lundi 12 novembre 2018

Les bières du Plat Pays ^^


Moment chauvin :-D

Aujourd’hui, on va causer non pas d’une mais de deux bières faites de par chez moi !
Donc je ne vais pas vous parler de destination exotique (bien que, pour certains, Waremme se trouvant de l’autre côté de la Meuse et presqu’à la frontière d’ouskon parle bizarre, c’est limite exotique ^^) mais d’une petite brasserie hesbignonne de la région liégeoise : La Brasserie du Plat Pays !
(Même si vous vous appelez François Pignon, vous pouvez continuer à lire cet article).

On en avait déjà un peu discuté lors de mon bref retour sur le Salon de la bière de Hannut sans toutefois trop entrer dans les détails.

Il est donc temps de se rattraper et de parler Quadra !


On va faire ça bien et commencer par la blonde (qui titre à 4,2%) avant de passer à l’ambrée (plus forte avec ses 6,4%) :

Quadra – Blonde :

Quadra – Blonde
Vous noterez que j’ai progressé niveau verre de dégust’ pour la bière --‘
Visuellement, c’est joli, c’est jaune doré, légèrement trouble avec une fine mousse blanche qui disparaît relativement vite.

Le nez est super frais, sur de grosses notes d’agrumes accompagnées d’une très fine amertume houblonnée.
C’est rafraîchissant.

En bouche, on va rester sur ces notes d’agrumes, citron en tête. Une légère amertume est également de la partie ainsi que quelques notes plus « florales ».
Ça reste très frais, c’est facile à boire, les bulles sont fines juste ce qu’il faut. C’est très agréable quoi.

La finale, moyenne, est très marquée par cette amertume citronnée. On notera un fin retour de l’amertume en toute fin de dégustation.

Place au « moment boulet » de la dégustation : même deux mois après la DLC (je vous laisse comprendre …), c’est toujours très chouette !

Perso, je suis fan (parce que c’est fait près de chez moi sans doute mais je m’en fiche, je suis tout sauf objectif de toute manière ^^ … ben oui, je vous parle quand même de mon ressenti personnel non ? Du coup, question objectivité, on repassera).
Et puis, je trouve ça hyper agréable comme « bière de tonte » (comprendre quand j’ai grand soif après avoir tondu la pelouse en plein soleil). Sinon, plus sérieusement, ça passe tout seul de manière générale hein :-D

La blonde, c’est fait, on va donc enchaîner sur l’ambrée.

Quadra – Ambrée :

Quadra – Ambrée
Et ici, vous noterez la différence de forme au niveau de la bouteille. Ça aide à ne pas se tromper ^^
Ici, on va directement partir sur un truc plus « foncé » (ok, on est loin d’un stout ou d’un porter mais comparé à la blonde ben voilà quoi). Oui, c’est ambré mais c’est quand même plus sombre encore. On part plus sur de l’auburn à reflets orange profond (je reconnais que ça ne veut pas dire grand-chose mais ça me parlait bien quand je l’ai écrit dans mon carnet --‘). Une ambrée intense quoi. A la mousse d’un blanc cassé assez ferme.

Au nez, c’est – ici aussi – de suite plus soutenu. C’est bien plus fruité mais également plus « houblonné ».
Le produit conserve une certaine fraîcheur avec quelques touches sucrées en plus.

En bouche, c’est plus sucré avec une légère amertume en arrière bouche mais un côté plus typé sucre roux s’impose avec de légers fruits en fond déjà relevés au nez.
 C’est également finement pétillant et très agréable.

La finale est plus sèche en apparence : on retrouve ce côté « sucré » au début avant de passer vers une amertume légère mais plus sèche et de fines notes plus « acidulées » typées fruits frais.
C’est assez long et ça va ensuite nous offrir un côté bien plus rond avec un retour du sucre roux perçu en bouche.

Y a bon ! Et ça me plait encore plus que la dernière fois que je l’ai goûté (oui, chauvinisme encore mais je m’en fiche :p).


Rhum n’ Whisky

vendredi 9 novembre 2018

Velier, clap 2 – Back to black aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 5"


Whisky-Live Paris - Logo

Comme annoncé, retour aux « mythiques » bouteilles noires avec une nouvelles série de  Long Pond, un rhum que l’on risque plutôt de retrouver du côté de chez Plantation dorénavant ;-)

Ici, impossible de faire un comparatif totalement objectif dans le sens ou les deux premiers ont été dégustés le dimanche dans la Rhum Gallery et les deux derniers le lundi dans l’espace VIP.
Ça ne m’empêchera toutefois pas de vous faire part de mon avis en toute partialité !

