jeudi 13 décembre 2018

DDL qui brille …


Chance inouïe, la dernière #quinzaine en date du BRC (enfin, plus trop mais bien à l’époque où j’ai commencé la rédaction de l’article …) proposait un thème on ne peut plus sympathique dédié aux bouteilles oussekilyaécrit « Diamond » dessus.
L’occasion d’écluser l’un ou l’autre sample qui traînait à la cave et de faire le point sur ces rhums du Demerara parfois sans trop de précisions quant à leurs origines.

… Le fait que je sois à l’origine de cette quinzaine n’est qu’un heureux concours de circonstances ^^
(et, oui, il y a déjà plein de Diamond chroniqués sur ce site ; je vous invite d’ailleurs à checker le listing pour y voir un peu plus clair quant à ce).

On démarre en partant aux Pays-Bas, chez un embouteilleur indépendant qui nous a dernièrement offert un superbe Hampden bien violent et qui est en passe de nous sortir un Foursquare brut de décoffrage top moumoute :

Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%

Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%     Kintra – Diamond – 13 ans (2003-2017) – 53,1%
Bon, visuellement, les quilles de chez Kintra, c’est pas de la haute décoration mais après tout, est-ce bien utile ?

Sa robe est cuivrée à reflets automnales (c'est poyétik’ hein oui ^^).

Le nez est un rien alcooleux, sur des notes de café et de chocolat assez typées dark demerara. On relèvera également une certaine acidité et, déjà, une fine amertume.
Un petit côté sucré sous-jacent est également de la partie avec de la mélasse grillée.
Les notes toastées vont, au fur et à mesure, se faire plus torréfiées.
Enfin, quelques fulgurances pâtissières complèteront le tableau.
C'est assez constant et les quelques touches de fruits noirs (pruneau ?) ne vont pas y changer grand- chose.
En fait, c'est passablement "lourd" comme nez.

En bouche, c'est directement beaucoup plus épicé, légèrement piquant avec une forte dominante des pruneaux (mais pas que... Orange aussi ?) et de la mélasse qui amèneront un côté plus "doux" à un produit assez relevé.
Un aspect plus beurré sera de la partie en entrée de bouche et quelques touches florales et mentholées amèneront un peu de fraîcheur.

La rétro-olfaction nous offrira une amertume boisée et végétale avec un sucre torréfié/grillé sous-jacent, le tout accompagné de quelques notes fruitées mais également de notes mentholées qui, ici aussi, amèneront de la fraîcheur au produit.

La finale est moyenne, sur ces notes de sucre/mélasse torréfiée mais aussi sur les fruits (pruneau) relativement sucrés.
Derrière ça, on relèvera l'amertume déjà repérée plus haut.
On terminera enfin sur des notes torréfiées à tendance mentholées.

Un Diamond assez lourd, pas désagréable mais pas transcendant.

Après un passage chez nos amis nollandais, direction l’Ecosse !

Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%

Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%     Duncan Taylor – Guyana – Diamond – 14 ans – 53,8%
Eux, leurs bouteilles sont rapidement reconnaissables (et sans boite. Private Joke inside ^^)

Visuellement parlant ben, c'est clair hein. On va dire paille.

La première chose qui vient à l'esprit quand on s'avance vers le verre c'est "Ouch, c'est herbacé ça !". On est plein sur les aromates accompagnés d'un fin boisé et de notes sucrées sous-jacentes portées sur le fruit à chair blanche.
On va évoluer par la suite sur des notes plus pâtissières tout en restant sur ce côté "aromatique" avec une légère salinité et on gagnera un côté plus typé "sucre brun"
Si ce n’est le voltage, bien foutu, je ne suis clairement pas emballé ...

En bouche, c'est d'entrée bien plus épicé (poivre en plein, fin côté salé, ...) tout en restant sur les aromates accompagnés de notes boisées plus présentes.
Le côté "sucré" perçu au nez est toujours là mais se fait plus écœurant avec une amertume sous-jacente pas des plus emballantes qui va aller crescendo.
On notera également un "instant fraîcheur" dû à des notes florales et à quelques touches de réglisse.

