mercredi 25 avril 2018

Coups de cœur en série chez 1423 S.B.S aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 7 »

Rhum Fest Paris - logo
1423 S.B.S …
A la base, pour Francis, Marc et moi, c'est l'achat – à trois – d'une bouteille d'Enmore pas donnée mais terriblement bonne :-D
Après, en ce qui me concerne, c'est une super rencontre au Whisky-Live (qui pour l'occasion s'est muté en Rhum-Live) avec un exposant super sympa : Joshua.
Enfin, c'est la découverte de leur nouvelle gamme – tout récemment embouteillée – lors de ce Rhum Fest.
 
Sinon, 1423 S.B.S (que j'appellerai – par facilité – S.B.S par la suite) c'est un embouteilleur indépendant danois dont l'existence remonte à 2008.
 
Pour ceux qui ont suivi, on était tranquillement en train de déguster le Clairin Le Rocher quand on s'est tourné vers le stand d'en face et, surprise, que l’on voit Joshua qui nous faisait de grands signes.
 
Du coup, direction le stand Esclavo ou « Mr S.B.S » nous dit qu'il a quelque chose (plein de trucs en fait) à nous faire goûter et sort, de sous le comptoir, les mignonnettes de la nouvelle gamme de chez S.B.S.
On parle quand même là de cinq produits géniaux sur six (dans le désordre  trois coups de cœur, une super bonne surprise, un ron bien plus sympa que ce qui se fait d'habitude et un produit un peu plus consensuel) au voltage non négligeable.
Et c'est super sympa de nous en avoir gardé un peu :-D
1423 S.B.S - line-up 2018
Photo de famille
Et oui, petit échantillon donc petit verre, ça fait partie du jeu :-)
 

S.B.S Venezuela – 2004 – 14 ans – 58,9 % :

L'heure du comparatif douloureux pour l'embouteillage de chez Compagnie des Indes
S.B.S Venezuela – 2004 – 14 ans – 58,9 %
Vous remarquerez vite que les bouteilles de chez S.B.S sont facilement reconnaissables ;-)
Le verre se pare d'une belle robe cuivrée.
 
Le nez est – sans surprise – d'abord sur le caramel/la mélasse mais pas que !
En effet, on y trouvera également des notes de fruits secs et d'agrumes (orange principalement) accompagnées de quelques épices.
On notera également le beau travail sur l'intégration de l'alcool.
 
La bouche est pleine de peps. On y retrouve – dans le désordre – des épices (cannelle et poivre en tête), du menthol et ce côté caramel si typé « ron ».
 
Ce qui est assez stupéfiant, à la rétro-olfaction, c'est que c'est hyper frais, épicé et très rond sur ce côté caramel/mélasse.
 
La finale est assez longue (bien plus longue que toute une flopée de rhums de tendance hispanique juste « sucrés ») sur une fraîcheur « douceureuse » (le menthol, encore lui, se fond à des notes de caramel épicé).
 
Ah ben très, très bien dites donc.
Un Vénézuélien qui explose le « roi » Diplomatico et qui renvoie dans les cordes le triste embouteillage de chez CDI.
« S.B.S twelve points » comme dirait l'autre.
 

S.B.S Trinidad -1991 – 26 ans – 66,3 % :

Il semblerait qu'il soit finalement embouteillé à 66,2 %.
Alors très honnêtement, c'est celui du line-up qui me tentait le moins parce que ce n'est pas un Caroni. Et du coup, ça vient de chez TDL. Ou Angostura si on veut être réducteur.
S.B.S Trinidad -1991 – 26 ans – 66,3
Très honnêtement, de prime abord, je n'étais pas tenté... et pourtant !
Celui-ci présente une belle couleur or orangée.
 
Aussi étrange que cela puisse paraître, le nez semble – dans un premier temps – assez typé Caroni. On pourrait même croire qu'on a un mix des deux (Caroni et Angostura) tant le fondu des notes fumées et la rondeur des fruits se mélangent harmonieusement.
Avec 26 ans au compteur, c'est fatalement boisé mais c’est tout sauf dérangeant.
On y relèvera aussi quelques épices.
Et les 66,3 % ? Ils passent tout seul ;-)
 
En bouche, on se rend bien compte que ce n'est pas un Caroni.
C'est même le festival du fruit ! Les fruits exotiques s'en donnent à cœur joie et les épices ramènent un peu d'intensité à la chose.
Quoi les 66,3 % ? Ils sont toujours hyper bien intégrés, merci pour eux.
 
La rétro-olfaction fait place à un retour des notes fumées tout en conservant ce côté hyper fruité (toujours dans l'exotisme) et épicé.
 
La finale, d'une belle longueur, nous gratifiera du retour de ces fausses notes caroniesques hyper fruitées.
 
Le verre vide se fait plus empyreumatique.
 
Ah ben ça, c'est une grosse claque dites donc !
Pour ceux qui suivent, il s'agit bien de la « super bonne surprise » annoncée plus haut.
 

S.B.S Belize – 2006 – 11 ans – 64,7 % :

Qui dit Belize, dit Travellers hein ;-)
S.B.S Belize – 2006 – 11 ans – 64,7 %
Le Belize, une destination qui ne m'a jamais vraiment bien convaincu ...
La robe de celui-ci est orangée à reflets dorés.
 
Le nez est pâtissier à souhait, vanillé et sur de belles notes d'orange. C'est hyper doux et, finalement, tenant compte des divers produits de là-bas goûtés jusqu'à présent, assez typé Belize ;-)
 
La bouche est chaude, ronde, toujours très pâtissière et limite chocolatée.
Le côté vanillé-orangé perçu au nez est toujours là et amène encore plus de rondeur au produit.
L'alcool se sent un peu plus ici. Attention, rien de dérangeant non plus hein.
 
A la rétro-olfaction, on va relever de légères épices, de la vanille, des notes plus pâtissières, de la coco et – à nouveau – quelques touches d'orange.
 
La finale est longue sur ce côté orangé et pâtissier.
 
Alors oui, c'est bon mais c'est le moins « marquant » du line-up. Et en plus il passait après une super bonne surprise et avant mon gros coup de cœur du salon.
Dur quoi.
Mais d'un point de vue purement comparatif, il est bien plus intéressant (tant gustativement que financièrement) que certains produits proposés par d'autres embouteilleurs indépendants.
 
Donc, oui, on a fait le tiercé gagnant en dégustant – à la suite – nos trois coups de cœur de la journée.
Rien que ça !
 

S.B.S Guyana – 1998 – 19 ans - 62,4 % :

Un Port Mourant si vous vous interrogez (Roger, ne pars pas tout de suite, ça pourrait t'intéresser, ce truc est juste monstrueux ^^).
Sur le salon, j'ai compris 18 ans et affiné 2 ans en fût de Marsala. Au vu des infos reprises sur le site ça serait plutôt 7 mois de finish en fût de sherry Oloroso de chez Montilla Moriles. Voilà ^^
S.B.S Guyana – 1998 – 19 ans - 62,4 %
Il me faut cette bouteille ! Coûte que coûte !
La couleur est d'un bel orange intense et un disque verdâtre apparaît sur le dessus du liquide.
 
Le nez est incroyable : on est clairement sur une belle mélasse du Guyana présentant un superbe boisé (le finish semble vachement bien jouer son rôle ici) et de belles notes de fruits secs.
Ca ne cesse d'évoluer et les fruits secs se font fruits frais (même si c'est assez fugace) et un côté plus « vineux » se fait jour.
Les notes de bois humide propre à Port Mourant sont bien de la partie mais elles sont si finement intégrées que ça devrait quand même plaire à certains réfractaires.
Des notes torréfiées ainsi que quelques touches de réglisse arrivent par la suite.
Ce truc est hyper évolutif et nécessiterait une dégustation bien au calme parce qu'il doit vraisemblablement réserver encore de bien belles surprises.
 
La bouche fait la part belle à ce subtil boisé humide, aux fruits secs, aux notes vineuses et aux épices hyper bien maîtrisées qui amènent juste ce qu'il faut de peps à l'ensemble.
Une amertume douce stupéfiante se dégage également.
C'est bon. Y a pas à dire !
C'est délicieux en fait.
 
La rétro-olfaction colle parfaitement au ressenti de la bouche. Du coup, c'est juste terrible.
L'amertume est peut-être un rien plus intense ici. Mais moi ça ne m'a nullement dérangé.
 
La finale est longue, longue, longue sur ce côté amer vineux et boisé subtil on ne peut plus agréable.
 
Le verre vide dégage des arômes simplement incroyables.
 
