mercredi 11 juillet 2018

Kill Devil – Jamaïque


 
Aaaaah, enfin : un voyage au pays des esters … ou pas ^^
Kill Devil – Jamaïque - line-up
Et quatre d'un coup, quatre !

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 %Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 9 ans – 46 %
Préparez-vous : les photos vont vachement se ressembler ce coup-ci ...
 
Relativement claire, sa robe est de couleur paille.
 
Le nez est herbacé, assez floral (sur la fleur de sureau) et tend vers des notes de fruits secs (amandes) et de fruits à chair blanche.
De fines épices (un poivre discret et un peu de sel) sont également de la partie.
L’ensemble est relativement frais.
Le côté fruité va aller en s’intensifiant et lesdits fruits vont « devenir » plus exotiques ; on relèvera une légère note de solvant mais juste pour la forme.
Enfin, des notes plus acidulées vont apparaitre sur la longueur et seront accompagnées de touches salines.
Clairement, on est loin d’un gros jamaïcain bien trash.
 
En bouche, c’est assez particulier : le côté herbacé/végétal domine mais le produit se fait également bien plus épicé (sur le poivre, le cumin et d’autres trucs plus exotiques indéterminés et inhabituels) avec des notes fumées et boisées sous-jacentes.
L’aspect fruité repéré au nez est toujours là, derrière ces épices et ce côté fumé.
 
Niveau rétro-olfaction, on va rester sur ces notes herbacées et fumées (surtout fumées en fait) particulières et ces épices fines et exotiques.
C’est relativement chaud.
On notera également un côté boisé réglissé et légèrement amer.
 
Pour la finale, on va garder les épices perçues en bouche ainsi que cette touche fumée avec – toutefois – un retour sur la fin de fruits exotiques assez mûrs (ananas) aux notes salines.
Une légère touche mentholée amène un peu de fraicheur.
 
C’est sympa et différent des jamaïcains que j’ai l’habitude de boire.
 

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 % Kill Devil – Jamaica – Monymusk – 12 ans – 46 %
Ok, ici, c'est plus orangé mais c'est juste que je venais d'allumer hein ...
 
Au visuel, on reste sur des tons paille (c’est peut-être un rien plus doré mais je venais d’allumer donc ça joue aussi :p).
 
Le nez m’a d’emblée semblé plus pâtissier tout en restant très floral mais avec une légère acidité qui va vite diminuer sans jamais vraiment disparaitre.
C’est, à nouveau, assez frais (avec quelques pointes de menthol) même si ça parait plus fermé.
On a l’impression de sentir – par intermittence – des fruits secs légèrement torréfiés mais c’est très fugace. Voire un peu de cacao.
Par la suite, des notes plus fruitées, sur les agrumes et quelques fruits exotiques, se manifesteront.
Le côté acidulé perçu initialement va doucement faire son retour, tout comme les notes plus florales.
 
En bouche, il est beaucoup plus floral et nous offrira de fines épices d’un exotisme exacerbé (poivre léger, gingembre ?, cannelle, …).
On relèvera également un aspect plus doux, sur une certaine forme de sucrosité (avec un fin côté fruits exotiques légèrement caramélisés).
De fines touches de menthol apportent un peu de fraicheur à l’ensemble.
 
La rétro-olfaction nous offre, quant à elle, une légère amertume fumée accompagnée de touches boisées et de réglisse relativement fraiche (encore et toujours ce menthol).
Au loin, on retrouvera un peu de fruits. Mais au loin hein.
 
La finale va rester sur ce côté réglisse. Elle sera assez longue et légèrement amère avec, derrière tout ça, des fruits exotiques (mangue) mais également des notes plus florales.
On terminera sur des notes mentholées extrêmement rafraichissantes.
 
C’est sympa aussi.
 

Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 % Kill Devil – Jamaica – Worthy Park – 10 ans – 46 %
Quand je vous disais que ça allait se ressembler ...
 
On fonce un peu : la robe se pare d'une couleur paille plus intense tendant vers l'or léger.
 
Le nez est – à nouveau – floral, un peu « animal » même, sur de légères notes de cuir avec un rien de solvant pour se donner bonne conscience.
On retrouve des épices relativement fines ainsi qu'un côté plus fruité, différent des autres, qui tend plus vers le raisin.
L'ensemble est toutefois hyper doux, sur des notes de caramel discrètes, voire de beurre (aaaah, le coté pâtissier qui clippe avec les notes florales ^^). A noter que, derrière cette douceur, on relèvera de fines touches salines.
Tout ça reste cependant relativement frais (menthol, oui, oui) et un rien boisé. Les fruits exotiques commencent à arriver de manière calme et distinguée (pas une grosse claque à la Hampden donc).
Avec le temps, il va se faire plus épicé, un rien plus boisé mais surtout plus herbacé et plus sec, limite poussiéreux avec une légère touche sucrée.
 
