lundi 29 octobre 2018

Quand jolie tortue ne rime malheureusement pas avec bon perroquet … aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 3"


Whisky-Live Paris - logo

Avant de passer à la dernière étape rhumesque de ce Whisky-Live (si vous voulez du teasing, c’est Velier. Et si vous voulez du double teasing, non, je n’ai pas goûté les Caroni), on va parler d’un truc que je ne pensais jamais goûter mais dont je n’attendais finalement pas grand-chose.

Chance, je l’ai goûté. Chance bis, je n’en attendais pas grand-chose.

Pour ceux que le titre n’aurait pas mis sur la voie, on va discuter du dernier embouteillage du perroquet sauvage :

Wild Parrot – Uitvlugt 1997-2018 :

Deux remarques :
- niveau design, c’est super beau. Non franchement, c’est splendide. Mais tant qu’à faire, autant directement acheter un tableau à Mademoiselle Ronchetti.
Niveau beauté visuelle du packaging, on est bon donc, c’est de l’art. Y a pas à discuter ;
- ma main à couper que c’est un Port Mourant en fait. Ou alors un très mauvais Uitvlugt continental dont le fût serait tombé dans la rivière du coin et les gars de chez WP s’en seraient rendu compte fort, fort tard (comment ça, j’ai pas aimé ?). Et pourtant, j’aime les Port Mourant bien charpenté hein.

Ah oui, moment sympa, c’était servi par le grand Pietro (non mais en fait il n’est pas grand, c’est juste un géant). Cool :-)

     
Quand je vous disais que c’était superbe !

Bon, sinon, de manière plus pragmatique, l’affaire est de couleur paille. C’est archi clair ce truc.

Au nez, c’est – comment dire ? – très continental quoi : un peu de solvant, quelques notes fruitées un rien herbacées (sur les aromates), de légères épices ainsi qu’une fine amertume boisée.
Moui.

En bouche, on se prend  par contre la grosse claque de la désillusion : les quelques notes fruitées perçues au nez s’éclipsent pour laisser place à quelque chose de super toasté et on ne peut plus amer.
Ca restera herbacé (ce qui, d’un coup, présentera plus d’intérêt qu’au nez, c’est déjà ça) mais ces quelques notes seront en bataille avec des notes sucrées que l’on qualifiera de non maîtrisées. Bon, c’est du sucre brûlé quoi. Point barre.

En fait, là, on s’est regardé avec Francis et on n’a pas trop compris ce qu’il nous arrivait et on est entré dans le jeu des comparaisons. Je vous assure qu’il en a pris plein la gueule le perroquet …

Du coup la suite des notes est fort bof : la rétro-olfaction est amère et herbacée (gros shoot d’aromates, c’est assez particulier) et la finale suit la même trame.
Oui, on aurait pu être plus assidu mais on n’en avait clairement plus envie en fait …

Vu le tarif (annoncé à Paris pour une somme de l’ordre de 350 euros, si pas plus), c’est clairement un viol.
Dans le même style, on trouve des Port Mourant ou Uitvlugt chez d’autres IB à bien moins cher.

Après, Wild Parrot tente peut-être de nous refaire l’arnaque du siècle hein, c’est possible aussi.
Ou alors, le coût de l’œuvre d’art devient tellement cher que la qualité du jus mis en bouteille s’en ressent.

Bref, en un mot comme en cent et même si ce type de « retour salon » est à prendre avec des pincettes, j’ai clairement trouvé ça pas bon.

Next !


Rhum n’ Whisky


NB : à leur décharge, au moins, eux, ils mettent du rhum dans leur bouteille hein :-) (bah oui, Don Papa aussi c’est joli mais c’est un infâme truc chimique …)

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