jeudi 12 juillet 2018

Kill Devil – Guyana – les « bruts de fût »


 
Ca y est, c'est la dernière ! Après, si je ne dis pas de bêtises, avec celui-ci, ça fera quand même douze articles que je vous parle de Kill Devil ...

Bref, après une première partie consacrée aux rhums du Guyana qui ont subi une réduction, place à ceux embouteillés à la force du fût comme disent certains ;-)
 

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 % :

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 %Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 %
C'est également la dernière fois que je vous parle de ces étiquettes rouges.
 
Au visuel, c'est joli ^^ Acajou à reflets rougeoyants. Non seulement c'est joli mais ça donne envie !
 
Je vais finir par dire « comme d'hab » à ce train-là : l'intégration de l'alcool est juste au top (ça chatouille un peu mais c'est normal). Du moins au nez, on verra pour la suite.
On démarre sur un produit assez fermé et relativement pâtissier et floral (ben tiens, combo gagnant) ce qui donnera l'impression de partir sur un produit moins typé que le précédent (le coup de cœur du line-up des réduits, le « Savalle Still ») mais les fruits secs (encore de la noix) vont arriver par la suite pour nous offrir un résultat très agréable. Les notes torréfiées et boisées vont ensuite se développer avant de partir vers des notes mentholées plus fraîches et de faire un retour sur le côté floral perçu au début.
Notons toutefois de légères notes de fruits exotiques (ananas, mangue) finement caramélisés. C'est fugace et sous-jacent mais c'est bien là et très gourmand !
 
En bouche et bien, ... c'est vachement bien fichu aussi niveau voltage. Et ben, à de rares exceptions près, ils sont doués chez Hunter Laing !
On est ici sur quelque chose de bien plus rond (le sucre Demerara en plein), plus chaud, qui présente des notes torréfiées et de fruits secs mais également un touche de fruits exotiques bien frais.
On notera enfin quelques épices (cannelle, muscade, poivre) ainsi qu'un côté toasté déjà bien présent.
 
La rétro-olfaction est chaude, sur de belles notes de bois toasté (ce qui amènera une légère amertume).
La réglisse va nous emmener vers le menthol et les fruits exotiques vont tendre vers les fruits rouges !
 
La finale fait montre d'une très belle longueur, est chaude, épicée et relativement ronde sur ces notes sucrées mais présente également un léger côté boisé.
Pour le reste, je ne sais pas me relire (c'est « fruit » ou « frais » et après il y a « menthol » de souligné --').
Tout à la fin, la noix reviendra en force.
 
Le nez est un chouia en dessous du reste (au début du moins car il évolue pas mal sur la longueur) qui se révèle extrêmement gourmand.
 
Top aussi !
Décidément, on termine le billet précédent par un coup de coeur, et on recommence de la même manière :-D
 

Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 % :

Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 %Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 %
Mais avouez hein ...
 
Tout de suite, celui-ci est beaucoup plus clair (paille en fait).
 
Le nez est particulier avec de légères notes de solvant, de grosses notes végétales assez inhabituelles (qui par la suite me feront plus penser à de l’agave, si, si, je vous jure et je ne suis pas le seul à avoir retrouvé cet aspect particulier), quelques notes d’aromates, du cuir et un côté salin assez prégnant.
L’intégration est topissime.
Après, vu le descriptif ci-dessus, on pourrait penser qu’on est plus dans un champ aromatique typé mezcal et … c’est pas tout à fait faux ^^
Mais du coup, je n’arrive pas à me sortir ce comparatif de la tête … (un peu comme le pamplemousse sur le Samaroli Trinidad 2017).
On relèvera quelques notes de fruits blancs (pêche) et de légères touches de vanille derrière tout ça.
 
En bouche, c’est toujours très bien fait niveau voltage.
On va retrouver du fruit blanc (et peut-être même un peu jaune) accompagné de ce côté salin tellement typé tequila/mezcal (ce que les notes végétales portées sur l’agave n’arrangent pas).
C’est relativement épicé (poivre, gingembre, cannelle), fortement herbacé (mousse, foin, … difficile à dire) et sur les aromates.
 
La rétro-olfaction est très, très chaude avec un kick mentholé rafraichissant.
Le côté mezcal disparait complètement ici : on est face à un boisé assez fin, des notes cacaotées ainsi que des fruits jaunes et tropicaux.
 
La finale est relativement longue car ce côté « fruité-salé agavien » se fait plus discret mais persistant.
Quelques touches plus sucrées, plus douces apparaitront par la suite ainsi que l’une ou l’autre notes plus anisées (et, dans une moindre mesure, herbacées). On notera également un petit côté poudre de cacao (venant nous rappeler les sensations éprouvées à la réto-olfaction).
 
C’est complètement « ouatzefukseq’ » !
Après, moi ce petit côté agave/salé, j’aime bien et je trouve ça très sympa et complètement différent des produits habituels.
 

Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 % :

Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 %Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 %
... que ça va quand même vous manquez :p
 
Dernier sample. Il était 00h07, je commençais à fatiguer, mon nez commençait à se boucher (remember, l’allergie, la magie du spray finissait de faire effet) et, surtout, je m’étais dit que je n’aurais pas besoin de le goûter car déjà découvert lors de mon périple à Orbais.
Ben en fait non, ce n’est pas le même --‘
 
Du coup, dernière dégust’ de la soirée dans un état un peu lamentable ce qui fait que les notes risquent de s’en ressentir …
 
Le visuel ne change pas, on reste sur une teinte paille.
 
