mardi 16 octobre 2018

Mon Salon du Rhum 2018 … « Spa si mal si on fait abstraction des tokens »


Salon du Rhum - logo

Eu égard à un emploi du temps relativement chargé, cette année, le Salon du Rhum ça n’aura été que le samedi.
Mais quel samedi !

Et cette année, on n’était pas venu pour la dégust’ (c’est paradoxal, je sais).
On a bien fait … (explications après)

En fait, ce salon-ci, va – pour moi et, je pense, sans trop me mouiller, pour quelques autres amateurs – devenir « Le Salon des Copains ».
Parce que oui, le but de la journée c’était de croiser des gens, de discuter avec eux, de passer un bon moment, de rire en ensemble, … bref tout plein de choses gaies et joyeuses dignes d’un monde de bisounours.
Je sais, ça dégouline de bons sentiments (D’ailleurs, ça va ? Vous avez chié une licorne, je peux reprendre ?) mais c’était clairement le but (ok, j’ai fait un long pit-stop mezcal mais c’est parce que je les ai ratés à Bruxelles).
Et sur ce point, on peut dire que le contrat est rempli. Tout le monde était là, tout le monde était content (visiteurs, exposants, organisateurs, … tout le monde j’ai dit).

On a donc dégusté, un peu, et discuté, beaucoup.
Après, il y en a qui :
- ont failli se retrouver à poil (dire qu’il m’a proposé de rentrer avec lui, brrr :p) ;
- se sont fait engueuler quand ils ont osé dire que le mezcal c’était du jus de cactus ;
- ont tenté de faire sourire Richard Seale (ça a marché moyen) et de lui faire boire du Caroni (pareil, le résultat était bof) ;
- ont senti leurs oreilles siffler toute la journée (du moins, je l’espère) à cause d’un running gag stupide que j’ai initié (« SOUS LA TAAAAAABLEEEEE !!! » … bisous Nico ;-) ) ;
- ont bu autre chose que du rhum (bah oui, fallait pas nous tenter hein) ;
- ont fait une (trois en fait) MC « SDF » … comprendre sans table, sans chaises, … oui, assis à terre au milieu du salon quoi ^^
- se sont fait arrêté à la sortie car en possession d’une bouteille de bas-armagnac sortie de nulle part (je l’avais prévu, c’est arrivé. Du coup, je vais utiliser mes nouvelles capacités précognitives pour les numéros du Lotto :-D ) ; au fait, merci de m’avoir « sauvé » Vincent ^^ ;
- … et sûrement d’autres trucs chouettes que j’ai zappé.

La journée (soirée en fait) s’est terminée dans un resto tout proche (même si on est plusieurs à être passé à côté sans le voir. Heureusement qu’on a repéré Luc, notre « phare humain ». La faute au t-shirt hein).
Une trentaine de cinglés tant belges que français réunis autour d’une passion commune et d’un burger (ou de pâtes pour ceusses qui n’aiment pas la viande), tous à l’humour plus ou moins bancal.
Une soirée mémorable (et je ne suis pas resté jusqu’au bout vu qu’on venait me récupérer) !
Mais vous n’en saurez pas plus car … ce qui se passe à Spa, reste à Spa (et, au vu de la tête de certains sur les photos en train de circuler, c’est peut-être pas plus mal ^^).
Ok, juste pour vous faire plaisir : y en a qui ont reçu une Favorite Créole. Ben elle est morte. Mais avec du citron et du sucre. A noter, que les trois citrons verts et le sucre, ils sont arrivés après avoir fait un kilomètre à pieds, trois cafés et un paki.
On est des mecs  déterminés. Et un peu barges aussi. Beaucoup en fait.
Pour la suite, il fallait être là ;-)

Une photo des belges dans la place  quand même ?
les belges au resto
Copyright Cédric (sinon il va encore m’engueuler :p)
Vivement le prochain « rassemblement » ! (moi je propose qu’on n’attende pas un an pour se revoir hein).

Ça c’est la partie « pourquoi c’était bien ».

Niveau dégustation, c’était pas mal non plus.
À noter que j’étais en mode « Whisky Live » ou « Rhum Fest » (ça vous parle peut-être plus vu l'événement dont on cause), comprendre je déguste des trucs, ok mais je ne crache pas un seul token (cette immonde monnaie locale commune à tout salon belge qui finira par causer leur perte).

