mercredi 26 septembre 2018

Back to Fiji …


Vu qu’il traîne sur un commentaire FB depuis quelques temps (et que je n’ai toujours pas retaper les notes des autres itérations 2016 si ce n’est le Demerara Vertical), autant repêcher ma note et en faire bon usage (et comme ça, je garde mes cinq articles par mois. C’est petit, je sais).


Samaroli - Fiji 2016

Distillé en 2001 et embouteillé en 2016 à 45%.
Seules 320 bouteilles proviennent du fût numéro 7.
Samaroli - Fiji 2016    Samaroli - Fiji 2016
C’est – comme souvent (toujours ?) – très classe niveau étiquette. Complètement différent des Wild Parrot par exemple mais tout aussi artistique je trouve.

Sa robe est d’un bel or intense à reflets orangés.

Le nez est particulier et donne initialement l'impression de partir un peu dans tous les sens ; ça ressemble à du jamaïcain sans l'être, c'est à la fois puissant et différent tout en tendant vers un côté solvant cireux.
Il est même limite pharmaceutique/médicinal et, pourtant, on sent bien que derrière tout ça il y a une certaine douceur fruitée (qui part sur les raisins secs).
Un petit côté pâtissier, à tendance massepain, va même passer le nez à la fenêtre.
Cette sensation particulière que l'on a remarqué au début va donc doucement diminuer pour aller vers plus de douceur avant que des notes de tabac n'arrivent par la suite.
C'est relativement déconcertant.

Personnellement, j'ai trouvé la bouche plus agréable que le nez.
Mais c'est encore un truc qui part dans tous les sens, c'est impressionnant. Et c'est bon. C'est même vachement bon !
C'est doux, sur des notes florales mais également avec quelques touches végétales avant de faire un retour par une phase plus sucrée pour terminer sur une note de café chocolaté. Le tout étant sous-tendu par de fines épices amenant juste ce qu'il faut à l'ensemble (on notera surtout la muscade).
C'est juste wow quoi.

À la rétro-olfaction, l'alcool se fait légèrement sentir pour nous amener – avec une sensation plus « cotonneuse » – vers ce côté doux fruité et floral (surtout floral ; fleur de sureau ?) perçu en bouche tout en conservant une légère amertume.

La finale est longue et dans la continuité de la bouche. Ca a une certaine puissance et, surtout, ça finit en dessert avec ce côté doux floral (qui nous accompagne maintenant depuis un certain temps) aux relents chocolatés et torréfiés.
À la toute fin, une touche de réglisse tout en finesse vient ponctuer la dégustation.
Et dans les minutes qui ont suivi, j'ai pris une grosse claque avec un côté salin totalement imprévu et empreint d'embruns marins.
C'est totalement stupéfiant et clairement un gros coup de cœur dans la gamme 2016.
Par moment on a même l'impression de quitter le monde du rhum pour aller faire un petit tour du côté des mezcals mexicains tellement il est différent.

Wow quoi.

Depuis, j’ai testé le 2017 ^^
Ils sont différents mais pour qui aime les rhums particuliers nous venant des Îles Fidji, il ne faut pas hésiter une seule seconde (surtout que les prix ne sont pas trop déconnants … pour des Samaroli j’entends hein).


Rhum n' Whisky

mercredi 19 septembre 2018

Magritte au pays du houblon


Après un passage en demi-teinte du côté de Liège, direction Lochristi (en Flandre Orientale) pour découvrir une « Stout Magritte » titrant à 5,5°.

L'Arogante – STOUT-ISH Edition :

Regardez mieux les petits caractères en bas de la bouteille. Vous comprenez maintenant ? :-D
On fait face ici à un beau brun bien foncé garni d'une fine mousse café crème qui retombe vite.

Là, d'un coup, ça me plait beaucoup plus.
On démarre sur une première impression surprenante avec des notes de tabac (et aussi autre chose mais mes notes ne sont plus super claires à ce sujet …).
un petit côté aigre-doux laisse place à des notes fruitées, légèrement épicées (un peu sur la réglisse) et amères.
On relèvera également quelques notes torréfiées.

En bouche, c'est bien fruité (si, si), légèrement épicé (encore), sur une certaine sucrosité aigre-douce (toujours) et ça nous offre des notes tendant vers le café (histoire de ne pas changer).

