mardi 27 novembre 2018

Ze riteurne of ze kinzène ^^


Neisson - logo
Aaaaaaaah, après une longue pause, voici venu le temps des rires et des champs du retour de la #quinzaine !
Mais si, vous savez, cette période donnée où, sur le BRC, vous discutez d’une distillerie spécifique (ou d’un thème précis) et agrémentez le tout de notes de dégustations diverses et variées.
Certains l’appellent également #lexcusepourboire :p
Et ben voilà, c’est reparti.

Et pour ouvrir les hostilités, on va discuter d’une distillerie chère à beaucoup : Neisson !
(oui, l’effet de surprise tombe un peu à plat vu que j’ai subtilement placardé le logo en haut de l’article. Je suis finesse et subtilité ^^).

C’était – enfin diront certains – l’occasion de sortir les quelques samples dont je disposais à la maison pour tenter un comparatif à tête reposée sur cette maison qui ne m’a jamais vraiment emballée (spoiler alert : *biesse je suis* fin du spoiler).

Du coup, photo de famille :

Line-up Neisson
Line-up donc :-D
Alors oui, j’en ai bien testé l’un ou l’autre qui ne sont pas sur la photo mais bon, je vais jouer la facilité et vous renvoyer au listing qui reprend les produits de chez Neisson déjà goûtés ;-)

Sur ce, on démarre :

Neisson – « Le Rhum par Neisson » – blanc – 52,5% :

Neisson – « Le Rhum par Neisson » – blanc – 52,5%
Attention, mise en scène ^^
Bon, niveau visuel ben … y a rien hein (si ce n’est que je trouve ma photo réussie pour une fois ^^ ).

Le nez est très porté sur la canne fraîche, les notes végétales et une certaine douceur (sucre, canne à sucre, tout ça, tout ça quoi). On relèvera également quelques épices typées poivre.
L’alcool est super bien intégré.
Ces notes très gourmandes vont gagner en fraîcheur avec un côté plus fruité soutenu par des notes d’agrumes sur le citron et un petit aspect floral.
Les notes fruitées vont aller crescendo avec l’arrivée de fruits plus exotiques pour gagner encore plus de douceur.
C’est juste terrible dis donc !

En bouche, c’est – à nouveau – très canne et très végétal mais c’est surtout beaucoup plus épicé (sur le poivre mais pas que) ; les agrumes ainsi qu’une fine touche anisée sont planqués là, derrière.
Niveau voltage, c’est toujours aussi bien foutu.

Sans surprises, la rétro-olfaction sera donc très canne, avec une légère amertume anisée/végétale et un aspect presque plus terreux.
C’est relativement chaud (ici, on sent bien les 52,5% mais c’est toujours aussi agréable).

La finale, persistante, nous offre de belles notes de canne épicée et d’agrumes anisés ainsi qu’une certaine « sucrosité végétale » (tout cela est très conceptuel, je sais, je m’en rends bien compte).

En un mot comme en cent : Miam !

Le blanc, c’est fait, passons à quelque chose d’un peu plus vieux.
Et, après le Profil 107 testé en vitesse au Whisky-Live, place donc à son prédécesseur, j’ai nommé :

Neisson – Profil 105 :

On part donc sur un ambré, paille, ESB, bref un truc pas très vieux (20 mois si je ne dis pas de bêtises) embouteillé brut de fût à 54,2%.
Tout comme pour le Profil 107, le nombre correspond au profil de chauffe utilisé sur les douelles de chêne français et américain composant le fût.

Neisson – Profil 105      Neisson – Profil 105
Sans la bouteille à côté, il fait illusion au visuel !

À vue d’œil, ça semble plus vieux que ce que ça n’est vraiment : on part sur un liquide présentant une belle robe dorée à reflets orangés.

Au nez, on pourrait penser qu’on va garder quelques notes communes avec le blanc vu que c’est pas hyper vieux alors qu’en fait, pas du tout. Mais du tout hein ! Aucun rapport (si ce n’est les agrumes). Ce truc est monstrueux, c’est frais, gourmand, fin et complexe !
La canne qui régnait en maître dans le blanc 52,5% laisse ici place à un subtil boisé finement épicé offrant de beaux arômes de vanille sous-jacents.
On va ensuite gagner en intensité avec des notes plus toastées, voire légèrement torréfiées (ou chocolatées en fait …) et – pour contrebalancer le tout – on conservera quelques touches d’agrumes en fond.
Niveau sucrosité, cette sensation est toujours bien présente mais on va doucement glisser de la canne vers des notes plus mielleuses, voire légèrement caramélisées.
Et pour ne rien gâcher, on va encore regagner en fraîcheur avec quelques touches mentholées.
Alors, très honnêtement, ça fait illusion. C’est bien meilleur que pas mal (tous ?) les VO que j’ai testés jusqu’à présent et ça peut en découdre avec certains plus vieux sans intérêts. À défaut de savoir que c’est un ESB, jamais je ne l’aurais classé dans cette catégorie.
Terriblement monstrueux !