Au nez, l’intégration de l’alcool est bien mieux foutue que sur le précédant D/V de chez eux que j’ai gouté (et c’est tant mieux).
On démarre sur des notes pâtissières (amande) et un côté plus fruité va vite venir se développer (sur le raisin notamment). C’est très frais, voire même un rien « vineux ».
J’ai eu beaucoup de mal à le décrire, le produit ayant tendance à aller vers des notes plus florales (aaaah, pâtissier/floral. Vous voyez ^^) tout en conservant un côté épicé désarçonnant.
 
En bouche, il a une texture huileuse et se fait assez végétal avant de partir sur de fines notes boisées accompagnées d’une amertume légère.
Des notes plus fruitées (raisin, fruits blancs et jaunes) et légèrement épicées (poivre) sont également de la partie tout en conservant cet aspect floral perçu au nez.
 
La rétro-olfaction nous gratifie de notes de fruits confits fumés et bien toastés accompagnées d’épices chaudes (poivre, cannelle) et d’un fin menthol qui essaie tant bien que mal d’amener un peu de fraicheur à l’ensemble.
Niveau voltage, ça pique un peu ici.
 
La finale est longue, toujours très fruitée (le raisin encore), sucrée et le côté toasté/fumé est toujours bien là.
J’ai également relevé quelques notes salées (mais il est possible que ça soit la précédente dégust’ qui se rappelle à moi … mais bon, je n’ai rien relevé de tel jusqu’ici donc c’est bizarre).
 
Au vu de mes notes, c’est pas trop mal et largement supérieur à son « double » à 63,9 %. Je ne saurais toutefois pas vous en dire plus vu que mes notes s’arrêtent là.
 
 
Ca y est, Kill Devil, c’est fini !
 
Après ce long interlude consacré à cet IB, il est fort possible qu’on discute mezcal, pisco, armagnac et cognac prochainement.
Il va aussi falloir que je vous parle des embouteillages de Jurgen (le Rum Mercenary) et de mes derniers passages aux évènement « Discovery » de chez Hesby …
On me rappelle également qu’à la base ce blog s’appelle Rhum n’ Whisky et qu’il faudrait que je pense à causer un peu plus whisky --‘ Je vous promets de m’y atteler prochainement.
 
 
Rhum n’ Whisky

mercredi 11 juillet 2018

Kill Devil – Guyana – les « réduits »


 
Là, on arrive à la fin. Et comme j'aime faire durer le plaisir, on va faire ça en deux parties : trois réduits puis trois « bruts de fût ».
Kill Devil – Guyana - line-up
Vu le titre du billet, on pourrait utiliser la légende suivante : "Kill Devil - Guyana - la totale !"
Notez bien, à ce moment-là, j'ai dû un rien accélérer mes dégustations (le BWSF approchait à grands pas) et je commençais doucement par être rattrapé par l'allergie galopante. Soyez indulgents sur les retours du coup ... :s
 
Pas d'Enmore, ni d'Uitvugt : ça a déjà été testé ici et (présentation de master-class, tout ça, tout ça ^^).
 

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 46 % :

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 46 %Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 46 %
Qui dit réduit, dit étiquettes dorées ^^
 
Sa couleur automnale invite à la dégustation. C'est cuivré à reflets orangés donc.
 
On ne s'attend pas nécessairement à ce que le nez nous réserve d'entrée de jeu : un produit assez pâtissier (sur des notes d'amandes entre autre) avec quelques épices et de légères notes de solvant.
Avec un peu d'aération, on va gagner en notes boisées et torréfiées ainsi qu'un peu de réglisse.
On relèvera un petit côté agrumes également. Ca deviendra assez gourmand.
Malgré tout, le produit conservera – tout au long de la dégustation – un aspect un peu poussiéreux, un peu terreux avec des épices « sourdes » (comprendre assez intenses mais relativement fermées comme la muscade, un fin poivre et un rien de réglisse).
On notera déjà une certaine fraîcheur mentholée.
 
La bouche est boisée et présente une légère amertume qui permettra d'équilibrer la forte présence des notes plus typées Demerara et portées sur le sucre, la mélasse, le caramel.
Les notes de réglisse (et de menthol dans une moindre mesure) et les agrumes sont toujours de la partie.
Les épices seront cette fois plus affirmées avec un côté plus « poudre » que poussiéreux.
Quelques notes torréfiées viendront également passer le nez à la fenêtre.
 
À la rétro-olfaction, le menthol tapisse bien le palais et les notes de bois amer aux touches de réglisse vont suivre de très près pour compléter le tableau avec quelques touches torréfiées.
On notera un léger côté fumé (ou hyper toasté, c'est selon) et les notes terreuses perçues au nez reviendront en force.
 
La finale est assez longue, d'abord sur cet aspect mentholé qui nous accompagne depuis le début de la dégustation avant de repasser à un boisé torréfié avec de légères touches de fruits exotiques pour retourner vers une amertume plus végétale et – malgré tout – un peu sucrée.
 
Une chouette entrée en matière, assez sympa de par son côté rafraichissant (menthol, tout ça, tout ça).
 

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 18 ans – 46 % :

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 18 ans – 46 % Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 18 ans – 46 %
3 ans de plus et une couleur bien plus claire ... WTF quoi :p
 
Celui-ci est beaucoup plus clair et tend vers des coloris au ton doré.
 