Du coup, il y avait quoi de bon ?
Et bien :
- Compagnie des Indes : la fournée de cette année est pleine de surprise et vraiment bien foutue (bien meilleure que les embouteillages présentés au Rhum Fest ; avis purement personnel hein). Et Florent est toujours aussi sympa ;
- Stand Mezcal, Tequila, Pisco, Cachaça : alors non, ça n’a rien à faire au Salon du Rhum (sauf la cachaça) mais j’étais content qu’il soit là et c’était très chouette ;
- JM, embouteillage du Salon : stupéfiant … le fait qu’il soit gratuit ;-) ;
- Stand Kintra – Rum Mercenary : comme toujours avec Jurgen, c’est top !
Alors oui, tout était payant sur le stand mais, je n’ai rien dégusté de ce qu’il y avait sur le stand :-D un bas-armagnac juste topissime, un superbe mezcal (je regrette juste que mon palais – à ce moment – n’ait plus été au top car ce produit était d’une finesse incroyable) et un Foursquare détonnant ;
- Dr Clyde : rien de bien neuf si ce n’est une bouteille toute noire … qui renfermait son futur « high ester ». Gouté en fin de salon, j’ai samplé pour retester au calme. Ça promet du lourd ! Vivement !

Une photo du coup de cœur ?
Attention, ce n’est pas du rhum ^^
coup de coeur
Non, l’année n’y est pour rien ;-)
Bon, si on passait maintenant à la partie « foutage de gueule ». Car non, malheureusement, il n’y a pas d’autre mot.
Et attention hein, là aucun reproche n’est à faire à l’organisation mais bien aux exposants qui sont seuls responsables de la situation.
On va bien évidemment causer token …

Comme dit plus haut, j’avais une approche du salon dite « sans token » parce qu’honnêtement, quand vous faites le Rhum Fest ou le Whisky Live Paris, certes l’entrée est plus chère mais la gamme proposée est sans commune mesure. Le tout sans aucun token. Que dalle. Nada.
Ca donne à réfléchir.
Après, très honnêtement, je m’étais dit que je pourrais envisager de lâcher deux-trois pièces pour découvrir la gamme Rasta Morris (le pendant rhum de chez … Asta Morris). J’ai vite déchanté.

Quelques exemples que je qualifierais de « n’importe quoi » :
- le stand Neisson et ses blancs à 1 token pour moins d’un centilitre … ça fait cher le 52,5° hein. Euh, on parle quand même de votre entrée de gamme hein les mecs ;
- Rum Nation et ses nouveautés payantes … c’est subtil ça. Vraiment ;
- le top du top maintenant : JM. Alors de manière assez stupéfiante, le single cask édition salon était gratuit. C’est stupéfiant car à part le Macouba, le reste (oui, même le VSOP) était payant. Je ne savais pas que la canne à sucre se fumait mais ça doit clairement être de la bonne pour oser afficher des tarots pareils … ;
- le stand Nectar où, à part un ou deux trucs « tout-venant » le reste était payant (comprendre les IB intéressant et les nouveautés). Alors, eux, c’est cocasse : au Whisky Live, tous leurs embouteillages maison sont gratuits. Par contre il suffit qu’ils repassent la frontière pour essayer de nous sucer le sang. Autant dire que je vais également avoir beaucoup de mal à lâcher des tokens au Spirits in the Sky qui se profile à l’horizon ;
- El Dorado et ses rares cask à 6 tokens chacun ou son 25 ans à 15 tokens (saluons l’effort, on a quand même perdu 10 tokens depuis l’année passée) ;
- HSE et la grande majorité de ses finish payants (j’ai pas regardé le reste de la gamme, je voulais juste me faire une idée des tarots) ;
- LMDW qui en vient à réclamer deux tokens pour ses blancs Habitation Velier, … ;
- et, pour ne pas épancher ma bile plus longtemps, ma plus grande frustration du salon mais également une grosse claque dans la gueule : Rasta Morris.
« Nouvel » embouteilleur indépendant belge, présent pour la première fois au salon pour faire « découvrir » sa gamme. Enfin, découvrir, c’est un grand mot hein : à part le blend Maman Brigitte, rien en dessous de 3 tokens et ça montait jusque 8 tokens.
Certes, j’aurais pu les goûter en passant par la bande (Merci Magali, merci Itsel) mais je ne trouve pas ça hyper honnête pour les pauvres gens qui vont passer après moi et cracher plus ou moins 30 tokens pour se faire la gamme complète.
Alors oui, j’ai beaucoup entendu depuis lors « ah mais j’ai rien payé chez Rasta Morris ».
Du coup, je m’interroge : si tu veux faire une dégust’ gratuite, pourquoi tu affiches des étiquettes avec un nombre surréaliste de tokens ?
Perso, j’étais pas en mode négociation-discussion donc j’ai simplement zappé les stands où il fallait payer. C’est peut-être un tort (et le tort tue, je sais ^^’) mais c’est le concept même du truc qui me scotche quoi.
Je suis donc frustration (de ne pas avoir goûté) et tristesse (de la manière de procéder … et de ne pas avoir goûté surtout).

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit non plus : certains trucs étaient gratuits (voir plus haut) mais c’était pas nécessairement super bandant non plus (sérieux, les Turquoise Bay et autres Anacaona sont sans intérêts. Pas goûtés mais je fais confiance à Benoît).

