jeudi 19 avril 2018

De boutique en ligne à embouteilleur indépendant, Excellence Rhum – cuvée 2018 –aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 3 »

Rhum Fest Paris - logo
 
Parce que oui, c’est bien d’Excellence Rhum, le site de vente de rhum en ligne aux références multiples et variées (pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas exhaustif mais pas loin ^^) dont il s’agit.
 
L’année dernière, on avait déjà eu droit à quatre embouteillages parait-il de belle facture (les samples sont toujours à la maison, en passe d’être ouverts. Y a plus qu’à), savoir un Foursquare, un Bellevue, un Diamond et un Hampden.
 
On conserve le même packaging, sobre et, je trouve, assez classe, qui reprend tout un tas d’infos sur la bouteille. Et ça, j’aime bien :-)
 
Les quatre nouveaux embouteillages (car oui, visiblement, ça fonctionne par quatre ^^) étaient présentés au stand des nouveautés par Alexandre Beudet himself (Monsieur Excellence Rhum quoi). Bon il était un peu occupé et nous on notait plein de trucs donc on n’a pas beaucoup discuté mais voilà.
 
Place à la dégustation dont l’ordre nous a été conseillé par l’homme qui se cache derrière ses embouteillages
line-up Excellence Rhum 2018 - Alexandre Beudet
Ici, il est devant, d’accord …

Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4% :

Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4% Excellence Rhum – Foursquare – 10 ans (juin 2007 – avril 2018) – 64,4%
Par acquit de conscience, je vais quand même vous mettre mes notes même si, avec les photos, c’est déjà plein d’info. Je vous avais prévenu.
 
La robe est d’un bel or soutenu à reflets dorés.
 
Le nez est « Barbade à souhait » : la coco et la vanille s’en donnent à cœur joie.
Le voltage amène juste ce qu’il faut d’intensité à ce produit très doux, très patissier.
Sur le moment, ça nous a paru très Foursquare et assez linéaire (des retours vu de ci, de là, il semblerait que ça soit un chouia plus complexe mais bon, les aléas des salons font que, et en plus à ce moment-là on s’est coltiné une gentille dame pleine de parfum. Et quand je dis pleine, elle embaumait hein. Et elle est restée tout au long de la dégustation des quatre produits présentés ici. Ah oui, on a aussi eu droit à une séance « vidange de crachoirs dans une bassine » et on a tous prié très fort pour que le pauvre membre de l’organisation qui en avait la charge – ou il était puni, ou ils ont tiré à la courte paille et il a perdu, je ne vois pas d’autre solution – ne se trébuche pas. Parce que beurk. Mais vraiment hein. Voilà, voilà).
 
En bouche, c’est chaud (vu le voltage, ça se comprend), rond et légèrement épicé.
On reste sur la coco qui sera le fil conducteur de la dégustation accompagnée de touches de vanille plus légères et d’épices subtiles.
Un fin boisé amène un peu de complexité à l’ensemble qui continue de rester très gourmand.
 
Niveau rétro-olfaction, c’est sensiblement pareil (oui, j’ai juste noté « idem »).
 
La finale, longue, va rester sur ces mêmes notes : coco, vanille et boisé avec une fine touche fumée/toastée.
 
Très honnêtement, c’est gourmand et sympa. Certes un peu linéaire et fort sur la coco mais agréable.
Après niveau tarif, c’est là que le bât blesse : les embouteillages officiels (ici, je pense au 2004) sont tout aussi sympa à quasi deux fois moins cher.
Bah oui, ça fait réfléchir du coup.
 

Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5% :

Retour chez South Pacific Distillery du coup (oui, comme l’embouteillage Compagnie des Indes. Ou les derniers Samaroli. Comme un peu tous les trucs venant de là en fait ^^).
Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5% Excellence Rhum- Fidji – 13 ans (décembre 2004 – avril 2018) – 65,5%
Attention à la nuance de bleu si vous comptez acheter vos bouteilles en vous fiant juste à la couleur sans lire ce qu’il y a écrit dessus ;-)
 
La robe de celui-ci est dorée.
 
Le nez m’a paru pâtissier (encore, oui) et alcooleux, trop alcooleux en fait.
À part ça, c’est assez léger et il y a  des agrumes (oui, quand je démarre comme ça, c’est jamais bon pour la suite :p).
 