N’ayant pas connu la grande époque Demerara (enfin si mais juste en sample et seulement pour certains, le prix des bouteilles étant devenu complètement con), je n’ai – à ce jour – été vraiment conquis que par une « black bottle » récente de chez Velier : le Caroni 1996 Full Proof (appelé par certain « Trespassers »).
Ah oui, et aussi par le Destino sorti pour les 70 ans de la maison mais dans le genre licorne, il se pointe aussi lui. On va éviter de causer du nouvel embouteillage tout naze hein.

Donc je me fais gentiment à l’idée que la grande époque Velier est maintenant révolue et que nos braves amis italiens nous gratifierons désormais de produits au rapport qualité/prix/plaisir allant de bof à sympa (pour autant qu’on arrive à choper lesdites quilles au prix de sortie hein) avec parfois quelques fulgurances.

Qu’en est-il donc de ces Long Pond au tarif somme toute « raisonnable » (par rapport à certaines récentes sorties Velier s’entend) ?

Réponse tout de suite (étant rappelé que pour les deux premiers, on avait toujours droit à cette perturbante odeur de caoutchouc brulé dans la Rhum Gallery …) :

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006 :

12 ans de vieillissement tropical (en Jamaïque) et embouteillé à 62,5%. Niveau esters, c’est léger : 150 à 250.

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006
Niveau design, ben, c’est du Velier hein. En noir et blanc. Et, non, la « bavure » n’est pas d’origine.
Visuellement, c’est ambré à reflets dorés.

Le nez est assez alcooleux. Une fois cette sensation passée, on découvrira quelques fruits pour finalement nous offrir un profil assez doux avec l’une ou l’autre touche de vanille accompagnée d’une pointe de caramel.
Quelques épices amèneront un peu de peps à l’ensemble et on gagnera en finesse.

En bouche, j’ai dû y aller comme un bucheron parce que la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est « Bordel, ça tape ! ».
Après cette désagréable impression (tout comme une impression plus piquante qui va également diminuer avec le temps), on est assailli de fruits confits mais également de notes on ne peut plus toastées (qui vont toutefois aller en diminuant). Le tout sera accompagné de notes de réglisse assez intenses.

À la rétro-olfaction, on conserve ces notes toastées et fruitées (toujours sur le fruit confit, si, si) que surplombe la réglisse.

La finale est persistante et conservera sensiblement le même profil.

Le verre vide nous offrira plus d’épices et de fruits secs.

C’est bon mais sans plus.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005 :

On gagne un an de vieillissement tropical ainsi qu’une puissance aromatique plus élevée (de 150/250, on passe à 550/700) avec un voltage équivalent.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005
Oui, il y a un petit cœur entre le C et le E (après y a pas grand-chose à dire sur le packaging non plus hein --‘)
La robe est d’un bel or intense.

Directement, le nez est plus sympa même si toujours assez alcooleux.
On retrouvera des notes fruits exotiques et des épices avant que le caractère boisé du produit et des épices bien plus intenses ne prennent le dessus.
Et il y a un truc sur lequel j’ai buggé du coup mes notes sont limitées à « arôme difficile à définir » (on me souffle pâtissier à l’oreille, possible ^^). Voilà, voilà …

En bouche, l’alcool est bien mieux intégré que sur le précédent et ça part un peu dans tous les sens. Je m’explique : ce côté difficilement définissable est hyper prégnant (pas de chance) mais il y a bien d’autres choses qui font que cette dégustation-ci est bien plus agréable que la précédente avec, dans le désordre, des notes de solvant assez particulières, des fruits exotiques bien mûrs, des épices pleine de peps ainsi que des notes mentholées très fraiches et quelques touches herbacées relativement agréables.

La rétro-olfaction passera des fruits exotiques largement épicés et enrobés d’un léger solvant aux notes bien plus herbacées relevées en bouche.

Pour la finale, longue aussi de mémoire, j’ai été un peu moins précis car, problème des salons (ou avantage enfin, tout dépend comment on voit les choses : sur le moment, c’est top mais pour retranscrire ses notes, c’est pas pratique), on rencontre des gens et on discute beaucoup ^^’
Bref, c’est épicé tout en restant relativement doux avant que les notes herbacées ne se développent.
Désolé, vous n’en saurez pas plus …

Pour les deux suivants, les retours sont à prendre avec des pincettes car peut-être inversés (bah oui, on nous en a servi un puis vidé de suite car il fallait prendre l’autre, … bref, on n’a pas tout suivi mais je pense que c’était dans ce sens-là).