La rétro-olfaction restera très épicée, légèrement torréfiée (cet aspect va s'imposer) avec une amertume boisée sur la réglisse et quelques notes sucrées plus caramélisées (toujours ce fruit à chair blanche) pour contrebalancer l'amertume.
On a l'impression que le produit pourrait être bien plus gourmand mais qu'il est bridé par ces notes particulières.

La finale, assez longue, nous offrira tout d'abord de brèves notes torréfiées qui passeront vite vers quelque chose que l'on qualifiera de « sucre aux aromates » accompagné d'épices qui va aller en s'éteignant pour faire la part belle à une amertume boisée, légèrement toastée (un aspect qui va lui aussi passablement évoluer), pleine de réglisse.
Quelques notes florales tenteront d'amener de la fraicheur à l'ensemble, sans trop de succès, avant que l'on ne se retrouve face à d'importantes touches salées surprenantes.

Oui mais non en fait. 
Alors PM pour l'amertume ou Versailles pour les aromates ? Ou blend des deux ?
Notez bien, Wild Parrot a sorti un Uitvlugt qui n'en est pas un selon moi à quasi 400 boules et ici Duncan Taylor nous offre un Diamond qui n'en est pas un non plus à moins de 80 euros (du moins à l'époque). A choisir (mais vraiment s’il faut), je laisse le perroquet s'envoler ;-)

Suite du tour du monde et direction la France.

Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%

Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%     Excellence Rhum – Diamond – 11 ans (2005-2017) – 60,1%
Moi j’aime bien leurs bouteilles chez « ER », c’est joli et c’est plein d’infos.

Bon ici, on annonce tout de suite la couleur, le mark c'est MPM (ce qui chez un pote équivaut généralement à "Merde, Port Mourant" ... Trompe me je ?)

On continue dans les trucs sans trop de couleurs avec un produit dont la robe est on ne peut plus claire. Paille again quoi ...

Le nez est assez doux, fruité (toujours ces fruits à chair blanche accompagnés ici de quelques fruits exotiques) et floral. On est loin d'un gros PM qui tache donc.
On y trouvera également des épices, poivre en tête, ainsi que quelque chose de plus prégnant et, déjà, de plus amer. Cette amertume va aller en s'intensifiant et sera accompagnée de notes salines qui, elles aussi, vont aller crescendo.
On conservera toutefois une certain sucrosité sous-jacente qui va offrir un surprenant contraste sucré/salé.
Un Port Mourant très continental somme toute. Alors c'est fin, y a pas à discuter, mais ce n'est pas vraiment le profil que je recherche.

La bouche est beaucoup (mais alors beaucoup, beaucoup hein) plus épicée, sur des notes de poivre, voire de piment, et de sel également (la suite logique du nez donc). 
Arrive ensuite les notes plus typés Port Mourant : un boisé plus intense, de la réglisse et une amertume bien présente (sur le bois humide) qui écrase un peu ses comparses.
Les notes florales et sucrées sont toujours de la partie mais elles s'inclinent face aux notes susdites.
Niveau voltage, autant au nez, c'est tip-top, autant ici, on sent bien les 60,1%. Ca envoie.

La rétro-olfaction sera chaude, épicée et sur des notes "amères humides" caractéristiques qui seront toutefois contrebalancées par une certaine fraicheur mentholée sucrée quasi toastée (!).
Un petit côté fumé sera même de la partie.
Ça commence à devenir plus intéressant.

La finale est – comme de règle avec Port Mourant – trèèèèèèès longue, sur cette amertume humide accompagnée d'épices (un léger poivre mais une salinité prégnante cette fois) et de réglisse.
Ces petites touches sucrées et florales relevées plus haut sont toujours là mais – à nouveau – écrasées par le reste des arômes.
Alors qu'on pense que la réglisse amère, les notes de menthol et cette touche fumée perçue à la rétro-olfaction vont terminer la dégustation, voilà t'y pas qu'on passe sur des notes plus lactées !
Un truc lacté-fumé... qui a dit agave ? :-D

Bon, j'ai testé l'embouteillage 2017 après le 2018. Le reproche du 2018 c'était qu'il n'était pas assez "tropical". En fait, c'était le digne successeur de celui-ci.
C'est donc loin d'être mon PM favori mais c'est un chouette Port Mourant continental. Et c'est une nouvelle fois un peu ça le problème en fait ^^'

La France, c’est fini, on part chez nos amis allemands car, oui, après le perroquet sauvage de nos copains italiens, place au perroquet teuton.

