vendredi 8 juin 2018

Belgian Whisky & Spirits Festival 2018 – Clap 1

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Bien, bien, bien, … par quoi commencer ?
 

Pourquoi « Clap 1 » ?

Tout simplement parce qu’il s’agissait de la première édition.
 
Sinon, plus sérieusement, l’idée de ce festival remonte bien avant les derniers Rhum Days, moment où j’ai rencontré Ludo, découvert la gamme Samaroli et – à mon insu – mis un pied de l’autre côté de la table des exposants avant de définitivement passer du côté obscur lors du dernier Salon du Rhum.
 
Bref, à cette époque, l’idée d’organiser un salon dédié aux spiritueux (rhum et whisky mais pas que) était déjà là.
Il aura ainsi fallu attendre pas loin d’un an pour que la chose se concrétise.
 

D’un point de vue « extérieur », c’est comment pourquoi c’est bien ?

Généralement, à chaque salon, je vous gratifie de mon habituel, bien, pas bien, pourquoi.
Cette fois, cette partie va être un peu différente vu que j’ai vécu l’évènement de l’intérieur (toi, le crabe qui rit et qui pense très fort, « ben oui, comme tous les participants », je voulais juste dire de derrière le stand) et surtout beaucoup plus courte.
 
Niveau organisation tout d’abord :
- l’évènement avait lieu au parc du Cinquantenaire, côté Autoworld et plus particulièrement sur la mezzanine dudit musé. C’est joli. Ça doit être cher niveau location aussi (mais ça, ce n’est pas notre problème) ;
- il se déroulait sur trois jours : vendredi-samedi-dimanche (les 1, 2 et 3 juin 2018 pour être précis) ;
- le billet (30 euros en prévente avec 5 tokens ou 40 euros le jour même) permettait de visiter le musée (en même temps, fallait bien passer dedans pour arriver à l’espace dédié aux spiritueux donc) ;
- il y avait du whisky et des « spirits », tout plein de « spirits » différents (j’y reviendrai) ;
- il y avait plein de masterclass (à mon avis une vingtaine, étalées sur les trois jours) diverses et variés (oui, il y avait plein de « spirits » je vous dis) ;
- un shop était dispo à la sortie.
 
Je pense que c’est à peu près tout niveau pratico-pratique.
 
Au niveau des points positifs :
- la situation : Bruxelles, tout le monde sait y aller (du moins, en train). Et, une fois Gare Centrale, un petit trajet en métro et on est bon. Comprendre par-là : c’est plus facile que d’aller à Spa (du moins, pour moi : Waremme-Bruxelles, c’est direct, Waremme-Spa ben, pas vraiment non) ;
- penchons-nous directement sur une question importante : oui, les toilettes sont propres ^^ ;
- autre point non négligeable : il y a de l’eau (fraiche froide même. Du moins, quand on la reçoit) à volonté ;
- on a eu droit à un concert de cornemuse ^^ ;
- l’affluence : alors oui, c’est un premier salon mais il y a eu peu de monde. Vraiment très peu de monde : les vendredi et dimanche, ça a été un peu mort. Et du point de vue des visiteurs ben c’est juste génial hein ! Pas trop de monde sur les stands, possibilité d’obtenir une foultitude d’informations, aucune impression d’être écrasé par une marée humaine. Bref, c’est top ;
- le point le plus important selon moi : il y avait des « spirits » ! C’était annoncé dans le nom même du festival et force est de constater que ce n’était pas un mensonge.
On retrouvait donc les « trois grands » qui ont droit de plus en plus à leurs festivals dédiés (whisky, rhum et gin) mais il y avait surtout pas mal d’autre chose et notamment des alcools très peu (voire jamais pour certains) mis en lumière lors de festivals ou évènements : tequila, mezcal, cachaça, pisco, armagnac, cognac, calvados, grappa, eau-de-vie de fruits, baiju et j’en passe (ou j’en oublie).
C’est clairement – pour moi du moins – le gros plus de ce festival et si j’avais été visiteur, à part l’une ou l’autre exclusivité en rhum ou en whisky, j’aurais passé mon week-end sur ces stands « différents ».
En plus, la majorité des représentants étaient passionnés par leur produit donc c’est juste top !
- la conséquence du point précédent : une flopée de masterclass sur des thèmes divers et variés (rhum, whisky, armagnac, cognac, baiju, pisco, …) ;
- … parce que j’ai sûrement raté un tas de trucs hein
 
Au niveau points négatifs :
- c’est un salon belge hein. Et qui dit salon belge, dit tokens (jetons, … appelez ça comme vous voudrez). Il y avait des stands où tout était gratuit, des stands où tout était payant, des stands où c’était « proportionné ». Il y avait aussi des stands où les prix étaient clairement abusés.
Après, on sait, c’est – à peu de choses près – toujours comme ça que ça se passe chez nous.
Je ne reviendrais pas sur la question du bien-fondé ou pas de cette méthode, c’est comme ça, c’est tout.
Après, la discussion mène à tout hein : découverte de produits intéressants, rabais, … alors certes ça ne stoppe pas le problème mais ça le minimise.
Mais rassurez-vous, pour avoir fait le Whisky Festival de Milan, je peux vous dire qu’on est dans la moyenne basse niveau prix (là, certaines bouteilles font « fois quatre », si, si). En fait on est même dans une certaine logique vu que le prix du dram correspondait généralement au prix de la bouteille divisé par sa contenance pour obtenir le prix au centilitre.
La question est : est-ce pertinent sur un salon où le ticket d’entrée est déjà de 40 euros (comparé à certains salons français où tout est gratuit pour ce prix) ?
Il y aura toujours du pour (éviter les débordements) et du contre, ça fait partie du jeu et je n’ai pas à me prononcer sur la question cette fois vu que je n’ai pas « subi » cette « tokenisation » ;-) ;
- trop de masterclass tue les masterclass à mon avis : pour une première c’était une super idée mais il y avait vraiment très, très peu de gens (quand il y en avait) inscrits ;
- le concert de cornemuse : l’espace étant réduit ça faisait vraiment, vraiment beaucoup de bruit. Et comme certains l’ont relevé, ce n’était pas un salon consacré exclusivement au whisky. Quid de la musique des Caraïbes ? :p ;
- le parking : visiblement, c’était « Bruxelles environnement » ce week-end là ce qui fait que le parking du Cinquantenaire était fermé … ;
- pas grand-chose d’autre à ajouter (bah oui, j’ai pas vraiment eu l’occasion de peser le pour et le contre comme je vous ai dit) si ce n’est qu’il fallait vraisemblablement sortir du festival pour se sustenter et que l’eau tardait parfois à arriver quand on avait tué sa bouteille.
 

Et niveau « intérieur » maintenant ?

L’avant BWSF :
Aspect purement personnel du festival : la préparation de la masterclass Kill Devil et des produits présentés sur le stand (on y arrive) s’est déroulée en trois phases :
1. le choix (et la dégustation) des produits à présenter lors de la MC (remember les retours sur les Uitvlugt, Enmore et Caroni) ;
2. réfléchir (et écrire) ce que j’allais raconter pour cette MC ;
3. le mini-marathon rhumesque (25 rhums en 5 jours) – histoire de savoir ce que j’avais sur ma table – qui a eu lieu la semaine précédant le festival (oui, comme pour Samaroli à Spa, j’ai récupéré les samples peu de temps avant ^^).
line-up Kill Devil
Comment ça, c'est abusé ? --'
Vendredi :
Je vous épargne le trajet pour se rendre jusqu’au salon, il ne s’est pas passé grand-chose d’intéressant (pareil pour le retour et ce, pendant les trois jours) pour arriver directement sur les lieux.
Une fois sur place, on dit bonjour à tout le monde, on repère les toilettes (question de survie ^^) et on se dirige vers la mezzanine.
Premier constat, y a pas grand monde.
Deuxième constat, y a des bouteilles Kill Devil sur ma table mais pas 33 …
Déballage des bouteilles, découverte d’un Dark Overproof (maintenant que j’y pense, je ne l’ai même pas goûté celui-là) dont j’ignorais l’existence jusqu’alors et une fois toutes les bouteilles sur la table, le constat est sans appel : il en manque (notamment les trois Barbade, soit deux coups de cœur et un OVNI. Crotte.).
Ni une, ni deux, j’essaie d’appeler Ludo … qui ne répond pas et donc je redescends.
Pour certaines quilles, il n’y avait plus assez de stock mais pour les Barbade, c’est un oubli (recrotte donc).
Et là, j’apprends qu’Antonio Blève (le petit Monsieur qui dirige Samaroli depuis quelques années déjà) ne donne pas signe de vie. Le gars devait légèrement présenter ses produits (rhum et whisky) mais également assurer une masterclass où il y avait un inscrit.
J’apprends aussi qu’il n’y a pas d’inscrit pour la MC Kill Devil (question de prix sans doute).