Bref, comme beaucoup, j’en viens de plus en plus à penser que cette méthode du (quasi) « tout payant » risque bien de conduire les salons belges (du moins ceux qui fonctionnent de la sorte ; donc la grande majorité …) à leur perte ou, à tout le moins, à se voir déserter par les gens qui viennent vraiment pour découvrir et déguster des produits qui sortent du tout-venant.
Pourquoi ?
Simplement car les gens commencent à se déplacer de plus en plus pour leur passion et qu’en s’y prenant suffisamment tôt, le Thalys ben, c’est pas cher (et vu les trucs « goutables » à Paris, le prix du billet est vite remboursé si on pense au nombre de tokens qu’on devrait raquer de part chez nous) mais aussi parce que les gens en ont marre d’imaginer le tube de vaseline à côté des bouteilles présentées sur le stand.
Autre chose : les distributeurs qui râlent sur le fait que les salons ça fait beaucoup de quilles ouvertes pour pas beaucoup de retour sur investissement (des achats immédiats quoi) … pensez juste à un truc : si vous ne nous donnez pas spontanément l’occasion de goûter vos produits ben … on ne les achètera pas. Point.
Pour rappel, le Salon du Rhum, c’est – initialement – un salon axé sur la découverte du produit, pas un endroit où les distributeurs doivent faire du bénéfice. En effet, pour ceux chez qui ça ne percute pas, ce type d’évènement, oui ça vous vide des bouteilles mais ça permet également de faire voter pub. Pas du bénéfice. Alors, ok, eu égard aux quilles ouvertes, ça peut - à court terme (sur la durée de l’événement quoi) - revenir cher MAIS ça peut également engendrer de belles retombées à long ou moyen terme (achat de quilles qui ont bien plu).
Comme discuté également, et toujours dans cette optique « découverte-opération com’ », faire les quilles au prix de vente/35 pour obtenir le coût de 2 centilitres, c’est pas très malin non plus. Un salon, c’est censé être convivial et permettre la découverte de nouvelles choses. Si c’est pour nous faire payer à prix coutant le produit, on finira toujours par trouver un sample ailleurs hein. Et ça permettra d’échanger avec un passionné (car oui, parfois, on tombe sur un commercial très peu compétent).
À bon entendeur …

La seule solution « viable » du point de vue des gens comme moi (et là, je ne parle pas des multiples personnes qui se côtoient dedans ma tête mais bien de vrais gens), c’est l’augmentation du ticket d’entrée avec un accès free aux bouteilles (et un espace VIP si vous voulez, on s’en fout).
Après, faut juste voir si c’est tenable financièrement. Concernant le Salon du Rhum, n’oublions pas que c’est organisé par une ASBL (et vu le taf qu’il y a derrière, respect) donc il est clair que les distributeurs et autres exposants de tout poil devront jouer le jeu.
Je tiens juste à préciser que certains exposants jouent déjà le jeu du tout gratuit hein. Donc ça doit être tenable financièrement (oui, les tokens, c’est quand même les exposants qui les empochent si vous vous posez la question) car dans ceux qui nous permettent de déguster toute leur gamme ben il y en a qui n’ont pas nécessairement les épaules aussi large que Nectar, Cinocco et consorts. Et ce sont généralement ceux qui sont le plus amoureux de leurs produits (pensée spéciale pour Florent, Pierre-Yves et Oliver, Cédric même si je ne me suis pas arrêté chez lui cette fois et quelques autres).
À méditer …

C’est pas avec ça que je vais me faire des amis mais comme c’est mon blog, que je n’ai mes entrées nulle part (oui, je m’entends bien avec quelques exposants mais pas plus que tout autre amateur averti), et bien comme dirait un grand philosophe belge à la crinière rougeoyante : je m’en bats les c******* !
I’m a fucking independent :-D

Mais comme j’aime quand même bien revoir tous ces gens dont on vient de parler (ou que je suis masochiste, allez savoir), ben je reviendrai l’année prochaine mais pareil hein, pas de tokens, juste des amis avec qui discuter.
Après, faut se méfier aussi, on a organisé (enfin, on, c’est un bien grand mot, on a surtout suivi) un resto post salon … il se pourrait qu’on organise une journée « entre amis » (mais avec tout plein d’amis) où on discute, on mange et on déguste les quilles apportées par chacun de nous. Là ça remettrait clairement en question ma participation à ce type d’évènement.

C’était la partie coup de gueule du salon. Qui peut malheureusement s’appliquer à pas mal de grands évènements belges.

Hormis ce « léger problème de gestion économique », on s’est vachement bien amusé !!

tous au resto
La preuve ! (crédit : je sais plus qui ^^)

Rhum n’ Whisky

P.S. : Nico, si tu me lis : « SOUS LA TAAAAAAABLEEEEEE !!!!! »

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