En bouche, l’alcool se fait sentir mais l’ensemble reste hyper gourmand avec des notes boisées gourmandes (genre crémeux en entrée de bouche sur des notes de caramel beurré accompagnées d’une touche coco surprenante), mielleuse et épicées.
Les agrumes vont profiter du voltage pour se rappeler à nous en balançant un coup de fraicheur hyper agréable

La rétro-olfaction est chaude, sur cet aspect vanillé toasté et épicé, à la limite de la coco avec, ici aussi, de fines notes mentholées.

On est sur du brut de fût donc la finale est longue. Elle va conserver ce fin boisé à tendance coco avec des épices subtiles en fin de dégustation mais également ces agrumes enrobés d’une sucrosité on ne peut plus gourmande.

Un monstre.
Ou comment, en deux dégust’ (bon, le blanc, je savais déjà), me faire comprendre tout le bien que certains disent de cette maison.

Maxi miam ça !

Va falloir assurer pour passer après ça !
On continue donc sur un produit encore un peu plus vieux …

Neisson – Réserve Spéciale :

Sauf erreur, la bête a un peu plus de quatre ans et titre à 42%.

Neisson – Réserve Spéciale     Neisson – Réserve Spéciale
Les bouteilles, chez Neisson, c’est quand même assez typique ;-)

Visuellement parlant, c’est doré. À reflets dorés. Bref doré quoi.

Aujourd’hui, on part un peu dans tous les sens vu que le nez fait – une nouvelle fois – un grand écart avec les produits précédents.
Celui-ci parait limite plus jeune que le Profil 105 avec un côté beaucoup plus végétal (on est cependant ici plus sur la paille et le foin que sur la canne fraîche) agrémenté d’une touche d’agrumes.
C’est légèrement sucré mais cet aspect « végétal » le rend plus fermé je trouve. C’est assez terreux en fait quand on y pense bien.
On notera la présence d’épices (vanille, poivre, …) de manière assez légères toutefois ainsi qu’un côté fruité lui aussi très « calme ».
L’aération lui fera du bien et permettra aux fruits à coques et aux notes toastées de se développer.

En bouche, c’est malheureusement assez plat.
Certes, on aura droit au boisé épicé agréable typé de la maison ainsi qu’à quelques notes de fruits douces (fruit blanc, melon) avant de récupérer un peu de gourmandise chocolatée, limite caramélisée pour enfin passer sur une certaine amertume végétale et les pelures d’agrumes.
Mais ça n’empêchera pas au produit de faire pschiiiit. Surtout en passant après le Profil 105.

La rétro-olfaction, tout comme le nez, nous renverra des notes plus végétales avec quelques agrumes pour accompagner un fin boisé épicé.
Le produit se fera plus sec (grâce à ses notes toastées) mais également plus gourmand (sur un côté chocolat, fruits noirs à noyaux cuits).

La finale, moyenne, restera sur ces notes boisées, épicées, chocolatées et légèrement fruitées.
On relèvera également un peu d’amande.

Bon, honnêtement, c’est pas mauvais. Mais ça ne casse pas trois pattes à un canard hein. Ça me plait même moins que l’ESB. Un comble ^^’
Oui mais non en fait donc.

La fausse note de la dégustation, c’est fait. On continue plein d’espoir sur un produit encore plus vieux !

Neisson – XO – Cuvée du troisième millénaire :

La bête titre à 45%

Neisson – XO – Cuvée du troisième millénaire     Neisson – XO – Cuvée du troisième millénaire
Sur le principe, c’est une jolie carafe. Moi j’ai un joli sample ^^ Merci Vincent :-D

Dernière claque Neisson on petite déception comme le réserve spéciale ? … Suspens …

De prime abord, c’est joli et ça nous fait directement penser « miam » : la robe est d’un bel orange cuivré à reflets or orangé intenses.

D’emblée, le nez est gourmand : le boisé est hyper bien maitrisé avec de fines épices (poivre, vanille), quelques notes tendant vers la coco et un petit côté chocolaté, voire légèrement caramélisé (ce caramel beurré, encore). Un gros dessert en somme. Et tout ça, dès l’entame.
On va ensuite récupérer des notes de fruits divers et variés : le registre fruitier passera des agrumes plein de peps si chers à la marque  pour se diriger vers les fruits à coques torréfiés en faisant un arrêt sur quelques fruits noirs à noyaux avant de terminer sa course sur des notes plus exotiques et tropicales.
Les notes torréfiées (qui vont aller crescendo) vont épouser à merveille le côté toasté du boisé.
Un petit kick de fraicheur mentholée fera également son apparition.
Enfin, il est bon de noter que des notes plus typées « rancio » vont également se développer.
Ya bon ++ :-D