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 61,2% - “White”

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 61,2% - “White”
Honnêtement et objectivement, c’est toujours très laid comme étiquette … (du coup, je ne vous mets pas la quille en vrai à côté ^^)

Visuellement, c’est clair encore une fois : paille à fins reflets dorés.

Le nez est passablement herbacé et floral (fleur de sureau entre autre),  un rien sur la réglisse et il présente – d’entrée – une certaine sucrosité.
Même si les watts tendent à se faire sentir, le voltage est bien fichu et ne nous crame pas le visage.
On va continuer sur un produit herbacé et végétal à tendance « foin » avec des épices (notamment des notes salines, iodées) planquées en embuscade mais dominées par la réglisse et une fine amertume.
Tout ça fait gentiment penser à un PM hein ^^
Par la suite, on restera avec une certaine constance sur un boisé amer « caramélisé » accompagné de quelques rémanences florales et réglissées avec un côté mentholé poudreux.

En bouche, on se prend une gifle épicée (sur le poivre en plein avec quelques relents salins) mais l’amertume boisée est également de la partie.
Derrière tout ça, de manière très discrète, il y a quelques fruits blancs, voire jaunes mais c’est histoire de dire hein parce que, déjà, la réglisse ainsi que quelques fulgurances mentholées vont dominer ce côté plus rond.

Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, épicé (poivre, piment), sur la réglisse mentholée et l’amertume boisée relevée plus haut est toujours bien présente.
En fond, on notera quelques notes florales.

La finale nous offrira un retour de la mélasse qui va ici dominer les épices (qui ont toutefois eu le temps de bien imprégner toute la bouche) et l’amertume avant que les rôles ne tendent à s’inverser et que la réglisse et les notes amères ne prennent le dessus.
On garde ces notes florales en arrière-plan.
C’est fatalement assez long.

Autant l’emballage nous fait plus penser à un « Ugly Parrot » qu’au « Coco » italien, autant niveau prix il n’a pas à rougir face à l’Uitvlugt de qui vous savez (parce que bon, honnêtement, je ne suis pas plus emballé que ça ...).

Alors il semblerait que ça soit un Enmore. Si tel est bien le cas ben, c’est pas un bon Enmore ^^
Ça c’est fait …

On reste chez notre perroquet tout moche pour voir ce que nous réserve son jumeau maléfique.

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 62,5% - “Dark”

The Rum Cask – Guyana – Diamond – 13 ans – 62,5% - “Dark”
Oui, c’est toujours aussi moche. Mais il y a des infos.

Bon ben tout de suite, c’est plus foncé hein ^^’ on part sur quelque chose d’automnale typé cuivre à reflets orangés. C’est bien plus « chaud » et plus engageant que le précédent.

Le nez est pâtissier à tendance florale (toujours sur la fleur de sureau) mais on relèvera surtout une mélasse bien lourde avec des notes caramélisées toastées, limite torréfiées ainsi que quelques incursions mentholées qui amèneront de la fraicheur au produit.
C’est pas hyper évolutif hein, on va rester sur ces notes de bois sucré torréfié avec quelques fruits en arrière-plan.
C’est très « dark demerara » mais c’est pas hyper fin.

En bouche les 62,5% sont puissants (au nez aussi soit dit en passant mais ici c’est pire).
On va garder cet aspect sucre brun / bois torréfié avec une note chocolatée et beaucoup (mais vraiment) d’épices (c’est la fête du poivre en folie dites donc).
C’est chaud et malgré ce côté gourmand, on relèvera une fine amertume. Elle sera toutefois contrebalancée par de légères notes fruitées (agrumes tendant vers l’orange) et mentholées.