Le nez est bien plus fruité (fruits à chair jaune et raisin) et assez floral (un peu de rose, de la fleur de sureau). C'est doux et d'emblée assez gourmand.
Ce côté très porté sur la douceur va encore aller en s'accentuant avec quelques touches de vanille ainsi que des notes lorgnant plus vers le caramel et le sucre roux.
Ca n'évolue pas beaucoup mais c'est agréable (principalement ces notes fruitées).
 
D'une consistance assez liquoreuse, il restera toujours floral et capiteux mais avec une amertume plus herbacée. La bouche conservera bien entendu ces notes fruitées perçues au nez, en embuscade, accompagnées de quelques épices (un peu de cannelle, encore de la vanille et une fine touche de poivre).
 
À la rétro-olfaction, il se fera bien plus sec, sur des notes de bois toasté bien présentes, des épices chaudes (poivre léger, muscade) et une amertume assez sucrée.
 
La finale est moyenne et revient sur cet aspect fruité, chaud et très rond avec quelques épices en plus. On perdra définitivement le côté plus sec perçu en bouche et à la rétro-olfaction.
On récupère cependant un fin boisé à la toute fin.
 
Un produit déstabilisant mais assez agréable et très facile d'accès.

 

Kill Devil – Guyana - Savalle Still – Diamond – 15 ans – 46 % :

Kill devil – Savalle Still – Diamond – 15 ans – 46 %Kill devil – Savalle Still – Diamond – 15 ans – 46 %
De suite, celui-ci est plus engageant visuellement !
 
Sa robe est d'un beau cuivre foncé tendant vers l'acajou à reflets flamboyants (orange profond quoi ^^).
 
Au nez, on repart sur un produit plus pâtissier avec d'importantes notes de fruits secs (noix notamment). C'est très particulier mais assez agréable. L'aération faisant effet, on se rend compte que c'est la foire aux fruits secs en fait  ^^
Et derrière cette noix (principalement mais pas que), il y a un côté mélasse sucrée assez lourd et quelques fruits noirs bien caramélisés.
Et la noix de revenir de plus belle pour être tellement présente qu'on en viendrait presque (j'ai dit presque) à penser à un porto (un finish ??? Aucune idée, les infos sont limitées à ce niveau chez Kill Devil mais vraisemblablement pas).
On notera également l'une ou l'autre touche torréfiée.
 
La bouche se fait beaucoup plus ronde de prime abord sur des notes sucrées bien typées Demerara avec des fruits noirs englobés de caramel.
Par après, on assistera à un retour de la noix et des notes torréfiées.
Une certaine fraîcheur végétale va commencer à arriver.
 
La rétro-olfaction nous offre une légère amertume boisée (toastée même) qui va évoluer sur de la réglisse, du menthol, de légères épices ainsi que des notes torréfiées.
 
La finale se fait d'abord mentholée en plein avant de repartir sur des notes (assez prédominantes) de noix et de réglisse, voire vers des notes plus typées agrumes (orange, limite fruits exotiques même).
C'est long.
 
C'est vachement bien ça dis donc !
Top !!
 
On conclura donc cette première partie sur cette très bonne note :-D
 
 
Rhum n' Whisky

Kill Devil – Jamaïque


 
Aaaaah, enfin : un voyage au pays des esters … ou pas ^^
Kill Devil – Jamaïque - line-up
Et quatre d'un coup, quatre !

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 %Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 %
Préparez-vous : les photos vont vachement se ressembler ce coup-ci ...
 
Relativement claire, sa robe est de couleur paille.
 
Le nez est herbacé, assez floral (sur la fleur de sureau) et tend vers des notes de fruits secs (amandes) et de fruits à chair blanche.
De fines épices (un poivre discret et un peu de sel) sont également de la partie.
L’ensemble est relativement frais.
Le côté fruité va aller en s’intensifiant et lesdits fruits vont « devenir » plus exotiques ; on relèvera une légère note de solvant mais juste pour la forme.
Enfin, des notes plus acidulées vont apparaitre sur la longueur et seront accompagnées de touches salines.
Clairement, on est loin d’un gros jamaïcain bien trash.
 
En bouche, c’est assez particulier : le côté herbacé/végétal domine mais le produit se fait également bien plus épicé (sur le poivre, le cumin et d’autres trucs plus exotiques indéterminés et inhabituels) avec des notes fumées et boisées sous-jacentes.
L’aspect fruité repéré au nez est toujours là, derrière ces épices et ce côté fumé.
 
Niveau rétro-olfaction, on va rester sur ces notes herbacées et fumées (surtout fumées en fait) particulières et ces épices fines et exotiques.
C’est relativement chaud.
On notera également un côté boisé réglissé et légèrement amer.
 
Pour la finale, on va garder les épices perçues en bouche ainsi que cette touche fumée avec – toutefois – un retour sur la fin de fruits exotiques assez mûrs (ananas) aux notes salines.
Une légère touche mentholée amène un peu de fraicheur.
 
C’est sympa et différent des jamaïcains que j’ai l’habitude de boire.
 

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 % Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 %
Ok, ici, c'est plus orangé mais c'est juste que je venais d'allumer hein ...
 
Au visuel, on reste sur des tons paille (c’est peut-être un rien plus doré mais je venais d’allumer donc ça joue aussi :p).
 
Le nez m’a d’emblée semblé plus pâtissier tout en restant très floral mais avec une légère acidité qui va vite diminuer sans jamais vraiment disparaitre.
C’est, à nouveau, assez frais (avec quelques pointes de menthol) même si ça parait plus fermé.
On a l’impression de sentir – par intermittence – des fruits secs légèrement torréfiés mais c’est très fugace. Voire un peu de cacao.
Par la suite, des notes plus fruitées, sur les agrumes et quelques fruits exotiques, se manifesteront.
Le côté acidulé perçu initialement va doucement faire son retour, tout comme les notes plus florales.
 
En bouche, il est beaucoup plus floral et nous offrira de fines épices d’un exotisme exacerbé (poivre léger, gingembre ?, cannelle, …).
On relèvera également un aspect plus doux, sur une certaine forme de sucrosité (avec un fin côté fruits exotiques légèrement caramélisés).
De fines touches de menthol apportent un peu de fraicheur à l’ensemble.
 
La rétro-olfaction nous offre, quant à elle, une légère amertume fumée accompagnée de touches boisées et de réglisse relativement fraiche (encore et toujours ce menthol).
Au loin, on retrouvera un peu de fruits. Mais au loin hein.
 
La finale va rester sur ce côté réglisse. Elle sera assez longue et légèrement amère avec, derrière tout ça, des fruits exotiques (mangue) mais également des notes plus florales.
On terminera sur des notes mentholées extrêmement rafraichissantes.
 
C’est sympa aussi.
 

Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 % Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 %
Quand je vous disais que ça allait se ressembler ...
 
On fonce un peu : la robe se pare d'une couleur paille plus intense tendant vers l'or léger.
 
Le nez est – à nouveau – floral, un peu « animal » même, sur de légères notes de cuir avec un rien de solvant pour se donner bonne conscience.
On retrouve des épices relativement fines ainsi qu'un côté plus fruité, différent des autres, qui tend plus vers le raisin.
L'ensemble est toutefois hyper doux, sur des notes de caramel discrètes, voire de beurre (aaaah, le coté pâtissier qui clippe avec les notes florales ^^). A noter que, derrière cette douceur, on relèvera de fines touches salines.
Tout ça reste cependant relativement frais (menthol, oui, oui) et un rien boisé. Les fruits exotiques commencent à arriver de manière calme et distinguée (pas une grosse claque à la Hampden donc).
Avec le temps, il va se faire plus épicé, un rien plus boisé mais surtout plus herbacé et plus sec, limite poussiéreux avec une légère touche sucrée.
 
En bouche, c'est toujours très floral (en entrée de bouche) avant d'évoluer vers quelque chose de plus herbacé (sur des notes de pin sucré. Moment nostalgie : comme « les chiques de la « Madame au Marteau » de la galerie Opéra ». Toi, non liégeois, tu ne peux pas comprendre. Et c'est bien triste).
C'est plus intense, bien plus épicé (avec des notes poivrées mais aussi d'autres choses qui claquent bien) mais également assez fruité : les agrumes sont présents tout comme les fruits de la passion.
Un boisé légèrement amer est également de la partie et on pourra relever de fines notes de réglisse.
 
La rétro-olfaction est chaude, épicée (poivre, réglisse) mais également assez sèche sur un aspect plus terreux surprenant avec de belles notes d'ananas et de fruits de la passion.
 
La finale est longue (et sèche?) sur ce côté épicé, mentholé (à tendance réglisse) et sur de belles notes de fruits de la passion.
On notera un aspect boisé sous-jacent ainsi que le retour de ce côté salin perçu plus avant tout à la fin.
 
Le plus sympa des trois jusqu'à présent.
 

Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 %Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 %
Vous étiez prévenus ...
 
Sa robe est de couleur paille (on ne change pas une équipe qui gagne).
 
Au nez ben … même à 46%, ça dégage hein. Mais c’est plus soft que ce qu’on pourrait imaginer.
Alors oui, il y a un fin solvant. Oui, il y a un côté colle forte/vernis. Oui, il y a des fruits tropicaux murs. Mais il y a aussi un petit côté fruits rouges déstabilisant. Et malgré tout ça, il conserve un peu de fraicheur (stupéfiant n’est-il pas ? ^^).
Par la suite, les fruits rouges, limite chimiques, vont aller en se développant et on va partir sur un produit tendant dangereusement vers l’ovni de chez Savanna (le HERR pour ceux qui s’interrogent).
On va même y relever des notes acidulées. Beaucoup de notes acidulées en fait (trop pour moi. Du moins pour un Jam’. Oui, je te vois là, toi, qui te dis que je bois du mezcal et que donc l’acidulosité – c’est moi qui écris donc j’écris le mot que je veux. Même s’il est boulversifiant d’inexistence … – ça ne devrait pas me déranger. Et bien ici, si.).
On notera un très léger menthol ainsi que des notes salées sur la finale (acidulé, salé, … olives, saumure ??).
Au plus ça s’aère, au plus ça lui fait du bien …
 
En bouche, c’est effectivement très HERR … C’est beaucoup plus sec, très, très intense, sur des notes de tabac plus que de fumée aromatisées aux fruits trop murs (on est en plein sur le fruit trop mûr).
Et quand je dis fruit, c’est fatalement exotique mais aussi fruit rouge (tendance HERR je vous dis).
C’est épicé juste ce qu’il faut.
La balance tabac/fruits penche d’un côté puis de l’autre à intervalles plus ou moins irréguliers. ^^
 
Niveau rétro-olfaction, c’est du HERR en plein : on est sur un gros fumé fruité (ananas, mangue, fraise (!)) avec des olives et quelques trucs en plus. Mais surtout ce côté mentholé qui fait définitivement pencher ce truc vers ce monstre réunionnais.
On relèvera également une légère amertume.
 
