jeudi 12 juillet 2018

Kill Devil – Guyana – les « bruts de fût »


 
Ca y est, c'est la dernière ! Après, si je ne dis pas de bêtises, avec celui-ci, ça fera quand même douze articles que je vous parle de Kill Devil ...

Bref, après une première partie consacrée aux rhums du Guyana qui ont subi une réduction, place à ceux embouteillés à la force du fût comme disent certains ;-)
 

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 % :

Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 %Kill Devil – Guyana – Column Still – Diamond – 15 ans – 57,1 %
C'est également la dernière fois que je vous parle de ces étiquettes rouges.
 
Au visuel, c'est joli ^^ Acajou à reflets rougeoyants. Non seulement c'est joli mais ça donne envie !
 
Je vais finir par dire « comme d'hab » à ce train-là : l'intégration de l'alcool est juste au top (ça chatouille un peu mais c'est normal). Du moins au nez, on verra pour la suite.
On démarre sur un produit assez fermé et relativement pâtissier et floral (ben tiens, combo gagnant) ce qui donnera l'impression de partir sur un produit moins typé que le précédent (le coup de cœur du line-up des réduits, le « Savalle Still ») mais les fruits secs (encore de la noix) vont arriver par la suite pour nous offrir un résultat très agréable. Les notes torréfiées et boisées vont ensuite se développer avant de partir vers des notes mentholées plus fraîches et de faire un retour sur le côté floral perçu au début.
Notons toutefois de légères notes de fruits exotiques (ananas, mangue) finement caramélisés. C'est fugace et sous-jacent mais c'est bien là et très gourmand !
 
En bouche et bien, ... c'est vachement bien fichu aussi niveau voltage. Et ben, à de rares exceptions près, ils sont doués chez Hunter Laing !
On est ici sur quelque chose de bien plus rond (le sucre Demerara en plein), plus chaud, qui présente des notes torréfiées et de fruits secs mais également un touche de fruits exotiques bien frais.
On notera enfin quelques épices (cannelle, muscade, poivre) ainsi qu'un côté toasté déjà bien présent.
 
La rétro-olfaction est chaude, sur de belles notes de bois toasté (ce qui amènera une légère amertume).
La réglisse va nous emmener vers le menthol et les fruits exotiques vont tendre vers les fruits rouges !
 
La finale fait montre d'une très belle longueur, est chaude, épicée et relativement ronde sur ces notes sucrées mais présente également un léger côté boisé.
Pour le reste, je ne sais pas me relire (c'est « fruit » ou « frais » et après il y a « menthol » de souligné --').
Tout à la fin, la noix reviendra en force.
 
Le nez est un chouia en dessous du reste (au début du moins car il évolue pas mal sur la longueur) qui se révèle extrêmement gourmand.
 
Top aussi !
Décidément, on termine le billet précédent par un coup de coeur, et on recommence de la même manière :-D
 

Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 % :

Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 %Kill Devil – Guyana – Pot Still - Diamond – 8 ans – 59,3 %
Mais avouez hein ...
 
Tout de suite, celui-ci est beaucoup plus clair (paille en fait).
 
Le nez est particulier avec de légères notes de solvant, de grosses notes végétales assez inhabituelles (qui par la suite me feront plus penser à de l’agave, si, si, je vous jure et je ne suis pas le seul à avoir retrouvé cet aspect particulier), quelques notes d’aromates, du cuir et un côté salin assez prégnant.
L’intégration est topissime.
Après, vu le descriptif ci-dessus, on pourrait penser qu’on est plus dans un champ aromatique typé mezcal et … c’est pas tout à fait faux ^^
Mais du coup, je n’arrive pas à me sortir ce comparatif de la tête … (un peu comme le pamplemousse sur le Samaroli Trinidad 2017).
On relèvera quelques notes de fruits blancs (pêche) et de légères touches de vanille derrière tout ça.
 