La « rétro-olfaction » reste fruitée mais une amertume certaine pointe déjà et on sent que ça va nous mettre une grosse claque …

Et, de fait, le côté fruité va très, très rapidement laisser sa place à des notes torréfiées intenses tendant vers le tabac pour nous offrir une finale d'une belle intensité.
Le fruit reviendra par la suite mais toujours avec cette amertume sous-jacente.
Et avec tout ça, on aura droit au morceau de chocolat bien noir (celui à 95 %, le truc sans sucre qui te donne vraiment le goût du cacao).

Ah ben ça, ça me plait bien plus !


Rhum n' Whisky

Du sapin dedans ma bière ??!


Lorsque j'ai chopé une bouteille de Brown Sugar, j'avais également emporté deux autres trucs dans ma besace.

En l'occurence, la première chose est une bière blonde de fermentation titrant à 7° provenant de chez « Brasse & Vous » à Liège (à Rocourt, ouskechuiné pour être précis ^^).
La particularité de la chose est que le brassin employé utilise des jeunes bourgeons de pin Douglas.
D'où le nom de la chose :

Douglas :

Douglas
Oui, je sais, le verre à bière pourrait être plus adapté …
Niveau visuel ben c'est blond tendant vers l'ambré « épais » (assez trouble donc) avec de fines bulles donnant un bel aspect pétillant et une mousse qui disparaît très vite.

Le nez est frais, légèrement acidulé, avant de repartir vers des notes plus typées « bière ».
Je ne sais pas si c'est le fait que le verre ne soit pas hyper adapté mais je n'ai pas trouvé que ça sentait le sapin plus que ça.
C'est assez plat en fait. Avec une légère amertume.

En bouche, c'est pétillant, ça il faut le reconnaître. On retrouve également quelques notes fruitées acidulées (tendant vers les agrumes) avec des épices de ci, de là (girofle entre autre).
Les 7° passent sans problème.

Pour autant qu'on puisse rétro-olfacter (j'invente des verbes si je veux d'abord :p) sur une bière bah ça reste fruité (de manière un rien plus intense sur des notes d'agrumes plus prononcées accompagnées d'une légère touche sucrée) et épicé avec une légère touche florale.

La finale est tout en fraicheur sur ce côté fruité avant d'avoir un léger retour sur l'amertume.

Ca reste pas mal en bouche et après un petit passage plus porté sur les épices douces, on a droit à un côté plus sucré/caramélisé limite écoeurant.


Oui mais non en fait. J'accroche pas.
Après, le concept « je mets des bourgeons de pin dedans mon brassin » m'a sûrement fait espérer trop (un gros machin from outer space quoi) vis-à-vis de cette bière pas dégueulasse mais loin d'être indispensable.

Le moment Barney Gumble ? Les rototos sont plutôt fruités … Ok, je sors …


Rhum n' Whisky

mardi 18 septembre 2018

Du gin pas ordinaire ?


Bah oui, comme souvent avec Asta Morris, on a droit à des produits un peu hors du commun et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Pour les infos concernant Asta Morris et Bert Bruyneel, son sympathique fondateur, je vais tout simplement vous renvoyer au blogPassion du Whisky de Sébastien qui a fait un très joli article à son sujet (oui, c'est facile mais c'est bien fait donc voilà).

Place donc à la dégustation à proprement parler et à ce gin « pas comme les autres » :

Asta Morris - NOG ! (Not Ordinary Gin) – batch 8 :

Asta Morris - NOG ! (Not Ordinary Gin) – batch 8
Merci Magali pour le sample :-D

On a donc droit ici à un produit qui a – si je ne dis pas de bêtises – vieilli quelques mois en fût de whisky, ce qui lui donne une jolie couleur paille à reflets dorés.

Le nez est hyper agréable, très aromatique : on y retrouve des agrumes (légers) mais surtout de la menthe (si !) ainsi que diverses épices qui vont se développer par la suite.
Ça commencera ensuite à tendre vers un aspect plus rond avec de fines notes vanillées (magie du fût ?).
Ah oui, c'est léger mais on retrouvera du genièvre aussi (histoire de ^^).
C'est hypnotique ce truc en fait !