La finale est trèèès longue (trop ?), relativement sèche (le côté fruité va faire place à l’aspect tabac et à des notes plus typées olive) avec d’importantes notes salines sur la toute fin.
Ce côté mentholé qui nous a accompagné tout au long de la dégustation entrera également dans la danse histoire que l’on ne l’oublie pas.
 
Un OVNI, très clairement.
Trop particulier à mon goût.
Et même si niveau voltage ça ne tape pas, ben c’est trash dis donc !!
Après il semblerait que l'aération ai fait du bien à la fin du sample (mais bon, c'est un ami qui en a profité donc je ne le saurais jamais, si ce n’est sur base de ses notes de dégust’ ^^).
 
 
Rhum n' Whisky

mardi 10 juillet 2018

Kill Devil – Guadeloupe


 
On continue dans la gamme Kill Devil (rassurez-vous, on a largement passé la moitié ^^) pour se diriger cette fois en Guadeloupe et plus précisément du côté de la distillerie Bellevue.
Personnellement, ma référence à ce niveau est le Silver Seal 17 ans. La question est simplement : « Les deux Kill Devil feront-t-ils mieux ? »
Kill Devil – Guadeloupe - line-up
Il t a quand même deux challengers ...
Réponse tout de suite :
 

Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 18 ans – 58,2 % :

Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 18 ans – 58,2 %     Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 18 ans – 58,2 %
Cette fois, que des étiquettes rouges :-D
 
Le rendu visuel est agréable, sur une jolie couleur automnale (oui, je veux dire cuivre à reflets orangés).
 
Au nez, c’est assez particulier je dois dire : on a l’impression de se trouver face à quelque chose situé entre les fruits confits (fruits noirs et rouges) et le chewing-gum … si, si !
Niveau voltage, c’est – à nouveau – super bien foutu.
Heureusement, on ne va pas rester sur cette impression étrange tout au long de la dégustation : il se fera plus mentholé avec quelques touches de réglisse ça et là par la suite mais aussi plus herbacé avec quelques épices « lourdes » plus typées muscade.
Les fruits sont toujours noirs,  des notes de sucre assez particulières (j’ai écrit ça il y a trop longtemps, je ne sais plus ce que j’ai voulu dire par là) et un côté boisé ancien (voire « noble ») arriveront également.
L’aération lui fait le plus grand bien.
 
En bouche, les fruits exotiques caramélisés ouvrent le bal et sont suivis d’épices assez intense (poivre), de notes orangées et fruitées à tendance fruits noirs et rouges (comme au nez, oui), de quelques notes mentholées et d’un boisé toasté léger.
C’est quand même assez astringent.
 
Niveau rétro-olfaction, c’est chaud (sans surprises) et on va rester sur des notes mentholées orangées très épicées accompagnées de fruits exotiques confits.
Le côté fruité du produit perçu au nez et en bouche est toujours bien là.
 
La finale, relativement longue et chaleureuse, fera la part belle à l’ananas.
Un petit « kick » mentholé amènera de la fraicheur à l’ensemble et viendra contrebalancer les notes épicées (au rang desquelles on trouvera le poivre mais aussi un autre truc bizarre que je n’ai pas réussi à reconnaitre).
L’ensemble se clôturera sur cette fraicheur mentholée.
 
Au plus il s’aère, au plus il est agréable. A rester dans des conditions plus « calmes » donc.
 

Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 19 ans – 59,7 % :

Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 19 ans – 59,7 %     Kill Devil – Guadeloupe – Bellevue – 19 ans – 59,7 %
Visuellement, y a pas à discuter : c'est beau :-D
 
La robe est sensiblement la même que celle du 18 ans.
 
Au nez, l’intégration de l’alcool est juste top (comme d’habitude, oui. Sauf pour le Versailles testé avec les Amis des amis du rhum quoi ^^).
Il est d’abord assez fermé et on repère quelques notes de fruits sous-jacentes. On part sur des fruits à chair blanche, voire sur quelques notes de raisin. Le tout est assez frais, à la limite floral même.
On notera également quelques épices légères (vanille, cannelle, …) accompagnant un côté très doux à tendance chocolatée.
De fines notes mentholées sous-jacentes permettront à l’ensemble de rester relativement frais.
Ça restera, malgré tout, assez « plat ».
 
La bouche est très ronde, très fruitée (sur l’ananas) et relativement sucrée (quasi caramélisée).
Elle se fera également beaucoup plus boisée avec des épices plus présentes (poivre, léger côté salé).
On conservera toutefois cet aspect frais lié aux notes mentholées relevées plus haut.
 
La rétro-olfaction nous offrira un aspect toujours très fruité (et les fruits seront cette fois plus caramélisés) avec de légères notes de bois toasté accompagné d’un menthol toujours présent et d’un peu de réglisse.
Il y a autre chose aussi mais je ne sais plus me relire (c’est un truc genre « fine amertume » mais ça reste à prouver :p).
 
La finale est chaude, moyenne (oui, même si on a un truc à 59,7 % !) et va rester sur des notes de fruits, un côté boisé et quelques épices douces (vanille, cannelle).
L’ensemble sera accompagné de cette fine amertume perçue à la rétro-olfaction (c’était donc bien ça ^^).
 
Un peu trop sage je trouve. Il lui manque quelque chose.
Ca reste bon mais je n’accroche pas.
 
Un line-up en demi-teinte donc : sympa mais sans plus. Un peu comme le Trinidad quoi.
 
Ah oui, du coup, la réponse à la question initiale est : « non ».
 
 
Rhum n’ Whisky

lundi 9 juillet 2018

Kill Devil – Trinidad



Après un premier voyage dans la région (souvenez-vous, le line-up de folie – tant gustatif que pécuniaire – avec les trois Caroni), petit retour à Trinidad.
Vous vous doutez bien que ça ne sera malheureusement plus pour découvrir des produits estampillés Caroni mais plutôt TDL.
Kill Devil – Trinidad - line-up
Trinidad, passe de trois - again ^^
Mais ...
Mais au Rhum Fest j'ai été très agréablement surpris par ce vieux TDL de chez 1423 S.B.S donc l'espoir reste permis ^^
 

Kill Devil – Trinidad – 11 ans – 46 % :

Kill Devil – Trinidad – 11 ans – 46 %      Kill Devil – Trinidad – 11 ans – 46 %
Je n'ai plus rien à dire sur les bouteilles si ce n'est ...
 
Sa robe est d'un or intense à reflets dorés.
 
Le nez est relativement doux, sur les fruits frais (agrumes et fruits à chair blanche/jaune) et de légères épices.
On notera également une impression que je qualifierais de « poussiéreuse » ...
Il ne se passera pas grand-chose de plus (ou je n'étais pas dans un bon jour, c'est possible aussi :p) si ce n'est quelques notes plus caramélisées et une légère impression alcooleuse.
Pas mal de temps après, les fruits partiront un peu dans tous les sens (comprendre : c'est le boxon) avec la vague impression de retrouver quelques fruits rouges par moment.
 
En bouche, on va rester sur les dernières impressions du nez, c'est-à-dire des notes de fruits caramélisés plus exotiques cette fois (les fruits hein, pas le caramel. Ananas et mangue donc).
Histoire de ne pas se cantonner à ces notes « faciles », une légère amertume sur la réglisse et un boisé un rien humide ainsi que de fines notes mentholées feront leur apparition.
Les épices ne seront cette fois pas en reste avec un poivre qui va aller crescendo.
 
Niveau rétro-olfaction, il se fera plus « fumé », relativement chaud malgré son faible voltage, épicé et boisé.
 
La finale nous offrira un retour des fruits qui seront limite cuits cette fois mais également de l'amertume relevée en bouche (toujours sur la réglisse et le bois humide).
Ce n'est pas fort long.
 
Mouais. Pas transcendé.
 

Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 46 % :

Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 46 %     Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 46 %
... si ce n'est que j'ai oublié de prendre une photo des quilles sur le stand ...
 
Au visuel, il est sensiblement pareil au précédent. A la limite, il est un rien plus foncé (mais il commençait à faire plus noir aussi donc ceci explique peut-être cela).
 
Le nez est bien plus pâtissier (notamment sur des notes beurrées) mais reste toujours très rond et conserve également ce côté « poussiéreux » retrouvé sur le 11 ans.
On notera une orange légèrement caramélisée avant que l'ensemble ne se fasse finalement plus floral (oui, chez moi, c'est fréquent ce combo olfactif pâtissier/floral ; surtout sur la fleur de sureau).
Quelques notes fruitées (toujours des agrumes) vont arriver par la suite (longtemps après).
 
En bouche, aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est plus « crémeux ». Si, je vous jure.
On partira cette fois sur des notes plus typé ron : touches caramélisées, cannelle, fin boisé et notes toastées. Le tout sera complété de notes bien plus épicées (poivre, piment) accompagnées de ces arômes orangés perçus au nez.
 
A la rétro-olfaction, on va retrouver ce petit côté fumé repéré sur le produit précédent mais ça sera moins « vif » (je mets des guillemets parce que cette tournure de phrase me perturbe. Ca devait être très clair quand je l'ai écrit mais bon ...).
L'aspect amertume sera également de la partie mais plus axé sur l’orange amère.
Enfin, le produit fera preuve d'une certaine sucrosité.
 
La finale fera la part belle à l'orange amère ainsi qu'à quelques autres agrumes (pamplemousse entre autre) qui seront entourés d'épices douces (vanille, cannelle), un rien de caramel et pas grand chose de plus.
C'est toujours assez court.
 
C'est pas mauvais mais ce n'est pas fou fou hein.
Après, TDL, j'ai jamais été un grand fan non plus (si ce n'est certains IB bien foutus) mais ça je l'ai déjà dit ...
On va voir si 17° en plus amène une touche plus sympathique à la chose.
 

Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 63,10 % :

Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 63,10 %     Kill Devil – Trinidad – 13 ans – 63,10 %
... et que parfois je galère un rien pour trouver le visuel qui correspond avec le produit dégusté --'
 
Celui-ci a l'air de tendre vers des notes plus orangées et présente toujours des reflets dorés.
 
Au nez, l'alcool est toujours super bien intégré, vraiment, même si on le sent fatalement un peu plus (c'est logique aussi).
C'est toujours très pâtissier, très doux et on va retrouver cette orange amère qui nous aura accompagné sur la version réduite ainsi que des notes ... florales (vous vous y attendiez hein oui ?:p).
Il est toutefois bien plus « fermé » que celui à 46 %.
Un aspect relativement sucré va également entrer dans la danse ; c'est cependant assez particulier (sur un sucré boisé perturbant).
 
