose de colle forte se marie ici avec une explosion de fruits exotiques bien mûrs (à noter qu'on en viendrait même à partir un peu sur les fruits rouges).
Ce fut une dégustation « discussion et plaisir » donc pas beaucoup de notes.
Mais dans mon cahier figurent trois lettres : WOW.
J'ai été assez clair ?
 
La rétro-olfaction est chaude, épicée et hyper fruitée.
 
La finale est immensément longue sur les fruits exotiques, la banane et l'ananas (surtout) en tête.
 
L'ajout d'une goutte d'eau permet de relever la viscosité du liquide mais ne va pas amener de grand changement olfactif (du moins pour moi).
Par contre, en bouche, le produit n'en sera que plus fruité. C'est juste incroyable.
 
Une tuerie qui pourrait en remontrer à pas mal de Hampden.
 
Petit classement de tous ces produits sans vraiment de rapport entre eux ?
Soyons fous :
1. Guyana
2. Jamaica New Yarmouth
2. (oui, ex-aequo) Jamaica Worthy Park
4. Trinidad
5. Venezuela
6. Belize
 
Encore un tout grand merci à Joshua pour ces magnifiques découvertes !
 
Pour ceux qui veulent vraiment tout savoir de notre journée, c’est à ce moment-là qu’on s’est dit qu’il était temps de manger quelque chose ;-)
 
C’est sur ces notes dantesques que l'on clôturera notre Rhum Fest … Quoi les rhums arrangés ?
Bon, promis, après les arrangés de Cédric, c'est fini ;-)
 
 
Rhum n' Whisky

mardi 24 avril 2018

Carré, carré, carré, carré aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 6 »

Rhum Fest Paris - logo

Oui, pour ceux qui n'ont pas compris, on va parler de Foursquare.

J'ai quand même un peu honte.
Juste un peu.
 
Place donc aux trois nouveautés de chez Richard Seale.
 

Foursquare – Premise :

Un Foursquare de dix ans qui a vieilli en fût de bourbon et de sherry (quid de la durée pour l'un et l'autre ? Euh, … aucune idée –') et embouteillé à 46 %.
Foursquare – Premise

Bouteille typique, étiquette habituelle, on est en terrain connu !
Sa robe est or orangé à reflets dorés. L'éclairage aidant, le léger disque verdâtre est visible sur le dessus du liquide.
 
Le nez est typé Foursquare : vanille, coco, boisé.
Il est peut-être bien plus astringent que les 2004-port cask-zinfandel-criterion mais c'est quand même assez léger. On notera aussi quelques fruits secs mais je reconnais les avoir cherché …
Bon ben, au nez, l'influence du sherry, on ne la sent pas trop.
 
En bouche, ce côté sherry se sent plus sans toutefois prédominer : les fruits secs sont là et les épices se font plus intense. Le tout est fatalement complété par des notes de vanille, de coco et des touches boisées.
 
A la rétro-olfaction, il se fait beaucoup plus astringent et amène un petit côté fumé/toasté.
Tout comme en bouche, l'influence sherry est là mais c'est bien intégré.
 
La finale est moyenne et, bien que les notes de fruits secs et astringentes soient plus présentes, l'ensemble se fait assez « sucré ».
 
Le verre vide est quant à lui « à fond sur le sherry » avec des notes toastées pleine de fruits secs.
 
C'est bien fait – comme toujours chez Foursquare – mais ce n'est pas mon préféré.
 

Foursquare – Dominus :

Toujours un dix ans mais on remplace le fût de sherry par un fût de cognac.
Celui-ci est toutefois embouteillé à 56 %.
Foursquare – Dominus
On inaugure le « code couleur » sur les étiquettes histoire de distinguer les trois nouveautés.
Niveau couleur, c'est sensiblement pareil : or orangé à reflets orangés.
 
Au nez, clairement, on est chez Foursquare : vanille, coco, épices mais également notes d'orange.
C'est facile d'accès malgré le voltage et extrêmement plaisant.
A noter qu'au plus ça s'aère, au plus c'est sympa.

En bouche, c'est hyper rond, sur ce côté typé Foursquare, les notes d'orange en plus (et j'ai noté un truc entre parenthèse sans finir ma phrase...).
 
A la rétro-olfaction, on perçoit une légère amertume, des épices bien plus présentes ainsi que ces notes douces qui nous ont accompagnés en bouche.
 
La finale est plus longue que le précédent. Elle est épicée et typée Foursquare tout en révélant d'agréables notes d'agrumes tirant vers l'orange.
 
Mieux.
 

Foursquare – 2005 :

Le remplaçant du 2004 présente un vieillissement (de douze ans) intégral en fût de bourbon et titre à 59 %.
Foursquare – 2005
 
Non, vraiment, j'ai rien de très intéressant à raconter sur les bouteilles de chez Foursquare ^^
Sa robe est orangée à reflets orangés.
 
Au nez, c'est clairement un Foursquare. Ni plus, ni moins. Et c'est bien foutu.
Donc, on part sur de la vanille, de la coco, un boisé tout en finesse et un alcool bien intégré.
Que demandez de plus ? (un léger côté solvant peut-être?)
 
En bouche, on ressent directement une intensité terrible (avec un léger côté solvant), à nouveau sur la vanille et la coco.
On sera gratifié de quelques notes de fruits exotiques qui vont amener encore plus de rondeur à l'ensemble.
Comme dit ci-dessus, c'est très rond, très agréable et les 59 % sont super bien foutus.
 
La rétro-olfaction est très chaude, épicée et on ne peut plus ronde.
 
La finale, longue, va rester sur ces mêmes notes chaudes, rondes et agréables.
 
Alors oui, c'est assez « monolithique » mais c'est vachement bien. Le digne successeur du 2004 quoi.
 
Et sinon, s'il fallait faire un choix dans ces nouveautés ?
Personnellement, je n'aurais pas besoin de réfléchir longtemps :
1. 2005
2. Dominus
3. Premise
 
On va finir par croire que je n'aime pas les finish sherry dans le rhum :p
 
 
Rhum n' Whisky