En bouche, c'est toujours très floral (en entrée de bouche) avant d'évoluer vers quelque chose de plus herbacé (sur des notes de pin sucré. Moment nostalgie : comme « les chiques de la « Madame au Marteau » de la galerie Opéra ». Toi, non liégeois, tu ne peux pas comprendre. Et c'est bien triste).
C'est plus intense, bien plus épicé (avec des notes poivrées mais aussi d'autres choses qui claquent bien) mais également assez fruité : les agrumes sont présents tout comme les fruits de la passion.
Un boisé légèrement amer est également de la partie et on pourra relever de fines notes de réglisse.
 
La rétro-olfaction est chaude, épicée (poivre, réglisse) mais également assez sèche sur un aspect plus terreux surprenant avec de belles notes d'ananas et de fruits de la passion.
 
La finale est longue (et sèche?) sur ce côté épicé, mentholé (à tendance réglisse) et sur de belles notes de fruits de la passion.
On notera un aspect boisé sous-jacent ainsi que le retour de ce côté salin perçu plus avant tout à la fin.
 
Le plus sympa des trois jusqu'à présent.
 

Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 % :

Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 %Kill Devil – Jamaica Pot Still – Hampden – 18 ans – 46 %
Vous étiez prévenus ...
 
Sa robe est de couleur paille (on ne change pas une équipe qui gagne).
 
Au nez ben … même à 46%, ça dégage hein. Mais c’est plus soft que ce qu’on pourrait imaginer.
Alors oui, il y a un fin solvant. Oui, il y a un côté colle forte/vernis. Oui, il y a des fruits tropicaux murs. Mais il y a aussi un petit côté fruits rouges déstabilisant. Et malgré tout ça, il conserve un peu de fraicheur (stupéfiant n’est-il pas ? ^^).
Par la suite, les fruits rouges, limite chimiques, vont aller en se développant et on va partir sur un produit tendant dangereusement vers l’ovni de chez Savanna (le HERR pour ceux qui s’interrogent).
On va même y relever des notes acidulées. Beaucoup de notes acidulées en fait (trop pour moi. Du moins pour un Jam’. Oui, je te vois là, toi, qui te dis que je bois du mezcal et que donc l’acidulosité – c’est moi qui écris donc j’écris le mot que je veux. Même s’il est boulversifiant d’inexistence … – ça ne devrait pas me déranger. Et bien ici, si.).
On notera un très léger menthol ainsi que des notes salées sur la finale (acidulé, salé, … olives, saumure ??).
Au plus ça s’aère, au plus ça lui fait du bien …
 
En bouche, c’est effectivement très HERR … C’est beaucoup plus sec, très, très intense, sur des notes de tabac plus que de fumée aromatisées aux fruits trop murs (on est en plein sur le fruit trop mûr).
Et quand je dis fruit, c’est fatalement exotique mais aussi fruit rouge (tendance HERR je vous dis).
C’est épicé juste ce qu’il faut.
La balance tabac/fruits penche d’un côté puis de l’autre à intervalles plus ou moins irréguliers. ^^
 
Niveau rétro-olfaction, c’est du HERR en plein : on est sur un gros fumé fruité (ananas, mangue, fraise (!)) avec des olives et quelques trucs en plus. Mais surtout ce côté mentholé qui fait définitivement pencher ce truc vers ce monstre réunionnais.
On relèvera également une légère amertume.
 
La finale est trèèès longue (trop ?), relativement sèche (le côté fruité va faire place à l’aspect tabac et à des notes plus typées olive) avec d’importantes notes salines sur la toute fin.
Ce côté mentholé qui nous a accompagné tout au long de la dégustation entrera également dans la danse histoire que l’on ne l’oublie pas.
 
Un OVNI, très clairement.
Trop particulier à mon goût.
Et même si niveau voltage ça ne tape pas, ben c’est trash dis donc !!
Après il semblerait que l'aération ai fait du bien à la fin du sample (mais bon, c'est un ami qui en a profité donc je ne le saurais jamais, si ce n’est sur base de ses notes de dégust’ ^^).
 
 
Rhum n' Whisky

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