jeudi 20 décembre 2018

Quartet de Buxton


Oui, je l’admets, je me repenche avec le plus grand intérêt sur la bière.
Après, c’est pas ma faute, j’ai un caviste qui propose des trucs si pas à tomber mort, complètement « ouatzefeuquesk’ ». Du coup, c’est un peu dur de résister.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, on va encore causer bière.
Anglaise pour être précis.
En effet, les quatre produits qui suivent nous viennent tout droit de chez Buxton Brewery, des gens qui – pour ce que j’en ai goûté – arrivent à produire des trucs démentiels.

La preuve :

Buxton Brewery – Trolltunga

Ok, ici, ce n’est pas que Buxton vu qu’il s’agit d’une collaboration avec Lervig Aktiebryggeri (à vos souhaits. Il s’agit d’une brasserie norvégienne).
Bref, nous avons droit à une Gooseberry Sour IPA (et, oui, gooseberry, c’est bien pour groseilles à maquereaux) titrant à 6,3%.
Sinon, Trolltunga est le nom d’une falaise située au-dessus d’un lac norvégien et signifierait « langue de troll » (d’où l’étiquette).

Buxton Brewery – Trolltunga
Une étiquette de folie !
Visuellement, c’est certes bien doré mais également bien « transparent ». La mousse est blanche et retombe assez vite.
Remarquez le fait que les canettes font 44 cl, ce qui remplit « légèrement » le verre.

Au nez, on relève d’emblée une légère amertume fruitée (alors, c’est peut-être bien psychologique mais je dirais sur la groseille … et, surtout, sur des notes de pamplemousse) ainsi que de fines notes sucrées.
C’est assez prégnant et ça fait clairement passer le côté houblon/malt au second plan avant qu’il ne tente de revenir lutter avec ces saveurs fruitées amères.
Bon, une sour, c’est une première pour moi et, du coup, il ne fallait peut-être pas commencer par quelque chose de si spécial mais voilà. Et puis j’aime encore bien.

En bouche, bah, c’est écrit en grand dessus hein : sour. Et ce n’est pas un mensonge. C’est donc  relativement surisse (aigre si on veut traduire ça comme il faut) avec d’importantes notes citronnées.
À noter qu’initialement, on a droit, de manière très éphémère, à des notes « forestières » (sur la résine, le pin) avant que cette sensation citronnée n’arrive très rapidement pour s’imposer encore plus vite.

La finale nous fera voyager : d’abord portée sur ce côté surisse extrêmement citronné, elle évoluera vers des notes résineuses pour ensuite nous offrir de fines touches sucrées avant qu’un aspect houblonné/biscuité beaucoup plus doux (sur des notes douces-amères quand même) et hyper agréable ne vienne conclure la dégustation.

Alors autant le nez et la finale (surtout la finale) sont très sympa, autant en bouche c’est un peu trop trash à mon goût.
Ça reste toutefois une très chouette expérience … que je retenterai avec grand plaisir (oui, je suis dans la merde, je sais ^^’)

Omnipollo & Buxton – Original Double Vanilla Ice Cream IPA

Encore une collaboration entre cette sympathique brasserie anglaise et des collègues des pays nordiques vu qu’Omnipollo est une brasserie “itinérante” suédoise.
La chose titre à 8% et contient du lactose.

Omnipollo & Buxton – Original Double Vanilla Ice Cream IPA
… Très honnêtement, il m’a fallu le temps pour comprendre que c’était une « soft ice » avec des pieds. Parce qu’initialement, le visuel m’avait clairement fait penser à autre chose …
Alors, soit j’ai loosé sur le service (ce qui est fort possible), soit la mousse est hyper fine (je ne suis pas convaincu).
À part ça, la robe est dorée jaunâtre et un peu trouble.

Le nez est très doux, sur la vanille (si, je vous jure !!), légèrement fruité et avec quelques notes de houblon en fond.
Ça fait vraiment dessert et au plus le temps passe, au plus le côté « glace vanille » va s’imposer.
C’est super gourmand dis donc !

En bouche, ben … oui, c’est très vanille (et pas d’un peu).
On notera la présence de quelques épices (juste pour dire), de fines notes florales (si, si, je vous promets) ainsi qu’un peu de fruits à la vanille (on balance entre fruits jaunes et vanille).
Les 8% se sentent plus ici et nous offrent ainsi un produit typé dessert glacé alcoolisé.
Maxi miam !

La finale est longue (très), crémeuse et vanillée. C’est toujours très dessert même si on a une petite amertume sous-jacente (qui reviendra à la fin, accompagnée de fines épices).
Le côté « alcoolisé » du produit va aller en se développant encore un peu pour nous offrir un « café liégeois sans café ».

Alors oui, c’est assez monolithique mais bordel que c’est bon !
Roooolala :-D

Buxton Brewery – Imperial Black India Pale Ale

Buxton et rien que Buxton cette fois avec cette Imperial Black IPA titrant à 7,5% et considérée par certains comme une des meilleures de sa catégorie (rien que ça).

Buxton Brewery – Imperial Black India Pale Ale
A nouveau, une étiquette de folie !
Ici, on est sur un truc bien noir. Après, c’est écrit aussi. La mousse est de couleur blanc cassé relativement intense à tendance beige claire ;-)

Le nez est fruité (sur les agrumes) mais également sur des notes de houblon ainsi que des notes « forestières » (épines de sapin, résineux).
Déjà là, j’ai pris une claque : c’est super frais et bien moins lourd que ce qu’il n’y parait.
Et derrière tout ça, on gagne déjà une fine amertume torréfiée et quelques notes sucrées.
C’est assez déconcertant au vu de la couleur du truc !

En bouche, on conserve les agrumes et les notes résineuses (sapin) mais le café et l’amertume (un rien contrebalancée par quelques touches sucrées) vont dominer les débats.
On aura ici un profil bien plus porté sur le café amer qu’au nez tout en gardant un côté houblonné bien présent.
C’est à la fois frais et très intense.
C’est vachement bon ça !

La finale, à nouveau très, très longue démarre sur une grosse amertume torréfiée avant que des notes d’agrumes orangées n’amènent un peu de fraîcheur et de douceur à la chose avec quelques pointes sucrées.
Moment Barney Gumble, le petit rototo est « résineux » ^^’

Wow ! Très honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel retour de l’amertume au vu du nez, quelle claque !
Et c’est le genre de produit que au plus que tu le goûtes, au plus que ça te goûte hein !
Miam quoi :-D

Buxton Brewery – Sound of Islay – Imperial Stout

Bah oui, vous pensiez vraiment échapper à un stout ou un porter ? Sérieusement ?
On est face à une bière titrant fièrement à 13% (oui, rien que ça) et ayant subi un vieillissement de plus d’un an en fût ayant contenu du Laphroaig.
L’étiquette, sublime, nous dit, en anglais dans le texte ; « Single Scotch Whisky Barrel Aged » ainsi que « Aged for over a year in barrels previously holding one of the most intensely peaty whisky from Islay ».

Buxton Brewery – Sound of Islay – Imperial Stout
Quand je vous disais que l’étiquette était superbe.
Bon, la photo rend mal (comme ça vous êtes prévenus) : la mousse (hyper fine) est brune et la robe noire. Mais noire noire.

Au nez, la première impression est juste « wow ! ». Ici, on l’a le whisky. Clairement. Parce que tourbe il y a ! Et pas qu’un peu !
Mais on notera également une belle présence typée bière (logique direz-vous, je vous le concède) plus portée sur le houblon.
Le reste va totalement passer au second plan.
Par la suite, d’autres arômes viendront nous chatouiller les narines et notamment un beau café tourbé (oui, c’est boulversifiant, je sais) légèrement sucré (caramélisé ?) des plus agréable qui va s’imposer de plus en plus.
Et au plus le temps passera, au mieux l’ensemble sera fondu.
Tuerie en perspective.

En bouche, on aura droit à ce petit côté acidulé/surisse (légèrement fruité) finement caramélisé typé stout avec, en arrière-plan, quelque chose plus orienté cendre froide que tourbe. Cet aspect whisky est passablement intense.
On confirmera ensuite la sensation de fruit mais les notes de café vont aller crescendo avec une pointe d’alcool lui donnant un air d’Irish Coffee tourbé (ouh, … c’est à creuser ça !)
On notera la présence de très fines bulles.
C’est donc toujours très miam !

La finale est extrêmement fumée (voire cendrée), tendance fût cramé. Les watts se sentent et on a un petit côté stout sous-jacent très agréable (acidulé, sucré mais surtout café).
Il va sans dire que c’est immensément long sur ces notes de café fumé incroyables. C’est sans fin !
Juste wow quoi.
Une claque monumentale !! Y a bon maxi miam là :-D
Et c’est le premier Laphroaig que j’apprécie ^^’

Sinon, autant les 13% passent nickel pendant la dégustation, autant on les sent passer après.

Vous l’aurez compris, Buxton, j’aime beaucoup !
Vivement les autres !


Rhum n’ Whisky

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire