mercredi 13 juin 2018

Kill Devil - "Ron" - partie 2


Après la première partie des dégustations dédiées aux rhums de tendance hispanique, passons tout simplement à ... la seconde (c'est nul comme intro, je sais mais là, je suis en manque cruel d'inspiration :p) :

Kill Devil – Nicaragua – 11 ans – 46 % :

Kill Devil – Nicaragua – 11 ans – 46 %Kill Devil – Nicaragua – 11 ans – 46 %
Oui, oui, toujours la même bouteille ...

Sa robe est d'un or intense, voire d'un orange léger à reflets dorés.

Comme pour le précédent, le nez se fait plus alcooleux (du moins par rapport au cubain).
Les fruits à chair blanche feront toutefois rapidement leur apparition (pêche, poire, ...) accompagnés de légères notes caramélisées à tendance toffee vanillé et de touches de coco (oui, encore). On relèvera également une fine pointe de solvant.
Le côté caramélisé se fera plus sirop d'érable par la suite. Bah oui.
Avant que des notes torréfiées et de bois toastés se développent, on notera la présence de quelques touches d'agrumes.


En bouche, il se fera beaucoup plus sirupeux que le précédent, plus intense aussi.
On va passer des notes de chocolat amer à un shoot épicé déstabilisant (muscade) et mentholé, le tout étant englobé dans cet aspect fruité au sirop d'érable.
En vrac, on notera également un peu d'orange amère, une pointe saline et un aspect plus caramélisé.


La rétro-olfaction va le faire pencher vers le « rhum-bourbon » avec ses notes toastées, vanillées, caramélisées malgré cette légère orange mentholée.

La finale sera relativement courte et restera sur les notes perçues en bouche avec un retour de la vanille (et du  côté bourbon).

Kill Devil – Nicaragua – 17 ans – 59,5 % :

Kill Devil – Nicaragua – 17 ans – 59,5 %Kill Devil – Nicaragua – 17 ans – 59,5 %
... mais la couleur change un peu (oui, juste un tout petit peu, je sais).

La couleur est sensiblement identique à celle de son petit frère.

Au nez, on a la même impression que pour les trois Caroni : le voltage est hyper bien maîtrisé (même si ça « pique » un peu si on « sniffe » trop fort --').
il se fera d'abord relativement floral, légèrement fruité (sur les fruits blancs, le raisin) avec un peu d'agrumes pour compléter le tout.
Les amandes arriveront ensuite.
C'est hyper frais en fait. Et assez « fermé » paradoxalement : ça va rester sur ces notes perçues d'emblée au nez.
Des notes plus pâtissières apparaîtront par la suite (les amandes n'y sont sans doute pas pour rien) avec l'arrivée de touches plus vanillées, de coco et d'un petit côté toffee.


La bouche est un peu plus caramélisée, légèrement épicée (poivre, piment léger) et chocolatée.
Les notes fruitées sont toujours là (toujours ces agrumes citronnés et un peu sur le fruit blanc).
Les notes florales restent en embuscade et l'alcool se sent un peu plus tout en restant relativement bien intégré.
Niveau consistance, c'est un rien sirupeux.
C'est assez lourd finalement.


Niveau rétro-olfaction, c'est bien plus chaud, intensément épicé (sur la muscade et le poivre), sur un boisé floral légèrement amer tout en conservant un côté fruité (agrumes, fruits blancs voire jaunes).

La finale est longue. En même temps, c'est assez logique vu le voltage.
On part sur des notes fruitées caramélisées (agrumes, fruits blancs) tout en conservant de légères épices et un côté toasté légèrement amer.


Sympa mais assez monolithique sur la fin.

Kill Devil – Panama – 10 ans – 60,5 % :

Kill Devil – Panama – 10 ans – 60,5 %Kill Devil – Panama – 10 ans – 60,5 %
Après, faut pas en demander trop non plus hein. Faut vous y habituer, c'est tout ^^

La robe est d'un or un peu plus léger que les deux précédents.

Comme pour le Nicaragua brut de fût, le voltage est extrêmement bien foutu, on ne relève aucune agressivité.
Il se fait toutefois plus intense, plus animal, sur les fruits noirs, des notes de cuir avec un petit aspect salin et quelques épices.
On relèvera quelques fleurs de sureau.
À nouveau, c'est assez déstabilisant avec l'impression d'être face à quelque chose de légèrement fumé.
Et derrière tout ça, c'est déjà assez sucré.


En bouche c'est hyper gourmand ! On démarre avec quelque chose de bien plus rond, sur des jolies notes de fruits cuits au caramel avec de fines épices (cannelle, muscade, une pointe de poivre, vanille).
L'alcool est magistralement intégré et un côté chaud amène encore un plus à l'ensemble.
Je l'ai déjà dit mas c'est hyper gourmand. Ce côté fruit cuit (prune et autres) est on ne peut plus agréable.


Au niveau de la rétro-olfaction, c'est encore un peu plus chaud, toujours sur ces notes de fruits caramélisés avec un côté toasté (ce qui amène une pointe d'amertume) légèrement torréfié.
C'est toujours très rond. Cet aspect toasté vanillé va ressortir tout comme quelques notes chocolatées.


La finale est longue (question de watts, tout ça, tout ça), sur ces notes douces, rondes et gourmandes qui nous accompagnent depuis le début et qui semblent aller vers encore plus de sucrosité, elles en viennent à nouveau à tendre vers une certaine douceur chocolatée.
Un petit kick de fraîcheur arrive en milieu de finale avant de repartir vers ces notes plus douces de fruits cuits entourées de touches mentholées, vanillées et sucrées.
Une brève impression de faire face à une légère amertume sera vite balayée par un retour des notes caramélisées à tendance chocolatée qui arriveront après un long moment.


Un produit top en bouche et hyper gourmand, un gros dessert en somme.
Le coup de cœur du line-up (c'est probablement parce que j'aime les trucs gourmands).


Finalement, ce petit line-up « ron » fut bien plus intéressant que prévu !


Rhum n' Whisky

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