vendredi 13 avril 2018

Le Rhum Fest, on Paris que j'y retourne l'année prochaine ? aka "Mon Rhum Fest Paris 2018 – part 1"

Ca y est, j'ai enfin participé au Rhum Fest, la grand-messe du rhum.
Une journée intense et intéressante !
Rhum Fest 2018
Les détails ? Ça arrive, ça arrive.
 
En consultant le site web du festival, je me rends compte qu'il y a une "billetterie" blogueur et influencceurs (avec deux c parce qu'on a vraisemblablement beaucoup d'influence …).
Ni une, ni deux, je m'inscris.
Et là, on me dit, « participant numéro 2 » (ou un truc du genre). Du coup, je pense à mon fidèle collègue de dégustation avec qui je me suis déjà perdu à Gand pour aller goûter du Mezcal et avec qui je devais aller à Milan (faudra vraiment que je vous parle de Milan d'ailleurs …) qui, lui aussi, tient un blog sur ses dégustations (heureuse coïncidence, je sais).
Bref, je nous inscris, Francis et moi.
Pour la journée du lundi : celle réservée aux professionnels (et je suppose à la presse) ; autant faire les choses de manière raisonnable et ne pas postuler pour les trois jours. :p
 
Commence alors l'attente et la question de savoir si, oui ou non, nous aurons l'occasion de participer à Ze festival of rhum de France (d'Europe disent certains. N'ayant pas fait tous les festivals du continent, je ne me prononcerai pas là-dessus).
 
Quelques temps plus tard (de l'ordre d'une dizaine de jours je dirais), arrive le mail tant attendu confirmant que notre demande a été retenue ainsi que les billets qui vont bien :
Rhum Fest - accréditation
Quand je vous disais « influencceurs » avec deux c ^^
Du coup, préparation du trajet pour être sur place à 10 heures. Oui, à l'ouverture des portes.
 
En gros, la participation à une journée du Rhum Fest Paris débutant à 10 heures implique, en ce qui me concerne, un réveil à 4 heures du matin, un train vers Bruxelles à 5 heures (à ce moment là, il fait tout noir) puis un Thalys vers Paris à 7 heures 20' (où il commence doucement à faire clair).
Et comme j'estimais ne pas encore avoir assez profitez des transports en commun, direction le métro où, Caramba, la ligne 4 était en travaux (parce que oui, j'avais repéré le trajet avant).
Du coup réflexion, trajet alternatif dégoté (Gare du Nord-Bastille puis Bastille-Chateau de Vincennes), tentative – multiple – d'achat de tickets de métro (me demandez pas pourquoi, ça a foiré trois fois).
Le trajet de Francis implique quant à lui un avion mais il vous en parlera mieux que moi ... :-D
 
Là, il est 9 heures 30', ça fait 5 heures 30' que je suis levé et ma journée se résume plus ou moins à ça :
Ca laisse rêveur hein ? ;-)
 
Et là, sentiment de solitude du petit belge perdu à Paris : une fois sorti du métro, par où faut-il aller ?
Parce que non, tant que vous n'êtes pas entré dans le Parc Floral (qui lui non plus n'est pas super bien indiqué), vous pouvez vous brosser pour trouver une quelconque affiche siglée « rhum fest » (ou alors, pas de ce côté-là du parc …).
Merci aux locaux m'ayant renseigné ainsi qu'à GoogleMap :-)
 
Une fois dans le parc (ok, il faut quand même avancer un peu), on tombe là-dessus :
Rhum Fest - affiche
D'un coup, l'espoir renaît et tu sens que tu te rapproches de ton but :-D
Alors le Parc Floral, c'est joli … enfin, ça doit être joli quand il fait beau. Ce jour-là, c'était juste gris (avant qu'une pluie digne de chez nous ne vienne compléter le tableau).
Mais ne dit-on pas « Rhum Fest pluvieux, Rhum Fest heureux » ?
Non ?

Bref.
 
Enfin, l'entrée et le début de la file d'attente :
Rhum Fest - attente
Pour une fois, je n'étais pas le premier ... ni le dernier.

Avec une bonne dizaine minutes de retard, les portes s'ouvrent et on peut enfin entrer.
 
Les blogueurs sont dirigés vers la gauche et après quelques recherches et encodages fastidieux, on obtient le précieux bracelet permettant de circuler librement dans le salon (et certains auront un badge « BLOG » ; moi j'en ai pas eu, je suis arrivé trop tôt et ils n'étaient visiblement pas près … Roger aurait dit « Quel scandale ! » ©).
Rhum Fest - entrée
Oui, c'était un peu le souk.
On passe ensuite au vestiaire pour déposer veste et sac (interdit dans le salon) avant de récupérer son verre (pas au point non plus la distribution et, scandale numéro 2, pas de verre sympa de l'édition de cette année mais un verre uniquement logoté « Rhum Fest Paris » ; bon après, je m'en fiche hein, tant que j'ai le nécessaire pour déguster moi ça me va).
A noter qu'on demande de ne pas circuler avec des sacs. Outre le fait que ça soit visiblement à la tête du client, voilà ti pas qu'on nous refile un sac à l'entrée (alors oui, il y a le dernier Rumporter dedans et c'est sympa mais d'un point de vue pratique, on n'aurait pas pu nous le donner à la sortie ? Parce que bon, c'est un peu casse-pieds ce sac ^^).
 
Me voilà donc entré.
Je fais un tour des salles en vitesse histoire de repérer les stands (et malgré plusieurs passages, j'en raterai quelques-uns …) avant de retourner à l'entrée pour commencer ma journée dégustation.
C'est à ce moment-là que j'ai retrouvé Francis qui venait d'arriver.
 
Si je ne dis pas de bêtises, il y avait quatre salles (halls) dédiées à la dégustation ainsi que l'un ou l'autre stand à l'extérieur (Abuelo je pense).
 
Alors, mes photos ont été faites à la va-vite lors de mon tour de repérage et ne sont pas parlante mais bon, ça vous permettra (ou pas …) de vous faire une idée de la disposition des lieux.
La prochaine fois, j’essaie de faire ça mieux (mais à ma décharge, elles ont été prises dans l’euphorie du moment ^^).
 
Avant de passer à l'étape dégustation à proprement parler, on va bien évidemment faire comme d'habitude et parler de l'organisation, de ce qui va bien et de ce qui va moins bien.
 
Question organisation de l'événement, on peut noter :
- la grandeur du truc : c'est vaste, c'est espacé, bref c'est agréable.
Alors oui, à un moment, il y a des gens partout mais on sait circuler sans trop de soucis et c'est très chouette ;
- l'absence de tokens, jetons, … appelez ça comme vous voulez. Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, il s’agit de ces trucs (généralement des jetons) permettant d'obtenir un verre contre monnaie sonnante et trébuchante.
Ca, quand on a l'habitude des salons en Belgique, ça change la vie :-D
Clairement, c'est top. Surtout que les sélections de produits présentés sont loin d'être pourries ;
- il y a de l'eau. Non mais sérieux, c'est super important aussi ;
- niveau nourriture, il y a de l'antillais, de l'asiatique et je ne sais plus quoi.
Bref le choix est là mais la file d'attente est longue (du coup, on a renoncé à l'antillais pour se diriger vers un repas asiatique : Bo bun et Phô)
C'est bon, c'est sain et ça permet de repartir à l'assaut des dégustations !
 
- il y avait des masterclass (mais on n'en a pas fait, pas le temps) ainsi que des « moments privilégiés » avec certains représentants ;
- il y avait des espaces cocktails (pas testés, pas le temps) ;
-  question toilettes, c'est léger (ou alors j'en ai raté) : y a pas intérêt à ce que tout le monde veuille y aller en même temps sinon c'est la guerre (oui, je parle toujours des toilettes :p) ;
- ah oui, les samples, c'est pas trop l'usage là-bas. Après tout est gratuit aussi hein, faut savoir ce qu'on veut.
 
Au rayon points négatifs :
- l'organisation qui semblait un peu dépassée à l'entrée mais rien de bien grave (comme j'en ai parlé plus haut il fallait bien que j’en touche un mot ici) ;
- certains stands où le choix des produits était surprenant (comprendre un peu nul mais avec des bouteilles géniales sous la table que certaines personnes bien connues n'ont même pas eu l'occasion de goûter), je pense notamment à Bielle ;
- le temps (qu'est-ce qu'il faisait dégueulasse) mais bon, c'est bien parce qu'il fallait trouver quelque chose ^^ ;
- un jour, c’est trop peu.
 
Niveau points positifs :
- la gratuité des dégustations. Oui, toutes !
- la quantité servie. Ni trop, ni trop peu (ok, Florent Beuchet sert des rations encore plus petites mais c'est le cas partout donc on est habitués).
C'est loin des 2cl « réglementaires » de par chez nous mais c'est largement suffisant en salon et ça permet d’enchaîner les dégustations sans se griller le palais :-)
- le nombre de maisons représentées. Impressionnant !
- les produits présentés. Impressionnant aussi ! Non seulement c'est gratuit mais en plus y a du level !
- les exposants qui – pour la plupart – sont super sympas (coucou Joshua ;-) ) ;
- le fait de revoir des gens que tu croises uniquement lors de salon (coucou Laurent :-) ) ;
- … parce que j'ai sûrement oublié plein de choses.
 
Personnellement, vu que je ne disposais que d'une journée, j'ai dû faire certains choix qui m'ont amené à passer au vert certains produits que je souhaitais déguster.
J'en ai vraisemblablement zappé aussi (et certains devaient être épuisés ou planqués parce que je les ai cherchés mais pas trouvés).
Au rayon actes manqués, citons notamment :
- le Worthy Park sherry finish (mais ça c'est juste parce que j'étais persuadé de le goûter là) ;
- les Clairins Ansyens, ça, ça me tentait vraiment (plus là ?) ;
- le nouveau blanc parcellaire de chez HSE (pas vu) ;
- le Savanna fini en fût de HERR et leur nouveau blanc (pas le temps) ;
- les nouveautés Longueteau (pas le temps mais pas trop de regrets parce que j'ai comme l'impression qu'on essaie gentiment de nous refaire le coup de NAS en whisky mais version rhum donc voilà) ;
- les nouveautés Ferroni (pas le temps) ;
- Bristol, je m’étais dit que j’y passerais en sortant. Je n’avais plus le temps ni le palais pour … ;
- tout un tas d'autres choses où je me suis dit en passant devant « ça c'est pour tantôt » mais tantôt n'est jamais arrivé (quel bâtard celui-là).
 
Bref tout un tas de raisons qui me donnent envie de revenir l'an prochain !
 
Ah oui, deux-trois dernières choses avant de passer aux premiers retour de dégustations (oui, je vais splitter le truc, sinon vous allez avoir droit à un pavé imbuvable) :
- François Longueteau qui évite la surcharge bagage et remplit ses bouteilles à même le BIB ^^
François Longueteau en plein transvasage
Ça, ça méritait une photo !
- l'affiche du Rhum Fest qui vient nous faire coucou en live à la sortie malgré la pluie :
paon
PAN ! © Jean-Louis
- comme je n'ai pas goûté de Don Papa (ok, j'ai réussi à choper un mini sample du Rare Cask mais ça c'est une autre histoire), j'ai compensé à la gare :
Fin de journée - dessert
On n'a jamais trop sang dans son sucre (ou l'inverse, je ne sais plus, je vois du caramel partout).
- quand je suis parti de chez moi, il faisait noir. Quand je suis revenu aussi :
retour maison
Grosse journée mais aucuns regrets, que des bons souvenirs !
Voilà, voilà.
 
Maintenant qu'on a un peu fait le point sur l'événement (j'essaierai de faire des photos plus parlantes la prochaine fois ^^), passons – enfin pensent certains … et ils n'ont pas tort – aux dégustations qui sont en fait le gros morceau du salon.
 
Bon, comme d’hab’ sur ce genre d’évènements, les notes sont fatalement à prendre avec les précautions d’usage (ici, c’est le début du salon, il faut un peu se faire le palais, un peu plus loin, j’aurai à lutter contre le parfum trop puissant d’une dame qui est tombé dans son flacon, … bref tout un tas de circonstances qui font que les retours sont moins précis que ceux fait chez soi. Et fatalement, on prend moins le temps aussi.) …
 
 

A 1710 :

On ne va pas refaire l'histoire, ni polémiquer sur le « placement » des premiers rhums sortis par la maison ou encore sur le goût particulier du premier batch de La Perle, non on va retenir ce qui nous intéresse vraiment :
- des représentants passionnés (ok, c'est leur job mais on en a vu qui étaient loin d'être souriants et avenants hein donc c'est bon de le souligner) qui respiraient vraiment l'envie de faire découvrir leurs produits ;
- des produits – parlons-en - qui ont fait un bond en avant assez stupéfiant (on pourrait même dire stratosphérique comparé au blanc dégusté l'année dernière) ;
- un patron qui aurait pu prendre la peine de dire bonjour aux personnes dégustant ses produits (même si on était les inconnus de service, ça ne coûtait pas grand-chose).
 
J'annonce de suite la couleur en vous disant que je n'attendais pas grand-chose de ma dégustation mais comme les blancs bio m'intéressaient je me suis quad même arrêté.
Et j'ai bien fait car ça a été une des toutes bonnes surprises de ce Rhum Fest !
A1710 - line-up
Au final, j’ai fait tout le line-up
La Perle – batch 2017 :
A1710 - La Perle – batch 2017
Si le contenant n’a pas changé, le contenu par contre …
Bon, on est sur un blanc hein, du coup c’est cristallin (histoire de varier un peu la description et ne pas dire à chaque fois « ben c’est transparent tiens »).
 
Le nez démarre à fond sur la canne. On sait ce qu’on boit et ça c’est bien ;-)
Suivent ensuite les agrumes qui amènent de la fraicheur à l’ensemble ainsi que quelques notes salines pas désagréables du tout.
 
Vient le moment redouté de la mise en bouche du liquide (viande boucanée, moule, … vous vous souvenez ?) et là … surprise, rien de déplaisant !
Le produit reste toujours très végétal mais est bien plus épicé : les notes salines perçues au nez sont toujours là mais on a droit à des shoots poivrés assez puissants.
 
La rétro-olfaction est chaude, sur les épices (surtout) et laisse place à une certaine amertume végétale (pas désagréable notez bien).
Le tout est rafraichi par le retour des notes d’agrumes.
 
La finale, moyenne, va rester sur les mêmes notes. Elle sera épicée et végétale tout en étant accompagnée d’agrumes.
 
Très honnêtement, un monde de différence par rapport au premier batch et un produit bien plus sympa !
 
La Perle Rare – Canne B 69-566 :
je ne vais pas m’étendre sur la dénomination qui fait trop bling-bling à mon goût (notez bien, après « rhum extraordinaire », plus rien ne m’étonne :p) pour plutôt m’arrêter sur deux choses qui me paraissent bien plus importantes :
- il s’agit d’un rhum issu de la culture bio. On peut penser ce qu’on veut du bio mais force est de reconnaitre que c’est bien (et le prix n’est pas trop impacté en plus) ;
- il s’agit d’un monovariétal : c’est de la canne bleue.
Ah oui, c’est le millésime 2017 ;-)
A1710 - La Perle Rare – Canne B 69-566
Après, la couleur employée sur l’étiquette donnait une idée de la canne utilisée :p
Niveau couleur, c’est pareil, que dalle.
 
Le nez est très, très, très canne. On ne sent que ça. Et c’est chouette, vraiment.
On repère également un peu d’épices.
C’est bien mais sans plus.
 
En bouche, c’est, de suite, plus intense, les épices (que je n’ai pas su identifier) sont différentes mais bien présentes tout comme la canne.
Enfin, on notera un léger côté tendant vers une certaine sucrosité qui n’était pas présent sur la version « de base ».
 
La rétro-olfaction nous gratifie ici aussi d’une belle et puissante chaleur épicée (sur le piment) accompagnée de notes végétales.
 
La finale va rester sur ce côté épicé et végétal tout en présentant quelques notes salines.
 
Sympa. Mais à choisir, je prends le précédent.
 
La Perle Rare – Canne R 579 :
Celui-ci aussi c’est un bio monovariétal de 2017 … mais en canne rouge cette fois.
A1710 - La Perle Rare – Canne R 579
A nouveau, l’étiquette nous mettait sur la voie ^^
Pour la couleur, on va passer hein.

Le nez est toujours sur la canne (bon, c’est pas étonnant, je sais) mais beaucoup plus gourmand que les deux versions dégustées jusqu’ici. On en viendrait à relever des notes plus fruitées tellement il est rond.
J’aime beaucoup.
 
En bouche, on va retrouver ce côté salin qui accompagne les notes de cannes.
Les épices, très présentes ici aussi, amènent un peps incroyable à l’ensemble.
 
À la rétro-olfaction, on fera à nouveau face à quelque chose de très épicé qui sera toutefois suivi d’un retour beaucoup plus doux sur la canne.
On notera également une légère amertume.
 
La finale est assez longue, sur ces notes de canne hyper gourmandes qui nous accompagnent depuis le début ainsi que sur des relents maritimes épicés.
 
Top celui-ci.
Visiblement, quand on préfère le canne rouge au canne bleu, on a un « palais martiniquais ». Je suis content de l’apprendre, ça me fera une excuse de plus pour me servir un ti-punch :-D
 
Renaissance :
On change de style de carafe pour un blanc ayant passé quelques jours en fût de chêne (ayant précédemment contenu du cognac).
A1710 - Renaissance
Tout de suite, ça donne l’impression d’un produit plus « luxueux » que les bouteilles précédentes.
Quelques jours en fût j’ai dit, donc pas plus coloré que les trois autres.
 
Le nez fait preuve d’une grande douceur (quasi pâtissier ?) et est assez fin, légèrement fruités (sur les agrumes encore) et, logiquement, sur des notes de canne.
 
La bouche est tout en contraste : beaucoup, beaucoup plus épicée que ce que le nez laissait présager (sel, piment, poivre) malgré une douceur sous-jacente sur la canne avec une certaine sucrosité (plus fruitée elle).
 
La rétro-olfaction est chaude et épicée. Elle nous offrira un retour des agrumes et de la douceur pour contrebalancer cette sensation épicée.
 
La finale est également assez longue, toujours sur cette sensation épicée (on part plus sur des notes salées, marines) qui va nous accompagner jusqu’au bout de la dégustation.
L’aspect « doux » du produit est cependant présent mais se fait plus discret.
On assistera également au retour des notes végétales qui amèneront une certaine amertume à l’ensemble.
 
Moui…
 
La Perle Brute – 66° - Cannes de Monsieur Paul Octave :
À peine la journée commencée qu’on part déjà sur un brut de colonne. C’est tendance pour l’instant.
Celui-ci est élaboré à partir de trois variétés de cannes créoles.
La Perle Brute – 66° - Cannes de Monsieur Paul Octave
On retrouve le design épuré des bouteilles « de base ».
On reste sur un blanc, certes au voltage plus élevé mais un blanc quand même. Donc, pour ce qui est de la couleur, on repassera.
 
Au nez, on sent directement qu’il y a plus de puissance mais c’est bien foutu. L’intégration est pas mal réussie et le tout n’agresse pas les narines. Et rien que ça, c’est déjà important.
On reste malgré tout sur un produit très rond qui tourne autour de la canne (certes, les watts en plus) et qui se révèle finalement relativement fruité.
On repérera également une certaine fraîcheur derrière cet ensemble.
 
En bouche, c’est chaud (dans le style, « ça s’évapore »), c’est super rond (sur une certaine sucrosité végétale), c’est épicé et salin juste comme il faut.
Miam quoi.
 
À la rétro-olfaction, on fait fatalement face à un produit chaud et épicé qui présente une légère amertume végétale.
On assistera ici à un retour des agrumes de manière assez insistante.
 
Il va sans dire que la finale est trèèèèès longue, sur ces notes salines/marines  mais également sur une belle rondeur accompagnée de notes d’agrumes.
 
Vraiment bien.
À noter qu’il s’agit d’une « expérience » et qu’en fonction des retours, ils envisageront ou non de le commercialiser. Ne reste plus qu’à espérer que ça soit le cas parce que c’est vachement bien !
 
Belle évolution des blancs chez A1710 donc.
S’il fallait faire un classement des produits que j’ai préféré, il ressemblerait à ça :
1. La Perle Rare canne rouge (d’une courte tête)
2. La Perle Brute
3. La Perle (oui, celui « de base »)
4. La Perle Rare canne bleue
5. Renaissance (comme quoi).
 