En bouche, c’est toujours très bien fait niveau voltage.
On va retrouver du fruit blanc (et peut-être même un peu jaune) accompagné de ce côté salin tellement typé tequila/mezcal (ce que les notes végétales portées sur l’agave n’arrangent pas).
C’est relativement épicé (poivre, gingembre, cannelle), fortement herbacé (mousse, foin, … difficile à dire) et sur les aromates.
 
La rétro-olfaction est très, très chaude avec un kick mentholé rafraichissant.
Le côté mezcal disparait complètement ici : on est face à un boisé assez fin, des notes cacaotées ainsi que des fruits jaunes et tropicaux.
 
La finale est relativement longue car ce côté « fruité-salé agavien » se fait plus discret mais persistant.
Quelques touches plus sucrées, plus douces apparaitront par la suite ainsi que l’une ou l’autre notes plus anisées (et, dans une moindre mesure, herbacées). On notera également un petit côté poudre de cacao (venant nous rappeler les sensations éprouvées à la réto-olfaction).
 
C’est complètement « ouatzefukseq’ » !
Après, moi ce petit côté agave/salé, j’aime bien et je trouve ça très sympa et complètement différent des produits habituels.
 

Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 % :

Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 %Kill Devil – Guyana – Pot Still – Diamond/Versailles – 12 ans – 61,1 %
... que ça va quand même vous manquez :p
 
Dernier sample. Il était 00h07, je commençais à fatiguer, mon nez commençait à se boucher (remember, l’allergie, la magie du spray finissait de faire effet) et, surtout, je m’étais dit que je n’aurais pas besoin de le goûter car déjà découvert lors de mon périple à Orbais.
Ben en fait non, ce n’est pas le même --‘
 
Du coup, dernière dégust’ de la soirée dans un état un peu lamentable ce qui fait que les notes risquent de s’en ressentir …
 
Le visuel ne change pas, on reste sur une teinte paille.
 
Au nez, l’intégration de l’alcool est bien mieux foutue que sur le précédant D/V de chez eux que j’ai gouté (et c’est tant mieux).
On démarre sur des notes pâtissières (amande) et un côté plus fruité va vite venir se développer (sur le raisin notamment). C’est très frais, voire même un rien « vineux ».
J’ai eu beaucoup de mal à le décrire, le produit ayant tendance à aller vers des notes plus florales (aaaah, pâtissier/floral. Vous voyez ^^) tout en conservant un côté épicé désarçonnant.
 
En bouche, il a une texture huileuse et se fait assez végétal avant de partir sur de fines notes boisées accompagnées d’une amertume légère.
Des notes plus fruitées (raisin, fruits blancs et jaunes) et légèrement épicées (poivre) sont également de la partie tout en conservant cet aspect floral perçu au nez.
 
La rétro-olfaction nous gratifie de notes de fruits confits fumés et bien toastés accompagnées d’épices chaudes (poivre, cannelle) et d’un fin menthol qui essaie tant bien que mal d’amener un peu de fraicheur à l’ensemble.
Niveau voltage, ça pique un peu ici.
 
La finale est longue, toujours très fruitée (le raisin encore), sucrée et le côté toasté/fumé est toujours bien là.
J’ai également relevé quelques notes salées (mais il est possible que ça soit la précédente dégust’ qui se rappelle à moi … mais bon, je n’ai rien relevé de tel jusqu’ici donc c’est bizarre).
 
Au vu de mes notes, c’est pas trop mal et largement supérieur à son « double » à 63,9 %. Je ne saurais toutefois pas vous en dire plus vu que mes notes s’arrêtent là.
 
 
Ca y est, Kill Devil, c’est fini !
 
Après ce long interlude consacré à cet IB, il est fort possible qu’on discute mezcal, pisco, armagnac et cognac prochainement.
Il va aussi falloir que je vous parle des embouteillages de Jurgen (le Rum Mercenary) et de mes derniers passages aux évènement « Discovery » de chez Hesby …
On me rappelle également qu’à la base ce blog s’appelle Rhum n’ Whisky et qu’il faudrait que je pense à causer un peu plus whisky --‘ Je vous promets de m’y atteler prochainement.
 
 
Rhum n’ Whisky

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