Pour moi, c'est tout bonnement LE rhum du salon.
 
Et quand Joshua te dis que maintenant tu vas seulement arriver dans les trucs très, très bien ben tu ne te tiens plus. Surtout au vu de ce qu'on vient de goûter !
 

S.B.S Jamaica – 2005 – 12 ans -58,6 % :

Moi j'ai noté – toujours sur base des explications - « quasi 14 ans ». Je suis perplexe --'
Nous on sait que c'est du Worthy Park (revoyez l'étiquette sur les « samples »). Et vous allez comprendre pourquoi le Worthy Park de chez Excellence Rhum m'a paru « fade » en comparaison.
S.B.S Jamaica – 2005 – 12 ans -58,6 %
Par contre celui qui n'a pas vu les échantillons, il ne saura pas d'où ça vient ^^
Sa robe est dorée.
 
Le nez est pâtissier et on ne peut plus floral (sur la fleur de sureau).
Cette agréable douceur est contrebalancée par une belle dose de fraîcheur mentholée.
Pas plus de notes, j’ai beaucoup discuté à ce moment-là …
Mais c’est top, rassurez-vous.
 
En bouche, on aura droit à une explosion fruitée incroyable (ananas, banane, … de l'exotisme en plein). C'est funky. On goûte bien la Jamaïque !
Les notes pâtissières se feront ici plus discrètes mais resteront bien présentes.
Les épices sont quant à elles juste dosées comme il faut.
Enfin, relevons que l'ensemble reste floral à souhait.
 
La rétro-olfaction donnerait presque l'impression de se trouver face à un produit un rien fumé tout en restant sur ce côté fruité explosif et floral.
 
Il va sans dire que la finale est longue, fruitée, légèrement épicée, florale et intense.
 
En un mot ? Génial.
 
Un Worthy Park qui se classe sans soucis dans le peloton de tête de ceux dégustés jusqu'à présent.
Need one aussi ^^
 

S.B.S Jamaica (New Yarmouth) – 2005 – 12 ans – 67,2 % :

Histoire de vous prouver qu'il n'y a pas que Hampden dans la vie …
S.B.S Jamaica (New Yarmouth) – 2005 – 12 ans – 67,2 %
On parle quand même d'un truc qui présenterait un taux de 1100-1200 esters hein oO
Il s'agit du rhum le plus clair de tous ceux dégustés : or léger à reflets dorés.
 
Le nez est – pour comparer – très « Hampden style » : solvant, colle forte et notes acidulées se fondent avec bonheur à de brillantes notes d'exotisme fruitées nous offrant ainsi une explosion de saveurs.
L'alcool se sent mais ne brûle pas.
 
En bouche, ce truc vous scotche littéralement, c'est terrible !
Une bonne grosse dose de colle forte se marie ici avec une explosion de fruits exotiques bien mûrs (à noter qu'on en viendrait même à partir un peu sur les fruits rouges).
Ce fut une dégustation « discussion et plaisir » donc pas beaucoup de notes.
Mais dans mon cahier figurent trois lettres : WOW.
J'ai été assez clair ?
 
La rétro-olfaction est chaude, épicée et hyper fruitée.
 
La finale est immensément longue sur les fruits exotiques, la banane et l'ananas (surtout) en tête.
 
L'ajout d'une goutte d'eau permet de relever la viscosité du liquide mais ne va pas amener de grand changement olfactif (du moins pour moi).
Par contre, en bouche, le produit n'en sera que plus fruité. C'est juste incroyable.
 
Une tuerie qui pourrait en remontrer à pas mal de Hampden.
 
Petit classement de tous ces produits sans vraiment de rapport entre eux ?
Soyons fous :
1. Guyana
2. Jamaica New Yarmouth
2. (oui, ex-aequo) Jamaica Worthy Park
4. Trinidad
5. Venezuela
6. Belize
 
Encore un tout grand merci à Joshua pour ces magnifiques découvertes !
 
Pour ceux qui veulent vraiment tout savoir de notre journée, c’est à ce moment-là qu’on s’est dit qu’il était temps de manger quelque chose ;-)
 
C’est sur ces notes dantesques que l'on clôturera notre Rhum Fest … Quoi les rhums arrangés ?
Bon, promis, après les arrangés de Cédric, c'est fini ;-)
 
 
Rhum n' Whisky

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire