lundi 16 avril 2018

Dégustation, chemise à fleurs et bouteille cachée aka « Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 2 »

Rhum Fest Paris
 
On va se pencher cette fois sur les nouveautés de chez Compagnie des Indes.
 
Ayant récemment vu circuler quelques photos sur les réseaux sociaux, on se réjouissait de découvrir les nouveaux embouteillages en provenance de Floride, du Fiji, de Jamaïque et du Venezuela.
Pas de chance, le Florida n’était pas présenté.
Par contre le vénézuélien était là, tant en version réduite qu’en version brute de fût.
Compagnie des Indes - line-up + Florent
Vous comprenez maintenant pourquoi le « chemise à fleurs » ?
Ah oui, scandale comme dirait Roger, chez Plantation ils essaient de s’inspirer des chemises de Florent. Scandaleux ! ;-)
 
Bref.
 
Les notes seront comme d’habitude assez réduites vu que les doses servies par Florent sont – elles aussi – assez réduites.
Mais c’est pareil quel que soit le salon (et c’est gratuit à chaque fois) donc on a l’habitude. ^^
 

Compagnie des Indes – Fiji – 13 ans (décembre 2004 – mars 2018) – 44% :

Comme souvent, quand ça vient du Fiji, c’est de chez South Pacific Distillery.
Compagnie des Indes – Fiji – 13 ans (décembre 2004 – mars 2018) – 44%
Et comme d’habitude, la bouteille est toujours pleine d’infos et ça, c’est chouette !
Visuellement, on part sur quelque chose tendant vers l’or léger.
 
Le nez est relativement fruité avec de légères notes de solvant ainsi qu’une légère impression de sucrosité.
 
En bouche, c’est triste à dire mais c’est assez plat en fait. On est face à quelque chose d’assez sucré avec un arrière-goût « spécial » assez indéfinissable (dans le feu de l’action, j’ai lâché « plastique » et ça a semblé correspondre aux impressions de Francis).
On conserve cette petite touche de solvant.
 
Niveau rétro-olfaction, on part sur des notes plus fumées avec un léger aspect « plastique amer » …
 
La finale est assez courte, sur ces goûts bizarres.
 
Ma conclusion, sans appel, retapée textuellement : « plat et écœurant ». Voilà, voilà.
Bon après, j’ai commencé à découvrir les Fiji avec les deux derniers Samaroli. … … Pitêt j’ai mis la barre un peu haut directement aussi hein --‘
 

Compagnie des Indes – Clarendon – 11 ans (mars 2007 – mars 2018) – 43% :

Clarendon, c’est pour ne pas dire Monymusk ;-)
Compagnie des Indes – Clarendon – 11 ans (mars 2007 – mars 2018) – 43%
Là, vous le voyez moins mais c’est bien les bouteilles typiques de chez CDI, immédiatement reconnaissables.
La robe de celui-ci est de couleur paille à reflets dorés.
 
Le nez est jamaïcain, il n’y a pas de doutes possibles. Mais c’est différent de ce à quoi on pourrait s’attendre : le profil est hyper fruité, très pâtissier avec un aspect trash non pas sur le solvant mais plutôt un côté fermier, voire « pourri ».
On y trouve également un léger côté fumé.
 
En bouche, finalement, on va retrouver ce côté si typique sur le solvant et la colle forte.
Mais ce qui va prendre le pas sur le reste c’est un côté floral. C’est hyper floral en fait (limite trop).
 
La rétro-olfaction nous gratifiera d’une amertume légère sur les agrumes en conservant ce côté « trash » particulier et prégnant perçu au nez.
 
La finale est beaucoup plus longue que sur le Fiji (après, c’est pas compliqué non plus) et va rester sur ce côté floral légèrement amer.
 
C’est mieux mais comparé à ce que CDI nous a déjà offert en provenance de Jamaïque (sans citer le Hampden 24 ans, on peut se contenter du Long Pond 12 ans et de la dernière bombe découverte lors du Salon du rhum de Spa, le New Yarmouth) ben c’est pas encore ça …
 

Compagnie des Indes – Venezuela – 12 ans (mars 2006 – mars 2018) – 58% :

Celui-ci nous vient de chez CADC ou « Corporacion Alcoholes Del Caraibos » et nous est présenté brut de fût.
Compagnie des Indes – Venezuela – 12 ans (mars 2006 – mars 2018) – 58%
Comme dit plus haut, il y a bien une version réduite mais on l’a laissée de côté.
La robe est d’une belle couleur cuivre à reflets orangés et ça plaque crapuleusement au verre ^^
 
Le premier nez est à la fois alcooleux et acide (!) avant que les fruits exotiques et des notes plus caramélisées n’arrivent.
Moui …
 
En bouche, c’est – sans trop de surprises malheureusement – « caramel » et fruits exotiques.
Quelques épices amènent un peu de peps à l’ensemble et une légère touche fumée un peu de complexité mais voilà.
Ah oui, on sent bien les watts en plus.
 
Pour la rétro-olfaction, j’ai pas noté.
Voilà.
 
La finale, passablement longue je suppose vu le voltage (oui, j’ai zappé cette partie là), restera sur ces notes caramélisées fumées avant de partir de manière on ne peut plus surprenante sur les fruits.
Et quand je dis les fruits, c’est d’abord un peu de fruits exotiques avant de virer à fond sur les fruits rouges (oui, oui, carrément ! Y a même des notes de fraise. Et je ne suis pas le seul à les avoir senties).
 
Ben bof en fait …
 
Fort peu concluant tout ça.
Mais …
Il y a peu, une photo a commencé à tourner – encore – sur les réseaux sociaux et a, bien plus que les produits dégustés ci-dessus, attisé pas mal de convoitises :
Compagnie des Indes – Guyana – 29 ans (novembre 1988 – mars 2018) – 48%
Un Enmore de 29 ans « brut de fût » … C’est clair que ça donne envie ! Et, non, je n'ai pas eu l'opportunité de faire e photo de la bouteille en live
Du coup, j’y suis allé avec ma subtilité légendaire et j’ai dit à Florent que j’avais vu passer des photos de ladite bouteille et là, il me dit que oui, elle est là mais chuuut ^^
* joie *
Après un nettoyage de verre à la chemise à fleurs (oui, il semblerait que mon mouchoir sente le Soupline et que je sois tellement habitué à cette odeur que je ne le remarque même plus. Soit), nous avons eu droit à une mini rasade dans un verre pour deux.
 
Les notes du nez seront fatalement plus détaillées que le reste :p
 

Compagnie des Indes – Guyana – 29 ans (novembre 1988 – mars 2018) – 48% :

La robe présente est d’un bel or à reflets dorés.
 
Le nez, malgré le fait qu’il s’agisse d’une micro-dose, ne cessera d’évoluer tout au long de la dégustation.
Il va sans dire qu’il est hyper puissant et aromatique. Et qu’il sent super bon.
On démarre sur des notes de cuir et de mélasse/sucre brun d’une intensité incroyable et on ne peut plus agréable avant de passer vers des notes fruitées et torréfiées.
Un boisé hyper bien fondu englobe le tout.
Ce truc est démentiel. Top, top, top !
 
En bouche, vu le volume servi, on n’a pas vraiment eu l’occasion de se pencher longuement sur la bête mais ça démarre sur des notes florales et intenses pour partir ensuite sur le cuir, les fruits cuits, le sucre brun et des notes torréfiées tendant vers quelque chose de plus fumé.
 
Niveau rétro-olfaction, c’est ce côté mélasse fumée qui est ressorti.
 
La finale, niveau longueur, je ne saurais pas dire mais ça doit être pas mal parce que, dans le désordre, on y trouve des notes florales et fumées, du sucre brun caramélisé et des fruits secs ainsi qu’une légère amertume.
 
Génial, tout simplement génial.
Ça serait un des gros coups de cœur du salon si ce n’était son prix … annoncé par Florent entre 400 et 500 euros.
Gloup.
Notez bien, ça se trouve sur pas mal de site à un peu moins cher (entre 355 et 390 euros). C’est mieux mais encore trop cher pour moi.
Mais si ça intéresse quelqu’un j’ai un plan pour l’avoir à 316 euros :-D (et je veux bien payer mon sample de 5cl au passage si la bonne âme qui achète la bouteille est prête à m’en céder une toute petite partie).
 
Finalement, on a bien fait de s’arrêter dites donc !
 
La suite arrive bientôt !
 
 
Rhum n’ Whisky

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