A la base j’étais là pour les blancs et c’était chose faite mais devant l’enthousiasme du représentant qui nous a fait découvrir le line-up ben, on s’est laissé tenter par les vieux :-D
Notez bien la cuvée « Chevaliers du Zodiaque » (oui, faut pas appeler son rhum « Nuée Ardente » si on ne veut pas avoir une réflexion pareille :p) n’était pas disponible car épuisée (si je en dis pas de bêtises).
 
Autre chose aussi : pour l’instant les « vieux » de chez A1710 ben, c’est pas les leurs vu que la distillerie n’existe que depuis quelques années. Il s’agit donc de blends composés au moyen de jus rachetés à d’autres distilleries.
 
Soleil de Minuit :
Et oui, tous portent un nom assez pittoresque ;-)
On est face ici à un blend âgé de 8 à 12 ans
A1710 - Soleil de Minuit
Clairement, le produit est attrayant pour l’œil.
Ca y est, il y a de la couleur ! La robe tend vers l’or orangé à reflets dorés.
 
Le nez est très rond et très agréable, vraiment.
On part sur des notes de fruits noirs (pruneau, raisins secs, …), sur une belle sucrosité typée mélasse et des arômes assez pâtissiers.
Ça donne envie.
 
La suite ne sera malheureusement pas au diapason.
Attention, c’est loin d’être mauvais hein, c’est juste que c’est « décevant » (c’est texto la note reprise en marge dans mes notes) eu égard à ce que nous réservait le nez.
 
Donc, en bouche, c’est boisé, sur la mélasse/le caramel et les fruits cuits voire confits pour certains.
 
La rétro-olfaction nous offre un produit chaud, bien plus épicé que ce que le nez et la bouche laissaient entrevoir et garde ce côté mélasse/fruits confits.
 
La finale est moyennement longue, sur les épices, la mélasse en plein (les fruits confits disparaissent pas mal derrière ce côté « gras ») et un côté salin ( ?? Je ne sais plus relire mes notes mais c’est ce qui s’en rapproche le plus …) vient faire son apparition.
 
Le nez était prometteur, le reste est sans surprises. Dommage. Bof du coup (surtout si la politique tarifaire n’a pas changée).
 
Tricentenaire :
Celui-ci est plus vieux vu qu’il s’agit d’un blend comportant des jus âgés de 8 à 17 ans.
A1710 - Tricentenaire
La bouteille ayant un certain style (reconnaissons-le), elle est utilisée pour chacune des trois cuvées « prestige ».
La robe est un rien plus claire que celle du Soleil de Minuit.
 
Le nez de celui-ci est beaucoup plus frais que le précédent : on démarre sur un fin boisé accompagné de légères notes mentholées, voire de quelques notes de réglisse.
Pour le surplus, je ne saurais pas vous dire : il y a un gros blanc dans mes notes mais je suis quasi sûr d’y avoir relevé autre chose.
Soit, retenez juste qu’il est beaucoup plus frais que l’autre. Et je trouve ça plus agréable.
 
En bouche, ce fin boisé perçu au nez est toujours présent. On retrouve également de légères notes fruitées (tendant ici aussi vers les fruits confits) ainsi que quelques épices rafraichissantes.
Le petit côté mentholé perçu au nez est toujours de la partie.
 
À la rétro-olfaction, on a droit à un shoot de fraîcheur boisé et mentholée avec un gros retour des agrumes, orange en tête.
 
La finale est également de longueur moyenne.
Elle est un rien plus épicée que ce que le produit nous avait réservé jusqu’à présent.
Les notes boisées sont bien là tout comme cette fraicheur sous-jacente qui tend toujours vers l’orange mentholée.
 
Bien plus agréable que le premier.
 
Bon, maintenant qu’on a vu la qualité de leur blanc bio (principalement le canne rouge), il n’y a plus qu’à patienter encore quelques années afin qu’ils nous offrent « leurs » véritables rhums vieux.
Hâte d’y être.
 
Suite des dégustations dans un prochain billet :-)
 
 
Rhum n’ Whisky

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