En bouche, la première impression est très particulière, assez intense (je n’ai – à ce moment – pas réussi à mettre de note là-dessus) mais toujours assez gourmande.
C’est toujours très puissant (on les sent bien les 65,5%).
Arrivent ensuite un peu plus d’arômes connus mais toujours assez spéciaux : notes fumées voire camphrées, impression florale et végétale et fine touche sucrée sous-jacente.
 
À la rétro-olfaction, c’est « piquant », terreux et épicé.
 
La finale est très, très, très longue et revient – malheureusement – trop à mon goût sur ce côté alcooleux.
Elle conservera également une sucrosité particulière.
 
Ben oui mais non en fait. Trop alcooleux à mon goût et, comme pour le Fidji de chez Compagnie des Indes, à des années lumières de la finesse des derniers embouteillages Samaroli.
 

Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2% :

Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2%Excellence Rhum – Port Mourant – 10 ans (avril 2008 – avril 2018) – 62,2%
Toujours très sobre et très bien dessiné. Et toujours très complet aussi.
 
La robe de celui-ci est assez claire, on tire vers une couleur paille à reflets scintillants.
 
Le nez est d’emblée plus intéressant même si assez particulier : à la fois floral et « caoutchouteux » (la célèbre amertume humide de chez Port Mourant chère à certains ?) mais également plus épicé.
Et par rapport au précédent, les 62,2% sont vachement bien intégré. Ca vous change la vie.
 
En bouche, c’est beaucoup plus intense : on démarre sur des notes de cuir épicé qui sont englobées d’un agréable boisé et de sympathiques notes fruitées.
 
À la rétro-olfaction, on récupère une dose d’amertume accompagnée de notes de réglisse et de bois humide.
À noter que le produit se fait plus épicé encore.
 
La finale est moins longue que le précédent (on va dire moyenne du coup) et reste sur ces notes épicées à la réglisse.
 
Sympa (beaucoup plus que le Fiji et plus original que le Foursquare) mais il lui manque un truc je trouve … si seulement il avait été … plus tropical peut-être ?
Dommage.
 

Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57% :

Oui, on a fini par le plus soft niveau watts. Mais bon, c’est un jamaïcain aussi ;-)
Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57%Excellence Rhum – Worthy Park – 10 ans (décembre 2007 – avril 2018) – 57%
Ici, je suis hyper fan de l’étiquette. Voilà. Je voulais juste que vous le sachiez ^^
 
La robe est, à nouveau, assez claire sur des nuances de doré.
 
Au nez, on sent directement qu’on n’est pas face aux Worthy Park hyper fruités que j’ai déjà chroniqués mais plutôt sur un Worthy Park pâtissier à tendance beurré et acidulé (pour moi une certaine marque Worthy Park si je puis dire).
Pas beaucoup plus de notes malheureusement, la dame parfumée se rapprochait dangereusement et laissait une odeur prégnante dans son sillage. Caramba !
L’alcool m’a semblé trop présent.
 
En bouche, le produit est très (trop ?) sucré sur des notes pâtissières on ne peut plus gourmande et légèrement floral. Il conserve également une petite pointe d’acidité.
 
La rétro-olfaction offre un caractère chaud, épicé, légèrement amer, toujours pâtissier et à nouveau floral.
 
La finale va rester sur cette amertume florale et pâtissière.
 
Un peu déçu je dois dire. Après, Worthy Park, je commence à avoir pas mal de points de comparaison dont des très bien donc voilà (et il y en a un dont je n’ai pas encore parlé qui est une vraie tuerie).

Je suis content d’avoir découvert la gamme mais ça reste en demi-teinte pour moi :
- un chouette Foursquare mais qui ne se démarque pas assez des embouteillages officiels (surtout au vu de son prix) ;
- un Fidji trop alcooleux et pas à niveau si on le compare à un Samaroli (pour le même prix) ;
- un Port Mourant sympa mais auquel il manque un truc, un brin de folie tropicale ;
- un Worthy Park sympa au demeurant (à revoir pour le nez) mais – à nouveau – pour le même budget voire moins, y a plus chouette ailleurs.
 
Bon, plus qu’à gouter les embouteillages de l’année dernière maintenant !
 
 
Rhum n’ Whisky

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