Velier – Long Pond (TECC) – 2007 :

On continue d’aller crescendo niveau profil aromatiques (1500/1700) avec onze ans de vieillissement tropical. On reste sur du 62,5%.

Oui, on a visiblement démarré par le plus trash. Etrange, je sais …

Velier – Long Pond (TECC) – 2007
C’est parce que j’ai pris pour habitude de mettre une légende hein parce qu’honnêtement, sur les bouteilles Velier, à part discuter de la couleur de l’étiquette et de la typo employée, y a pas grand-chose à dire …
Sa robe est orangée à reflets dorés.

Le nez ne trompe pas, on bien en Jamaïque.
On notera la présence de notes acidulées relativement agréables, de fruits exotiques à foison ainsi qu’un léger solvant.
On évoluera ensuite vers des fruits plus secs avec des notes plus caramélisées, voire torréfiées.
Le tout se calmera pour faire place à des épices à la fois plus fines et plus exotiques.

En bouche, c’est chaud, les 63% tapent pas mal mais vu que j’étais en grand discussion, j’y suis allé sans trop faire gaffe. Ben sanction du coup hein …
On retrouve des fruits exotiques en folie, limite confits, accompagnés de légères notes de solvant et d’épices avec un boisé toasté en arrière fond.

La rétro-olfaction reste sur la même trame : chaude, ave de beaux fruits exotiques limites confits, des épices (poivre en tête) et des notes toastées.

La finale sera longue, sur les fruits secs et les fruits confits avec un léger aspect fumé/archi toasté.
En fait, c’est même hyper long et on y relèvera une sympathique sucrosité sous-jacente.

Alors celui-là, il est top !

Velier – Long Pond (TECA) – 2003 :

Alors oui, on gagne quatre ans de vieillissement par rapport au précédent mais on diminue en puissance aromatique (1200/1300). On va gagner légèrement en voltage vu qu’on passe ici à 63%.

Velier – Long Pond (TECA) – 2003
… et sur les deux derniers, y a que les chiffres qui changent en plus :p
On reste sur un produit à l’apparence orangée à reflets dorés (et j’ai écrit autre chose mais je ne sais plus me relire).

Comparé au 2007, le nez est plus porté sur le solvant tout en restant assez léger sur cet aspect. Il est également plus boisé. On y retrouve par contre moins de fruits exotiques même s’ils sont toujours présents.
Et ce qui marque le plus c’est ce côté animal (un peu dans le style cuir ?) si particulier et si prégnant.
On notera également quelques notes toastées qui se développeront par la suite.

La bouche sera plus marquée par le solvant et les fruits exotiques archi murs, le tout accompagné d’épices (poivre et autres trucs exotiques) avec des notes sous-jacentes de cuir.

La rétro-olfaction est chaude, intense, épicée et passablement animale. Je dirais même fauve ^^

Enfin, la finale est – comme on pouvait s’y attendre – longue sur ces notes intenses et animales avant de repartir sur les fruits exotiques.
On y relèvera enfin une certaine amertume.

Sympa aussi mais je préférais le 2007 (pour autant que la dégust’ ait bien eu lieu dans ce sens là --‘)

Après ces quatre dégustations, s’il fallait établir un classement, ça serait :
1. Long Pond 2007, sans contestation aucune
2. ex-aequo : Long Pond 2003 et Cambridge 2005, deux profils différents mais très intéressants 
4. Vale Royal 2006, bah oui, c’est celui qui m’a le moins plu

Sinon, d’un point de vue plus général, un très chouette embouteillage à prix « raisonnable » (pour du Velier s’entend), deux produits intéressants mais quand même fort cher et un quatrième sans grand intérêt.
Tout cela n’étant que mon avis hein, j’en connais beaucoup qui souhaitent ardemment choper un Vale Royal ;-)

Ceci conclut donc la partie « rhum » de ce Whisky-Live.


Rhum n’ Whisky

lundi 5 novembre 2018

Du Velier en bouteilles transparentes aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 4"


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Je l’avais annoncé, place aux derniers « retours rhum » du Whisky-Live.
Histoire de faire ça bien, on va le faire en deux parties : la première consacrée aux produits « blancs » (sans connotations négatives hein ^^) avant de passer aux dernières bouteilles noires.