La rétro-olfaction est chaude et nous offre une amertume boisée on ne peut plus toastée et torréfiée avec un petit côté réglisse mentholée.
Ca restera toutefois bien plus gourmand que la version « white » avec cette sucrosité typée sucre brun.

La finale, moyenne, fera place à des notes toastées caramélisées et torréfiées chocolatées avec quelques touches florales et fruitées sous-jacentes qui vont progressivement laisser place à une amertume qui va aller crescendo avec une pointe saline qui va écraser tout le côté gourmand du produit.
Cette finale particulière a, à la fois, du bon car sans ça, le produit en deviendrait trop « grossier » mais également du moins bon parce qu’on ne comprend pas trop le pourquoi du truc et ce que ça vient faire ici…

Un Dark Demerara en demi-teinte quoi …

Bon, du pas mauvais, du pas transcendant, … rien de folichon pour le moment.
Ne partez pas tout de suite, c’est ici que ça devient plus intéressant !

On retourne au Royaume-Uni mais côté Angleterre cette fois :

Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%

Pour la petite histoire, il semblerait que ça soit un Enmore (j’en vois déjà un ou deux penser « Cooooool »).

Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%     Whiskybroker – Rum Guyana – Diamond Distillery – 12 ans – Cask 34 – 63,5%
Bouteille sobre, jus sombre. C’est con mais je suis confiant … à tort ou à raison ?

On fonce de plus en plus. Ici, on est sur un cuir encore un peu plus intense tendant vers l’acajou avec des reflets orangés profonds.

Ah, ici aussi le voltage on le sent passer.
Après cette première claque, on partira sur des notes boisées typées bois précieux poussiéreux légèrement astringentes, épicées (cannelle, poivre, …) et mentholée.
L’ensemble est relativement toasté et cet aspect un peu « rugueux » est contrebalancé par des notes de fruits cuits (fruits noirs et « rouges foncés » ^^) et de sucre brun. Plus le temps passe, plus tout ça devient gourmand et ce, malgré les notes « poussiéreuses »  tendant maintenant vers l’amande et le noyau avant de passer définitivement aux fruits secs agrémentés de touches de sucre demerara.

En bouche, c’est chaud et piquant. Les épices  explosent, le boisé s’en donne à cœur joie et le sucre brun chocolaté, les fruits secs et … la réglisse légèrement amère tentent tant bien que mal de se frayer un chemin au travers de tout ça.
Réglisse et amertume (si, si !) … oui c’est léger mais ça lui donne un petit côté PM en bouche. Et je ne suis pas le seul à avoir pensé ça.
On notera la présence de fruits noirs là, en dessous des épices.

La rétro-olfaction fait quant à elle la part belle aux fruits cuits ainsi qu’aux fruits secs mais également aux épices fines (cannelle, poivre léger, …), à un boisé subtil et à un sucre brun caramélisé.
L’ensemble est assez puissant.

Enfin, la finale est longue. D’abord sur cet aspect doux (sucré) et fruité (cuits les fruits encore) avant de repartir sur des notes boisées toastées et torréfiées avec une pointe mentholée et, tout du long, ces épices (cannelle, poivre, quatre épices, …) soutenant l’ensemble avant de redevenir on ne peut plus gourmand.

Par rapport aux « perroquets » dégustés le même jour, c’est beaucoup mieux (après, c’est Enmore, je sais …)

On termine enfin avec un embouteillage de « qui vous savez » :

Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%

18 ans de vieillissement sous les tropiques, plus de 78% de part des anges, dernier Demerara embouteillé par Velier … la fin d’une légende quoi (rassurez-vous, Luca est depuis parti jouer avec un certain Richard S).
Et donc, c’est quoi que ça raconte ce produit tant décrié qui, rappelons-le, était – dans un premier temps – vendu à un prix somme toute raisonnable pour un Velier et destiné à la dégustation et au partage entre amis (contrairement à certaines quilles qui ont actuellement une fâcheuse tendance à ressortir à des prix complètement déconnant… Il doit être content le Luca d’ailleurs. Enfin bref…, ça ne va pas nécessairement le motiver à renouveler son geste …) ?

Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%     Velier – Diamond & Versailles SVSG – 18 ans (1996-2014) – 57,9%
Velier, sobriété, ça rime et c’est vert (j’aime bien le vert) et le liquide dedans mon verre est joli aussi

Visuellement, ça donne envie. On fonce encore plus et on a droit à un joli liquide acajou à reflets rougeoyants.

Au nez, d’emblée, c’est « lourd » : il y a du cuir, un petit côté fumé (siiii) mais aussi beaucoup de fruits mais vraiment beaucoup hein (des fruits rouges à souhait, limite confits par moment).
C’est également très doux sur ces notes typiques de sucre brun caramélisé.
L’ensemble est bien fondu et les presque 58% passent comme une lettre à la poste un jour sans grève ….
On se dirigera ensuite vers des notes boisées subtiles, un peu pâtissières (beurrées même !?) sur les amandes, le tout accompagné de fines épices (vanille, cannelle, …)
Avec le temps, le produit se fera plus intense, plus orienté fruits secs avec des notes caramélisées en conservant un aspect « particulier » difficilement définissable (pas fumé, pas toasté mais dans la même gamme de saveurs) qui amène un « truc » au produit.
Par la suite, on aura du tabac, un côté résineux « caoutchouteux » (c’est le truc bizarre cité plus haut) avec de fines notes de réglisse et quelques touches mentholées.

En bouche, le voltage est au top.
Ici aussi le produit se fait légèrement fumé et un rien « caoutchouteux » tout en restant porté sur des notes de cuir.
On continue la dégustation pour évoluer sur des fruits en folie : fruits rouges et noirs (surtout) mais également fruits exotiques séchés (on est en plein sur la figue) ; l’ensemble est accompagné par un sucre cuit limite grillé et un boisé hyper maîtrisé.
C’est gourmand, c’est épicé juste comme il faut, c’est toasté, ça tapisse la bouche de manière harmonieuse.

À la rétro-olfaction, le côté « caoutchouc fumé » Caroni-style se fait plus présent. Attention, c’est subtil hein, on ne vient pas de tomber à Trinidad d’un coup d’un seul mais c’est suffisamment marqué pour être souligné.
Les épices se font plus intenses avec l’arrivée de quelques fruits secs et toujours ce côté sucré toasté pour venir amener un équilibre à l’ensemble qui perd ici un peu de son côté « confituré ».

La finale est longue, sur cette douceur fruitée qui va doucement mais surement aller vers des notes de sucre caramélisé avant que des tout cela ne devienne plus sec avec un côté boisé et épicé qui va reprendre le dessus malgré une sucrosité sous-jacente qui – à nouveau – va lutter contre ce côté toasté/tabac légèrement amer.
In fine, le cuir, le tabac et un fruité sous-jacent (sur les fruits rouges finement boisés, caramélisés et mentholés)  resteront.

Le verre vide conservera des arômes de tabac ainsi que des fines épices et un aspect mélasse mentholé. Ça restera donc assez lourd.

Personnellement, je trouve ça « miam » :-)
Après, on est d’accord, c’est loin d’être le plus grand embouteillage Velier/DDl qui soit sorti hein  (au rayon des trucs que j’ai gouté, le Diamond ‘81 lui met une branlée monumentale avec une main dans le dos par exemple) mais il n’empêche que c’est bon et c’est, je pense, à prendre pour ce que c’est (du moins comme cela a été présenté à l’époque) : un « cadeau » d’un passionné à d’autres passionnés pour conclure cette belle aventure Velier/DDL.
Clap de fin en mode mineur mais clap de fin réussi en ce qui me concerne.

En théorie, je n’ai actuellement plus de samples de Diamond (si ce n’est le <H> mais bon, c’est un registre différent) donc cela conclut ce périple demeraresque (ok, j’en ai d’autres mais c’est des bouteilles ^^)


Rhum n’ Whisky

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