La texture en bouche est huileuse. Niveau gustatif, c'est d'abord assez herbacé. On repartira ensuite vers des notes plus poivrées et des agrumes (avec une touche de réglisse ?).
La menthe reviendra ensuite en force.
C'est assez « constant » mais c'est vachement bon dis donc.

Les épices et les agrumes dominent la rétro-olfaction ave quelques notes plus douces (vanille) relativement agréables.
On relèvera également une légère amertume typée genièvre.

La finale va rester sur les épices, les agrumes et les notes de genièvre (avec un peu plus d'amertume) avant que la menthe ne fasse un puissant retour rafraichissant tout à la fin.

C'est terrible ce truc ! A mille lieux des gins de supermarché (et également bien loin d'un classique London Dry).


Dans un esprit purement scientifique (et comme il m'en restait dans le sample), j'ai également testé la chose avec le seul tonic que j’avais encore en stock (on fait avec les moyens du bord hein), sur un ratio 2:1.

Asta Morris - NOG ! (Not Ordinary Gin) – batch 8 + Tonic Fever Tree
Mini-sample, mini-gin tonic.

Outre l'aspect pétillant, la robe est d'une couleur paille très claire (bah oui, ça a été allongé).

Au nez, on retrouve les arômes typiques du Fever Tree mais avec une belle fraîcheur mentholée qui va prendre de plus en plus le dessus.

En bouche, le gin relève complètement le tonic et rend l'ensemble tip top ! Le tonic amène juste ce qu'il faut comme « pétillance » mais l'aspect huileux relevé plus haut, le côté mentholé, les agrumes et le genièvre sont toujours là, accompagnés d'une certaine douceur sucrée qui se fera plus sentir ici.
Top quoi.

La finale rentre dans le rang (comme la plupart des gin tonic ?) : c'est long avec une certaine amertume et quelques touches d'agrumes.

Ah ben ça pour une découverte !

Ça donne encore plus envie de se pencher sur les autres produits de chez (R)Asta Morris !


Rhum n' Whisky

mercredi 5 septembre 2018

JM – post Quinzaine


JM Logo

Vous vous souvenez de la quinzaine JM ? Mais si, début d’année, en deux parties (ici et ), le truc où je faisais quasi le tour complet des produits « de base » (comprendre pas les millésimés bicôze pas le budget ^^) à l’exception de l’une ou l’autre itération.
Et bien, j’ai presque chopé ce qu’il manquait (donc toujours pas de VO).

C’est parti pour deux blancs et un ESB du coup !
line-up
Photo de famille ^^
Ah oui, précaution d’usage : dégustation réalisée en regardant un match de coupe du monde donc ça vaut ce que ça vaut hein ;-)

JM – Blanc – 40° :

JM – Blanc – 40°JM – Blanc – 40°
Visiblement, il ya  un code couleur aussi chez JM ^^

Pour l’aspect visuel, vous vous doutez donc on va directement passer au point suivant.

Le nez est végétal (sur la canne. Après, on s’en doutait un peu hein) et relativement doux sur des notes d’agrumes (citron).
On notera également la présence d’épices (un rien d’anis mais pas que. C’est à la fois très doux et relativement intense) ainsi qu’un côté plus « terreux ».
Enfin, on lui trouvera aussi un aspect plus « forestier » à tendance pin/résineux.
Fatalement, vu le voltage, l’alcool n’attaque pas.

En bouche, c’est très végétal, très JM en fait : la canne revient en plein, accompagnée de pas mal d’épices (poivre, muscade) et de quelques notes fruitées.
C’est sympa.

La rétro-olfaction est chaude mais pas trop (bah oui, voltage, tout ça, tout ça), toujours très portée sur la canne mais avec des notes fruitées qui vont diminuer alors que les épices (semblables à celles perçues en bouche) vont aller en s’intensifiant pour terminer sur un côté plus salin.
On restera tout du long sur des arômes très intenses et notamment une canne très lourde.

La finale est moyenne (et déjà pas mal vu ses 40 watts) et on va conserver cet aspect très végétal (sur la canne) et relativement doux.
Les notes terreuses perçues au nez, referont leur apparition et ce fin côté iodé relevé à la rétro-olfaction se joindra à nous pour terminer la dégustation.