En bouche, l'alcool est toujours bien intégré mais on sent que c'est un peu plus piquant. Ca claque juste ce qu'il faut quoi ^^
On reste sur un produit assez doux, sur l'orange, les agrumes, un peu de fruits rouges (!) et une bonne grosse dose d'épices (poivre en tête).
Derrière tout ça, on sentira quelques notes boisées mais ça reste léger.
A un moment, j'ai eu l'impression d'avoir droit à un retour légèrement fumé mais ça a été super fugace donc rien n'est moins sûr.
C'est tout de suite bien plus punchy que son homologue réduit.
Niveau consistance, on est face à un produit plus « huileux ».
 
La rétro-olfaction nous gratifiera d'une amertume boisée avec des notes d'orange amère.
C'est chaud, les épices sont toujours de la partie et on aura droit à un petit kick de « réglisse mentholée ».
 
Sans surprises, la finale est plus longue que les deux précédents et va rester sur ces notes perçues en bouche : un côté sucré orangé légèrement épicé et boisé avec un certaine amertume et une touche de menthol.
 
Alors, oui, les quelques watts en plus lui font un bien fou.
C'est encore loin d'être mon kiff mais il enterre largement les deux versions réduites. Victoire par KO.
 
 
Rhum n’ Whisky

mardi 3 juillet 2018

Kill Devil - Barbados


 
La même soirée, j'ai fait Belize et Barbade.
Je me suis dit que c'était des trucs relativement « doux » et « faciles ».
Et après l'expérience en demi-teinte des produits du Belize, je m'attendais à retomber dans une certaine routine boisée, vanillée, « cocotée » avec Foursquare.
line-up Kill Devil Barbados
Encore un IB qui fait du Foursquare ? ^^
Ben j'ai été surpris !
 
Place à un line-up plein de surprises agréables et boulversifiantes. Si, si !
 

Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 9 ans – 46 % :

Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 9 ans – 46 %      Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 9 ans – 46 %
Vous noterez la différence ici : la bouteille est totalement différente de celles du Belize ...
 
De couleur or paille, il donne l'impression d'avoir à faire à un produit plus jeune encore.
 
Et alors qu'on s'attend à retrouver de la vanille, des notes toastées et autres et bien, le produit prend le contre-pied total pour nous offrir un nez extrêmement frais et agréable sur des notes d'agrumes relativement citronnées.
Il se fait un rien plus alcooleux que les deux Belize avec un léger côté solvant.
Les notes plus douces (sur la vanille) vont arriver par la suite avant d'évoluer vers des notes plus capiteuses, florales mais assez indéterminées.
 
La bouche est bien plus ronde avec de la vanille, des notes caramélisées à tendance toffee mais aussi des fruits plus exotiques (mangue, fruits de la passion) et un léger boisé toasté.
 
La rétro-olfaction nous gratifie d'épices un peu plus « pepsantes » tout en restant relativement douces (comprendre qu'il y a du poivre et de la vanille notamment) et nous offre un agréable retour sur les agrumes (on est en plein sur le citron avec des notes plus amères tendant vers le pamplemousse) tout en conservant ce côté fruits de la passion.
L'amertume se fera finalement plus herbacée, voire végétale mais ça passera tout seul grâce à une sucrosité maîtrisée du produit.
 
La finale est moyenne avec un une belle présence des fruits (agrumes et passion) pour nous offrir un produit relativement rond et légèrement toasté.
Du coup, je ne saurais dire si cette petite amertume que l'on ressent est due aux agrumes ou à ce côté toasté.
Les notes citronnées vont finalement rester pas mal en bouche.
 
Un produit rafraîchissant et agréable qui nous change des éternels embouteillages indépendants qui se contentent de refaire du Foursquare mais en plus cher (parfois – souvent même – en moins bien que les OB et plus rarement – mais alors c'est encore plus cher, ... souvenez-vous, le Destino ... – en mieux que les OB).
Vous l'aurez compris, j'ai trouvé ça très, très chouette !
 

Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 14 ans – 46 % :

Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 14 ans – 46 %     Kill Devil – Barbados – Foursquare Distillery – 14 ans – 46 %
... mais si enfin, faites un effort, vous voyez bien qu'elle n'est pas pareille la bouteille !
 
Au visuel, si on les mets un à côté de l'autre ben, ... c'est pareil hein.
 
Par contre, au nez c'est totalement différent !!
On va démarrer sur de la pomme et du raisin légèrement caramélisés ainsi que sur des notes de vanille.
C'est hyper rond, méga gourmand, légèrement floral (sur le sureau encore) et vachement agréable.
On va également noter des fines touches de fruits rouges (??!) et, encore derrière tout ça, des notes plus  bizarre qui tendraient vers un massepain assaisonné à la saumure (c'est chelou, je sais mais c'est vachement étrange comme truc !) ...
Bordel, c'est du Foursquare ça ???!!!
 
En bouche, c'est directement plus intense (sur quelques notes de cuir) et le fruité caramélisé perçu au nez va aller en diminuant pour laisser place à quelque chose de plus lourd.
En fait, on va rester sur du fruit mais on va carrément avoir l'impression de partir sur un produit à  typicité plus jamaïcaine avec un gros fruité bien mûr et beaucoup plus exotique (notamment sur la banane), un aspect « fumé » léger et toujours cette impression de se trouver face à des olives (!).
Et comme si ça ne suffisait pas, les fugaces fruits rouges perçus au nez sont toujours là !
C'est « watzefukesque » dis donc !
 