Sinon, Velier au Whisky-Live, c’est quand même sacrément généreux hein !
Sur le plateau principal, il y avait outre la gamme des clairins et les nouveaux Habitations Velier (notamment un HERR blanc mais j’ai pas voulu me flinguer le palet tout de suite donc j’ai passé mon tour …), le Caroni Replica ainsi que deux des quatre embouteillages Long Pond.
Pas mal du tout pour du « gratuit »
Niveau Espace VIP, il y avait, les deux autres Long Pond, les deux nouveaux Caroni (oui, ils étaient toujours là le lundi mais vu qu’on y est passé en début de journée ben … là-dessus aussi j’ai fait impasse. Histoire de pouvoir encore un peu profiter de mon salon ^^) ainsi qu’une grande partie de la gamme de mezcals sélectionnés par un certain Luca G. himself ;-)
Pas mal du tout non ?

Sans compter que le stand Foursquare offrait la possibilité de goûter au Principia ainsi qu’au nouveau Destino (la grosse déception, on ne reviendra pas là-dessus). Je ne saurais plus dire s’il y en avait d’autre (genre Tryptruc).

Bon, notez bien qu’ici, outre le fait qu’il s’agisse de retours de salon, une crapuleuse odeur de caoutchouc brûlé embaumait la pièce. On n’a pas bien compris le concept des travaux le dimanche lors d’un événement où tes sens olfactifs sont censés être employés mais bon, faisons abstraction. Mais c’était tout bonnement intenable hein …

Sur ce, intéressons-nous aux deux produits non vieillis testés le premier jour, soit un clairin et … un Long Pond !

Clairin Communal :

Un blend des quatre clairins « officiels » de chez Velier (soit Sajous, Vaval, Casimir et Le Rocher) embouteillé à 43 %.

Clairin Communal
Perso, je préférais le packaging des quatre autres.
Au visuel, ben … il ne se passe pas grand-chose, fatalement.

Le nez est très porté sur la canne. On notera également la présence de quelques épices essayant de lui donner un peu plus de peps ainsi que de quelques notes plus fruitées.
On va dire que c’est gentil.

La bouche se fait plus herbacée. Plus « fermentée » également avec des notes plus orientées sur la levure et autres choses du genre. L’ensemble est toutefois assez sucré.
C’est pas mauvais mais c’est pas folichon.

À la rétro-olfaction, ça devient un peu plus surprenant. Après un passage « épices-sucrosité », on aura droit à des notes plus fumées, voire légèrement iodées. Un peu dans le style agave (mais pas à ce point-là quand même).

La finale restera sur les mêmes notes tandis que le verre vide se révèlera plus « fermier ».

Alors ce n’est pas mauvais hein, loin de là mais c’est le moins surprenant et, a fortiori, le moins intéressant de la gamme (étant toutefois précisé que je ne me suis pas encore penché sur les éditions « World Championship »).

Habitation Velier – Long Pond – STCE – 62,5% :

Une des nouveautés de l’année. Destinée comme une grande partie de ses comparses à la mixologie bien que certains tordus les destinent à la dégustation pure (je fais partie des deux catégories).

Habitation Velier – Long Pond – STCE – 62,5%
En ce qui me concerne, je trouve le nouveau design des bouteilles très moche (les bouteilles, pas les étiquettes).
On va faire abstraction de la couleur pour directement nous pencher sur le nez du produit.
Sans surprises, c’est très jamaïcain :-) Outre les notes de solvant typées de la région, on relèvera la présence de fruits (un peu) mais également d’un côté à la fois plus pâtissier mais aussi plus végétal.
L’alcool est relativement bien intégré.

En bouche, les fruits confits sont dominés par des notes très sucrées mais aussi très épicées.

Si ce n’est une certaine chaleur, la rétro-olfaction ne va pas modifier la trame perçue ci-dessus.

Il en ira de même pour la finale. Longue, elle est dominée par les épices, les fruits confits ainsi que par une sucrosité omniprésente.

Le verre vide est passablement poivré.

Comme base de mixologie, ça peut être pas mal du tout. En dégustation pure, bah, tant qu’à faire, à tarif moindre, autant reprendre un Rum Nation Worthy Park blanc (oui, je sais, c’est pas pareil mais à un moment, il faut bien faire des choix).

Sur ce, on se retrouve bientôt pour faire le point sur les nouveaux Long Pond de chez Velier (bête que je suis, je n’ai pas testé ceux de chez Plantation. Bah oui, …).


Rhum n’ Whisky