 
JM – Macouba :

JM – MacoubaJM – Macouba
Oui, c'est exotique comme packaging :-D

Encore un blanc mais titrant à 51,2% cette fois.

Pour la couleur, la bouteille est trompeuse : on ne fait pas face à un liquide vert à tendance feuillage tropical. Du tout. En fait, de couleur il n’y a !

Le nez est hyper frais, l’alcool est magistralement maitrisé.
À nouveau, on retrouve des notes de cannes et d’agrumes mais de manière bien plus fine que sur le blanc à 40%.
On conserve également une belle douceur plus orientée, cette fois, vers cette canne gorgée de sucre. On tendrait même par moment vers des notes de fruits rouges ainsi que des touches assez florales.
De légères épices amènent un peu d’énergie à l’ensemble et le côté fruité va aller en se développant.

En bouche, c’est – sans surprise – plus chaud que le précédent mais ça reste super bien maitrisé niveau voltage.
On est cette fois bien plus sur des notes végétales, parfois légèrement terreuses, tout en conservant ce puissant côté sucre de canne accompagné d’épices (poivre en tête) qui vont rehausser le tout.
In fine, il se fera un peu plus minéral et, ici aussi, on retrouvera ce petit côté « sucré/salé » relevé sur le précédent produit.

La rétro-olfaction est chaude et épicée (bien plus que pour celui à 40°). La canne englobe l’intégralité des arômes et est totalement maître de l’ensemble. En arrière-plan, des notes fruitées amènent encore plus de rondeur au produit.

La finale est longue, sur la canne et ces notes douces et sucrées si spécifiques. On notera également quelques touches florales ainsi qu’un retour des notes fruitées.
Les épices se rappelleront à nous mais de manière très discrète.
Vraiment très sympa celui-là !

 
JM – Rhum Elevé Sous Bois Agricole – 50° :

JM – Rhum Elevé Sous Bois Agricole – 50°JM – Rhum Elevé Sous Bois Agricole – 50°
Ou comment assortir le bouchon à la couleur du liquide ...

Ambré, ESB (pour « élevé sous bois »), paille, tant de termes pour un même type de rhum dont le vieillissement est de l’ordre d’une année (certains pouvant être plus vieux ; par exemple, chez HSE, c’est entre 12 et 18 mois).
Pour celui-ci, c’est un an de vieillissement en petits fûts de chêne.

Pour la couleur bah c’est écrit hein : ambré, paille, … relativement clair quoi.

Au nez, on sent bien quel fût a craché dis donc ! C’est vanillé et très fruité, ces arômes se partageant le devant de la scène.
Un côté « poussiéreux » (un peu sur la muscade) légèrement boisé est également de la partie.
Si on le cherche, on trouvera bien un petit côté végétal sur une canne gorgé de sucre mais c’est loin, très loin. Le passage en fût – même bref – a complètement transfiguré le produit (du moins, au nez).
Les notes boisées assez sucrées vont dominer la suite de la dégustation qui verra apparaitre quelques pointes d’agrumes rafraichissantes.
Les 50° sont bien intégrés et le produit se veut assez facile d’accès.

La bouche nous gratifiera par contre d’un retour de canne bien épicée. La douceur (clairement sur une canne vanillée) se retrouvera derrière ces épices  (poivre, muscade, … réglisse ?) et sera accompagnée d’un fin boisé.
Quelques notes citronnées amèneront une légère amertume au produit.
Les 50 watts se sentent plus que sur la Macouba par contre.

À la rétro-olfaction, on aura droit à des notes plus herbacées, plus boisées également (pins, encore). Il se fera à nouveau assez floral.
Les notes de cannes seront aussi de la partie mais de manière plus discrète.
Enfin, l’amertume citronnée perçue en bouche est on ne peut plus présente (et ce n’est pas désagréable).

La finale est moyennement longue et va rester sur ce boisé particulier finement épicé qui va surplomber des notes de cannes sous-jacentes.
On va conserver une trame assez douce mais qui aura tendance – comme au nez – à se faire « poussiéreuse » (je me comprends, c’est l’essentiel).
Quelques touches d’agrumes iodés viendront conclure la dégustation.

C’est la première fois que je testais un ESB. Ben c’est vachement intéressant et loin d’être désagréable en fait !


Rhum n’ Whisky