En bouche, ça reste gourmand mais avec un profil plus sec : le côté fruité va être, ici, englobé par ce fin bois toasté et subtilement épicé (on a du poivre mais également, et de manière plus surprenante, des notes plus salées, plus iodées).
Les notes de rancio perçues en bouche seront bien plus présentes ici et accompagneront idéalement les notes de fruits légèrement caramélisés.
Toujours miam donc ^^

La rétro-olfaction sera, d’un point de vue aromatique, beaucoup plus intense : outre l’aspect rancio qui va encore évoluer, on notera la présence de notes tendant vers le tabac (!), les fruits à coques s’imposeront avec un boisé épicé sous-jacent et on conservera une touche plus exotique (ne me demandez pas quoi, j’arrive pas à relire mes notes, je suis honte --‘) avec quelques fruits qui vont aller en se caramélisant.

La finale est longue, sur ces arômes perçus en bouche, les fruits à coque en plus, avec un regain de sucrosité et de fruits épicés accompagnés de notes boisées persistantes.
C’est également un rien salin sur la toute fin.

Top … mais il n’y en a plus (ou presque …)
Maintenant je comprends vraiment mieux tous ces gens qui sont fans de Neisson.

Ah oui, claque du coup ;-)

Cette quinzaine m’aura donc permis de (re)découvrir Neisson comme il faut (dixit le boulet qui était passé à côté pendant presque cinq ans. Voilà, voilà …).

Et s’il fallait établir un classement totalement subjectif (parce que bon, on passe du blanc au XO là quand même) en intégrant le rapport prix/plaisir ?
1. Profil 105
2. Blanc 52,5%
3. XO – Cuvée du troisième millénaire
4. Réserve Spéciale

Voilà, voilà, c’était pas trop compliqué ^^


Rhum n’ Whisky

vendredi 23 novembre 2018

Back to Worthy Park …



Clairement, il y a des jours au boulot qui font plus plaisir que d’autres.
Par exemple, le jour où tu reçois un colis de chez 1423 S.B.S avec ça dedans :

Worthy Park - réception
Là, ma journée était réussie :-D
Alors oui, ça fait longtemps que c’est arrivé, oui, c’est pas cool d’avoir attendu tout ce temps pour faire mon retour mais à ma décharge, j’ai dû lutter contre un crapuleux rhume suivi d’une angine fourbe avant de pouvoir – enfin – débuter la dégustation (sans compter qu’il a aussi fallu retaper les notes qui vont bien étant donné que je suis fan – à tort ou à raison – de la prise de notes en carnet …).
Bref.

Arrive dès lors LA question : « Et tu vas vraiment être objectif vu que Joshua c’est ton pote et que tu reçois des samples gratuitement ? »
Ben oui, on va tâcher. Et si c’est pas bon, je ne me priverai pas de le dire.
Après, faut relativiser aussi hein :
- déjà les gens qui m’ont envoyé les samples, ils ne font pas du Don Papa ;
- de base, Worthy Park, j’aime bien;
- enfin, la première salve était déjà pas mal du tout (remember le “Rhum Live” de Spa).
Donc sur le principe, je ne pense pas avoir l’occasion d’être désagréable avec les produits mais sait-on jamais ^^’

Bon, trois mini-bouteilles sur la photo mais quatre dégustations … Mitose, méiose, magie vaudou, chamanisme ? … Euh, non, Spirits in the Sky en fait ^^
Parce que oui, ça je ne vous en ai pas encore parlé mais début novembre c’était les portes ouvertes Nectar à Bruxelles et qui est-ce que j’ai croisé sur place … je vous le donne en mille : Joshua !
Et, outre les bouteilles dont il va être fait état ici, il avait aussi un truc tout nouveau, tout chaud dont on va parler tout de suite (bah oui, j’ai testé sur place mais dans un élan de générosité envers vous j’ai samplé pour pouvoir vous pondre une note en bonne et due forme) !

Worthy Parl - line-up
La preuve :-D
C’est parti !

Worthy Park – Special Cask Release – Virgin Oak – Vintage 2003 – 55% :

La chose a été embouteillée en 2018 et seules 397 bouteilles ont été produites.

Worthy Park – Special Cask Release – Virgin Oak – Vintage 2003 – 55%      Worthy Park – Special Cask Release – Virgin Oak – Vintage 2003 – 55%
Les embouteillages, chez WP, on les reconnait vite. Ici, j’aime assez le choix de la couleur verte (ça ne vous intéresse probablement pas mais j’avais envie de le souligner).

Visuellement, on est sur un produit présentant une robe d’un or intense à reflets orangés.

Le nez ne laisse planer aucuns doutes possibles : on est en plein sur un truc jamaïcain là !
Le mix solvant/colle et fruits murs est bien présent et, ici, on va jouer à fond la carte de la banane et, dans une moindre mesure, de l’aspect végétal du produit.
Ça nous donne quelque chose qui est à la fois hyper gourmand mais aussi terriblement violent pour le néophyte ou les personnes un chouia réfractaires à ce type d’arômes. Personnellement, je trouve ça juste génial :-D
On évoluera ensuite vers un boisé à tendance réglissé (siiii ! Et ça le rend encore plus miam) avec donc des notes de réglisse (ben tiens), un peu de poivre, de légères touches de cannelle et un aspect sucré finement caramélisé en arrière-plan.
Le bois toasté se fera de plus en plus présent avec un fin solvant fruité. Y a bon !
Et la banane caramélisée va revenir s’offrir à nous par la suite.
C’est super gourmand c’te affaire dis donc !!

En bouche, ça claque ! C’est boisé, épicé (poivre, piments, … bref des trucs bien puissants mais toujours accompagnés de notes de réglisse) avec pas mal de fruits (banane et fruits exotiques sous-jacents).
L’aspect sucré du produit découlera d’importantes notes de bananes mures caramélisées accompagnées de fines touches typées solvant.

L’ensemble se fera beaucoup plus toasté à la rétro-olfaction mais également épicé (étant toutefois précisé que ça serra plus « fin » qu’en bouche).
On va garder ces notes poivrées mais de manière plus contenue, on retrouve également un peu de réglisse, de la cannelle et une certaine douceur, au fur et à mesure de la dégustation, portée vraisemblablement par la banane caramélisée.

La finale est chaude et longue, sur ce côté bois toasté hyper bien foutu accompagné de fines épices et de notes de fruits sous-jacentes.

Ah ben j’aime beaucoup, vraiment !

Après réflexion, cette réglisse lui donne un léger côté Port Mourant (léger j’ai dit) … C’est un rhum pour toi ça Roger ^^

Une des toutes bonnes surprises du Spirits in the Sky !

Passons maintenant aux nouveaux embouteillages de la gamme « Cask Selection Series » :

Worthy Park – Cask Selection Series #3 – Sherry – 2013-2018 – 57% :

Celle-ci, vous aurez un peu plus de chance de mettre la main dessus vu que 1.148 bouteilles se baladent de par le monde.

Worthy Park – Cask Selection Series #3 – Sherry – 2013-2018 – 57%
Aucun effet d’optique, la bouteille est bien plus petite que le verre ;-)
De prime abord, on fonce un peu vu qu’on part sur un produit de teinte orangée à reflets dorés assez intenses.

Au nez, l’influence du finish ne fait aucun doute. On est ici face à un produit beaucoup plus doux.
Alors oui, il y a toujours de la banane mais, déjà, les fruits secs et les fruits à coques se dévoilent.
C’est paradoxal de dire ça pour le nez mais le produit est assez « crémeux ».
On repère directement la patte Worthy Park même si le finish est très présent.
On va retrouver de fines épices (cannelle, poivre léger) ainsi qu’un boisé « beurré » (amis des nouveaux concepts, bonjour !). on notera également un petit côté plus herbacé (pas juste végétal donc) assez aromatique.
L’aération faisant son œuvre, on se trouvera face à des fruits secs et des fruits à coque mais aussi un aspect plus connoté rancio, dans une moindre mesure. Tout ça va aller crescendo avec des notes plus typées jam’ en arrière-plan.
À noter qu’en cherchant bien, on peut relever quelques touches plus « caramélisées ».
Très honnêtement, c’est bien fait.

L’impression du nez se confirme en bouche avec un produit crémeux qui se fera toutefois beaucoup plus épicé (le poivre s’en donne à cœur joie), plus toasté voire astringent, avec quelques notes de rancio sur fond de bananes séchées accompagnées de fruits à coque.
Le boisé sera donc bien plus présent ici qu’au nez et le côté jamaïcain du produit va s’éclipser pour mieux se planquer en embuscade avec des notes de bananes épicées relevées d’un fin solvant.

À la rétro-olfaction, on conserve ce côté bois toasté « crémeux » sur les fruits à coques épicés.
Et, toujours, ces notes de bananes séchées qui font la fête en arrière-plan.

La finale, relativement longue, prend le contrepied de l’aspect crémeux ressenti jusqu’ici avec de belles notes boisées auxquelles viennent s’accrocher des épices de tout bord, poivre en tête, et des fruits secs et à coque.
À nouveau, le coté jamaïcain du produit passe au second plan mais aucun doute ne sera possible en fin de dégustation : les fruits murs vont faire leur retour ainsi que de fines notes de solvant. Le tout restera assez boisé.

Ben miam aussi en fait !
J’en suis même venu à me dire en fin de dégust’ que voilà, enfin, j’ai trouvé un chouette rhum avec un finish sherry qui n’écrase pas trop le produit. Ou alors c’est juste que ça marche bien avec les jamaïcains.

Je suppose qu’on va me taxer de favoritisme mais je m’en fiche parce que c’est pas vrai d’abord (la preuve avec celui qui suit).

Worthy Park – Cask Selection Series #4 – Madeira – 2013-2018 – 58% :

Ici aussi il va falloir courir pour en chopper une parce que seules 677 bouteilles ont été produites.

Worthy Park – Cask Selection Series #4 – Madeira – 2013-2018 – 58%
Worthy Park Force Bleue !
Au visuel, si ce n’est l’étiquette de la bouteille, ça ne change pas beaucoup dans le verre hein (robe orangée à reflets dorés intenses donc).

Le nez se fait, d’emblée, plus acidulé, plus vineux, avec un petit côté pâtissier (amande notamment) plus Worthy Park en fait.
On y trouvera de fines épices douces relativement agréables.
En parlant de douceur, on relèvera que le produit se révèle relativement doux malgré le voltage, ce qui est fort bien.
On va ensuite avoir droit à des notes boisées gourmandes ainsi qu’à quelques notes florales.
À noter qu’un fin fruité (limite sur les fruits rouges) est également de la partie.
Alors non, la claque jam’ n’est pas là mais la patte Worthy Park bien (plus que sur le finish sherry même).
Avec le temps, vont arriver les fruits à coques et l’une ou l’autre touche mentholée, ce qui lui donnera à la fois corps et fraîcheur.
On repartira ensuite sur les notes vineuses, légèrement acidulées et pâtissières perçues d’entrée.

En bouche, on les sent les 58% et ces derniers sont soutenus par des épices bien présentes (poivre en tête) ainsi que par ce petit côté pâtissier relevé au nez accompagné de fruits à coques (ceux-là aussi se font plus présents) et de notes de « vin cuit ».
L’ensemble restera relativement puissant tout du long.
Si on veut vraiment retrouver une petite touche jamaïcaine, en cherchant bien (mais vraiment bien), on pourra relever quelques notes de bananes en fond (profondément enfuies). Bref le finish Madère écrase pas mal les caractéristiques jamaïcaines typiques du produit.

La rétro-olfaction fait la part belle aux épices, au bois toasté (surtout) et aux fruits à coques.
C’est chaud (tiens donc) et, ici, on va avoir droit à quelques notes sous-jacentes de fruits exotiques et de bananes fraiches.

Enfin, la finale nous renverra en Jamaïque avec de la banane verte qui va doucement mais surement se faire plus caramélisée, voire plus toastée, accompagnée à la fois d’épices douces et plus puissantes (poivre notamment … pour les épices douces, j’ai pas noté … Pas bien …) ainsi que quelques notes de solvant.
C’est hyper long au fait.
On va ensuite y retrouver un petit côté vineux/acidulé fruité ainsi que quelques notes plus florales.
In fine, on aura droit de petites notes de rancio.

Ici, j’ai clairement été moins conquis par le nez et l’entrée de bouche (un rien violent si vous voyez ce que je veux dire).
Par contre, la suite nous renvoie doucement en Jamaïque ce qui est plus sympa.
Bref, ce n’est pas mon préféré (mais je finirai le sample avec plaisir hein, pas d’inquiétude).
Notez bien, déjà à Spa, le Marsala surclassait le Madère ;-)

On termine doucement notre folle dégustation avec le petit dernier :

Worthy Park – Cask Selection Series #5 – Port – 2008-2018 – 56% :

On gagne cinq ans, on perd 2% de titrage alcoolique et la quantité de bouteilles disponibles sur le marché diminue encore vu que seules 585 chanceux pourront s’en offrir une.

Worthy Park – Cask Selection Series #5 – Port – 2008-2018 – 56%
Ici, tout s’assombrit, le rhum, l’étiquette (et, non, je n’ai rien d’autre à dire mais je tiens aux légendes sous mes photos ^^’)
Les quelques années de plus passées en fût lui ont donné une couleur plus intense. On est donc face à un rhum à la robe cuivrée et aux reflets orangés.

L’alcool est toujours super bien intégré, aucune agression au nez.
C’est gourmand et pas nécessairement plus boisé malgré les cinq ans de fût en plus.
On va conserver le côté pâtissier et finement acidulé propre à Worthy Park avec du fruit noir en plu.
Ce truc est un gros dessert en fait ^^ Il y a du pruneau (qui a dit La favorite :p), de la vanille (si), quelques touches plus caramélisées … pâtissier-vanille-caramel … crème brûlée ? ^^’ … Un gros dessert je vous dis :-D
Et malgré tout, l’ensemble reste relativement vineux mais c’est hyper agréable.
En cherchant bien on peut trouver un peu de banane et de grenade mais il faut creuser.
De fines touches mentholées vont permettre de gagner en fraicheur.

Contrairement au finish Madère, l’alcool est ici beaucoup plus agréable en bouche.
On relèvera des notes vineuses (encore), légèrement astringentes avec un beau boisé fruité (sur les fruits noirs toujours) ainsi qu’une certaine sucrosité sous-jacente.
On gagnera une certaine fraicheur herbacée avant de retrouver quelques notes toastées et des fruits exotiques bien fondus dans ces notes boisées.
À noter qu’ici le côté solvant propre à certains jamaïcains n’est pas des plus présent. En fait, on aurait plutôt droit à un petit « gasoil » Caroni type assez étonnant qui va se couvrir de fruits. C’est assez « miam » en fait :-)

La rétro-olfaction nous permettra de retrouver ces arômes caractéristiques de chez Worthy Park en conservant ce boisé toasté relevé en bouche, légèrement épicé et herbacé avec une certaine fraîcheur mentholée.
Ça parait assez constant mais la banane va ici revenir en force (et pas qu’un peu hein !) ; la Worthy Park’s touch quoi.

La finale est – comme de règle – longue et va nous offrir ces notes boisées si particulières accompagnées de fruits noirs tendant, in fine, vers les fruits exotiques (banane encore) agrémentés d’épices.
Et là, derrière, toujours cette fraicheur mentholée.

Ah ben c’est miam aussi tiens ça :-D
Ici, le finish est complètement fondu au rhum. C’et hyper déstabilisant mais super bon. C’est totalement différent du sherry finish mais tout aussi chouette.

Un bon 3/4 en fait, pas mal du tout !

Petit classement purement subjectif ?

1. Virgin Oak (bah oui, j’aime quand ça suinte la Jamaïque hein)
2. ex-aequo Sherry et Port (avec un léger avantage pour le sherry peut-être … difficile à départager, vraiment)
4. Madeira

Je n’ai qu’une chose à dire : Good Job Joshua !

Vivement la prochaine salve !


Rhum n’ Whisky

lundi 12 novembre 2018

Les bières du Plat Pays ^^


Moment chauvin :-D

Aujourd’hui, on va causer non pas d’une mais de deux bières faites de par chez moi !
Donc je ne vais pas vous parler de destination exotique (bien que, pour certains, Waremme se trouvant de l’autre côté de la Meuse et presqu’à la frontière d’ouskon parle bizarre, c’est limite exotique ^^) mais d’une petite brasserie hesbignonne de la région liégeoise : La Brasserie du Plat Pays !
(Même si vous vous appelez François Pignon, vous pouvez continuer à lire cet article).

On en avait déjà un peu discuté lors de mon bref retour sur le Salon de la bière de Hannut sans toutefois trop entrer dans les détails.

Il est donc temps de se rattraper et de parler Quadra !


On va faire ça bien et commencer par la blonde (qui titre à 4,2%) avant de passer à l’ambrée (plus forte avec ses 6,4%) :

Quadra – Blonde :

Quadra – Blonde
Vous noterez que j’ai progressé niveau verre de dégust’ pour la bière --‘
Visuellement, c’est joli, c’est jaune doré, légèrement trouble avec une fine mousse blanche qui disparaît relativement vite.

Le nez est super frais, sur de grosses notes d’agrumes accompagnées d’une très fine amertume houblonnée.
C’est rafraîchissant.

En bouche, on va rester sur ces notes d’agrumes, citron en tête. Une légère amertume est également de la partie ainsi que quelques notes plus « florales ».
Ça reste très frais, c’est facile à boire, les bulles sont fines juste ce qu’il faut. C’est très agréable quoi.

La finale, moyenne, est très marquée par cette amertume citronnée. On notera un fin retour de l’amertume en toute fin de dégustation.

Place au « moment boulet » de la dégustation : même deux mois après la DLC (je vous laisse comprendre …), c’est toujours très chouette !

Perso, je suis fan (parce que c’est fait près de chez moi sans doute mais je m’en fiche, je suis tout sauf objectif de toute manière ^^ … ben oui, je vous parle quand même de mon ressenti personnel non ? Du coup, question objectivité, on repassera).
Et puis, je trouve ça hyper agréable comme « bière de tonte » (comprendre quand j’ai grand soif après avoir tondu la pelouse en plein soleil). Sinon, plus sérieusement, ça passe tout seul de manière générale hein :-D

La blonde, c’est fait, on va donc enchaîner sur l’ambrée.

Quadra – Ambrée :

Quadra – Ambrée
Et ici, vous noterez la différence de forme au niveau de la bouteille. Ça aide à ne pas se tromper ^^
Ici, on va directement partir sur un truc plus « foncé » (ok, on est loin d’un stout ou d’un porter mais comparé à la blonde ben voilà quoi). Oui, c’est ambré mais c’est quand même plus sombre encore. On part plus sur de l’auburn à reflets orange profond (je reconnais que ça ne veut pas dire grand-chose mais ça me parlait bien quand je l’ai écrit dans mon carnet --‘). Une ambrée intense quoi. A la mousse d’un blanc cassé assez ferme.

Au nez, c’est – ici aussi – de suite plus soutenu. C’est bien plus fruité mais également plus « houblonné ».
Le produit conserve une certaine fraîcheur avec quelques touches sucrées en plus.

En bouche, c’est plus sucré avec une légère amertume en arrière bouche mais un côté plus typé sucre roux s’impose avec de légers fruits en fond déjà relevés au nez.
 C’est également finement pétillant et très agréable.

La finale est plus sèche en apparence : on retrouve ce côté « sucré » au début avant de passer vers une amertume légère mais plus sèche et de fines notes plus « acidulées » typées fruits frais.
C’est assez long et ça va ensuite nous offrir un côté bien plus rond avec un retour du sucre roux perçu en bouche.

Y a bon ! Et ça me plait encore plus que la dernière fois que je l’ai goûté (oui, chauvinisme encore mais je m’en fiche :p).


Rhum n’ Whisky

vendredi 9 novembre 2018

Velier, clap 2 – Back to black aka "Mon Whisky-Live Paris 2018 – partie 5"


Whisky-Live Paris - Logo

Comme annoncé, retour aux « mythiques » bouteilles noires avec une nouvelles série de  Long Pond, un rhum que l’on risque plutôt de retrouver du côté de chez Plantation dorénavant ;-)

Ici, impossible de faire un comparatif totalement objectif dans le sens ou les deux premiers ont été dégustés le dimanche dans la Rhum Gallery et les deux derniers le lundi dans l’espace VIP.
Ça ne m’empêchera toutefois pas de vous faire part de mon avis en toute partialité !

N’ayant pas connu la grande époque Demerara (enfin si mais juste en sample et seulement pour certains, le prix des bouteilles étant devenu complètement con), je n’ai – à ce jour – été vraiment conquis que par une « black bottle » récente de chez Velier : le Caroni 1996 Full Proof (appelé par certain « Trespassers »).
Ah oui, et aussi par le Destino sorti pour les 70 ans de la maison mais dans le genre licorne, il se pointe aussi lui. On va éviter de causer du nouvel embouteillage tout naze hein.

Donc je me fais gentiment à l’idée que la grande époque Velier est maintenant révolue et que nos braves amis italiens nous gratifierons désormais de produits au rapport qualité/prix/plaisir allant de bof à sympa (pour autant qu’on arrive à choper lesdites quilles au prix de sortie hein) avec parfois quelques fulgurances.

Qu’en est-il donc de ces Long Pond au tarif somme toute « raisonnable » (par rapport à certaines récentes sorties Velier s’entend) ?

Réponse tout de suite (étant rappelé que pour les deux premiers, on avait toujours droit à cette perturbante odeur de caoutchouc brulé dans la Rhum Gallery …) :

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006 :

12 ans de vieillissement tropical (en Jamaïque) et embouteillé à 62,5%. Niveau esters, c’est léger : 150 à 250.

Velier – Vale Royal (VRW) – 2006
Niveau design, ben, c’est du Velier hein. En noir et blanc. Et, non, la « bavure » n’est pas d’origine.
Visuellement, c’est ambré à reflets dorés.

Le nez est assez alcooleux. Une fois cette sensation passée, on découvrira quelques fruits pour finalement nous offrir un profil assez doux avec l’une ou l’autre touche de vanille accompagnée d’une pointe de caramel.
Quelques épices amèneront un peu de peps à l’ensemble et on gagnera en finesse.

En bouche, j’ai dû y aller comme un bucheron parce que la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est « Bordel, ça tape ! ».
Après cette désagréable impression (tout comme une impression plus piquante qui va également diminuer avec le temps), on est assailli de fruits confits mais également de notes on ne peut plus toastées (qui vont toutefois aller en diminuant). Le tout sera accompagné de notes de réglisse assez intenses.

À la rétro-olfaction, on conserve ces notes toastées et fruitées (toujours sur le fruit confit, si, si) que surplombe la réglisse.

La finale est persistante et conservera sensiblement le même profil.

Le verre vide nous offrira plus d’épices et de fruits secs.

C’est bon mais sans plus.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005 :

On gagne un an de vieillissement tropical ainsi qu’une puissance aromatique plus élevée (de 150/250, on passe à 550/700) avec un voltage équivalent.

Velier – Cambridge (STCE) – 2005
Oui, il y a un petit cœur entre le C et le E (après y a pas grand-chose à dire sur le packaging non plus hein --‘)
La robe est d’un bel or intense.

Directement, le nez est plus sympa même si toujours assez alcooleux.
On retrouvera des notes fruits exotiques et des épices avant que le caractère boisé du produit et des épices bien plus intenses ne prennent le dessus.
Et il y a un truc sur lequel j’ai buggé du coup mes notes sont limitées à « arôme difficile à définir » (on me souffle pâtissier à l’oreille, possible ^^). Voilà, voilà …

En bouche, l’alcool est bien mieux intégré que sur le précédent et ça part un peu dans tous les sens. Je m’explique : ce côté difficilement définissable est hyper prégnant (pas de chance) mais il y a bien d’autres choses qui font que cette dégustation-ci est bien plus agréable que la précédente avec, dans le désordre, des notes de solvant assez particulières, des fruits exotiques bien mûrs, des épices pleine de peps ainsi que des notes mentholées très fraiches et quelques touches herbacées relativement agréables.

La rétro-olfaction passera des fruits exotiques largement épicés et enrobés d’un léger solvant aux notes bien plus herbacées relevées en bouche.

Pour la finale, longue aussi de mémoire, j’ai été un peu moins précis car, problème des salons (ou avantage enfin, tout dépend comment on voit les choses : sur le moment, c’est top mais pour retranscrire ses notes, c’est pas pratique), on rencontre des gens et on discute beaucoup ^^’
Bref, c’est épicé tout en restant relativement doux avant que les notes herbacées ne se développent.
Désolé, vous n’en saurez pas plus …

Pour les deux suivants, les retours sont à prendre avec des pincettes car peut-être inversés (bah oui, on nous en a servi un puis vidé de suite car il fallait prendre l’autre, … bref, on n’a pas tout suivi mais je pense que c’était dans ce sens-là).

Velier – Long Pond (TECC) – 2007 :

On continue d’aller crescendo niveau profil aromatiques (1500/1700) avec onze ans de vieillissement tropical. On reste sur du 62,5%.

Oui, on a visiblement démarré par le plus trash. Etrange, je sais …

Velier – Long Pond (TECC) – 2007
C’est parce que j’ai pris pour habitude de mettre une légende hein parce qu’honnêtement, sur les bouteilles Velier, à part discuter de la couleur de l’étiquette et de la typo employée, y a pas grand-chose à dire …
Sa robe est orangée à reflets dorés.

Le nez ne trompe pas, on bien en Jamaïque.
On notera la présence de notes acidulées relativement agréables, de fruits exotiques à foison ainsi qu’un léger solvant.
On évoluera ensuite vers des fruits plus secs avec des notes plus caramélisées, voire torréfiées.
Le tout se calmera pour faire place à des épices à la fois plus fines et plus exotiques.

En bouche, c’est chaud, les 63% tapent pas mal mais vu que j’étais en grand discussion, j’y suis allé sans trop faire gaffe. Ben sanction du coup hein …
On retrouve des fruits exotiques en folie, limite confits, accompagnés de légères notes de solvant et d’épices avec un boisé toasté en arrière fond.

La rétro-olfaction reste sur la même trame : chaude, ave de beaux fruits exotiques limites confits, des épices (poivre en tête) et des notes toastées.

La finale sera longue, sur les fruits secs et les fruits confits avec un léger aspect fumé/archi toasté.
En fait, c’est même hyper long et on y relèvera une sympathique sucrosité sous-jacente.

Alors celui-là, il est top !

Velier – Long Pond (TECA) – 2003 :

Alors oui, on gagne quatre ans de vieillissement par rapport au précédent mais on diminue en puissance aromatique (1200/1300). On va gagner légèrement en voltage vu qu’on passe ici à 63%.

Velier – Long Pond (TECA) – 2003
… et sur les deux derniers, y a que les chiffres qui changent en plus :p
On reste sur un produit à l’apparence orangée à reflets dorés (et j’ai écrit autre chose mais je ne sais plus me relire).

Comparé au 2007, le nez est plus porté sur le solvant tout en restant assez léger sur cet aspect. Il est également plus boisé. On y retrouve par contre moins de fruits exotiques même s’ils sont toujours présents.
Et ce qui marque le plus c’est ce côté animal (un peu dans le style cuir ?) si particulier et si prégnant.
On notera également quelques notes toastées qui se développeront par la suite.

La bouche sera plus marquée par le solvant et les fruits exotiques archi murs, le tout accompagné d’épices (poivre et autres trucs exotiques) avec des notes sous-jacentes de cuir.

La rétro-olfaction est chaude, intense, épicée et passablement animale. Je dirais même fauve ^^

Enfin, la finale est – comme on pouvait s’y attendre – longue sur ces notes intenses et animales avant de repartir sur les fruits exotiques.
On y relèvera enfin une certaine amertume.

Sympa aussi mais je préférais le 2007 (pour autant que la dégust’ ait bien eu lieu dans ce sens là --‘)

Après ces quatre dégustations, s’il fallait établir un classement, ça serait :
1. Long Pond 2007, sans contestation aucune
2. ex-aequo : Long Pond 2003 et Cambridge 2005, deux profils différents mais très intéressants 
4. Vale Royal 2006, bah oui, c’est celui qui m’a le moins plu

Sinon, d’un point de vue plus général, un très chouette embouteillage à prix « raisonnable » (pour du Velier s’entend), deux produits intéressants mais quand même fort cher et un quatrième sans grand intérêt.
Tout cela n’étant que mon avis hein, j’en connais beaucoup qui souhaitent ardemment choper un Vale Royal ;-)

Ceci conclut donc la partie « rhum » de ce Whisky-Live.


Rhum n’ Whisky