Niveau rétro-olfaction, les notes fumées apparaissent clairement pour dominer les épices douces (vanille, poivre léger) ainsi que les agréables notes fruitées qui nous accompagnent depuis le début de la dégustation.
 
La finale est bien plus longue que les produits dégustés ce soir-là (les deux Belize et le premier Foursquare donc) et va rester sur ce côté hyper rond (principalement sur les fruits blancs, rouges et exotiques) et on ne peut plus agréable tout en nous réservant une surprise finale avec une pointe saline en toute fin de dégustation.
L'ensemble est relativement chaud.
 
Eh ben, ... On me l'aurait dit, je ne l'aurais jamais cru.
Qu'est-ce que c'est bon ce truc. Sérieusement, c'est une tuerie. Ca balance à la poubelle tout ce qu'on sait sur Foursquare pour nous sortir un truc complètement autre et totalement sublime !
La magie des embouteilleurs indépendants à son paroxysme. Surtout au vu du prix de la chose (de mémoire dans les 70 euros, voire un peu moins).
Et dire que le 9 ans m'avait déjà conquis, ... Celui-ci est magique.
Top, top, top !
 

Kill Devil – Barbados – West Indies Rum Distillery – 16 ans – 46 % :

A ce moment là de la dégustation et n'ayant jamais goûté un produit de chez WIRD, je m'étais dit qu'il ne fallait pas s'attendre à mieux que le précédent.
Alors je ne sais pas s'ils sont tous comme celui-ci mais clairement, je ne m'attendais pas à tomber sur un tel OVNI !
Kill Devil – Barbados – West Indies Rum Distillery – 16 ans – 46 %     Kill Devil – Barbados – West Indies Rum Distillery – 16 ans – 46 %
Et maintenant, vous voyez que le sample a une forme différente ? (c'est nul, je sais --')
 
Explications :
 
Pour la couleur, c'est pas compliqué, on reste dans la même gamme que les deux autres.
C'était un line-up monochrome  ^^
 
La première chose qui me soit venue à l’esprit en approchant le verre de mon nez était un truc du genre « Ouch, j'ai bien fait de terminer par ça ! » parce que ce truc dégage une intensité folle !
Certes, on a du fruit mais c'est très léger. Les notes de cuir prennent d'emblée le dessus, les olives suivent de très près, un fin solvant (limite colle forte) et quelques notes salées complètent le tableau.
Mais derrière ça (pour autant que vous arriviez jusque là --'), on trouve donc un peu de fruits, de légères touches florales et un gros côté pâtissier (beurre, massepain).
C'est super déroutant.
Et pour ne rien arranger, on a même l'impression que – par moment – l'affaire se fait fumée, limite torréfiée.
Comme dit plus haut, on va également trouver quelques notes salines de ci, de là et un léger caramel.
Et bien rien qu'au nez, c'est un OVNI total pour moi (après, dans le dedans de mon moi-même, la Barbade s'était toujours limitée à Foursquare et Mount Gay hein ... ça vient peut-être de là aussi.).
 
En bouche, on a droit à un gros côté fruité qui part sur les pommes et les poires bien (trop) mûres tout en conservant ces touches de cuir intenses perçues au nez.
Histoire de continuer dans un registre « from outer space », je demande les épices. Ici, on aura donc droit à de l'inhabituel et du déconcertant : cumin, tamarin, de l'orange poivrée (ou poivre à l'orange, comme vous voulez mais je trouve ça moins joli à écrire).
Avec un peu d'aération, les notes d'olive et/ou de saumure vont revenir à la charge. 
On notera également la présence d'un boisé « particulier » (sans autre explication de ma part, va falloir vous en contenter).
 
La rétro-olfaction est à la fois fruitée (comme en bouche) et épicée de manière tout aussi étonnante avec une touche salée plus dominante cette fois.
On conserve cet aspect acidulé et « saumuré » si particulier.
Le côté boisé sera complété de notes de réglisse et de menthol qui feront leur apparition.
 
La finale  va rester dans la continuité de cette trilogie fruits-cuir-sel/olive.
Je vous l’ai déjà dit : c'est un produit « fom outer space » (certes moins qu'un HERR ou un Savanna Lontan blanc mais pour un truc qui nous vient de la Barbade, shocking quoi!).
Il va sans dire que c'est super long !
Une légère sucrosité sera malgré tout de la partie.
 
C'est « boulversifiant » ce truc !!
Ce n'est clairement pas le rhum de tous les jours mais ici (contrairement au HERR par exemple), j'y reviendrai avec plaisir.
Il faudra d'ailleurs que je me penche de manière plus « posée » (pas en mode marathon donc) sur le truc histoire de voir si je ne suis pas encore passé à côté d'un truc plus énorme ^^
Mais juste « Wow ! » quoi ! Quelle claque !
 
Alors ce line-up ci, c'est un peu comme celui des Caroni : démentiel !
Pour récapituler :
- un Foursquare différent de ce à quoi on a été habitué et tout en fraîcheur (merci les agrumes). Hyper agréable ;
- un Foursquare complètement « watzefukesque ». Gros coup de coeur ;
- un WIRD complètement OVNI. Top !
 
J'ai surkiffé chacun des produits ici !!!
Et pour ceux qui ont suivi mes aventures du BWSF, il s'agit effectivement des bouteilles qui avaient été oubliées et qui n’étaient donc pas présentées. Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh !
Bref, si vous en trouvez une, choper la !
 
 
Rhum n' Whisky