Me voilà donc en charge de présenter les produits Kill Devil (ok, je gère) et Samaroli (le rhum je gère, je les connais, c’est ceux de l’année dernière et un peu de 2016 par conter le whisky … c’est la première fois que je vois les bouteilles). Ben ça fait plus de 25 bouteilles en plus à présenter --‘
Heureusement qu’ils avaient prévu trois tables pour Samaroli : j’ai pu rapatrier les Kill Devil juste à côté (à la grande surprise de la petite dame de chez Hunter Laing qui a pu bénéficier d’une table en plus du coup).
Les tables étant prêtes …
Samaroli - rhumSamaroli - whisky

Kill Devil
Ca a de la gueule quand même non ? Attention, jeu : toi aussi, trouves la bouteille de Smith & Cross
 
... je retourne faire un petit tour et mes espérances deviennent réalité : il y a plein de spiritueux divers et variés, va falloir penser à prendre des samples fin du week-end ^^
Et c’est à partir de ce moment que je commence à dire bonjour à plein d’exposants (c’est toujours les mêmes donc ça aide) et chacun fera son petit tour sur le stand de l’un ou l’autre (c’est mort je vous dis le vendredi). C’est chouette et on ne va pas tous les nommer (de peur principalement d’en oublier un).
 
Pendant ce temps, ça cafouille un peu en bas (pas de prix pour les dégust’ ; on n’en aura d’ailleurs jamais du week-end Oo’ … les bouteilles pour la boutique continuent d’arriver et les gens aussi, …) mais bon, rien de bien grave, c’est une première, il faut que jeunesse se fasse ;-)
 
Et donc les gens arrivent et commence alors la ruée sur les bouteilles et une occupation de tous les instants qui … non, je déconne, vendredi, c’était mort :p
Après, c’est bien aussi, ça permet de donner les infos que le gens souhaitent avoir et d’être un peu (beaucoup) plus à l’écoute que quand vous avez 12 personnes autour de vous.
Mais ceux qui étaient là en ont bien profité vu qu’à nos tables, à un moment de la soirée, on se serait cru aux puces : c’était tout à 1 euro (oui, même le Hampden !)
Bref tout se passe bien, les gens ont l’air convaincus par les produits (bon, il est possible que j’ai poussé vers les trucs que j’appréciais en précisant que certains étaient moins « bien » que d’autres donc, ça mettait en confiance et je pense – pour les rhums du moins ; ce qui était quand même la plus grande partie de mon « stand » - j’ai été d’assez bon conseil ^^) et tout le monde passe un bon moment dans une ambiance relativement calme (c’est pas plus mal).
Bon, je reconnais avoir fait une grosse promo sur le Smith & Cross. Y a des ceusses à qui ça a un peu déboité les narines et la mâchoire (je les avais prévenus pourtant :p).
 
Ah oui, ce jour-là, j’ai retesté un truc que j’avais trouvé un peu infâme à ses débuts : le rhum du Dr Clyde ^^
Bon ben voilà. C’est un peu comme le Belgian Owl en fait : il faut réhabiliter Pierre-Yves (à tout le moins sur son brut de fût et son blanc archi-aromatique) !
 
Nous terminerons cette première journée sur ces bonnes paroles.
 
Samedi :
Je ne vais pas être plus long que de raison vu que la journée s’est relativement déroulée de la même manière (j’ai croisé encore plus de gens que je connaissais cela dit).
À deux-trois exceptions près :
- c’était déjà plus rôdé en-dessous donc le cafouillage du vendredi c’était effectivement dû à l’effervescence de la « grande première » ;
- on a constaté que les gens complètement plein ben, ils ne savent pas descendre sans ascenseurs (les escaliers sont fourbes) ;
- c’était le jour de la Masterclass Kill Devil qui, jusqu’au dernier moment, devait être annulée mais en fait non : il y a finalement eu un inscrit au dernier moment.
 
La MC Kill Devil donc :
Je le reconnais, à part l’historique de chez Hunter Laing (que je vous réserve pour plus tard) et les notes de dégustation, le reste c’était un peu de la récup’. En même temps, parler d’un embouteilleur indépendant, c’est toujours un peu chaud hein, on a vite fait le tour…
Ce qui fait que parmi les sujets abordés, il y a eu :
- le pourquoi du comment des rhums du Demerara (ça, ça vient d’ici) avec une petite explication sur chaque distillerie (qu’on retrouve dans la Mc Samaroli) ;
- Caroni (ça, ça vient de là) ;
- les notions d’embouteilleurs indépendants et officiels ainsi que la distinction vieillissement tropical/continental (ça, ça vient de la MC Samaroli du Salon du Rhum).
Je sais, c’est facile vu comme ça.
Quant aux rhums proposés, il s’agissait : de l’Uitvlugt de 18 ans, des deux Enmore et des trois (oui, les trois finalement) Caroni (gros succès des 17 ans et 18 ans à 63,2°).
La personne en face de moi étant intéressée par ce que je racontais et sympathique (et surtout au vu du prix de la MC), nous sommes repassés au stand histoire de lui faire découvrir l’un ou l’autre produit que l’on qualifiera de « bonus ». Au vu des retours, il semblait enchanté. Ça fait plaisir :-D
 
Fatalement, durant la MC, ça a été le « coup de feu » (en gros 3-4 personnes à la fois au lieu d’une seule) qui a encore duré quelques temps avant que ça ne se calme à nouveau.
Bon, après, j’ai été subtil hein, les étiquettes Samaroli, ça attire l’œil et j’étais à l’entrée :p
 
Dans l’ensemble, je pense que les gens étaient satisfaits de mes explications et des produits (après, je n’avais pas hérité du pire stand possible non plus, je le reconnais).
Par après, il y a eu un léger schisme au sein de l’organisation ce qui fait qu’on s’est finalement retrouvé en plus petit comité pour aller souper. C’était top (tant dans l’assiette qu’en dehors). Mais ça, ça vous intéresse moins.
 
Dimanche ;
On prend les mêmes et on recommence, à nouveau à deux-trois exceptions près :
- j’ai rencontré un collègue travaillant dans le notariat (oui, goûter et parler d’alcool n’est pas mon vrai métier) et ayant travaillé dans l’étude où je bosse actuellement (je dirais que la probabilité de gagner à l’euromillion est plus forte. Pas de pot :p) ;
- j’ai proposé à quelqu’un de rincer son verre avant de passer à la dégustation suivante et ce crabe à vider son verre dans le mien au lieu du crachoir. Comment dire, … --‘
- c’était le jour de la Masterclass Samaroli.
 
La masterclass Samaroli :
Initialement, une seule personne devait y assister. Finalement, un second est arrivé en cours de route (le premier a donc eu droit deux fois aux mêmes explications).
Niveau présentation, je ne me suis pas beaucoup foulé : j’ai repris la même qu’à Spa en y ajoutant un peu d’histoire sur le Demerara (pour rentabiliser ce que j’avais préparé quoi).
Niveau produits présentés, n’ayant reçu aucune instruction (ou interdiction) je me suis fait plaisir  et j’ai – je pense – fait plaisir aux participants :
- Trinidad 1999-2017
- Dark Demerara 2005-2017
- Demerara 1990-2017
- Demerara 1998-2017
- Fiji 2001-2017
- Hampden 1992-2017
Ils ont apprécié ! :-D
 
Pour le surplus, ce fut plus comme vendredi (un peu mort) et donc j’ai pu pas mal échangé avec les gens. Le kiff :-D
Avant de ranger, de dire au revoir à tout le monde (et, j’espère, à l’année prochaine), j’en ai quand même profité pour sampler « l’un ou l’autre » produits …

… ok, j’ai samplé comme un goret, la preuve en image :
samples
Saaaaaaaaamples ^^
À ma décharge, je n’ai quasi rien gouté du week-end (principalement dimanche ou j’étais pris d’une part, par mon allergie et d’autre part, par le rhume de ma fille. Double combo !).
C’est une excuse pourrie mais je l’assume pleinement ^^
 
Fin de salon.
Fin de week-end.
Il est donc temps de retourner à une vie normale, des souvenirs plein la tête.
 
Mais, ce qui m’aura le plus plu au cours de ces trois jours, ce sont ces rencontres avec des gens de tous horizons (inconnus, amis, collègues, exposants) autour d’une passion commune ainsi que la bonne ambiance entre tous les membres de l’équipe que l’on formait sur les stands qui nous étaient dédiés (à aucun moment je n’aurais pensé discuter Alice Cooper et Nino Ferrer devant un bon repas :-D).
Bref, après ce moment guimauve mais sincère, je vous promets de redevenir un connard ;-x
 
Ah oui, y avait aucun produit de chez Nectar.
Parce que bon, malgré tous les produits et marques présents, ça fait quand même un gros manque.
À la question « est-ce un oubli de l’organisation ? », je ne peux y croire. Du coup deux solutions subsistent :
- choix délibéré des organisateurs de ne pas « inviter » la société (qui – soyons honnêtes – aurait occupé à elle seule l’espace. Ceux qui ne me croient pas, je vous invite à faire un tour au Spirits in the Sky) ;
- volonté de ladite société de ne pas participer à ce salon (afin de se consacrer entièrement à « son » salon (ledit Siprits in the Sky donc) ?).
 
Quoiqu’il en soit, vivement l’année prochaine !
 
Alors vous l’aurez compris (ou pas), 25 rhums en 5 jours … vous allez en bouffez du Kill  Devil à partir de maintenant ^^
 
 
Rhum n’ Whisky

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